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en 4647. Serait-il le ûls de notre Du Gravier ? Rien ne s'oppose à cette hypothèse. Ajoutons que Samuel Loumeau, pour qui Du Plessis-Mornay professaitunehaute estime, et qui mourut en 1637, avait un fils, nommé Pierre, qui, à Tâge do dix ans, était, au rapport de Colomiès , un prodige par sa profonde connaissance de la langue hébraïque.
Une famille protestante de la Saintonge portait un nom presque identique. Nous avons parlé ailleurs (Toy. VI, p. 555), de Jeafi de Lommeau, qui fut, en 1560,dépulé par ses coreligionnaires à Burie pour lui présenter des remontrances au sujet du commandement qu'il leur avait donné de cesser leurs assemblées. Une trentaine d'années plus tard , l'histoire de nos guerres civiles fait mention d'un capitaine VHommeau qui servit, en \ 587, au siège de Fontenay-le-Comte; en 1 588, à la reprise de Maraus, et qui défendit vaillamment Les Herbiers contre Mercœur.
Cette famille resta fidèle à la foi protestante, DÎiême après la révocation. En 4720, sur un faux bruit que le pasteur du désert Berthelot avait été arrêté, quelques Protestants, au nombre desquels figurent un Loui$ et un Jacques ÙHommeau, conçurent le projet de le délivrer. Ils furent tous arrêtés et mis en jugement. Louis L'Hommeau fut condamné aux galères, ainsi que Pierre Salle, Jean Terrasson et Jacques Du Breuil; mais il parait qu'il y eut commutation de peine, ces noms ne se trouvant pas dans les nombreuses listes de galériens qui ont passé sous nos yeux.
Par la môme sentence , Jacques Jonchère fut banni, tandis que Jacques Salle et Jacques L'Hommeau ne furent condamnés qu'à la prison {Arc/i. gén.
L'UtlLLIEU (Etienne), de Bourges, réfugié à Genève. On lit dans le Journal de Glaumeau : « En 1 556, le \ 1* jour de nov. partit de cette ville de Bourges ung nommé Estienne Lulier, bourgeois, avec sa femme, enfans et famille, ot s'en alla demorer à Genève. »
L'année suivante, L'Huillier obtint, ainsi que son fils, les droits de bourgeoisie dans sa patrie d'adoption. Ce fils, nommé Guillaume, s'appliqua à l'étude de la théologie et fut donné pour pasteur à l'église de Castelnau en Périgord. A la Saint-Barthélémy, il parvint à se sauver à Genève; mais il parait que plus tard, il retourna en Guienne où un Luillier ou L'Huillier exerçait encore les fonctions pastorales au commencement du xvii^ siècle (Toy. Pièces justif.N'LWlI).
Plusieurs réfugiés français du nom de L'Huillier allèrent, pendant les persécutions, chercher un asile en Suisse.
A l'époque de la révocation de l'édit de Nantes, Jacques L'Huillier se retira à Zurich et s'y établit avec sa femme et huit enfants (Mss, de Berne^ Hist. helv. VII, 9), et Abraham VHuillier^ marchand de Maçon, se réfugia à Yevay avec sa kmmQ Jeanne Belot^^ près cinq ou six années d'exil, Abraham L'Huillier éprouva le désir de revoir son pays natal et son fils Guillaume qui s'était converti. Il rentra donc en France, en 4 69!, mais il fut arrêté et jeté en prison {Arch. gén, M. 675). A Genève aussi, Daniel Vlluillier obtint, en 4 699, les droits de bourgeoisie, en môme temps que son fils Abraham, son frère Jacoô-PAi/tp^tf, orfèvre de Maçon, et ses mvenx Jean-Henri^ Jacob, Lau' rent et Théodore,
C'est sans doute de cette dernière famille que descendait le savant mathématicien Simon Lhuilier^ qui naquit à Genève en 1 650, et était fils,selon Sénebier, d'un Laurent Lhuilier .Elève de Le Sage, membre de la Société de Pologne pour l'éducation et de plusieurs corps littéraires, correspondantdel'AcadcmiedePétersbourgetprofesseurde mathématiques à Genève, Simon Lhuilier a mis au jour quelques ouvrages, dont nous nous contenterons de donner les titres.
I. Arithmétique pour les écoles palatinales^\SiTSoyie, 4778, in-8*. — Ouvrage couronné par la Société de Pologne pour l'éducation.
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II . De relatione mutuà capacitatis et terminorum figurarum geometricè consideratâ^ seu de maximis et minimis, jpars I elementaria, Varsov., 478Î, in-40. — La suite n'a pas paru.
IIÏ. Exposition élémentaire des principes des calculs supérieurs , Berlin, 4787, in-4'. — Ouvrage couronné, en 1786, par TAcad. de Berlin.
IV. Polygonométrie et abrégé d'isopérimétrie élêmen taire, Gen . , 1 7 8 9 , m-4«.
V. Examen du mode d*élection proposé à la Convention nationale en fév, 1793, et adopté à Genève, Gen., 1754. in-8\
VI. Principiorum calculi differentialis et integralis expositio elew^w^am, Tubing, 1795, in-4*.
VIL Précis d'arithmétique à Vusage des écoles primaires, Gen., 1797, in-12.
VIII. De la corrélation des figures de géométrie, Gen., 1801,in-8\
IX. Elémens raisonnes d'alglbre^ Gen. et Paris, 1804, 2 vol. in-8».
X. Elémens d'analyse géométrie que et d'analyse algébrique, appliquas à la recherche des lieux géométriques, Gen. el Paris, 1809, in-i®, avec figg.
Lbuilier a été un actif collaborateur de plusieurs recueils périodiques. Il a publié dans les Mémoires de l'Acad.
de Berlin (1781) : Mémoire sur le minimum de cire des alvéoles des abeilles ; — dans les Mémoires de Tin stitut de France, classe demalhém. et de physique (T. l) : Théorèmes de polyhcdr orné trie ; — dans les Mém.
de TAcad. des sciences de Pélersbourg (T. IV) : Démonstration immédiate d'un théorème fondamental d'Euler sur les polyèdres et exceptions dont ce théorème est susceptible ; — dans les Transact. philos. (1796) : Elementary manner of obtaining the séries by which are expressed exponential quantities and the trigonométrie functions of circular arcs ; — enfin dans le Journal eucyclopéd. (1773) :
Lettre en réponse aux objections
élevées contre la gravitation newto* nienne ; (1 785) : Examen du mémoire sur les poids et mesures oié Von se propose le moyen d'avoir des étalons ou modèles de mesures et de poids qui soient réglés par des principes certains et invariables ; (1786-87) :
Théorie des solides piano-super fi^ ciels : (1788-89) : Sur la décomposition en facteurs de la somme et de la différence de deux puissances à exposayits quelconques de la base des logarithmes hyperboliques, dans le but de dégager cette décomposition de toute idée deV infini; (1 796) : Solution algébrique du problème suivant : A un cercle donné inscrire un polygone dont les côtés passent par des points donnés ; Sur les probabilités ; Mémoire sur Vart d^estimer la probabilité des causes par les effets: Remarques sur Vutilité et V étendue du principe par lequel on estime la probabilité des causes';, (1 797) : Mémoire sur V application du calcul des probabilités à la valeur du témoignage.
L'UUILLIER (Théodore), sieur de Chalanuos, fils de Jean, sieur de Cbalandos, et de Catherine Bochart de Champigny, gentilhomme ordinaire de la chambre des rois Henri IV et Louis Xlll, capitaine d'uue compagnie d'hommes d'armes de leurs ordonnances, est peul-Clre identique avec «A/atson fleur, ù\i Vlluillier, que La Popelinière qualifie de Parisien, et qui alla en Hollande avec Lorge, Payet, Cateville, etc. après la retraite de la flotte conduite par Montgommery au secours de La Rochelle, en 1563. Une famille de ce nom habitait effectivement Paris et quelques - uns de ses membres avaient embrassé le protestantisme, puisqu'eni 625, JeanVHuillier, bourgeois de Paris, épousa dans le lemple de Cbarenton , Anne Rairnond, veuve de Jean Grenon, ministre do Laval. Quoi qu'il en soit, Théodore L'Huillier prit pour femme, en 1591, Esthcr GwicAarrf, iille de Jean Guichard, sieur de Paire, et de