‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 147 sur 169 · MIN · texte numérisé non relu

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M»^ oè il rnourif wjot général, 60 4768;»-4*Jinuiiiicr*MAMi, fesmie dtt eolonel Dtewm^ à qui elle donna deoi fils, Ferdinand et BaHtWf tous denx lieutenants dans les gardes du prince d'Orange.

MONTAUSAN, famille illustre sortie des anciens comtes de Die, dont «n descendant, Louis de Montauban, prit le nom d^ÂgouIt par substitution apposée au testament de Raimond d'A> goult, son grand-oncle, à cause de Louise d'Agoult sa mère. Du mariage de ee Louis de Montauban avec Jeanne de Yesc, dame de Montlaur, naquit Français d'Agoult-de-Montaoban et de Montlaur, comte de Sault, le plus grand seigneur de la Provence et un des plus vaillants capitaines de son temi».

âevé page du roi François I'%François de Montauban fol nommé capitaine de cent chevau-légers, en 1554, puis gouverneur de Marsal, en h 553.

L'année suivante , il devint pannetier du roi Henri II. En 4564, Charles IX érigea sa terre de Sault en comté, le nomma cheValier de son ordre et lui donna la lieu tenaoce-généraleduLyoDngis, du Forez, du Bourbonnais. Le comte de Sault commandait donc à Lyon, lorsque les Huguenots se rendirent maîtres de la ville, en 4562.

Depuis une dizaine d'années, le protestantisme y avait fait de rapides progrès. Prêché d'abord dans des assemblées secrètes par Pierre Fournelet et par Claude Manier, qui scella sa doctrine de son sang, en 4 551; puis par Uan Banlier, Sémide^ Michel Mu- M^ il se sentit assez fort, dès 4561, pour affronter ses puissants ennemis.

Jacques Ruf/iy de Provence, osa le premier prêcher publiquement dans la mmoû à^Archimbault et dans celle de Martin PantusAson arrivée, le comte de Sault trouva donc le culte protestant établi, malgré les édils et ordonnances. Comme il n'était point « ennemi de la Religion, » au rapport de Bèze, il se contenta de rendre compte aa roi dfl L'étal des chosee, et engagea

les Proteitflmts à quitlet li maisoB ia Pontus, qui éUit près de Phôtel-d^- TîUe, pour se transporter dans un local plus éloigné. Les magistrats, tous catholiques ardents, et les prêtres se montrèrent fort mécontents de la tolérance du nouveau gouverneur, lis se plaignirent amèrement à la Cour, qui donna des ordres sévères; mais Sault refusa de les exécuter, « veu qu'il Dau» droit, répondit-il, m'aider du peuple, qui ouverroit une émotion telle, d'où s'eg suivroit la totale ruine de cette povreville,non sans l'effusion du sang de beaucoup de gens.» Réduit, par ce refus de lui prêter main-forte, à s'aider lui-même, le clergé,moins humain que l'homme de guerre, eut recours à sa grande ressource: il annonça unepro* cession générale. Sault, toujours prudent, s'y opposa jusqu'à ce qu'il eût consulté la reine-mère, qui approuva sa conduite et lui envoya le coUier de Tordre par le comte de Crussal. Nous savons déjà que, par ordre de ce dernier, le prêche fut transporté dans le faubourg de la Guillotière {Vay.h p.

80); mais le culte continua à se célébrer librement (1), et le nombre des Protestants s'accrut si rapidement, qu'à l'époque de la publication de Tédit de Janvier, Téglise de Lyon avait six ministres à son service : Ruf/i, Pierre d'Airebaudouse, ancien ministre de Jussy, Pierre Langlais, qui avait desservi déjà Téglise de Lausanne, Païani, Pagesi et le célèbre Pier-^ re Viret.

Tel était Tétat de Téglise de Lyon, lorsqu'on apprit le massacre de Yassy.

A cette nouvelle , les Huguenots, qui s'inquiétaient déjà des levées faites dans les environs par Nemours, Maugiron et d'autres chefs catholiques, s'empressèrent d'envoyer le capitaine Pierre Mareau à Paris. Il revint au bout de quelques jours, accompagné

(1) L'aatorité sapérieore n'y apporta au moins aucun obstacle; au contraire, Sault faisait escorterlesProtestanisquisc rendaient k leur temple, pour les protéger contre les insaliM de la popvlace.

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dt ctpiliiiie GfiUêéià^ Pierre AM* S4, porteiiN des ordres du prince de Gonlé potrr (tn^OD se saisit de la YiUe el qa'oQ lai envoyât des secours.

Les émissaires de Gondé arrivèrent à Lyon le t9 avril. Dès le lendemaift, à deux heures après minuit, les Protestants, sous la conduite des capitaines Brion^ duDauphiné, Prau^ duVivarais, Monségut [Montségur?],de la Gascogne, Cherverieu et Pisay^ de Lyon, Rocolles et La Jaqnière, se rendirent maîtres de la ville , presque sans coup férir. S'il faut en croire Bèze, Sault, qui n'avait pas été informé des projets des Huguenots, se montra irrité au peint de vouloir quitter Lyon, malgré les protestations qu'un notable négociant, JtanDarut, alla lui faire, en leur nom, qu'ils ne voulaient tenir la ville que pour le roi, et il ne consentit à rester que sur les instances des habitants catholiques, qui redoutaient pis. Quelques jours après, le 5 mai, arriva D^«i4(/r^^j, qui attira bientôt à lui toute l'autorité, en sorte que le comte deSault, mécontent, demanda et obtint du roi la permission de se retirer chez lui , ce qu'il fit le 30 juin. Le mécontentement qu'il ressentit ne le rejeta pas toutefois dans le parti catholique. Lorsque la guerre se ralluma, nous le trouvons aux côtés de Coti" dé. Il périt à la bataille de Saint-Denis, ainsi que son frère cadet Jean d*Ago%lt-de-Mantauban, sieur de St- Ândré, laissant la réputation d'un seigneur qui joignait à une brillante valeur la générosité, la magnificence et le goût des belles-lettres. Sa femme, Jeanne de Vesc, lui donna quatre enfants, qui professèrent la religion catholique.

Une autre branche de la famille de Montaubun , qui se subdivisa plus tard en deux rameaux, resta établie dans le Dciuphiné et embrassa également la religion protestante ; nous voulons parler de celle Du Villard ou de Villard qui reconnaissait pour chef, dans la seconde moitié du xvi* siècle , Gaspard deMofttaubaB, slenr dv Villard,

fevferaeiUf deSetres, ea4l76, gralid maître de Tartill^e d« Dauphind , eA 4690, et commissaire général de TaftiUerie dans la même province, en 1 594 . Du Villard, qui avait pris une part active, sinon brillante, aux entreprises de Leedigmères , fit encore sous ses otiték la campagne de Savoie, en 4597; mais quelques années plus tard, il offrit à la république de Genève ses services qui furent acceptés. «Arrêté, lit-on dans les Registres du Conseil , sous la date du 4 4 juin 4 602, d'accepter l'offre que fait M. de Lesdiguières d'envoyer ici pour chef de nos troupes en cas de guerre, le sieur de Villars, gentilhomme de bon âge , vaillant capitaine et de mœurs dociles.» Guy AUard affirme que c'est lui qui commanda les troupes genevoises dans la guerre contre la Savoie, en 4 603, et qu'en récompense de ses services , les Genevois le nommèrent gouverneur de Saint-Denis-d'Aoste. C'est probablement après son retour en France que Du Villard fut créé gouverneur de Gap, qualité queluidonueut les actes de l'Assemblée politique de Grenoble (4 64 5), à laquelle il assista comme député des églises du Dauphiné. Allard prétend qu'il testa en 4628 ; il faut sans doute lire 4618 , puisque son fils aîné lui succéda dans le gouvernement de Gap en 4619. De son mariage avec Catherine de Flotte^ fille de Jean de Flotte^ co-seigneur de Jarjaye et ûUsabeau Du PuyMonU hr%n , célébré en 1676, naquirent: 4* JosKPH, qui suit; — 2* François, qui fit souche; — 3" Pierre, sieur de La Bruyère;— 4" Scipion; — 5* Isabeau, femme A^ Alexandre Philibert , conseiller du roi en ses conseils; — 6" Marguerite, épouse, en 4 624^de Laurent de Thien* neSj sieur de Clelles.

I. Joseph de Montauban, coseigneur de Jarjaye, servit en Hollande de 4 605 k 4607. En 1610, il obtint, par commission du 11 mai, le grade de capitaine dans le régiment de Sault , et en 4619, il remplaça son père danslegouvernement de la villede Gap. 11 se con* iaisii dans cette charge avec tant As

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