‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 140 sur 169 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

4f)2o. Sa femme, Marie Doiier, lui donna Irois enfants : deux filles, FÊi.iCB el Jbajinb, et un fils, François, qui BDOurul ^ers 4656, laissiiDi de SH9aune Baudan-, qu'il a fait épousée en \ 643, cinq enfants, dont quatre nous sont connus : 1** Henri, qui suit; — V François, mort en i 69â , capitaine de cavalerie au service de France; — 3* SusÂNNE, femme de Louis de Baudan, qui sortit du royaume avec son mari et succomba^ à Berlin, à une longue maladie, le 30 juin HM; — 4** Gabrielle, morte à Delft, en Hollande, leâjanv. 1702(4).

Néon 4 6 49, Henri de Mirraand, sietir de Roubiac et de Yestric, et président h ?iismes, remplissait les fonctions d'ancien dans l'église de cette ville. Ce fui en cette qualité qa'il assista an synode provincial qui se tint à Nismes en 46*78. Lorsque i'édit de Nantes fut révoqué, sa femme venait de le laisser veuf avec deux petites filles, âgées l'une de sept et l'autre de quatre ans et demi . S'il est vrai, comme le raconte Madame Du Noyer, que, sous le coup de la première terreur^ il ait signé son abjuration, cette faiblesse s'expli* (|ue par les difficultés presque iosur* roontables que loi offrait la fuite avec deux enfants d'un âge si tendre. Bi6»> t6t, d'ailleurs, le malhemenx apostat (c'est ainsi qu'il se qualifiait luimême) éprouva des remords si cui^ saftts, qu'il résolut de sortir de France ^ tout prix. <c Dieu me fit la grâce, raeonte-t-il dans ses Mémoires (9), d'eovisager l'exil et la mendicité comme une chose qui étoit à préférer à toutes les douceurs dont je jouissois en France, et qui auroient pu être considérablement augmentées par rapport

(t) Nous avops trouvé dans les Pièces de La Reynie, la mention d'une Gabriellede Mirtnamli vieille et infirme, qui était convertie en im iSfpL fruHç, 791. 4). Il est difieile (ra«lii:etire qa'il s'asissc do la sœur de Uçjiri de Mirmand.

(^) Ces Mémoffeê se conservent dans sa famille M. GuHlel/ert, apçien pasieur a >cu(*balel.qoi riesrend, itiîaiNCf)^ de Réifieie^-aenla hOMic de nous en envoyer de li>n(t»«Xln>it9i l«»nt uu'is taifrtnsnsage pour rené no»ii\*i

au monde, si j'eut^so été d'humeur de m'accommoder de la religion remaîtiie.

Mais comme j'étois convaincu qu'il li^ avoit point d'état si fâcheui qôe eellii de manquer à ce qu'on doit à Ille«\ le pris le parti de le glorifier par l'abndon de mes biens et de ma patrie, i^ Il vendit donc sa vaisselle d'argent, seule chose dont il pût disposer sans^^é»

autorisation du gouvertieroent (V^flf, Pièces justif., N? LXXXTHI); fit «»crètement roarcfté avec le patroh d^ilti bateau d'Agde^ qui so cbargea éé^tb transporter en Ëépagne^ et partit a(rcompagné de ses deux flfles^* de Mr gouvernante, d'un yieex sèt^tîlM* <r qui soupiroity après m wyrtié tk France,» de son ami SàntiHi de k i^mme de ce dernier et de ses dètft fils, dont l'un devint pasteur h La Ha je et l'autre à Londres. La troupe fugtihe atteignit heureusement l'endroit dè-fti plage où le bateau l'attendtiit; dai»#Mb environs de Cette; elle gagna lé ntftiffe sans être aperçue, etdébarqot sur làterred'Bspagne/oii les exilée voloiitiiMB furent reçus avec une bienv^illiMè compatissante par les habitants- et Mb autorités. Après uff séjour (teifoel^aii semaines i Barcelonnt, où nos paitviprtt réfugiés D'evrent qu'à se louer ^ procédés du goo^efnéur k leor éfM^ Mirmand en parfit sur un vaissMU irfL glaisqui fsfisait toile pour GèaéB? tfl^ ▼ersa la Lombfardiê, franchit IfrftiiÉ ■ Gothard etarrira enrfin^ 7MfMf}t!^ifftÊi plus que qnatrè lenis de l'argéfft ifM STait emporté dans sa fuite. « BfiilMA état si triste snivani le monde^ &tMy non-seulement je n'eus^ pas fin flNf^ ment de cha^n, maisje puis dire qiie jamais je n'ai eu plus de jerè; car il irfe sembloitque cette conjonctnreme de#noit occasion- de glorifier Dieu d^iéë manière bien plus pure que jen'âvetë fait jusqu'alors. »

Les habitants deZurich elles Mfitgii'S qui s'y étaient établis en grand nombre accueilIlreRtninnanden fi^èrf .

Oe ne fui dono pas sans un amer re|fr#t* qu'il se ril forct^ par la nécessîtd'de pourvoir #iki heieins de sa ftftaftio» de

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quitter cette ville II se décida à demander du service à i*électeur de BraDdebourg. L^électeur le reçut avec bonté 6l le nomma conseiller d'ambassade, titre qui servait uniquement à dissimuler, aux yeux de la vanité. Taumône que ce généreux prince faisait aux Réfugiés d'une certaine classe. 11 retourna donc en Suisse pour chercher sa famille; mais il trouva h Zurich une lettre de son beau-père, qui le détermina à s'y fixer. M. d'Audiffrel promettait de hii envoyer chaque année une somme suffisante pour vivre honorablement, à condition qu'il n'emmènerait pas ses enfants dans un pays aussiéloignéque le Brandebourg. Après avoir remercié rélecteur de ses bontés pour lui, Mirmaod s'établit à Zurich, « qui est,* ditil, un des endroits du monde qui convient le mieux aux Réfugiés, tant par li vie retirée qu'on y mène que par les bons exemples qu'on y a continuellement sous les yeux. »

Cependant Paffluence des Réfugiés en Suisse était énorme. Dans un seul mois de l'année 1 687, il en passa près de 4000 par la ville de Zurich. La charge devint enfin trop lourde pour les Cantons, qui songèrent à se débarrasser d'une partie de ces émigrants, en les envoyant dans d'autres pays réformés.

Il se tint, à cette occasion, à Lausanne, en 4 688, une assemblée, à laquelle assietèrent les plus notables d'entre les Réfugiés de la Suisse, afin d'aviser aux moyens de procurer un asile à cette foule de malheureux. Les pasteurs s'y trouvèrent en majorité. On y remarquait BarbeyraCj ancien pasteur de Montagnac, qui fut appelé au fauteuil de ta présidence, Perrault de La Nocle. Portai de La Salle, Gautier de Dijon, Jufienûn Dauphiné, L. Vignes de Serres, Guyhert de La Rochelle, Malplach d'Anduze, Clarion du Bas- Languedoc, Bruguiere de Calvisson, Vincent du Languedoc, Noguier de Saint-Chaples, Quinquiry ^\x Languedoc, t^t^o< de Parentignat, La Kfff^ittf du Poitou, Làbrune du Bas-Languedoc, Grizoi et Durand de la m6me

province, Jordan de Vaujaucourt en Bourgogne, Murât de Marseille, La i^ortV dTzès, Chiron de Montélimart, Paradet eiBrouzet du Bas-Languedoc, Dat>in de Savignargues, La Porte des Cevennes, /. de Barthélémy des Cevennes, La Faye de Loriol. Scoffier du Languedoc, ainsi que Modenx, Cassion^M Dauphiné, Bonnet du Haut- Languedoc, Cairon de Cajarc. La noblesse y fut représentée par de Vignotles de Nismes, Isnard, sieur du Terrier, de Paris, Daliès-de-Caussadedu Languedoc, Caille de Provence, le ba ron de Digoine de la Bourgogne, Sat»^- HUaire-Goulard de la Saintonge, La Planche- Rey nier du Poitou, Loriold'Asaières de la Bresse, Jaucourt- Ausson^de la Bourgogne, Saint-Just^ de La Tour-de-Malerargues.du Languedoc, Jarjaye du Dauphiné; enfin la bourgeoisie par Brousson, qui fut chargé d'écrire la lettre de dépulation, Jantial, avocat de Dijon, Domerc^ ancien de l'église de Montpellier, Etienne Signoret de Lyon, Alihert de Grenoble, David Dumont de Lyon, Du Clerc, médecin, Masselles-Hérouard, Claparède de Nismes, /. Peyrol, avocat de Montpellier, de Montillion, ancien de l'église d'Annonay, et Gloras d'Annonay.

On résolut d'envoyer deux députés à Berlin, et on offrit cette mission honorable à Mirmand, à qui onadjoignit/^a»

Bernard, ancien pasteur de Manosque (1)^ ff II fallut céder, raconte Mirmand,etme résoudre à faire ce voyage, dont j'étois en liberté de diminuer la longueur, en substituant quelqu'un à ma place, suivant le pouvoir que m'en donnoit l'acte de notre députation. Nous partîmes donc de Zurich, le 4 0 mai 4 688, et nous nous rendîmes h Berlin, après avoir passé en plusieurs Cours d'Aliemagne.J'apprins, dans la route, avecun déplaisir extrême la mort de notre incomparable électeur; mais j'eus la consolation de trouver en la personne de

(1) Selon Court^KSS. N^" 42^. eo Jêao Bernard «.fait imprimer vu Scrmtm aSsinto-Call, 69 1086.

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80D successeur les mêmes sentimens de charité qu'avoil son auguste père.» Le nouvel électeur s'engngea, en effet, à faire tout ce qui dépendrait de lui pour les Rérugiés et promit à Mirmand des lettres de recommandation pour les autres souverains protestants. Les députés s'adressèrent, en conséquence, au consistoire de l'église française et demaudèrentqu'on leur adjoignit quelques-uns des Réfugiés du Brandebourg.

Une assemblée se tint donc, le 21 juin, ^ laquelle assistèrent les ministres Ancillon^ Gaultier^ Abbadie, à^Artis^ Baudan, Dronet, Vincent, Valentin eiBeausobre, les anciens de F^no«r«, de Maxuely de Montagnac, de Las, le médecin Gautier.û^Alençon, Burgeat^ Des Hommes^ et de plus, quelques notables de l'église, de Favgières^^ de Grema, Du Puy, le juge Ancillon, Schomberg, à'Espence^ de Streif, d'^Anché, de Chandieu, de Monbre^ lay^ de Larrey, de Pluviane, de Julien, le médecin Brazy, Cayart^ Le Bachelier Moùnot, Simson, l'orfèvre Girard. Micheau, Grimaudet, Heucheliny Coulez, Colin, Besnard, le procureur Martin, le chirurgien Gervaise, FournoU le peintre Ramonden^ Biet, de Beaumont^ Persode, l'avocat de Las, l'orfèvre Gaillard, Le marquis de Chandieu, de Venours, de Béville, de Julien, de Beauroont et le ca pitaine Gissay furent priés de se joindre aux deux députés des Réfugiés de la Suisse {MSS. de Co«r/,N* 38) pour aller, conjointement avec eux, remercier les princes protestants de ce qu'ils avaient déjà fait en faveur des Français fugitifs et les prier de fonder de nôu' velles colonies dans leurs Etats, ou d'autoriser, au moins, des collectes qui facilitiissentleurétablissementailleurs.

De Mirmand fut plus spécialement chargé de visiter la Hollande. Il y arriva au moment même où !e prince d'Orange allait s'embarquer pour son expédition d'Angleterre. Cette circonstance fâcheuse, jointeà uneûèvre violente dont il fut attaqué peu de temps après son arrivée, le détidià retotirocren Suisse.

Il trouva à Zurich sa mère, qui était parvenue à sortir de France, malgré sou grand Age. La joie que sa présence lui causa fut empoisonnée par la mort de sa fille cadette Mabthe, qui suc»

comba à une consomption, vers la fin de 4 689. Craignant pour la vie de sa fille aînée, il la confia aux soins de M"* de Saint-Renaud, qui s'était réfugiée à Genève; mais bientôt, ne la croyant pas en sûreté si près des frontières de France, il la mit dans une pension ï Lausanne d'où il ne la retira qu'après la mort de sa mère (4 mai 4690), pour la conduire, dans l'automne de4i>91»

à Berlin auprès de sa sœur, M"* de Bon* dan.

En 4 698, il fut rappelé à Zurich p»

une lettre du pasteur Reboulet, lui an» nonçant avec désespoir que les Français'réfugiés avaient reçu Tordre de quitter incessamment le canton «à cause delà cherté des vivres a, qui soulevait les plaintes des habitants. Mirmand s*empressa de se rendre à ce pressant appel, quoiqu'il n'espérât aucun succès de ses sollicitations auprès des magistrats zurichois. Contre son attente, il obtint la révocation de cet ordre cruel; cependant les Réfugiés, pleins d'inquiétude pour l'avenir, songèrent à aller s'établir en Irlande, « dont on leurparloil comme du pays de Canaan.»

C'est encore Mirmand qui se chargea de cette négociation. 11 partit pour Breda où se trouvait le roi Guillaume, et à la suite d'une entrevue qu'il eut avec ce prince, il se rendit à Londres pour travailler avec Galloway à la mise à exécution d'un projet que le manque de ressources pécuniaires devait faire échouer, ainsi qu'il l'avait prévu tout d'abord.

Nous ne pouvons suivre Mirmand dans toutes les démarches où l'entraînèrent son ardente piété et son inépui* sable charité, soit dans l'intérêt des Réfugiés en général, soit dans celui de quelques particuliers, à qui la haute' estime dont il jouissait auprès des Puissances protestantes le mit en état de rendre d'importanis service^. Cost ain-

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li qu^à sa sollicitalion, les Etals- Génélaox de Hollande, dont la bienveillance oaters les Réfogiés ne se démentit jamais, votèrent an subside annuel de SOfOOO écus pour Tenlretien de 485 officiers qui avaient âervi en Piémont»

à la solde de F Angleterre, et qui, licenoiés après la conclusion de la paix, «se tfoavoient réduits à une telle eilrémité (fue plusieurs d'entr'eux passoieot le jour avec un pain de deux liards qu'ils a^loient grignoter dans le bois de La Haye.»

Ce fut pendant un de ces voyages en Hollande que Mirmand fil la conuais- Sinoe é^ Anne-Françoise Thioult-de* La Luzerne (1), qu^ii épousa en n00« Après son mariage, il quitta Wesel , qu'il habitait depuis quelques années, pour aller s'établir à Prenzlow, auprès do sa sœur. M"* de Baudan. il y vécut pendant sept ans, menant un grand train afin de se conformer aux goûls de sa iéaune qui, dit-il» « vouloit so servir de son bien pour sa commodité et pour MQ bon plaisir aussi bien que pour secourir les pauvres; » mais M"* de Mirmand étant morte, le 31 mai 470$, il renonça à un genre de vie dont s'acoommodeit mal sa piété un peu exaltée, pour lie plus s'occuper que de son salut et d'osuvres do bienfaisance. En 4*713, des affaires de famille l'ayant appelé à Neuchàtel, il prit la résolution éttse fix^r auprès de sa fille. Sauf quel* ques voyages entrepris , malgré les souffrances q|ue loi causait la gravelle, seit (bus le désir de rendre service à des amis ou de venir en aide à des coreligionnaires dans la détresse, soit dans le vain espoir de rentrer en possession d'une partie au moins des biens qu'il avait laissés en France, il conlilina à habiter Neuchàtel, puis Morges, où son gendre s'établit en 4 116, jusqu'à sa mort, arrivée en M%\.

(1) Go trouve chc dans li Recbcrrbo (lo$ nODfcs de n6rmandie,eû 106tf(lf5S. deVAr- ««id/, HîmC. T'y\S ah Ârthur-Anloiité ThiouiL, tiwr ÛQ lliqaeviUc, élon âgé de S9i ao»,aoi uaratt 4(ro r^té ea Fnacf; mais deux do- 3{ifellè&ip là tuieràè sdnt ôii«ë$ pir Be> Èèm Isa» wi t m» de j^rtéeèlA.

Sa seconde femme, qui avait déjà atteint un âge avancé, ne lui ayant pas donné d'enfants, Mirmand no laissa qu'une fille, née de son premier raariageavec Marthe d'A udi/fret . Cette fi lie, nommée Maigvbritb, épousa à Wesel, au mois de mars 4698, Charles deCahroU sieur de Travanet (4 ), mort à Magdehourg, le 48 fév* 4*704, père d'une fille unique, Uenaiette, qui fut la femme du trésorier général Josué Cbambrier . C*est pour cette dameque Mirmand écrivit ses Mémoires. Trois ans après la mort de son premier mari. M"* de Csibrol se remaria avec Frédéric Béran- Qer-de-Lange (Voy.YI, p. 864); ce mariage resta stérile.

Ml»ATHËi:(TBBOPHikft).auteur inconnu d'une Apologie pour leê églises réformées de France, oà esl amplement démontrée la justifie desa/rmes prises par ceux de la Religion^pour leur néàessaire défense contre le$€iinemis de l'Eglise qui lespersécuteul sous le nom du roi^ sans nom de lieu, de l'impr. de Timolhée Philadelphe, 46:25, in-a*. — Dans notre opinioD, c'est Théophile Brachet-de-LaMUle^ tière (Voy. ce nom), qui s'est caché sous ce pseudonyme; peut-être môme ce livre n'esUil qu'une réimp., sous un autre titre et avec des changements, de son Discours des vrayes raisons^ etc.

Lesujetdel'un et de l'autre ouvrage est au moins le môme.

MiAAiM (JàCQUEs),roioistreprotestanlà Sainle-Mère-Bglise, en 4660, était peut- être fils d'un aulre Jacques Misson (aliàs Muisson) qui desservait l'église (le Lisy, en 4649. 11 est auteur d'un sermon sur Canti I, 5, qui a été publié sous ce titre : V Eglise en son deuil et ensa beauté^ Quévillyv4 670, in -8*, avec une EpUre dédicatoire à M** de La Fontaine. Après avoir rempli pendant 21 ans ses fonctions dans la Normandie, il demanda, en 4 68t, son congé, ettl'ayaqt obtenu du synod<) provincial assemblé à QucvHty, il alla

.\\) Il avait aWuïr en 16So :Àrck. M. M; mai5 if avail féu^i p\rx$ farJ t «oftir d«» FrMec.

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