VII. IjCS hiéroglyphiques deJan
Pierre Valerian, vulgairement nommé Piérius; œuvre réduicte en 58 livres, ausquels sont adjoincts deuw autres de Cœlius Curio touchant ce gui est signifié par les diverses effi^ ûies et pourtraicts des dieux et <Mf hommes, nouvellement donnez aufi François, Lyon, 4615, in-fol.
VUl. Les amours de Théaglne et de ChaHclée, trad. du grec d'Héliodore, Paris, 4620, in-8*; corrig. paf Henry d'Audiguier,Par., 4 623 et 4 626, in-8*, avec figg.
MOIXTAIAUTHV, Voy. DU MATZ.
MOIKTMAUU, branche protesUnl»
de la famille d'Agoult ou d'Agout, un0 des plus anciennes et des plus puis^ santés de la Provence.
Il est impossible de préciser la data où cette famille embrassa le protestantisme. Si, d'un côté, tout semble prouver que Giraud i'i4^o«^t,co-seigne^r de La Baume-des-Arnauds, fit profeAsion de la religion réformée ; de l'autrâ, les généalogistes affirment que son nj[s IfOuis, sieur de Bonneval, fut, en 4 57S» gouverneur de Sommières pour le paiU catholique. Cette assertion, il est vcaf, nous est suspecte; car, d'après d'iaiitrès renseignements, qui nous paralysent plus exacts, le gouverneur ^e Soomiuères. était, en 4 575, le capiUjj(p
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huguenot Sanglar (Voy. I, p. 68).
Quoiqu'il en soil, si Louis d'Agoult n'était pas protestant, ses enfants le Airent. Il en eut trois de son mariage avec Judith Marcel^ savoir : 4 * Charles, qui suit; — V Hectob, qui ne laissa pas d'en Tunis de sa femme Mat" guérite de Bar g eton; — 3* Geneviève, qui épousa, en 4 61 2, Charles de Vesc^ sieur de Comps, fils de Marius d$ Vesc et de Françoise Des Alrics-de- Housset.
Charles d'AgouU, sieur de Piégon et de Mérindol, fut marié deux fois : la première, en 1 6 1 9 , avec Blanche d'AuiriC'de-Vintimille; la seconde, en 4663, avec Mondette de Target on^ dame d'Ârpaillargues, qui ne lui donna pas d'enfants. Il mourut en 4676, hissant: ^'* Charles, capitaine au régiment de Saint-André-Montbrun, mort célibataire; — %" Hector, qui suit; — 3* Geneviève, femme de François BlanCf sieur du Percy ; — 4* Diane, épouse de Georges de Loriol, sieur d'Asnières; — 5" Françoise, mariée à Benri de Philibert^ mxyx de L'Àrgentière.
Hector d'Àgoult, sieur de Bonneval, suivit d'abord la carrière des armes, qu'il quitta, après sou mariage avec Uranie de Calignon, en 4 656, pour prendre une charge de conseiller au parlement de Grenoble. C'est lui qui fit l'acquisition de la baronnie de Montnaur, appartenant à la maison de Flotte. 11 testa en 4680. Ses enfants furent : 4" Charles, marquis de Mont* inaur; — 2* Jean, souche de la branche de Voreppe; — 3" François, auteur de la branche de Beauvesin ; — 4* Françoise, femme de Jean deBar^ jaCi sieur de Rochegude, qu'elle sui- "Vit en Suisse, après avoir vaillamment lésisté aux tortures que l'on employa pour la- convertir. Ses deux frères aînés ne donnèrent pas un aussi bel exemple de constance. Charles abjura ^ la revocation {Arch. gén. Tt. 248), avec sa femme Justine de Périssol^ fille du conseiller de Périssol^ sieur dt Saint-Ange, qu'il avait épousée en
4676. Des sept enfants issus de ce mariage, un seul paraît ne pas avoir adopté définitivement la religion qu^oa lui avait imposée; c'est Hector- Samson, que nous trouvons inscrit sur une liste deRéfugiés dressée en! 699 (/^tif.
Ti. 314). Quant au sieur de Voreppe, qui servait sous les drapeaux du roi comme capitaine d'infanterie, il ac»
cepta une pension de 400 livres com* me récompense de son apostasie {Ibid.
Tt. 248). Le troisième frère, au contraire, né le 43 mars 4 657, et marié, dès 4683, avec Madelaine de Font^ froide, fille unique de Basile de Po%t^ froide et de Rose Ranchin^ de Nis-> mes, n'hésita pas à aller demander la liberté de conscience aux pays étrangers, après la révocation de l'édit dû Nantes. Il se réfugia à Genève; mais plus tard, il passa dans le Brandebourg, où il mourut avant 474 6, laissant un fils unique, Basile-Bén bdict, né à Genève, le 24 août 4 686, qui prit du service sous les drapeaux du roi de Suède Charles XII; mais qui, après U mort de ce prince, rentra en France et abjura.
mONTMO^EIHCY. Nous n^avone point à nous occuper de la branche principale de cette illustre famille , quoique plusieurs de ses membres se soient montrés favorablement disposés pour la Réforme, comme le maréchal de Montmorency, qui professait hautement la tolérance, et ses frères Thoré et Méru, qui soutinrent les armes à la main la cause des Protestants. S'il faut en croire L'Estoile , Thoré fit même profession de la religion réformée à Genève, en 4 574. Il est vraisemblable que leur conduite fut dictée»
comme celle du maréchal Damville, par la politique,et la France protestante n'a par conséquent aucun droit à faire valoir sur eux. Il n'en est pas de même delà branche de Boijrs, qui adopta ouvertement les doctrines évangéliques et qui continua à les professer jusqu'à la révocation.
Jean de Montmorency , sieur de Bours, eut quatorze enfants de son ma*
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riage avec Bernarde Gaillard^ fille du sieur de Longj'umeau : \ • Daniel, lieutenant dans la compagnie de Turenne, qui servit, en 1586, à la défense de Caslillon, et fut tué, en 1591, au siège de Chartres; — %* Josiàs, qui continua la descendance; — 3"Gédéon, mort jeune; — 4' Benjamin, souche du rameau d'Equancourt; — 5** Jean, sieur de Flesselles, mort sans laisser d'enfants de sa femme Madelaimde Bou* tillac; — 6° Georges, sieur de Cressy, capitaine d'infanterie au service des Ëlats-Généraui, marié à Laure Affaû tady: — V Pierre, auteur du rameau d'Acquêt; — 8" Anne, sieur du Hamel, tué en duel; — 9* Hippoltte, qui se fit catholique et épousa Pierre de Melun^ prince d'Espinoy; — 1 0* Elisabeth, femme de Jean de Belloy, sieur du Pont-de-Metz; — 4 1 • et 1 2» Jacqueline et Louise, mortes sans alliance; — 43* MiCHELLE, épouse d'Oudart de Fontaines, sieur d'Esturgeul; — 4 4* Souveraine, morte sans avoir été mariée.
I. Josias de Montmorency, sieur de Bours, capitaine au régiment des gardes, mort le 20Juill. 4 616, fut marié deux fois. Sa première femme, Marie de Grouches, lui donna Jean, sieur de Bouts, noyé par accident en 4 622. La seconde, Louise Hotman^ le rendit père de deui filles et d'un fils, né posthume, qui reçut au haplême le nom de François. Nos renseignements sur ce rameau ne s'étendent pas plus loin.
II. Benjamin de Montmorency,sieur d'Equancourt,fut aussi marié deux fois:
avec Claude d*Averoulty dame d'Olizy, fille de René d* Averoulty sieur de La Lohbe, et de Madelaine de Boutih lac; puis avec Marie Le Prévost^ fille de Jean^ sieur de Neuville, et de Ma^ rie de Pende, Du premier lit vinrent:
4 'Daniel, sieur d'Equancourt; — 2* Hippoltte, mortjeune,ainsique3°PiER- RE et 4* Benjamin; — 5* Madelaine, femme dV^atu; L^ Fournier, sieur de Neufville;— 6*Anne. Du second ne naquit qu'une fille, nommée Marie.
III. Pierre de Montmorency, sieur d'Acquêt, parait s'être marié deux fois,
comme ses frères, la première avec Judith Le Four nier, fille du capitaine Le Fournier^ d'Abbeville,ets(eur d'i- «atK;, cité plus haut, dont il cuIDaniel, Jean et Elisaretb; la seconde, avec Marie de Roquigny, qui lui donna encore une fille, Madelaine, femme, en 4674, do Jacques Le Clerc, marquis de Juigné. Son second fils, Jean, vicomte de Yilleroy, né vers 4 630, épousa, dans l'église de Gharentoo, en 4674, Jeanne de Pas - Feuquières, veuve de Louis d*Aumale. Peut-être le fils atné Daniel est- il le même que Dtkniel de Mootmorency,Rieur deLa Gonrau-Bois, qui assista, en qualité d'ancien, au synode de Glermout en Beau- Toisis, en 1667, et qui abjura à la ré- Tocation avec ses quatre filles. Son apostasie lui valut, le 5 avril 4686,und pension de 3,000 livres. Ses filles en obtinrent une de la même somme, le 43 avril 4687 {Arch. gén. Tt. 252).
MOXT(>LIKr(GLILLAUME DE),Sei-
Saeur de Saint-Hippolyte, tué, selon oréri, à la bataille de Dreux, laissa quatre fils de son mariage avec Antoinette Vergèse. L'atné, Jacques, capitaine de 200 hommes, fut tué à la bataille de Saint-Denis; le second, François, le fut à celle de Moncontour; le troisième, Hippoltte, mourut des blessnres qu'il avait reçues à cette dernière bataille; le quatrième, enfin, Antoine, sieur de St-Hippolyte, mestre de camp en 4592, fut si gravement blessé au siège de Rouen,qu'ir dut quitter le service. Il vécut cependant jusqu'en 1 6 1 5. Du mariage qu'il avait contracté, en 4 582, avec Susanne Dupuy, fille de Bernardin Dupuy, sieur de Montmoirac, ei à^ habèau de Vala'^rei, étaient nés quatre fils: I'Jban. capitaine de 200 hommes, tué au siège de Montpellier, en 4622;— 2"Glaude, sieur de Saint-Hippolyte,quisuil;— 3-Antoine, lieutenant-colonel, mort en Galalogne; — 4«>David, sieur de Méjanes, nommé, en 4 636, capitaine dans le régiment de Calvisson .
Glaude de Montolieu assista, en 1613, ^rassemblée politique de Lunel(/ircA.
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gin. Tt. 232); mais plus tard, Ujô rallia au gouvernement de Louis Xlu.
En 1629, Montmorency le nomma gouverneur de Ganges, et en 1635, le roi lui accorda une pension en récompensa de ses services. Selon les Jugemens de la Noblesse, il vécut jusqu^enl 664 . Sa femme, Catherine de SaurinfiXlt de Pierre , sieur de Pomaret , et de Marthe de La Mare, qu'il avait épousée en 1624, lui donna quatre fils : 4* PiKBRK, qui suit; — 2* Louis, sieur de La Coste, capitaine, tué à la bataille do Trêves; — 3* Jacques, sieur do Montrédon, capitaine, tué en duel; — »4*àt- ■ÀR, sieur de Montessargues, lieute* nant-coloneldu régiment duLîmousin, qui abjura.
Pierre de Montolieu, sieur de Saittt- Hippolyte, prit pour femme, en 4660, Jeanne de Froment, fille de Nicolas de Froment, sieur de Saint-Jean-de* Ceizargues, et de Marie Du Roure ; il en eut : r Claude, qui sortit de France î la révocation et mourut, en 1 6^4 , fletitenant dans les gardes hollaindai- ^s; — 2* SusAicME, décédée sans al- Bance; — 3* Théophile, qui resta en France, mais continua à professer le {protestantisme; — 4* Jacques, ingénieur militaire, blessé morfellemeinrau liège de Luxembourg;— 5* Louis, qui suit;— 6^ David, qui suivra; — V MaecruEEiTE , morte jeune ; — 8* âtmae, Conseiller de cour et d'ambassade en Prusse.
L Louis de Montolieu, baron de St- Hippolyte, né à Caton en Languedoc, se retira dans le Brandebourg après la révocation et entra dans le régiment de Tarennes,où il servait comme capitaine en 4693. 11 s'éleva au grade de majorgénéral au service de Prusse. Il perdit un bras au siège de Turin. En recom- ' pense de ses services, le roi de Sardai-
{ne lui accorda le brevet de général de ataille. Il finit sesjoursà Berlin,lais- Sant plusieurs enfants, dont trois seulement nous sont connus, savoir deux filles, mariées Tune au lieutenant-colonel de Béville, l'autre au lieutenantgénéral de Foreade, et un fils, qui Ait
gouverneur du duc deWûrtemberg.Sor la fin doses jours, ce dernier s'étabHt àVevey en Suisse, où il vivait en 4 739. Son fils, Louis, colonel et aide-de-camp ilu duc lie Wurtemberg, quitta plas tafti le service de ce prince et rentra enFranee, mais sans abjurer(AfSS.^f ^^«f^.
II. David de Montolieu, baron de St- Hippolyte, sortit également de France à la révocation et passa en Angletem il la suite de Guillaume d'Oran^. Colonel en 1744, un des directeurs de l'hôpital français en 4 7f 8, il s'élen
gar sa valeur au grade de général de ataille des armées anglaises et fat créé baron du Saint-Empire. II moomt en 4761, à Tâge de 93 ans, laissant de ton union avec Marie Molenier, qnli «viit épousée, en 474 4, dans régli9% de Martin's Lane, un fils, Louis-Chaires, oolonel en 1754, et directeur de Hôpital français, et une fille, Elisui- BETH, mariée, en 1746, à Gédéon Murrary, docteur en théologie, prébendaSre de Durhametde Lincoln, mariage dont naquit Alexandre Murray, qui épousât en 4776, sa cousine- germaine Marf^ (T^ara de Montolieu et en eut Âlezan- "dre, lordEKbank.
Les Jugemens de la Noblesse fimt mention de deux autres branches de la famille Montolieu, celles de Moflt* msAL et de Gaveveac, qui professèrent aussi la religion réformée, mais qui n'ont joué aucun rôle notable dans les affaires des églises, en sorte qu^ les ne nous sont guère connues: que parleurs alliances. La première- avait pour chef, au milieu du xvi* siècle,Ântoine de Montolieu, qui laissa six ^ de deux mariages. Le plus jeune,nommé Antoine, assista, en 4613, àPassefmblée que les Protestants tinreiit à Lunel. 11 épousa, en 1602, Diane Du Jardin, dont il eut Jean, allié,en ^635, ^ Jeanne Sabattier, et maintenu dans sa noblesse en 4669.L'a!né,Loins, qui testa en 4612, avait épousé en 1585, Marthe de La Roque,àoxii il eut Louis, sieur de Montmiral, Pierre, sieur de Sainte-Croix, et Jacques, qui assistèrent, comme leur cousin Antoiaet à
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X^assemblée de Lunel. Nous ne savons rien de leurs descendants.
La branche de Caveyrac n'est pas
jnieux counue. Jean de Montolieu, qui
<^ était le chef, épousa, en 1 55â,Fraii*
foise Vergèse^eiQû eut Antoine, sieur
.de Cai^eyrac, Barthélémy, Daniel, et
,7raisemblablement Elisabeth, femme
ii^ Robert de Fontarèche.Cesi ce que
nous croyons pouvoir conclure dePacta
'de baptême de Cassandre de Fonta-
siche, célébré, en 4 590, dans Téglisa
'réformée de St-Chaptes, acte où nous
,Toyons figurer Daniel de Montolieu,
r^ieur d'Aul»ussargue8,comme parrain,
^et comme m^^mue Elisabeth de Car-,
.fcs (Arch. géu. Ti. 340). Cette der-'
iliière Tenait d'épouserAntoine de Mon-
JoUeu, à qui elle donna Henbi, sieur
Ê Caveyrac, marié, en 1645,à Clairs Gênas.
. , MO]^TR£AL(N. de), gentilhomme ^du Maine, qui périt victime d'un prôtre .Êinatique. Lorsque les lettres de Conié ;.gui appelaient les Prolestants aux 4r- ^.pes, arrivèrent au Mans, les Réformés
te saisirent de la ville, le 3 avril 4 56S »lVoy. VI, p. 253). Une assemblée
des habitants des deux religionsiàt ^^convoquée à Thôtel-de-ville, et d'un ^^ommun accord, on résolut de lever >iin corps de troupes pour aider à la dé- ^livrance du roi ; le clergé lui-même, :*fans doute par frayeur, offrit volon- ^tairement de contribuer à la dépense.
.Les sieurs de Montréal et de Mar4 fuirent députés pour recevoir cette con- .tribution des mains du curé KuiUe, ..chargé de la leur délivrer. Ruille les j; reçut de la manière la plus affable,
mais au moment où ils sériaient de^la
^lle, il abattit Montréal d'un coup de 3 pistolet tiré par-derrière et, s'empanmt
Î'une arquebuse, il la dirigea contre , [àré, qui n'échappa qu'avec peine. Ar« ,^té sur-le-champ, il fut mis en jage- Imeot et condamné à être pendu, le 40 :, avril, par sentence signée de plusieurs .catholiques qui étaient indignés d'une -pareille trahison. — En 4645, un sei- ^. gneur de Montréal était gouverneur de Beauvais. U envoya à l'assemblée
deMiÏNnes le capitaine Le Parc et le sergent La Jarrie pour signer en son nopi l'acte d'union.
MOXXUOlSlD, famille noble du Yivarais et du Dauphiné. Le premier de ses membres qui embrassa la religion
iéformée (I), parait être Agrève de lontrond , mort en 4 584 , laissant sa femme Charlotte Largier veuve avec six enfants, savoir: 4* Joaghim, qui suit; — %* IsAAc; — d*" Jeanne, femme de Jean Le More , baile de Teuse ; -^ VSÉBASTiENNB, mariée à Henri Malhias; •— 5« Jacqueline ; — 6° Sara.
Joachim deMontrond servit avec distinction sons Lesdiguières, notamment à la défense de La Mure contre Mayenne {Vof. I, p. 245). Il testa en 4587. De ion mariage avec Catherine de Rivoire naquirent: 4** Isaag, qui suit; -^ f JoACHiM , qui fut père d'une fille , Jeanne , encore vivante en 4 650 ; — 3* Esther; — 4* Marie.
Isaac de Monlrond, sieur du Serré et de Montrond , servit en Languedoc et .en Roussillon, de 4637 ^ 1639. Il épousa, en 4 603, Louise de Seiller du ôellier , fille é'' Alexandre Seiller , , tieur de Bùrianne, et de Floride Chdm» iaudf dont il eut deux enfants : une 'fille, Claire, qui fut mariée successivement avec David Rosier et Pierre de Beaulx^ sieur de Boislong , et un fils , Denis , qui prit pour femme, en .4650, Esther Arbalestier , fille de ÇharleSf sieur de Montclar, et de Maris Perrinet^du-Barsa, Resté veuf avec trois enfants, Denis de Montroùd se, remaria avec Cécile Escoffier^ q^ui krendit encore quatre fois père. Ses enfants furent : 4* Charles, qui suit; *- 2** Alexandre, dont nous parlerons plus tard ; — 3** Marie - MADELAmg , femme de Jacques Roman , avocat àa
(1) Noos avous rencontré dans une liafsa •des Archives générales (Tt. 284) un Livre de mémûirei des affaires de Guilheaume Ùuptmtj ffffttf de Mentront, du. lieu de Serres en ùàjh» : pmçoie , de Vannée 1581 , qui prouve qoeree ftDiiliiomme était bugueoot et savait adai- Dtetrer sa fortune avec beanconp d'ordre. H était flls i^* Antoine , murt le 2 sept. 1578, et suit un rrère,nominé Gaspard^ 11 ne faat pas confondre les denx familles.
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parlement de Grenoble; — 4* Pibrbb ; 6» IsAAc; — 6« Philippe; — 7*Marii.
I. Charles de Montrond, lieutenant de cavalerie , sortit de France ï la ré- 'vocation avec sa femme Marie de Char* masson-de-Beaulieu, qu'il avait épousée le 20 mai 4 682. Il s'établit à Lausanne , où il fut reçu bourgeois et où ils moururent Tun et Tautre, laissant quatre fils : 4° Jacques, qui suit ; — V Jean , capitaine au service de Sardaigiîe; — 3* Jean-R ATMONO.qui épousa Madelaine de Crousaz et en eut Jean et Charles; — 4^ François, capitaine au service de Sardaigne.
Jacques , major d'infanterie au service de Sardaigne, se maria, le 29 déc. 4721, avec Marie-Louise de Loys-de- Cheseaux , qui lui donna Charles- Jacques-Louis, né le 25 mars 4724, et Marie-Françoise-Charlotte, née le 22 déc. 4722. Nos renseignements sur cette branche s'arrCtant Ih , nous no pouvons dire par quels liens s'y rattache M"' de Montrond , connue dans la littérature par quelques trad. de l'anglais, comme Ellen Perçy ou Leçons de r adversité, Paris, 4818, 3 vol.
in - 4 2 ; — Méditations religieuses pour chaque soir de la semaine^L^ViS,^ 4 821, in-1 8 ; — Ltf fermier aveugle^ Gen. et Paris, 4 822, in-12.
II. Alexandre de Montrond fut mis en possession de tous les biens de sa fadiille apr^s la retraite de son frère; c'est dire assez qu'il signa un acte d'abjuration. Il épousa Catherine de La Pise , dont il eut PAUL-ÀLEXANnRE , sieur du Plandebais, et Susanne. Ses enfants, élevés dans la religion protestante par leur mère , continuèrent à la professer, mais en secret. Jusqu'en 4745 , la conduite de Paul-Alexandre fut si circonspecte que le bigotisme ne trouva pas prise sur lui. Des paysans de ses terres s'élant, cette année-là, assemblés dans une caverne pour y célébrer leur culle, le parlement de Grenoble , informé de cette contravention aux édits, condamna la caverne à être comblée et murée, et chargea de l'exécution de celte burlesque sentence Ber-
nardde Vohans, apostat qui cherchait h signaler son zèle de néophyte par des actes de cruauté et de barbarie. Trois compagnies de soldats fureDt,en outre, logés chez les habitants nouveauxconvertis. De Montrond , qui D'avait contrevenu personnellement à aucune ordonnance, se croyailà l'abri de toute poursuite ; mais il se trompait : on loi fit un crime de ne pas avoir empêché l'assemblée, et il fut, en conséquence, condamné à mille livres d'amende »
rendu responsable des amendes dont seraient frappés ses vassaux , et dépouillé de ses droits de fief, il se hâta de payer l'amende, dans l'espoir d'être rendu à la liberté; mais il se trompait encore. On craignit que la victime d'une aussi révoltante iniquité n'allât rejoindre sa famille en Suisse, et on le jeta dans les prisons de Crest en vertu d'une lettre de cachet. Ou ne nous apprend pas quand il en sortit. Il avait épousé, le 42 sept. 4 748, Susanns Eynard, fille à'Jsaac Eynard et dVsabeau de Saulses , dont il avait trois enfants: 4* PAnL-ALEXANDEB, né le 46juill. 4749;--2'Pierre-Alexak- DRE , né le 22 sept. 4 724 , et — 3* Paul, né le 20 oct. 4 726.
MORDAIMT, pasteur du désert en Normandie, dans la seconde moitié da xviir siècle, est auteur de Réflexions sur Vétat des Protestans en France^ depuis la révocation de Védit d€ Nantes jusques à la publication d€ celui de nov, 4787, et sur Icsprin^ cipaux obstacles que le fanatisme a opposés à cette publication. Ce travail, resté msc, est aujourd'hui en la possession de M. Paumier, pasteur à Rouen.
MORFAU (MACÉ).martyr en 4 550.
Morcau s'était retiré à Genève, après avoir embrassé la religion évangélique, et,afin de contribuer dans sa modeste sphère à la propagation de l'Evangile, il s'était fait colporteur. Cette profession avait, pour ainsi dire, le triste privilège de pourvoir de victimes les bûchers de l'Eglise romaine en France; c'étaient peut-être ses dangers mêmes
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quiportaienlluntd^enihousicislcsàrein brasser (1). Reconnu comme bérélique àTroyes, il fui livré au lieulenant criminel, Tapostal Marc CItampy, qui le fit appliquer à la question dans le vain espoir do tirer de lui les noms de- ses complices et adhérents, et le condamna au fou.
MOnrAU (Pierre), de Paray-!e- Moni.il.parlil pour les Provinces-Unies, poussé par le goût des aventures, et ayant appris la langue hollandaise, il entra comme secréLiire au service du nouveau gouverneur du Brésil, en 4644. Après un séjour de quatre années en Amérique, il revint en Europe, et fil un voyage en Turquie, où il courut de grands dangers. Il mourut à Paray vers IG60. On a de lui une //{5toire des derniers troubles du Brésil entre les Hollandais et les Portugais, depuis \^k!k jusqu'en 1648, qui a été publiée dans les Relations véritables et curieuses de Pisle de Madagascar et du Brésil (Paris, t65f, in-4*), ainsi qu^une trad. française, faite aussi par notre voyageur, de la Relation du voyage de Roulox Baro, interprète et ambassadeur ordinaire de la compagnie des Indes d'Occident, aupans des Tapuies dans la terre -ferme du Brésil, Son Histoire a été trad. en bollandais, Amst., \Qoi, in-4*.
9I01ŒL (Abdias), ouMaurel, chef camisard qui s'est rendu fameux sous le nom de Catinat, naquit au Cayla, près d'Aigues-Mortes, d'bonnOtes cultivateurs protestants. Enrôlé dans un régiment de dragons, il servit en Italie sous Catinat et conçut pour son général une telle admiration, que ses compatriotes, entendant sans cesse Téloge du maréchal sortir de sa bouche, s'habituèrent à ne plus le désigner que sous le nom de sou héros. Selon M. Peyrat,
(1) Outre les colporteurs évangèliqops que nous avons déjii en l'ocrasion de mentionner, OD peut riter enrore Nicoltu Nail, cordonnier do Mans, brûlé en ^ôi:\, Guillaume d'Alençon, de Monta ubao,ejéruté à Montpellier, en 1î>l4, JeanJudet, brûlé a Paris eu 1559, et qaelqnes antres dont les noms ne sont point arritét jasqa*'8 nous.
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c'était un homme «de haute taille, robuste, la face basanée et farouche, doux avec cela comme une brchis,sans vigueur d'JJme, de peu de cervelle, mais un impétueux courage, un sabreur héroïque. » Vincent-Saint-Laurent ^ au contraire, qui semble, il est vrai, avoir adopté les mncunos d'une partie de la bourgeoisie prolestante du Languedoc contre les Camisards, nous le dépeint, dans l ) Biographie univ., tout en rendant d'ailleurs justice à sa bravoure, comme le plus emporté et le plus barbare des chefs des Céveuols.
Laissons poirier les faits eux-mêmes.
Le premier acte de Catinat, le meurtre du baron de Saint-Cosme, p;iraU donner raison à Vincent-Suint-Laurent; toutefois un ne doit pas oublier à quel degré d'exaspération les atroces exécutions de cet apostat avaient porté la population protestante {yoy. 111, p.
4 09). A tout prcndre,en coinmettaiit cet assassinai, il ne fit qu'user do terribles représailles. Basville, stupéfait de ce coup d'audace, ordonna les plus actives recherches; mais les exécuteurs de la vengeance populaire furent si bien cachés qu'on ne put les découvrir, en sorte qu'à défaut des coupables, Tintendant dut se contenter de faire rompre vif à Nismes, le 7 sept. 1702» Pierre Bousanquet, du Cayla,dont le cadavre fut exposé à Montpellier. Celte exécution, ces perquisilioMS jetèrent l'alarme dans tout le pays. Désespérant d'échapper longtemps aux agents de Basville, Catinat résolut de chercher un asile dans le camp de TElernel. Dès le mois de novembre, il se joignit à la troupe commaudée parCat7a^ié;r,qui le nomma son lieutenant. Le 5, il prit part au sanglant combat de Vaquières.
L'intrépidité qu'il y déploya fut vraisemblablcmeolle motif delà préférence que les chefs camisards lui donnèrent pour l'exécution du hardi coup de main qui les rendit maîtres de Sauve.
Déguisé sous u n u o iforme de lieutenantcolonel, Catinat, à la tête d'une cinquantaine de Camisards équipés en miliciens, se présenta aux portes de U
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petîleTîH«,en se donnant pour un commandant de la milice h la poursuite des fanatiques; c^est ainsi que les Catholiques appelaient les insurgés. M. de Vibrac, co-seigneur de Sauve, l'accueillit de la manière la plus civile et Tinvita k dîner, ainsi que ses deux lieutenants . Avec le tact de la femme du monde, M** de Vibrac ne tarda pas à' s'apercevoir que le prétendu officier du roi n'avait pas été élevé dans la meilleure société ; mais elle n'osa éclaircir ses soupçons. Au dessert, on annonça l'approche d'une troupe nombreuse de rebelles. La j^une dame, vivement alarmée ou feignant peut-être plus de terreur qu'elle n'en éprouvait, conjura ses hôtes de voler à la défense des portes de la ville. Catinat s'em-* pressa galamment d'obéir. Arrivé sur la muraille, il se vit bientôt entouré de toute la population accourue en armes pour repousser lea( fanatiques.
Alors seulement il se démasque, et ouvre lui-même la porte à Roland aux yeux des habitants et de la garnison consternés, que sa troupe tenait en respect en les couchant enjoué.
Le 4 2 janvier 4703, pendant une dhsence de Cavalier, qui s'était introduit dans Nismes, il soutint avec RavO' nel le glorieux combat du Yal-de* Bane contre Broglie. Postés sur une hauteur que protégeait un ravin, leç Camisards attendirent l'attaque des troupes royales , genoux eu terre et chantant des psaumes. Ils n'étaient en tout que 200 hommes, mais chez eux Fenthousiasme suppléait au nombre.
L'ennemi fut mis dans une déroute complète. Le fameux Poul, qui commandait l'aile droite, resta sur le champ de bataille, frappé d'une pierre que lui lança la fronde d'un jeune meunier, nommé Sarmelet, Devenu célèbre par cet exploit, Samuelet remplaça plus tard son nom par celui de Saini-Panl, sur lequel sa bravoure a jeté un certain éclat.
Le soir même, les vainqueurs, qui n'avaient à regretter la perte que d'un seul de leurs compagnons, de Thermet^
de HilhaUfpassèrent le Vistre» brûlèrent l'église et le village de Pouls, presque aux portes de Nismes, traversèrent le Gardon et firent halte à Barn. Le chevalier de Saint-Chaptes, qui était caiw tonné à Moussac, voulut leur disputer le passage ; mais ils le culbutèrent dans le Gardon (Voy, III, p. 39) et arrivèrent sains et saufs à Bouquet où Cavalier les rejoignit.
Après la malheureuse expédition du Vivarais ( Voy. 111, p. 286 ) , Catinat réussit avec Ravanel à rallier quelques fuyards.franchitLaCèze et regagna les Cevennes, toujours poursuivi et iouo jours combattant jusqu'à ce qu'il eût atteint les bois de Bouquet. Le 20 fév., les Camisards prirent une sanglante revanche de leur défaite à Vagnas, en écrasant près de Maruéjols une com^ pagnie de soldats, dont il n'^hap^ que trois hommes. Encouragés par oo succès, ils osèrent redescende aux environs de Nismes dans l'espoir dé s'y procurer des armes et des vête* meots. Montrevel sortit à leur rencon^ tre et les enveloppa de toutes pttts à la Croix- de-La-Fougasse ; mais les Cévenols s'ouvrirent un chemin à la baïonnette et disparurent k la faveur des ombres de la nuit. Ce combat glorieux, où ils luttèrent un contre dix, leur coûta cent hommes. Le mois suivant, Catinat et Ravanel ayant repris le commandement de la troupe de Ga ▼alier, qu'une soudaine éruption de petite vérole força de se retirer k Cardel, livrèrent avec Roland le combat de Pompignan, où, dit Court, «ils firent des actions de valeur dignes des plus grands capitaines.» Quelque temps sbprès, les chefs camisards, sentant le besoin d'un corps de cavalerie pour donner la chasse aux Florentins^ eavoyèrent Catinat dans la Camargue, d'où il ramena 200 chevaux. C'est it la tête de ce corps, dont il eut le commandement, qu'il commença à se faire connaître comme un des plus redoutables guerriers camisards, par les lavsL ges qu'il exerça sur les bords du Rhône
Au mois de sept. 4703, Cavalie^'
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renvoya avec Vaires et Pierrot dans leRouergue, où il espérait provoquer uû soulèvement avec le concours do Boaton; nous savons déjà comment celte eutreprise échoua {Voy. II, p.
343). De retour dans les Cevennes, Catinat continua à prendre une part très-active aux expéditions de Cavalier et à déployer une étonnante bravoure dans toutes les rencontres des Garni" sards avec les troupes catholiques. Il ne voulut point accepter le traité con* chi avec Villars, quoiqu'il eût servi d'intermédiaire entre le maréchal et Cavalier; mais, comme Ravanel, il abandonna son ancien chef àCalvîsson et se relira dans les montagnes. Peu de jours après, il eut l'audace de reparaître dans les environs de Nismes, et enleva, aux portes même de cette ville, un certain nombre de chevaux qui lui servirent à remonter sa cavale-^ rie. En vain le maréchal mit-il sa tête ï prix; rapp&tdu gain ne tenta person^ ne, et Catinat put poursuivre, quelque temps encore, ses ravages dans la plaine. Ce fut seulement au mois de sept., qu'abattu par un échec qu'il éprouva à Maruège en Vannage, et sentant l'impossibilité de résister avec une poignée dé braves aux nombreux corps de trou* pes qui étaient à sa poursuite, il consentit à faire sa soumission avec son lieutenant Sauvayre, plus connu sous le nom de Francezet de Beauvoi8in,et (piatre autres de ses gens.Le 24 ,11 partit pour la Suisse. Il arriva à Genève, les oct., ovQcCasianetQi vingt-deux autres camisards.
L'invincible désir de revoir ses montagnes natales, l'ennui, l'indigence, le regret de la vie de combats et d'a- Tcfntures qu'il avait menée pendant deux ans, tout le disposa à écouter les/ propositions de Flotiard; il fut le premier des Camisards expatriés à rentrer en France. Parti de Suisse, vers la fin de nov., avec son lieutenant Sauvayre et le brigadier Flessières, de Sumène^il franchit heureusement le Rhône àVlU' leneuve, et fut de retour, avant NoôL 8ur l'ancien théâtre de ses exploits. A
se rendit au Cayla pour revoir sa famille; mais sou frère même le dénonça au curé, qui prévint Basville de son retour.Le capitaine La«fAûr, du Cayla, son ancien compagnon d'armes, l'exhorta vainement à s'éloigner ; il lui répondit qu'il n'abandonnerait plus la service de Dieu.
Après la découverte de la conspiration de Boaton, dans laquelle il entra comme un des principaux chefs, Berwick mit sa tête à prix, le 20 avril \ 705, avec menace de mort contre quiconque lui donnerait asile. Toutes les portes lui furent dès lors fermées. Après avoir erré une nuit entière dans les rues de Nlsmes, où il s'était rendu avec d'autres conjurés, il voululessayer d'en sortir le lendemain matin, 21, sous un déguisement. Déjà il avait gagné U campagne, lorsque la rapidité de ta marche et sa tournure suspecte éveillèrent les soupçons. On l'arrêta et il ne tarda pas à êlre reconnu. La capture du redoutable camisard remplit de joie toute la population catholique. On le conduisit au Palais au milieu des huées et des injures. Basville, après s'être assuré par ses propres yeux de l'identité du prisonnier, l'envoya à Ber^ vick, à qui Catinat avait fait demander un entretien particulier. Le maréchal hésita d'abord, mais voyant le camisard « bien garolté», comme le dit Louvreleuil, il finit par y consentir. Le pauvre Catinat s'était follement imaginé qu'il obtiendrait son échange avec le maréchal de Tallard, prisonnier en Angleterre, et il osa le proposer. « Tu n'as rien de meilleur à m'apprendre ? lui répondit Berwick. Et moi je te dis que da(ns quatre ou cinq heures tu auras lej 08 rompus.» Sur ce, il le fit reconduire au Palais où son procès fut instruit et jugé en moins de deux heures. Il fuf condamné à être brûlé vif, après aVQli* subi la question ordinaire et extrao^-^* dinaire.Les Camisards étaient toujoul1( morlsjusque-Ià avec un courage héroïque; Catinat fit une exception. Ladouleur.trahit sa constance. La torture lui arracha les noms de l'armurier J?(m^r,
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qui lui avait vendu des armes, et de Charles de Saint - Julie ?t» gentilhomme avec qui il avait déjeûné un jour. Au milieu des flammes, ses horribles contorsions, ses cris de rage contrastèrent étrangement aussi avec l'intrépidité calme de /?at7a»^/, qui expira en chantant un psaume. Le supplice eut lieu à Pextrémité duCours, le 22 avril 170o,etnou le 21 mai, comme on lit dans la Biogr. universelle.
MOREL (François), dit de Collonges, pasteur de Téglise de Sainle-Marie-aux-Mines (4), en 1556, puis pendaut quelques semaines, de celle de . Paris, et, dès le 2 juill . 1 557, de celle de Genève {Arch. de la Comp. des pasteurs, Reg. B), fut renvoyé à Paris, au mois d'août 1558, pour remplacer Macard. C'est pendant son séjour dans cette ville, qu'il fut appelé à présider, Bans doute en sa qualité de ministre de l'église de Paris, le premier Synode national, qui formula la Confession de fol et décréta la Discipline des églises protestantes de France. Parmi les questions particulières dont le synode eut ^ s'occuper (presque toutes relatives à des cas de conscience), nous rapporterons celles-ci comme les plus intéressantes : Ceux qui prendront des dispenses de prêtres catholiques pour se marier, seront soumis à une pénitence; les mariages mixtes sont prohibés; l'enfant doit être baptisé au temple; il est permis de prendre à ferme des bénéfices ecclésiastiques et d'exercer les juridictions ecclésiastiques , pourvu qu'elles ne concernent pas la spiritualité; les dîmes doivent être payées, eu égard au commandement du roi; l'eno fant d'excommuniés ne sera pas reçu au baptême ; un père qui laisse baptiser son enfant dans une église catholique doit être frappé d'excommunication ; il est permis,en cas de nécessilé,d'accepter la juridiction des évêques; Lavau, dePoitiers, auteur d'hérésies manifestes, sera déféré au synode de sa province.
(1) Il fat remplacé par Pierre Marbcntf^ qui anit exercé les fonciious pastorales en Anfleterre.
Sept mois environ après la tenue de ce Synode, Morel, « qui estoil par trop descouvert», retourna à Genève; cependant il ne tarda pas à rentrer en France, puisque nous le trouvons parmi les ministres qui assistèrent au colloque de Poissy. 11 était alors à Montargis auprès de Renée de France^ qu'il espérait « mettre en bon train »,et avait déjà converti plusieurs personnes decette petite ville, entre autres, C7/a«de Chaperon^ qui fut choisi pour ancien de l'église, et L^ôûji*/; qui fut massacré bientôt après. Nous n'avons plus rencontré son nom depuis cette époque.
MOREL (Jean), héroïque jeune homme de dix-huit ans, qui donna sa vie pour la cause de rEvaugile, en 4558, naquit ;hi Tilleul, bourg de la Normandie, d'une famille de très-mèdiocre condition. Frère cadet du célèbre imprimeur Guillaume Morel, qui dissimula prudemment son penchant pour la Réforme, il travailla d'abord comme apprenti typographe dans l'atelier de l'imprimeur du roi pour le grec; mais plus tard, dévoré du désir d'apprendre, il trouva le moyen de le satisfaire, en se faisant, comme Ramus^ le valet d'autres écoliers. Eloigné du catholicisme par la vie licencieuse des prêtres, attiré vers le protestantisme
Êar le courage de ses martyrs, le jeune lorel finit par embrasser les opinious nouvelles et partit pour Genève, où il ne resta que buit jours, n'ayant pu trouver à s'y employer. De retour à Paris, il entra au service ^'Antoine de Chandieu, avec qui il fut arrêté et conduit dans les prisons du Châtelet {Voy. m, p. 327). Les prières et les remontrances de son frère ébranlèrent un instant sa constance. Sans renier positivement sa foi, il dissimula en présence du juge, et consentit même à signer une abjuration de ses erreurs, espérant mettre sa conscience en repos a Taide de réserves mentales. Le juge criminel du Châtelet se contenta donc de le renvoyer devant l'offîcial.
Mais Morel s'était trompé, en croyant
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trouTer la paix dans Thypocriaie. Il ai composé dans sa prison pour TiostructioD et rédificalion de ses frères un récit des nombreux inlenogaloires qu'on lui fil subir pendant une détention de plusieurs mois; c'est sans contredit un des plus merveilleux monuments de la piété, de la foi et du courage de nos martyrs. « Or, y lit-on, \oici devant Dieu, je ne men point: incontinentque j'eusignémes blasphèmes ée ma main, mon signe me fut comme le chant du coq à S. Pierre. Car incontinent que je fu reracné en mon cachot, ma conscience commença h m'accuser, si que je ne Savoy faire autre chose, sinon pleurer et lamenter mon péché. » Sa première résolution fut de ne point reconnaître la juridiction de rofticial et d'en appeler au parlement. Il fut donc transféré à la Conciergerie,oii il trouva d'autres confesseurs de l'Evangile qui relevèrent son courage et raffermirent sa foi encore chancelante; aussi, lorsqu'il comparut devant la cour, toute trace de crainte ou d'hésitation avait disparu.
Touché peut-être de sa jeunesse, et bien certainement étonné delà fermeté «tdela constance d'unadolescent,qui, en face de la mort, conservait assez de «ang-froid et de présence d'esprit pour embarrasser ses juges par ses réponses ioutes empreintes d'une profonde connaissance de la Bible et des Pères, le parlement se borna à rejeter son appel, le jeune martyr comparut donc, le 19 déc, devant Tofficial qui, parsentence <iu i 6 fév. 1 559, le déclara hérétique, le retrancha de TEglise et l'abandonna au bras séculier. Reconduit à la Conciergerie, presque mourant, tant il a- Tait été inhumainement tourmenté dans les prisons de l'évoque, et vraisemblablement empoisonné, Morel eut encore à subir un interrogatoire devant l'inquisiteur delà foi, et jamais «il ne combattit plus vaillamment. » On Voyait à l'œil, pour employer les expressions du Martyrologe, l'Esprit de Dieu s'augmenter en lui, plus il approchait de sa fin. Trois ou quatre jours après, il rendit son âme à Dieu, et son corps fut
porté en terre selon la coutume des prisons; mais dès le lendemain, sur le réquisitoire du procureur général, le cadavre fut exhumé et traîné dans un tombereau jusqu'au parvis Notre- Dame, où il fut réduit en cendres, le 27 février.
On a attribué par erreur à notre martyr les ouvrages de Jeaji Aîorely. Le seul écrit sorti de sa plume, à notre connaissance, est le compte-rendu de ses interrogatoires; il a été imp. dans le Martyrologe deCrespin.
MOiiEL (Jeân), gentilhomme normand, sieur de La Londe-d'lléroudeville, liiissadeux fils, nommés Gabriel, sieur d'Uéroudeville etco-seigneur de< Cardonville, et N., sieur do La Champaigne-Morel. Le sort do ce dernier nous est inconnu. Son frère aîné prit pour femme Françoise Du Mont, lille de Samuel, sieur de Bostaquet, dont il eut, entre autres enfants, Gabriel, IsAAG et Gabrielle. Celle-ci, née en 4G70, fut arrêtée avec son aïeule dans une malheureuse tentative pour sortir du royaume {Voy. VI, p. 223), et enfermée, en 1689, avec sa mère, aux Nouvelles-Catholiques de Rouen, où elle était encore détenue en 4 695 (Arch. gén, M. 671). Ses deux frères parvinrent à se sauver en Hollande.
L'atné fut tué, en 1692, combattant sous le drapeau hollandais. Le cadet, qui était capitaine au régiment du Maine, lorsqu'il quitta sa patrie, entra aussi au service des Etats- Généraux, gagna sur les champs de bataille le brevet de major-général, en 1690, et s'éleva par ses talents militaires au grade de lieutenant-général en 1704.
— Une autre famille noble de ce nom et également protestante habitait la Saintonge. Elle nous est connue par les procès-verbaux de plusieurs synodes provinciaux {Arch, gin, Tt. 238), où nous voyons figurer haac de Morel, sieur de Thiac, comme ancien de l'église de Salles, et Daniel de Morel comme ministre de Surgères. Celuici est peut-être le même que le dernier pasteur de Payré, où le fameux
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Demuin interdit Texercice en 4684, bien que les seigneurs du lieu professassent la religion réformée.
MOUEL (Léonard), ministre de réglise réformée de Yassy, en fS62.
Le culte protestant avait été établi dans cette petite ville, le M oct. 4564, par des ministres de Troyes en Champagne, et le nombre des Réformés s'était rapidement accru. Au bout de àmix mois, réglise comptait huit k neuf cents fidèles sur une population de 3,000 &mes. Indignée que des hérétiques osassent tenir leurs assemblées si près de son cbÂteau de Joinville, Antoinette de Bourbon, catholique fanatique, pria ses fils de la débarrasser de ce voisinage odieux. Les Prolestants de Vassy (4) n'ayant point voulu obtempérer à leur invitation de cesser leurs prêches, les Guise» à qui la politique dé* fendait pour le moment d'employer la Tiolence, essayèrent de ramener parla persuasion les hérétiques dans le sein de l'Eglise romaine. Ils envoyèrent à Vassy l'évêque de Châlons, Jérôme Burgensis, accompagné d'un moine qui passait pour fort habile dans la controverse. Les Huguenots ayant refusé d'as sister au sermon du moine, révoque consentit à se rendre dans le tenple protestant; mais le ministre, qui était en chaire, ne voulut point céder la.place au religieux, en se fondant sur la permission de prêcher que legouver-
. neur de la Champagne lui avait accordée, en sorte que tout se borna à' une
. contestation assez vive, où le beau rôle, c'est-à-dire le rôle de la sagesse
. et de la modération, n'appartint pas au
. prédicateur huguenot. Quelques jours après, le ministre fut rappelé par son église. Le consistoire de Vassy envoya alors demander un pasteur à Oenèie.
. On lui donna Léonard Morel, qui n'arriva cependant qu'au commencement de février 4562.
Vers le même temps, le cardinal de Guise et son frère se mirent en route pour l'Alsace, oii ils eurent avec le
(1) Cette petite Yîlle était da doaftire de la reine d*£cosse, nièce de» G aise.
duc Christophe de Wurtemberg «ne entrevue dont le Bulletin de Phistoire du protestantisme a publié (T. IV) «ne curieuse relation. En apprenant îi son retour à Joinville que « ceux de Yaisj faisoyent tousiours presches et avoy«nt ministres, et qu'ils s'augmeutoyénlide jour en jour et de plus en plus, » le duc de Guiso irrité jura de les châtier. Les écrivains catholiques se sont toujours efforcés de représenter le massacre de Vassy comme un événenieot fortuit; mais, dit Sismondi, «ilestdiffiôle de croire qu'au moment où les CaCboliques se réunissaient en armes peur disputer aux Protestants le libre eocercice de leur culte, permis par l'édii'^e Janvier, ce n'était pas un coup préoiédite, n Guise lui-môme, dans une .lettre écrite pour se justifier, ventpersualder que les Hugueiiuts furent les agces- «eurs. Cela estait vraisemblable? N'etssent-ils pas été hors de sens poor oser attaquer à coups de pierres «|ie troupe nombreuse et bien armée? Le duc de Guise était suivi, en effet, dTéniriron 200 hommes portant arquebuses, pistolets et coutelas, et il avait à Vàisj même une partie de sa compagnie de gendarmes, qui avait fait montres gotiques jours auparavant à Monstier-eo- Der, et qu'il y avait retenue. Prei^e nouvelle de préméditation, s'il en était .besoin après les récils détaillés |la . massacre qui ont été publiés dans les Mémoires de Condé et réimp. dans -le T. IV de la 4'* série des Archives cqrieuses.
Parti dé Joinville, le samedi dernier jour de février, le duc do Guise alla coucher à Dammartin-le-Fraoc. Le lendemain, après- avoir oui la meaee de grand matin, il prit la route de Vassy. En passant à BrousscTal, il entendit sonner des cloches (noas ^e comprenons pas pourquoi de Thén ajoute que c'était à une heure indn'e), et ayant demandé ce que c'était, on'Ini répondit que c'était le prêche des fiaguenots. « Par la mort^Dieu, é'éoHa j.La Montagne, maître d'hôtel du.dnc d'Aùmale, on les buguenotera tantôt
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d^une autre sorte. » Le duc hâtant sa marche, arriva hieutôt à Yassy, s'arrêta un instant dans Téglise catholique, en ressortit presque aussitôt, en donnant tous les signes d'une violente colère/et se dirigea vers la grange où les Huguenots célébraient leur culte.
Léonard More! venait de terminer les prières et commençait son sermon en présence de' mille à douze* cents personnes, hommes, femmes et enfants, lorsque la grange fut envahie par les gens du duc, Hosulte et la menace à la bouche. Il s'en suivit un horrible tumulte, et bientôt un effiroyable massacre. Les uns essaient de se sau- Ter par le toit, mais des coups d'arjiuebuse fes précipitent dans la rue ; les autres courent éperdus vers les issues et sont obligés de passer entre deux haies de soldats qui les percent de leurs glaives. D'autres encore en grand nombre sont égorgés dans le temple même. « Je ne puis croire, dit Lacretelle, grand admirateur pourtant de François de Guise, que le duc eût voulu cette épouvantable et lâche effiinon de sang; mais il avait évidemment voulu du tumulte. Celui qui, dans nne telle circonstance, n'a pu empêcher un massacre, donne la preuve qu'il a encouragé des violences. » Ce iqui le prouve encore mieux , selon nous, c'est que pas un des meurtriers ne fut ni recherché ni puni. La Cour, il est vrai, ordonna une enquête; mais contre les victimes I Des lettres-patenieSj datées du dernier jour de mars, commirent la Grand'Chambre du parlement de Paris pour connaître des faits arrivés à Yassy « par aucuns de la nouvelle religion. »
Le massacre dura plus d'une heure.
On ne sait pas exactement le nombre des personnes qui y périrent. Bèze en a publié une liste, que nous compiétterons au moyen de celles qui ont été imp. dans les Mémoires de Gondé. La Toici : Denis Morisot^ Jean Moisy^ Uan de La Loge^ Jean de Moniot et Jacques de Moniot, maître d'école, Fi^e Desckets et le gendre de Colas
Deschets, Jacoi de Lavi, Gnilî. Buciel ou Brîel, Poignant, Guillaume Drouet, Claude de La Boule, Claude Ckanguion, Colas Couvrepuis, Jean Vaucienne ou Poussiennes, Simon Chignet, Claude Hanciot, Jean Baudesson, Claude et Nicolas Maillardy Jacq.Joly, Pierre Jean, Pierre Qirard, Jean LepoiXy procureur syndic.
Colas Brisonnet, Colas, dit Magister, le grand Colas, Simon Sonnet, Julie , et Jean Colessou, Frelin, Pierre Pineur^ Colin Brachot, Jean Patam, diacre. Frérot, Antoine de Bordes^ sergent royal, Jean et Claude Le Fè' vre, drapier, Robert de PortUleSj Jean de Mongrot, Claude Guichard ou Richard, Jean Colin, Nicolas àfé»
nissier, drapier, Jean Boucher, Didiir ei Jean Jacquemart, Claude Bruyant , mattre Daniel Thomas, Jacq, Joullin (peut-être Joly), Claude Lejeune, Pierre Arnault, Jean Dubois, Girard Dauzamilliers et son fils, Didier La Madelaine, Didier Jobart, Nicolas Caillot, drapier, Quentin Jacquart, drapier, Nicolas Robin, Simon Geoffroy, Jean Jacquot, Claude Thevenin^ Claude Simon, la veuve de Pierre le jardinier, la femme Lanotte, Jeannette TillementeX sou fils, Nicole de Bordes, Marguerite Lucot, En tovt, soixante-huit, dont les noms sont connus, et qui, après avoir été égorgés, furent dépouillés par les gens du duc de Guise, comme sur un champ de bataille. « Outre les personnes ci-dessus nommées, lit-on dans le Martyrologe, il y en eut encore plus de 250 autres, tant hommes que femmes, qui furent fort navrez et .mutilez; dont aucuns en sont morts, les autres demeurèrent manchots et estropiez de leurs membres : ayans aucuns d'eux les bras, jarrets et doigts des mains coupez et emportez» (4).
(1) Bèze donoe la litte sBivaiitf da cent dtax qui fareot sealenept blessés : Aarou et Claude PhetUoi . Pierre Matthieu, Pierre Beney, GUton et S4iue Symonnet , Lupin A*- |r#/, Je^ tiJeMnelteBraikef, JoeqXediiW et son 01s , Nie, Légier, Claude Lorci, JL^fië Sebille^ Nicolês PeeteKat^ /. Etteg, la ttjmo
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Léonard Morel, qui était resté courageusement à son poste, ne quitta sa chaire qu'au plus fort du massacre. Il se dépouilla de sa robe, pour n'être point trahi par son costume, m;iis cette précaution môme faillitlui coûterla vie. Ëtant tombé entre les mains des égorgeurs, ils le percèrent de coups et allaient Tachever, lorsque doux gentilshommes le reconnurent et le firent mener devant le duc de Guise, qui ordonna de le conduire dans les prisons du château de Saint-Dizier, où il resta enfermé jusqu'au 8 mai 1563, que le prince Porcien le délivra.
Quelque tempsaprès cette boucherie, le parlement de Paris rendit son arrêt, qui ordonna que les murs de Vassy seraient rasés, et les anciens, diacres et surveillants de l'Église appréhendés au corps. On n'en put saisir que deux: Denh de Raynel , qui fut pendu, à la poursuite de la douairière de Guise, et Pierre Galois, qui fut détenu quelque temps à Saint-Dizier, et rendu à la liberté moyennant rançon. Quant aux fidèles de l'église, ils furent, tant que dura la guerre, victimes des plus mauvais traitements, de la part du gouver-
de Jean Lcjeune^ Marguerite Lemaire, Guichard PouUn, Antoine de Monget , Didier et Jean Lemoine^ Mcola,f Coiignon, Marguerite Cordier. Mcotas et Claudine Lerirrc, J. Guyol et sa ffmme, Ant, Flamant, J. Marchand, Pasquier Deschamps , J. Brenhon, Claude Al^reveur, Didier Didier, Edine Vaillant, François Courbant, Valent in lorice, Claude Gallois^ Nie. Millot, Jeannette Verresson,J . Humberty Alix Marchand, A'/c. Cussin, Claude Collot, Thomas, Pierre et Andrà de Bordes, Edine Lepoix, P.Chauffflur, J. Leve/tque, Marie de Nanteul, J. Cofflnet, Louis durtois, J. Mousot, Claude Roger, Henri Bcauvais, Claude Jacquemart^ Bastien Jojfpineux, Charles Lutout et sa femme, Didier Louis, Ant. Georges et sa femme, J. Marey, Me. et Henri Brachol avec sa femme, P. M ontarlot , Marie Girard, Jean et Ant. Humhert , Lauréat Tillement , Nie, Meussier, Claude Bourgeois, Jacq. Belin, Jeannette Longthier , Colin Le ferre , Nicole Robin, Claude Colle, Jean et Claude Guidon, Claudine Raulin, Cirette Langlois, Didier et p. Thiébaut , Jean et Claudine Dauphin , Nie, Panmier^J. Blanchot, Claude Chignet, Nie, Chausse, la femme de Pignot Lâche, Henri Bonnemain, Michel Du Terme et sa femme, Georges Villain,/, Lamy, SulpiceBartel eist femme, Nie, Perrin^ P. Fichon, Didier Lncol.
neur de Vassy et de ses soldats. Rs furent pillés, battus, outragés de toutes les manières, quelques-uns même massacrés, comme Pierre Haue, Moniot, sergent royal, Nicolas Leclerc^ et d'autres ; ou mutilés, comme Clau' din, à qui le prévôt fit couper le nez» pour le punir d'avoir chanté un psaume. La boucherie de Vassy ouvre celte longue séfie de g«ierres*et de massacres qui pendant près de quarante ans ensanglantèrent le sol de la France.
« Cet accident, raconte Caslelnau, étonna la Cour, et plus les Protestans par toute la France; lors le prince de Condé, l'amiral et le chancelier de L'Hospitaletautresquitenoienlleparly, en firent des grandes plaintes à la reyoe mère du roy. Les autres excusoient le cas, comme estant advenu par inconvénient et sans eslre prémédité. Il y eut de là plusieurs ministres protestans qui preschèrenl ce fait estre une impiété la plus grande et la plus cruelle du monde. Au contraire, les prédicateurs catholiques soutenoient que ce n'esloit point de cruauté, la chose estant advenue pour le zèle de la religion catholique, et alléguoient l'exemple de Moyse, qui commanda à tous ceux qui aimoient Dieu de tuer sans exception de personne tous ceux qui avoient plié les genoux devant l'image d'or, pour luy faire honneur, et après qu'ils en eurent tué trois mil , il dit qu'il leur donnoit sa bénédiction, et la prélature de tout le peuple, pour avoir consacré leurs main? au sang de leurs frères pour le service de Dieu. Et que Jéhu, roy de Samarie, fit mourir pour mesme zèle deux roys et cent douze princes de leur sang, et fit manger aux chiens la reyne Jezabel, et ayant fait assembler tous les prestres idolâtres, feignant eslre de leur religion, il les fit tous tuer dans le temple par le commandement de Dieu : de quoy il receut sa bénédiction, et ses enfans héritiers du roy jusques à la quatrième génération, pour avoir vengé l'honneur de Dieu. Toutefois, ceux qui en parloient plus politiquement estimoient que cet inconvénient
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advenu audit Vassy apporleroil beaucoup de maux, attendu que l'assemblée n'estoit faite que suivant les édicls, esquels il n*y avoit point de révocaliou, et que tels discours de part et d'autre faits par les ministres et prédicateurs, estoient semences de sédition, qu'il faloit réprimer. »
M01ii:l (Marc-David), né à Montbéliard, le 27 avril 1739, Qt ses premières éludes au gymnase de sa ville natale , et alla les continuer à Tiibingue, où il se fit recevoir candidat en théologie, en 1760. Sept ans après, il entra comme aumônier dans le corps de troupes luthériennes que le roi de France tciiait à sa solde; mais bientôt après, il fut nommé vicaire de l'Église française luthérienne de Sluttgard.
L'année suivante, il devint pasteur ordinaire de cette. église, et en 1774, il fut chargé de renseignement de la langue française au gymnase. Ou a do lui une thèse, inip, en 1758 à Tubiugue,?ous ce litre : Philosophus christianus seu argumentum pro veritate religionis christianœ exmeris iraditionis humanœ stricturisdesumptum.
MOJVELET (Pierre), né en 1647, fils de Ilumhert Morelet , avocat au parlement de Dijon, qui avait laissé une excellente réputation parmi ses confrères, embrassa la môme profession que son père. Il s'établit, comme avocat, à Buxy, dont il représenta l'église, en qualité d'ancien, à divers synodes provinciaux, où il remplit les fondions de secrétaire. A la révocation de l'édit de Nantes, il fut un des premiers à abjurer; mais sa femme, Jeanne Bouvot ^ fille de Lazare Bouvot , qu'il avait épousée en 1669, refusa absolument de se convertir et mourut sans vouloir recevoir les sacrements de l'Eglise romaine. Cette «opiniâtreté» de sa femme fit naître de violents soupçons contre lui; malgré ses protestations, on le tenait pour un mauvais catholique, et on commença par lui enlever sa fille, qu'on envoya) en 1 693, dans un couvent du pays de Gex; puis on finit par l'arrêter lui-même, le 48
octobre 1 694, et on l'enferma \ Pierre- Encise {Arch, gén, M. 672.)
JIIOULLY (Jean-Baptiste), dit de Vi7/îVr5, appelé aussi Aiore//y et moins exactement Morel, en latin Morelius^ était natif de Paris, mais il s'était réfugié avec sa famille à Genève pour cause de religion. C'était un homme d'esprit et de savoir, plein de zèle pour la Réforme et surtout de bonne foi. Ne trouvant point dans les temps apostoliques le modèle du consistoire tel que Calvin l'avait organisé, ell'histoire de l'Eglise rhrétiennc lui montrant, au contraire, l'assemblée entière des fidèles appelée, jusqu'à l'origine de lahiérarchie,à prononcer en dernier ressort sur toutes les questions importantes concernant la doctrine, les mœurs, Téleclion des pasteurs, etc., il osa exprimer le vœu qu'on en revint 5 l'ancienne constitution démocratique dos communautés chrétiennes , dans un ouvrage qu'il éoumil au jugement du réformateur lui-même; mais Calvin, qui n'aimait que l'on critiquât ni ses doctrines ni ses institutions, lui retourna son ou* vrage avec un billet portant qu'il n'avait pas le temps de lire un si gros volume écrit sur un sujet qui a^ait été décidé par la Parole de Dieu. Morely, blessé peut-être de ce procédé, envoya son manuscrit à Lyon, sans le soumettre à la censure, obligation à laquelle les ministres eux-mêmes, y compris Calvin, étaient astreints, et le fit imprimer sous ce titre : Traicté de la discipline et police chrestienne^ Lyon, de Tournes, 1561, in-4*, en le plaçant sous le patronage deTtref .Cet ouvrage n'est pas moins remarquable par la clarté et la correction du style que par la force des raisonnements; la plus grande modération y règne d'ailleurs d'un bout à l'autre, et l'on y chercherait en vain une attaque directe contre la discipline calviniste. Le seul reproche que l'on serait peut-être en droit d'adresser à l'auteur, c'est qu'il choisit un moment peu opportun pour le mettre au jour; mais l'inopportunité d'une publication est-elle une raison suffi-
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santé pour la condamner , comme le Synode national d^Orléans condamna, en 1562,1e traité de Morely, qai te Uii avait jtrésenté lui-même, et surtout pour en eicommunier Tauteur ? Beaucoup de personnes, et des plus zélées jpour la Cause, trouvèrent la sentence du Synode très-étrange. SoubisCi entre autres, s^en expliqua vivement avec JBèzâj qui parvint à le calmer, sans doute, en insistant sur les considérations politiques. Morely, qui s'était rendu à Orléans pour y défendre ses opinions, se retira alors à Tours, «j^ il trouva dans le pajsteur Saint- Germain un adversaire aussi ardent que Bèze lui - même. 11 retourna donc à Genève, au mois de nov. 4562. Peu de temps après son arrivée, il reçut une citation à comparaître devant le consistoire pour avoir à se rétracter.ll refusa d'obéir en offrant toutefois de^e soumettre au jugement de Parel, de Viret et de Calvin. Ce dernier ne voulut point accepter le rôle d'arbitre, ejn déclarant qu'il n'était pas supérieur au Synode qui avait prononcé la condamnation. Morely demanda alors lapermission de se défendre par écrit; mais le consistoire «attendu qu'il ne respondoit pertinemment et qu'il sçavoit cependant bien maintenir ses erreurs, > l'excommunia, le 34 août 4563, et le déféra, comme scbisma tique, au Conseil qui fit brûler son livre par la main du bourreau et en défendit la vente, le 16 sept. L'irritation ne fit que croître entre les deux partis. Trois synodes nationaux, celui de Paris, en 4 565, celui de La Rochelle, en 4571, et celiiî de Nismes, en 4 573, furent encore appelés à s'occuper de cette question, et la résolurent contre Morely, en condamnant de nouveau comme hérétique son Traité de la discipline et en ajoutant à cette condamnation celle de sa Réponse à la Confirmation de la dîteipline, sur le rapport de Bèze, Chan" dieu et BeaulieUj chargés de l'examiner.
Dès. 4563, Morely avait prudemment quitté Genève. Une lettre d'Hés-
périen à Bèze {MSS. de Genève, N* 497^), nous apprend qu'en 4 566, U remplissait les fonctions de précepteur auprès du fils de Jeanne d'Albret {K), qui, sur les instances du consistoire de Genève (2), le remercia de ses services et le remplaça par Milet, Nous savons déjà par une autre lettre du ministre de L^i/r^ (Voy. p. 4 5)que«beaQceup de grands personnages » partageaient ses opinions. Nous nous croyons donc autorisé à conclure delà qu^ilfot victime des passions cléricales, et qa*il ne fut poursuivi avec tant d'acharnement par les ministres que parce que ses doctrines menaçaient leur autorité. Après sa dernière cendamnationaaSjoede de Niâmes, l'église de Paris, qui jusque-là ne lui avait point été hostile, se
(1) A u même époque, de La fkùtke êuit préeeptear de Cttherinê de Nêv^m^
(S) Oi lii dan» les Notes extraites des registres da eoDsistoire de TéKlise de Genèvf, par Cramer : Du 28 nenr. 4566: Sur ce qii a esté proposé, par M .de fi^^f, Binistre,toocte!it ,ie blaspbèfflftfaict contre Dieu et le tort Iakt à ceste éslise, voyre k la Seigneurie, par lehan Morelli de Paris qni aulirefois a htMlé en ceste cité, conteuns è& lettres par Mit speet. ministre addressantes a lui et a tons les ministres de ceste église. A esté adviaé 4e bailler charge aodiet M. de Bèze, M. RewtmU ministre, M. le marqais Galéace CaraceMo et ao sienr F. de Ghasteauneaf assistai ti consistoire d'aUer propouseret remonstrerJe faict pardevant Messieurs et les prier de biei fpeser] le faict poor en rescripre a la roftte de Navarre et k son conseil an sein de lt« ^elle iedict Horelli s*est allé fourrer.— D« 5déc. 1566. Sar le faict de Jehan Horelli de Paris dont fosttraicté jeudi dernier felet inssi devant Messieurs, a esté advisé, par «le rapport de M.de Besze an nom des mitristres, qo-'ll seroit bon d*envo)rer et déléguer un dM .-àinistres de cesteégllse poar aller pardevtst >la royne de fiavarre poor lai remonstrer:Ia laict^noa paspar forme de plain€te,alns scnllement par forme d'advertissemeot, et poar j .ponrTeôir, et premièrement qaeN. l'admyral 'de France en soit adverty, tosttefois ave6>le ^00 lontoir de Messieurs, et afiia que les eb05<*s soient déduicles par ordre, le fatct lenr soit communiqué dès demain: pour ce faire plaise I M.deBe«ze et auxaultres sieert eommis deijeudi aller propoaser le faict pardevant eul^'a demain.* On éprouve u vif regret en voyant Bèze intervenir aussi actitemedtdans une odieuse persécution exereèe «omtreni bomne émineai. dont le seul erlme était de vouloir ramener véritableme&l !*£• glise a» institutions de Tàge apostolique.
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tourna aussi contre lui.À dater de cette ^oque, Morely disparaît de la scène.
Tout nous porte à croire quMl passa en Angleterre, et qu'il est le mime que Jean iSorel ou plutôt Moreli {Joannes Morelius)^ fugitif de France pour cause . jde religion, déjà vieux et presque décrépit en 4 589, comme il nous rapprend lui-môme dans la dédicace à la Teine Elisabeth de son TractatiêS de etclesiâ ah Antichristo per ejue es>eidium liber andâ, eâque ex Deipro- .inissis beatissime reparandà : eut nddita eet ad calcem verissima cer- ^issimaçue ratio coneiliandi dissù dit de cœnâ Pomini, Loud., 1589, in-^*; trad.en allen).parF.Kran|pejer, .60US ce titre : Extirpatio 4^ttchri$' ti, sive Explicatio in Apocalype, S. hannis qualiier Àntichri$tm ex ehrisHanâ EcclesiâexterminaripoS" Mt, ewm solntione liiis de cœni Do- , mm, [ Basil J 1594, in-12. Ce Jean ^Vorelifdont LeIong,danssa BibLsacra, fait à tort UQ allemand, a encore pijiblié, %t\QVL^'à\X,Verborumlatinor%m v^M» grade ançlicisque eonjunctotum locupletissimi commeniarii , Lond,, 15«3, in-fol.
M0RET-1>ELA FAlrOLL,E(J<.), de Poitiers, avocat au parloment et auteur d'une/ftx^oir^^^ la république romaine j Paris, 1676, in-4?, ,4»jura ■Jk Paris la religion réformée entre Tes •mains deTarchevêque, au moisdenoY.
.4684. Son fils, seul religioonaire qui restât à Richelieu, suivant le Mercure, isuivit son exemple au mois de mars suivant. «Il a du mérite, dit le nouvelliste, et de Tespril infiniment ; sa con- .version en est une preuve.» On serait :t6nté de croire que c^est une épigramme. Après sa conversion, Mpret-de^)ia f ayolle publia encore Le paravent de Ja France contre le vent du Nort ou Réflexions sur un livre anonyme intitulé Le vrai intérest des princes chrétiens, Poitiers, 169^, in-19.
Cet apostat desceodait peut-être
i à^ Antoine Moret , sieur de Réa^,f>n
Des Réanx» chambellan et conseiljiBr
du roi de Navarre, qui l'employa atb«
succès dans des négociations importantes, notamment en 1586, en Sois$e, en Allemagne et à Venise; en 1587, à Strasbourg et eu Suisse; en 1588, en Guienne , en Languedoc, en Dauphiné, puis en Allemagne; en 1590, de iipiiveau en Allemagne.
nbniN (Etienne), savant orientaliste, né à Caen, le 1 janv. 1 625. d7- $aac Morin, marchand, et de Susanne de Rue, Morin était destiné à remplacer dans son comptoir son père, qu'il perdit k l'^ige de trois ans; mais ses goûts le portaient vers les lettres, et il finit (rar •obtenir de sa mère la permission 4e suivre son penchant. Il fit donc ses étades à Sedan, où il soutint, en 1646, 80U8 la présidence de Rambours^ ntie thèse De fundamento fidei Ecclesia romands. Il partit ensuite pour ruiritersité de Leyde, où il suivit avec un grand succès les cours de théologie et de langues orientales. De retour en Prance, il fut nommé, en 1649, pasteur des églises de Saint-Pierre-sur- Dive et de Saint-Sylvin, qu'il desservit .pendant quinze ans sans agréer aucune '^aes vocations qui lui furent adressas 'tardes églises beaucoup plus impoTitantes. Il finit pourtant par céder aux éoUicitations réitérées de ses compatriotes et consentit, en 1664, à accepter dans i*église de Caen une place ue pasteur, occupée avant lui par son grand-père et son bisaTeul. Son mérite tie tarda pas k le lier avec Iluet, Segrais, Le Pautmier^ Moisan - de - Brier^, Boehart^Du Bosc,c'Qsi à-dire avec les membres les plus distingués de l'Académie qui venait de se fonder dans bette ville et dans le sein de laquelle il'fbt admis avec empressement, malgré flia qualité de ministre. Forcé de sortir de France par la révocation de l'é- 'dit de Nantes, il se retira en Hollande iet d*étabUt d'abord à Leyde (1)! Un
(1) D*aprè8 one liste des pasteurs réfugiés 9Jk Hollande, dont M. Francis Waddiogtoo nùn* a commoniqaé une copie, fégli«e de ^m aaraitété desservie de 1677 k 1688 par Etienne Mi^rin, ancien ministre de Caeo, ce qvi contre(lit toutes les biographies de notre pasteor.It ne nous a pas été possible d'éclaireir
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homme aussi émincnlne pouvait rester longtemps sans Gtre employé. Au bout de cinq moi5,ii fut appelé à Amsterdam comme professeur de langues orientales. Deux ans après, le 8 août 1688, il joignit à cet emploi celui de ministre ordinaire de réglise wallonne. 11 remplit avec réputation ces doubles fonctions presque jusqu'à sa mort, arrivée le 5 mai 4 700. Malgré son grand âge, il jouissait d'une santé parfaite. De son mariage avec Hélène Le Paulmier , nièce de Jacques Le Paulmier-de- Greniemesnil, célébré en-4 6r>2, naquirent dixeufanig, dont l'un, Uenbi, né à Saint-Pierre-sur-Dive, en 1 655, ne put obtenir la permission de le suivre.Retenu à Caeu et rendu catholique de par le roi, il vini se ûxer à Paris et entra plus tard dans TAcadémie des inscriptions par la protection de Tabbé de Caumartin. Un de ses frères, qui avait été chapelain de M"« de Rohan, jusqu'à la mort de celte dame, en 1 684, passa en Danemark avant môme la révocation {Arch. gén, Tt. 287). Un troisième. Benjamin, fut enfermé aux Nouveaux-Catholiques de Caen, d'où il ne sortit qu'en 1 69 j (/itrf. Tt. 317). EnGn deux demoiselles Morin, filles apparemment de notre pasteur, étaient, dans le môme lcmps,détenues aux Nouvelles-Catholiques de ia môme ville.
Dans son Eloge de Bochart, M. le pasteur Paumier nous apprend que l'une d'elles se convertit etépousa le célèbre avocatElie do Beaumont; mais sa sœur demeura ferme dans sa foi et devint la femme d'un Colleville. Le sort des autres enfants d'Etienne Morin n'est pas connu; selon Nicéron,il en emmena trois avec lui eu Hollande. Voici la liste de ses ouvrages :
I. Vita Jacobi Palmerii Grentismenilli, publiée en tôte du Graeciae antiquae descriptio, parPflttZ»2i>r(Lugd. Bat., { 678,in-4*);réimp . dans les Vit»
«electae de Gryphius.
celle difficulté. Nous voyons figurer dans cette même liste comme pasteur de l'église deBergop-Zoom, de 1687 a 1702, un Jean Morin,qiiL en 1674, desservait Téglisc de Mofise lArch. gén, Tr. 247;. Eiaient-ils parents?
II. Dissert, VIII in quibus mulia sacra et profanœ antiquitatis mon^^ menta ^:rj!)^tca;»^tfr,Gen.,4683/iD~8*; 2» édit. augm., Dord., 4700, in-8«. — Ouv. plein de recherches curieuses.
III. Oraiio inauguralis de linçuarum orientalium ad intelligentiam S.S.utilitate, habita die tlfebA 686, Lugd. Bat., 1686, in-8*; réinop. avec le N* VIII.
IV. Dissert, de horis $alvifiem passionisD. nostriJ. Ch„ irap.avec le N* lir, et réimp. avec le N* Vill. — Morin cherche à concilier S.Marc et S.
Jean sur le temps de la crucifixion.
V. Vita S. Bocharti, imp. en tôle desOpera dç Bocharl(Lugd. Bat., 1692, in-fol.). — On trouve dans ce oit!^me ouvrage une dxss. De paradiso terres^ tri, par Morin.
VI. Exercit, de îinguâ primat à ejusque appendicibus in quibus mml^ ta S. S. loca, diversa in linguit mul~ tiplices memorum Isr.aelitarum et Samaritanorum species atque varia consuetudines exponuntur^ UUrai., 4 694, in-4'.
VII. Epistola II de Pentateucho Samaritano, imp. dans l'ouvrage de Van Dale : De origine idolatria; (Amst., 4696, in-i").
VIII. Explicationes sacra et pkilologica in aliquot V, et N, T. loca.
Lugd. Bat., 4 698, in-8».
IX. Lettre sur V origine de la lan^ gue hébraïque, imp. daus le T. I des Dissertations recueillies par Tilladet (Paris, 17U,in-12).— Dans cette lettre, datée de 1679, Morin, s'efforce de prouver que Dieu lui-môme a inspiré la langue hébraïque à Adam.
X. Remarques sur Jérémie Xl^i 9, msc. relié dans le T.XIV de la CoUect. Gonrart.
MORITS (François de), sieur du Sondât, président aux enquêtes dans le parlement deGuienue, «bon juge, passionné poursa religion » ,lit-on dans les noies secrètes sur le personnel des p:irlements rédigées en 4663, était le fils de /^a«3fom, conseiller à la Chambre mipartie de Bordeaux, en 4600. Il laissa»
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de son mariage avec Marie Sarrau^Mû fils nommé aussi François, qui épousa* en 4 669, ài Tâge de 39 ans, Âfam Muisson, veuve de David de La Croix, sieur de Merval {Heg, de Charenton).
De cette union naquirent: l*" Marie, morte à l'âge de 18 uns, en 4684 ; — 2" MARiE-ËLisABETn, néo en 1671; — 3* François, baptisé le 5 mars 1673.
 la révocation de Tédit do Nantes, François de Morin passa dans les pays étrangers {Supplcm, franc. 791. 2;.
Peut-être conviendrait-il de rattachera cette famille de robe Jean Morin, sieur de Montbrun, fils de Pierre Morin, sieur de Chasseignes, et ^* Olive Gaillard, qui était attaché comme avocat au parlement de Paris, lorsqu'il épousa, en 1 638, Elisabeth de Cosne, fille de Jacques de Cosne, sieur de Chavernay, et ù* Elisabeth Chamhret, qui ne lui donna qu'une (ille,ELi- SABETH, moiie peu de temps après sa naissance. Resté veuf,il se remaria, en <642, avec Susanne de Pojpincourt, fille de feu Franço's^ sieur de La Tournelle, et de Tranquille de Teriereau.
MORI^î (Luc), médecin de la Faculté de Montpellier, ne nous est connu que par une traité qui prouve que la tnéologie ne lui était pas étrangère.
En voici leiiireiDilucidatio articularum controversorum inter Lutheranos, Calvinianos et Arminianos, lond., 1656, in-12. On dit qu'il se retira en Angleterre et s'attacha au protecteur Cromwell. Peut-être est-il identique avec Luc Morin, sieur do Villeneuve, natif de Blois. qui eut de son mariage avec Racket Gautier, un fils nommé Pierre, lequel fut ministre à Châteaudun etépousa,en 1 667, Anne Monginot, En tout cas, il ne peut être confondu avec un autre Luc Morin, marchand de Blois, qui vivait à la fin du XVI* siècle. C'est du mariage dece dernier avec Jac^tc^f^e Gaussand .
que naquit, en 1591, le célèbre oratorien Jean Morin, qui, après avoir terminé ses éludes à l'université deLeyde, Tint à Paris, od il se laissa convertir
par Du Perron, et sur qui, par conséquent, la France protestante n'a pas de droits.
MOnLAS (Jean de), fils naturel de Salettes, président du parlement de Pau, fut élevé aux ïms àe Jeanne d* Al^ Iret et des églises du Béarn. Il était destiné au ministère sacré, mais son esprit hautain, ambitieux visait à autre chose qu'à une modeste place de pasteur. A l'époque de la réconciliation des deux rois, c'est-à-dire vers 1589, il renonça donc à la carrière ecclésiastique pour s'attacher à la personne du roi de Navarre, dont il devint un des agents les plusactifs,et dont il sut si ha- Lilementflatter les défauts, que ce prince le prit en affection elle nomma conseiller d'Etat.On a dit qu'en 1 593,Morlas brigua l'honneur d'être choisi avec Uo^a» pour défendre les doctrines protestantes contre Du Perron, et que l'un et l'autre, infiifèles à leur mandat, ne songèrent qu'à faire briller le futur cardinal. Nous examinerons à l'article ROTAN ce qu'il y a de vrai dans cette accusation; il suffit d'établir ici que Morlas fut un de ceux qui travaillèrent avec le plus d'ardeur à lever les scrupules feints de Henri IV et à l'amener aune abjuration publique.Peu de temps après « le saut périlleux», Morlas s'aperçut que sa religion l'éloigneraitdes bonnes grâces du roi, et comme son père, comme Sponde, lieu tenant- général de La Rochelle, comme Bonnières, « gentilhomme servant chez le roi de Navarre et fort familier de son maître» , comme un grand nombre d'autres ambitieux, il n'hésita pas à sacrifier sa religion. Le clergé fit beaucoup de bruit de celte conversion; mais, dit L'Estoile, il faisait un miracle de ce qui était tout ordinaire aux esprits ambitieux comme le sien, à savoir, de suivre toujours la religion qui sert à leur dessein. Il paraît que le dessein de Morlas était d'arriver à une place de secrétaire d'état; mais la mort l'arrêta dans sa carrière. Lorsqu'il décéda â MAcon, le 27 août 1 595, il n'était encore que membre du conseil privé et
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