II. Vers françoiif publ. en této du
Recueil d'arrêts du parlement de Bourgogne, par Joh Boutot (4 623, in- 4''). M AGI ET (Jban), procureur au bailliage de MeHux, « homme vigilant et de fort bon esprit , » victime de la Saint- Barthélémy. La nouvelle des massacres exécutés à Paris parvint à Meaux le dimanche, sur les quatre heures du soir, apportée par un courrier exprès adressé à Louis Cosset, procureur au bailliage. A sept heures, les portes de la villa furent fermées, les maisons des Huguenots fouillées , et tous ceux qu'on y trouva, hommes et femmes, traînés en prison. Avertis à temps de ce qui se passait par Matthieu Moreau, les Protestants qui habitaient le Grand-Marché s'enfuirent, en sorte que lorsqu'il s'y transporta, escorté de ses sicaires, le lieutenant Cosset ne trouva plus que quelques femmes, « avant lesquelles tuer, raconta d*Anbigné , ils
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choisirent celles qu'ils vouloient viol- 1er, et puis assomment lout en un monceau. » Au nombre de celles qui périrent, on cite les femmes de Quentin Rentier, du drapier Jean de Frunoy^ du mercier catholique Guillot, celle de Philippe Savart , une veuve nommée Geneviève Dalibert^ La Pringette, Pasquette , la femme du cordonnier Nicolas et celle du bonnetier du môme nom.
Enivrés par Todeur du sang et furieux de révasion des Huguenots du Grand-Marché, les zélés soutiens de la foi romaine rentrèrent en ville et recommencèrent les perquisitions avec un redoublement d'ardeur. Jean Maciet, qui avait réussi à se cacher, fut découvert et immédiatement égorgé. Gilles Le Comte , marchand drapier, tomba ensuite entre les mains des meurtriers, qui le précipitèrent par la fenêtre et le traînèrent par les pieds jusqu'k la Marne, oùils le jetèrent après Tavoir percé de coups de poignard. Trois autres fugitifs, réfugiés sur le toit d'une maison, furent poursuivis, saisis et tués sur place. Tels furent les exploits des défenseurs de l'autel pendant cette première nuit. Le lendemain 26 août, les assassins se transportèrent au ch&teau où les Prolestants arrêtés la veille avaient été enfermés, au nombre d'environ deux cents. « Gosset sur les degrez de la prison, continue d'Aubigné, appelle par roolle tous les enfermez, que quatre ou cinq assommoient et précipitoient dans les fossez du chasteau; mais enfin ceux-ci estans lassez, la foule mena le reste dans la rivière.» Que s'est-il passé de plus odieux dans les massacres de septembre? Les noms d'une partie de ces martyrs sont arrivés jusqu'à nous. Ce sont ceux de Nicolas Ozanne^éln de Meaux, qui tomba un des premiers ; Nicolas Maciet, greffier au bailliage, frère de Jean, Claude Bontems et Philippe Poyet , praticiens , L0W.S Villette, notaire , Jean Adam, sergent au Châlelet de Paris, Jea» Liévin, Quentin Croyer, surveillant de réglise, Faron Regnard^ Nicolas
Montdolot,Guy Blondel, Jean Foulée tous gros marchands, 67/attrftf Rentier, potier d'élain, Nie. Caillot et J, Gautier, oT{^yTes,Josse Lamiral, drapier, /. Séguin, fils du grenetier du tel, J. LaloUe, tailleur , Nie. Beaufort et /.
Taupin, merciers, J. Vin, foulon, /.
Jarry, tondeur, Jacq. Bouville, J. Le Sourd et un nommé le père Adam , cardeur de laine, Guillaume Benard, etc. Faron Haren ou Harang, ancien échevin , qui était détesté des Catholiques à cause du rôle qu'il avait joué, dix ans auparavant, lors du pillage de Tabbayede Saint-Faron, fut traité avec une barbarie sauvage. Avant de l'assommer, on lui coupa le nez, les oreilles e> les parties génitales. Le soir venu, les assassins harassés jetèrent dans une tranchée creusée exprès dans la cour du chùteau, soixante-dix cadavres sanglants et mutilés. Quoique percés de coups , Jean Laloue et Jean Taupin n'étaient pas encore morts : ils revinrent à eux etparvinrent à sortir de leur fosse au milieu de la nuit; mais à quelques pas de là,ils tombèrentde défaillance. Le lendemain matin, on les acheva et on les rejeta dans la tranchée. Ce jour même , la prison fut à peu près vidée. Les 47 derniers survivants furent menés , dans la nuit du 28 au 29, au moulin de la Juiverie, poignardés et jetés dans la Marne. Un seul échappa. Ce fut le drapier Pierre Foulé , qui, malgré la violence de sa chute et le coup de poignard qu'il avait reçu , fut assez heureux pour gagner la rive.
Eclairé par le danger qu'il avait couru, il se convertit et vécut encore 1 5 ou 4 6 ans.
HIACARD (Jean), ou Macart, natif de Crau en Provence, fit ses études dans le collège de Presles, dirigé par le célèbre Ramî^s, Etienne Pasquier lui rend ce témoignage, n qu'il avoit fort bien estudié. » En 4 548, Macard se retira à Genève. Pasquier affirme q,\ie Calvin lui fit épouser sa nièce, mais tout nous porle à croire que c'est une erreur {Voy. lll, p. 4 42). Nommé pasteur à Genève, en 4 556, il fut en-
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voyé hi Paris, au mois de janvier 4 558, comme successeur de Des Gallars {Voy, IV, p. 244); cepeudanl il n'y fit qu'un séjour de quelques mois. Dès le mois d'août, il fui rappelé et remplacé par François de MoreL 11 mourut, CD i 560, à Genève oh il avait obtenu, ainsi que son fils Jein, les droits de bourgeoisie, qui lui avaient été accordés gratuitement, le 27nov. 1556.
MAOLER (Jacques), pasteur à Montbéliard, a publié : Simple récit de la vérité contenue }s sainctes Escriiures et livres des Pères ortho* doxes, docteurs de V Eglise primitif ve, touchant V ascension et majesté^ la Cène, le baptesme et la prédesti" nation de Christ, Monll)él.J590, 8\
MACQUIW (A.-D.), a publié, selon Watt, History of three hundred animais, recomposed and augmented, Lond., 4 812, in-8". Nous n'hésitons pas à admettre dans notre cadre cet écrivain, descendant, selon toute probabilité , de la famille rochelloise qui donna un vice-amiral à la flotte commandée par Guitton en 1624 (Voy. V, p. 410). Mais nous n'osons, dans l'incertitude où nous sommes tou* chant la religion qu'il professait, réclamer pour la France protestante Jean Macquia , avocat à Fontenay, qui a écrit l'Oraison funèbre de J.Besly,imp.
avec l'Histoire des comtes du Poitou (Paris, 1647, in-fol.).
HADAILL AN, maison fort ancienne de l'Àgénois, qui professa la religion réformée pendant plus d'un siècle.
Le premier membre de celte famille qui abjura le catholicisme est Lotti; de Madaillan, 8ie<ur de Montitaire ou Montatère, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, gouverneur du Pont-Saint-Esprit et colonel des compagnies françaises, qui fut tué, en 1 576, à Tattaque de Pouzols, servant sous Damville, et qu'il faut peut-ôlre distinguer du capitaine Montataire qui,en 4 575, accompagna Gremian dans son expédition contre Àigues-Morles.
Du mariage de Louis de Madaillan avec Marguerite D% Faff, célébré en