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en 4684, en Flandres.Âprës la révocation de redit de Nantes, il tenta de sortir du royaume. « Le marquis Du Bordage, brigadier des armées du roi, lit-oo dans les Mémoires de Sourches, sous la date de janv. 4686, se sauva de France avec sa femme, ses enfants et M'** de La Moussaye, tante [sœur] de sa femme. Cependant il perdoit tous ses services et laissoit en France 50,000 livres de rente qui alloient être confisquées, et il s'exposoitàmourirde faim avec toute sa famille. » Il ne fui pas heureux dans sa fuite. Le 20 janv., «on apprit, continue Sourches, que le marquis Du Borda ge a voit été pris avec toute sa famille auprès de Mons et même que sa femme avoit été blessée d'un coup de mousquet. Ou sut aussi qu'on les avoit menés prisonniers et séparés en différentes places des conquêtes du roi , soit pour leur faire leur procès , soit pour essayer de les convertir. »
Dangeau nous apprend , en effet , que Du Bordage fut enfermé dans la citadelle de Lille, sa femme dans celle de Cambrai , M*>* de La Moussaye dans celle de Tournay , et que ses enfants furent amenés à Paris pour y être éle- •vés dans le catholicisme. L'abbé de Grancey fut chargé de la conversion du marquis , qui refusa de l'écouter , en sorte que le roi ordonna de lui faire son procès à la rigueur. Selon les Lettres pastorales de Jurieu , il fut condamné aux galères ; cependant la peine fut commuée en unedétention perpétuelle.
Il unit par succomber. On lit dans le Mercure d'oct. 4686: «Après une exacte recherche de la vérité (II), M. le marquis du Bordage a embrassé la religion catholique.... Il fit abjuration à Lisle en Flandre sur la fin du mois dernier , entre les mains de M. Tévesque de Tournay. » Sa femme, qu'on lui défendit de voir, parce qu'elle demeurait dans «une extrême opiniâtreté», céda aussi à la violence morale qui lui était faite. M''* de La Moussaye seule tint bon (l'oy. V , p. 347). Après la conversion de Du Bordage, <• on le gratifia, lit-on dans Benoit, de quelques di-
gnités militaires, où jusqnei là sa gion Tavoit empôcbé de parvenir. » H fut , en effet , créé maréoial de camp par brevet du S4 août 4 688 ; mais il ne jouit pas longtemps de ce grade, ayant été tué au siège de Philipsbourg. II avait eu deux enfants de son mariage avec Elisabeth Goyon: 4* Hbneiettb, née en 4672 ; — V Rbné-Amaubt , baptisé à Charenton en janv. 4 673, présenté par han Cornet , sieur de Neufville ; il abjura au mois de juin 4 686, etmouruten 4 744, dernier mâle de cette famille.
MONTBRUN. Voy. DU PUY- MONTBRUN.
MOIMTCALM (Fiiirçois db), sieur de Saint-Ybràn, de Gandiac et de Tournemire, capitaine de galère, épousa, en 4546, Louise de Porcelet, et testa en 4564. Il est très-vraisemblable que sa mère, Florette de Sarras, qui avait gagné l'affection de la reine de Navarre Marguerite par son esprit et son savoir {Voy. I, p. S43), lui inspira des sentiments favorables à la Réforme; ce qui est certain, c'est qu'il en embrassa les doctrines quelques années avant sa mort ( Voy, IV, p. 4 28), et que ses enfants suivirent son exemple. Ces enfants furent : 4* Honoré, sieur de Saint-Véran, qui fut élu, en 4564, capitaine de la ville de Nismes, ayant sous lui Parignarguet^ Vestric, François Robert, sieur de Polvérières, Garnier, La Cassague^ le contrôleur La Baume et Castanet.
Il se signala dans la première guerre civile sous les ordres de Beaudiné.
En 4 562, les Réformés de Beaucaire ayant appelé les Nismois à leur secours, Saint-Véran partit de Nismes, accompagné de Beauvoisin^ Dalmas ou Servas et Bouillargues^ se saisit de la ville et du château, sans éprouver de résistance, brisa les autels, rom • pit les images, « dont ils firent deux ou trois feux par la ville, » lit-on dans le Martyrologe, et reprit la route de Nismes, laissant en garnison une compagnie commandée par Hardouin dé Porcilei, sieur de MaiUane, qui avait
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BeauregardpomWtTïiBmiiiti le sieur de Ledignan pour enseipe, Saint- Véran contiDua à servir la Cause et à se distinguer par sa bravoure dans tontes les occasions que les guerres civiles purent lui offrir, jusqu'en 1574,
2uMl fut assassiné, le 8 février, près de lOdève, par des voleurs (\). Comme il ne laissa pas de postérité, son litre et ses biens passèrent à son frère; — 2^ Louis, qui suit; — 3* Daniel, sieur de Tournemire,mort à Nismes en \ 627; — 4^ Mâbgubrite, mariée, en 1560, à Jean de Pélegrin; — - 5* DicPHiifE, femme, en 1 567, de Claude de Banne, sieur d'Avéjan; — 6' Gâbriellb, qui épousa Pierre de Blanzac, sieur de Valfous. et en secondes noces, en 1584, Guillaume de Raimond, sieur de Brignon ; — 7* Louise, femme de Claude rfeKtt6rtf*,8ieurdeBeaufortetd'Avèze; — ^8* SusÂNifE, épouse, en 1 585,dMntoine de Pujol, sieur de Lanuéjols.
Louis de Monlcalm était prieur de Milhau et de Yalabrègues, lorsqu'il se coDvertitauprotestanlismeen 1 561 (2).
En 1588, il fut élu premier consul de Nismes. Ses collègues îmeni Jacques Bodet, Jean Combes et Jean Gril. Le même honneur lui fut déféré en 1 597, et on lui adjoignit pour collègues Antoine DupriXj Olivier La Teule et
(1) Ce n'est donc pis lai , miis son frère Loois, qui fut choisi , en 1586, ponr membre di conseil idjoint au gouvemenr de Milhao (Koy. m , p. 407). L*historien du Roaergne Bons a induit en erreur.
(2) Le 3 juin 1562, J>ur«Md de Bounéa^ tlear de La Roubière, Arnaud Artit, Jacquet Cëbauely marchands, et Laurent Reyn/s, apothicaire, consuls de Milhau, Jean Jfa«r/n, bachelier en droit, Benoit Ferragui^ apothicaire, Germain labrna; chirurgien, Guirand^ Louis Mouton^ Pierre Fugin, Adonis Lubtr, conseillers, se présentèrent devant le juge de Nilhan . suivis d'environ 800 habitanis , et Inl demandèrent, au nom des Réformés , l'abandon des deux églisps de la ville, attendu que les prêtres et les moines « avoient renoncé k It messe, déclarant vouloir vivre dorseuavant lelon la règle de l'Evangile», à l'exemple do prieur Lonls de Nontralm, de sorte que depuis dix-huit mois, il ne se disait plus de ■esse a Milhao. Le juge ordonna une enquête. Le fait fut constaté, et pas une voix ne s'éleva pour demander le rétablissement de la
I (ire*. gH, Tt. t36).
GiÊiUlaumeRouergat. En4 607 encore, il fut revêtu une troisième fois de la première dignité municipale par le choix libre de ses concitoyens, qui se porta en même temps ^mt Jacques Aguillonnet, Laurent Salveton et Jean Bourguet. Un homme aussi considéré et aussi influent joua nécessairement un rôle important dans les affaires des églises. Il fut, en effet, député à plusieurs assemblées politiques, notamment à celle qui se tint à Castres, en 1 600, et à laquelle il représenta la ville de Nismes avec les deux consuls Pt^rr^ Lansard, docteur et avocat, et Bausite Fonifroide, et avec le ministre Moinier,
Louis de Montcaltn mourut eu 1 628.
Il avait été marié trois fois : en 1 582, avec Marthe de Gozon; en 1 594, avec Anne de Clermont-Du Bosc, et en
1 61 2, avec Susanne de La Tour, Du premier lit sortirent : 1" Louis, qui suit;
— T Maeguerite, femme, en 1 604, de Jacques d*Hauteville, conseiller à la chambre des comptes de Montpellier; -^ 3* Gâbriellb, mariée, en 1 605, il Maurice deBaudan, sieur de Yestric;
— 4* Marthe, alliée, en 1610, à Jean de Baudan, conseiller au présidial de Nismes. Du deuxième lit vinrent : 5»
François, sieur de La Baume, capitaine dans le régiment de Châtillon entretenu en Hollande, et plus tard, en 1 628, colonel d'un régiment d'infanterie sous les ordres du duc de Rohan, qu'il suivit duos la campagne de la Valteline, où il mourut, le 1*' juillet 4632; — 6* Madelainb, femme, en 4614, àe Louis de Freton,
Louis de Montcalm, baron de Saint- Yéran et de Candiac, fut pourvu, en
1613, d'un office de conseiller à la Chambre de Tédit de Castres. Il ne montra pas pour le duc de Rohan le même enthousiasme que sou frère; loin de là, il s'attacha à la cause royale, et gagna la confiance de Richelieu, qui l'employa, en 1629, à négocier la paix avec les Protestants, et, plus tard, surveiller les démolitions ordonnées dans le Languedoc à i'occaaion do la
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