‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 148 sur 169 · VON · texte numérisé non relu

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prudence quUl sut maintenir la bonne harmonie et la paix entre les deux religions. Il testa en 4644, et laissa, de son mariage avec Diane de Pierrei^cê- Iébré6n4609, cinq enfants: 4* Henri, capitaine de chevau-légors , excellent officier ùoni Gassion faisait grand cas, qui vivait encore en 4672, mais qui mourut vraisemblablement avant la révocation de redit de Nantes. Son ûls , Henri -LÀuasNT , qui était passé dans les pays étrangers en 4 685 , rentra en France au mois de décembre 4698 et abjura {Arch. gén. Tt. 34 4) ; — 2* Jacques; — 3* Catherine, femme de Cyrus Aul^ard, ^Qiïi'ûh du vaillant capitaine Bragard; — 4® Diane, alliée à Pierre de Reynard, sieur du Serre ; —

5» ISABBAU; — 6* ANTOINETTE.

II. François de Montauban-de-Rambaud» sieur du Yillard, entra au service de l'électeur palatin, qui le nomma gouverneur de Lautero, en 4 62 i . Quelque temps après, il revint en Franceets^attacba à Lesdiguières, qui le chargea de diverses négociations en Hollande et ailleurs. Après la mort du connétable, il passa au service de la république de Venise avec le grade de meslre- decamp. Il était de retour dans sa pairie en 4 634, comme nous rapprennent les actes du Synode national de Charenton, auquel il assista en qualité de député des églises du Dauphiné; et il fut chargé avec Amyraut d'aller porter au roi le cahier des plaintes. Il testa en 1640. Sa femme, Susayine Pascal, sœur de Zacharie Pascal, conseiller du roi et maître ordinaire en la chambre des comptes, qu'il avait épousée le 24 mars 4628, lui donna quatre enfants : 4 ' Scipion, mort à Paris, en 4662, à Page de 32 ans {Reg, de Charent.); — 2° François, qui suit; — 3" Pierre; — 4''Isa£eau.

François de Montaubau-Rambaudde-Flotte, sieur du Vijlard, capitaine au régiment de Gèvres, puis au régiment de Modène, fit toutes les campagnes de Flandres et d'Italie jusqu'à la paix de Nimègue. Lorsque Tédit de Nantes fut révoqué, il se réfugia en

Snitse avec sa femme Fronpoiêe d€ Philibert^ fille de François^ sieur de Venterol, et de Lucrèce DuPuy-MotUbrun, qu'il avait épousée en 4662. lis vivaient encore Tun et l'autre à Vevey, en 4696.

MOXTAUT, ou MontauCt, nom d'une famille protestante des plus illustres du fiéarn.

Du mariage de Jean-Marc de Montaut, premier baron du Béarn,avec Madelaine d'Andouins.naquirentonze enfants, qui presque tous embrassèrent la religion réformée, à l'époque sans doute où Jeanne d'Alhret l'introduisit dans ses états, savoir : 4 " Jean-Paul, né en 4 530, qui était, en 45*78, sous la tutelle de son frère puîné; — 2* Philippe, sieur deBeaumont, né en 4536, chambellan du roi de Navarre, sénéchal et gouverneur du Bigorre, qui épousa, en 4 ^^1, Jeanne de Caumon^ sœur du seigneur de Berbiguières, en Périgord, puis , en secondes noces , en 4 592 , Marie de Gontaut, et qui mourut sans enfants en 4604 ; — 3*" Jacques, mort sans postérité; — 4'' Bernard, qui suit ; — 5* Jean, mort en 4558, dans l'expédition du duc de Guise en Italie;

— e'* Jean, décédé sans enfants, et le même peut- être que Larroque-Benae qui, en 4 576, se rendit maître de Vie et du château de Lescurr.y, oii bientôt les Catholiques rentrèrent; — 7' Marguerite, religieuse; — 8* ANNE, femme de Jacques de Cassagnet , sieur de Beaulac; — 9* Jeanne, mariée au seigneur de Sus en Béarn ; — 4 0"* autre Jeanne, dite la jeune, fille d'honneur de la reine de Navarre, morte en 4 564;

— \\" Madëlaine, dame de Pontous.

Bernard de Montant, baron deBENAc

ou Beynac, sénéchal du Bigorre, en 4590, est moins connu par les services qu'il rendit aux églises du Béarn que par les maux que sa rivalité et ses querelles avec le duc de La Force leur attirèrent. En 4 620, Du Plessis Mornay écrivait à La Trémoille : « M. de Benac a gaigné les montagnes. La division entre M. de La Force el luy a tout perdu. » Il parait pourtant que Be-

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nac s'opposa ï la TérifieatioD de Tédit de main-leTée, et que ce fut la cause pour laquelle Louis XJII le déposa à sou entrée dans la Béarn . Il est possible que cette disgrâce lui ait ouvert les yeux sur les JDCOD vénieuls de la religion qu'il professait; ce qui estcerlaiu, c'est que dès 4621, il était fort chancelant et que Ton s'attendait qu'il abjurerait dans un voyage qu'il fît alors à la Cour. Cette crainle toutefois paraît n'avoir pas été justifiée. On ignore quand il mourut.

Il avait épousé, en i 578, Tabitha de Gabaston, fille unique de Bertrand^ sieur de Bassilloo, gouverneur de Navarreins. De ce mariage naquirent : 4* Philippe, qui suit; — 2° Henri, sieur de Bassillon et de Sariac; — 3*Blaisb, mestre-de-camp du régiment de Champagne, qui combattit^ en 4628, contre les Protestants; — 4* N., sieur de La Roque-Navailles, qui, au moisdejuill.

4 622, fit assurer l'Assemblée de La Rochelle « de sa constante résolution au service des églises, sans que la considération de sa liberté [ il était alors prisonnier] le puisse esbranler de faire chose au préjudice de sa conscience et de son honneur» {Fonds de Brienne,^" 225). L'assemblée s'employa à lui pro« curer la liberté; mais la reconnaissance ne l'empêcha pas de servir plus tard contre ses coreligionnaires; il mourut dans rUe de Rhé où il commandait la cavalerie; — 5'*BEaNARD,sieur dePontous, mort au siège de La Mothe, en 4 634, commandant le régiment de Navailles; — e^N., tué au siège de Saint- Jean-d'Angély; — 7" Jeanne, femme du baron de Losse, sénéchal duBigorre; — 8* CoRiSANDB, femme de N. de Durfort-de-Castelbajac; — 9°Margueeite, mortft sans alliance.

Philippe de Montant, baron, puis marquis de Benac, sénéchal et gouverneur du Bigorre, en 4 650, duc de Lavedan et pair de France par brevet du 4 2 mai 4 650, servit dans les rangs protestants en 4622; mais il mourut catholique, en 4 654. Sa femme Judith de Gontauty dame de Saint-Geniès et de Badefol, lui a^ait donné treize en-

fants : 4* Ctius, marquis de Saini-Geniès, mort jeune, ne laissant de son mariage avec Jeanne de Caumont" La- Force, qu'une fille, nommée Jdditb- Thérèse-Scsanne; — 2* Maximilien, mort à l'âge de 6 ans, en 4632, et enterré dans le cimetière des SS. Pères (Reg. de Charent.) ; — 3<> PniLippE.né en 4 64 9, qui, à l'âge de 4 4 ans, fut reçu page du cardinal de Richelieu et abjura peu de temps après. Il fut créé plus tard duc de Ifontault, pair et maréchal de France. Sa vie n'intéressant pas la France protestante, nous ajouterons seulement qu'il mourut en 4 684, et qu'il a laissé des Mémoires, imprim. à Paris en 4704,in-42; — 4* Jean, vicomte de Tosel, mort sans alliance; — 5* Bernard, sieur de La Chapelle, mort jeune ; — 6* Henri, sieur d'Audaune, marquis de Saint-Geniès, puis de Benac, qui professait encore la religion réformée en 4 663 {Arch. gén.Ti.330), mais qui abjura plus tard avec ses fils et ses filles ; ces dernières obtinrent, en 4682, une pension de 4500 livres (Arch, Tt. 252); — 7* Césàr, sieur de Pagalie, mort jeune; — 8° Jacqueline, morte jeune; — 9*Jeannb, femme du marquis de Losse en Périgord; — 4 0* Paule, femme de Louis de Lonbie^ d' Incamps; — 4 4* Marie, alliée au baron de Banque; — 42<' Diane, femme de René de Cordouan, marquis de Langey, morte veuve le 4 " janv. 4 74 7 ; — 4 3** Perside prieure des religieuses malthoises à Toulouse.

!I10MTALT-D£S-ISL£S(IsjUlg), avocat de Loudun, s'était converti à la révocation, mais seulement des lèvres.

Dès que la violence de la persécution s'était calmée, il étaitrevenu à la.religion dans laquelle il était né, et il la pratiquait en secret. Dénoncé comme relaps, il fut condamné, le 34 août 4694, par le présidial de Poitiers, à cinq années de bannissement, 4500 livres d'amende, 4 500 livres d'aumône, et à l'interdiction de ses fonctions d'avocat. Les gages qu'il donna de son retour sincère au catholicisme lui méritèrent son rappel de ban, le 24 janT.

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