V. Remercîment de Candide à M
de Voltaire^ Amsterd., 1760, ia-8*.
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Cet onnages ont été pnbliés sous te Toiie de l'anonyme. Marconnay a Induit, en outre, en français la plupart dM écrits que la Prusse publia ai^sujet de la ipierre de Sept ans et de la floecession de Bavière.Il a été aussi un des rédacteurs de la Nouyelle bibllo* tlièque germanique et de la Gazette iitténdre.
MAHGONNCT (ÀBBiHiv), docteiir en droit, né à Montbéliard, en 4947, fut précepteur d'un jeune duc de Brunswick ^et devint conseiiierdes comtes deBarbi et bailli de Rosenburg.Sans perler d'une Généalogie der alten Bà^bisehen Grafen, restée msc, d'où Teozel a tiré ce qu'il a publié dans sa Bibliothèque sur la famille de Barbi»
es a de Marconnet un long poème hé- ^¥IK^^ en latin, qn'il composa à l'occeeion de la mort du dernier comte Aefuste-Louis, et qu'il fit imprimer à Welfenbattel, sous ce titre : Alhi9 et Seilm nympharum synthrenismui. Il e eetsi traduit du français en latin la mmière partie dn Traité de la Cour par soetache de Refuge, laquelle a été iflip. arec la seconde, trad. par Joach. Paetorius, à Halle, 4 664 ; 4 684, in- 4 2.
MARGU8, nom donné au gouveraeiur de Saint-Paul-Lamiatte, en \ 625, per le Mercure français, lequel ajoute ^'fl était fils du capitaine huguenot qui eommaadait à Nérac, lorsque cette ville fat assiégée par le dernier duc de Mayenne. Le 4 1 jnill. i625, après son ddlec devant Castres, Thémines se porte sur Saint-Paul qu'il investit ; toutefois il ne put empêcher les chefs prolestants d'y jeter du secours à la fateor de la nuit. De son côté» le marécM reçut, le 4 3, un renfort que lui emena Yeotadour. Le 45, l'assaut fut doAié, et les assiégeants se logèrent ev les remparts presque sans éprouver âê résistance. Au lieu d'essayer de les reponsser, la garnison abandonna la tille, franchit l'Agout et se retira àLa- Ariette. Maître de Saint-Paul, Thémines le réduisit en cendres, après l'avoir litre en pillage et avoir fait pendre neuf beergeeû et le ministre protestant, an-*
cien cordelier converti. Le lendemain, Marcus demanda k capituler. Le maréchal permit aux officiers de sortir k cheval, aux soldats le bâton blanc k la main, k condition qu'ils ne porteraient les armes de six mois. Les habitants furent mis k rançon. Tel est le seul laurier que Thémines cueillit durant sa campagne dans le Lauraguais et l'Albigeois. *
JHAREC (Rbué ns), sieur de Mont- BAROT, conseiller du roi en ses conseils d'état et privé, capitaine de 50 hommes d'armes, gouverneur de Rennes, lieutenant du roi aux évêchés de Reunes, Saint-Malo et Dol, avait mérité ces honneurs par les services qu'il avait rendus k Henri IV. 11 était déjk gouverneur de Rennes,' en 4 589, lorsqu'une révolte des habitants, fomentée par les évêques de Rennes et de Dol, livra, le 4 1 mars, la ville k Mercœur, malgré les mesures de précaution qu'il avait prises. Hors d'état de résister k l'émeute, Montbarot s'enferma dans la tour de la porte Mordelèse; mais il ne put y tenir longtemps, ne recevant de secours d'aucun cùté. Les royalistes ne tardèrent cependant pas k rentrer dans Rennes, et Montbarot reprit son commandement. Il continua k servir contre les Ligueurs, ainsi que son fils, jusqu'à l'entière pacification de la Bretagne.
Les preuves de dévouement et de fidélité qu'il avait données k Henri IV ne le garantirent pas contre les soupçons du roi, lors de la conspiration de Biron. Accusé d'y avoir trempé, il fut arrêté etenfermé kla Bastille; mais, faute de preuves, on dut le remettre en liberté après une longue détention.
Toutefois on ne lui rendit pas son gouvernement. Il se plaignit de cette injustice k l'Assemblée de Saumur, k laquelle il fut député par la Bretagne.
Dans la séance du 4 5 juin 4611, l'assemblée prit la résolution suivante à ce sujet : « Le sieur Montbarot ayant représenté qu'après avoir fidellement servy le roy es charges de gouverneur de Rennes et lieutenant du roy aux éveschez deJRennes, Saint*Malo et Dol,
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il auroit sans occasion esté constitué prisonnier en la Bastille, dont, après une longue détention, snitie de la dé'' mission contrainte de sesdites charges, il auroit esté eslargy avec très-ample déclaration de son innocence et promesse de récompense; la Compagnie ayant jugé que lesdites charges ne luf ont esté ostées qu'à cause de la Religion, a résolu d'embrasser la poursuite de ladite récompense et remplacement d^autres gouTernemens ou autrement^et charge ses députés généraux de se joindre à ladite poursuite {Fonds de BrUnne, N* tti). » Nous ignorons ce que cette intervention produisit; mais nous savons que Montbarot continua à jouir de la confiance et de Testime de ses coreligionnaires, puisque PAssemblée de La Rochelle le proposa, en 1616,
ÎiOUr un des commissaires chargés de aire exécuter Inédit de pacification (/Wd., N- 2»3).
Selon un rose, du Fonds Saint-Magloire, coté 163, René de Marec ne laissa de son mariage avec Esiher Ùu BonaySt qu'une fille, nommée Pran- Ç0I9B, qui, après la mort de son premier épout, Samuel de La Chapelle, épousa, en 1626, Henri de Chivré,
MARÉES (OeoRGË ne), peintre estimé, né à Stockholm en 1691, et mort 4 Munich en 1776. Son père , chassé de France par la révocation de Tédit de Nantes, était allé s'établir à Brème,d'oili il passa en Suède. Il obtint une place daus les mines de fer deGiemo et d'Osterbj.Safemme,iV. MeytenSylm donna sept enfanta: 1* et V Simoti et Samuel, tous deux orfèvres;— 3* Jean, marin ; •^I'Abrab AU, pasteur dont nous avons parlé, ainsi que de ses fils, à notre art. Des Mareti (Voy. IV, p. 257); la supposition que nous avions hasardée , ne se trouve donc pas confirmée ; — 5* Charles, qui se voua au commerce; — 6* Georgb, à qui cette notice est plus spécialement consacrée; — 7* Elisabeth, qui épousa Du jBoritew, interprète du roi de Suède pour le russe et i^ turc.
iiQorge de Marées resta orphelin dè$
l'âge de 3 ans.Un de ses parents,Pierre Martin Heytens,peiotre de ta cqur^ro^ connaissant en lui des dispositionsptnir la peinture, se chargea de son éducation artistique. Marées travailla pendant II ans dans son atelier. Ses progrès fa* rent rapides. Chargé de peindre la Cour et les membres du conseil d'Etat, il réussit si bien daus ce travail, qu'on lui proposa de le faire voyager aux frais de l'État. Mais il aimait trop son indé-* pendance pour accepter ; il se sentait d'ailleurs assez fort pour pouvoir se suffire Si lui-même. Le 1 1 janv. 17f 4, il {{uitta Stockholm pour se rendre à Amsterdam. II passa neuf mois en Rot** lande et gagna par seè travaux de quoi poursuivre sonvoyage.Son frère Abraham était alors pasteur de l'église ré^ formée de Nuremberg. Il alla le visiter.Pecdantles dix mois qu'il resta au»
près de lui, il peignit un grand tableatt de famille, représentant son fVère , sa femme et ses trois enfants, qui attira sur lui l'attention des connaisseurs; Jean Kupezky reconnut en lui un émule et lui donna son amitié. En 1725, il se rendit à Venise, oii il peignit avec suc* ces en miniature et en émail, et l'année suivante, il alla ^ Rome. Il recherchait avec avidité toutes les occasions de s'instruire. Rome lui offrit de quoi 96 satisfaire, mais par malheur sa religion lui attira des persécutions qui le forcè^ lent à fuir précipitamment, en 1727. Il se retira à Venise, d'où il fut bientôt après appelé à Nuremberg. Il exécuta dans cette dernière ville d'excellente travaux, qui furent gravés plus tard à la manière noire par le célèbre Bernard Vogel. En 1728, il se rendit à Augsbourg, et de là , en 1730 , à Munich où il abjura la religion protestante.
Beaucoup d'artistes se font unereligioa à eux dont il ne faut pas leur demander compte. L'Imagination va par bonds et par écarts , c'est sa nature ; elle ne marche posément que lorsqu'elle s'appuie sur le bras delà Raison.Il est assez probable que ce fut l'Amour qui opéra la conversion de l'artiste. St voix n'a pas moins d'empire sur let
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natures sensibles, que celle de rambition et de l'intérêt qui a opéré eu France tant de prodiges. Quoi qu'il en soit. Marées s'unit, en 4734, avec Marie-Barbara Schubbauer. Sa nou- Telle religion ne nuisit pas à ses succès; au contraire, elle lui procura une foule de commandes , et il put , sans scrupule de conscience, s'agenouiller devant ses œuvres. On lui doit une foule de tableaux, tant portraits que sujets historiques, surtout de sainteté, qui sont disséminés dans les musées et les églises de ritalie et de l'Allemagne. La plupart ayant été exécutés depuis la conversion de l'artiste, nous devons nous contenter de renvoyer au catalogue qu'on donne Hirsching (1).
MABGUERITE D'ORLEAXS, improprement appelée Marguerite de Valois, sœur unique de François l", et mère de Jeanne d'Àlbret, surnommée le Mécènes des gens de lettres et des gens de bien, naquit à Angoulème, le 44 avril 4 492, et mourut dans son châiteau d'Odos en Bigorre, leS4 déc. 4549.
Les Catholiques et les Protestants se disputent cette princesse , et l6s uns et les autres apportent à l'appui de leurs prétentions des raisons qu'on pourrait croire concluantes, si elles no se balançaient pas. La vérité n'étant donc ni avec ceux-ci, ni avec ceux-là, qui forment les deux extrêmes d'une progression, il en résulte qu'elle doit se trouver entre les deux, à une distance plus ou moins éloignée de l'un ou de l'autre. Et c'est en effet ce qui a lieu. Marguerite n'était ni catholique, ni protestante, dans le sens strict du mot: catholique? elle ne l'était plus; protestante? elle ne l'était pas encore. Hais elle cherchait la vérité, et c'est en cela qu'elle se rapprochait davantage du protestantisme. Dans le calho-
(1 ) Nous ignorons s*il y avait quelque lien de parenté entre notre famille de Marées, •tle peintre d'histoire, Desmarets, Des Alarez, de Mirés on de Marc, qui, après avoir perdu tft place de secrétaire de l'ambassade française k Stockholm, se livra a la peiDinre et alla se fixer en Toscane, où il mourut en 1 803.
licisme, chercher la vérité serait déjà une hérésie ; la vérité est toute trouvée, il faut croire aveuglément tout ce que l'Église enseigne, et tant qu'elle l'enseigne, puis s'en défaire, quand elle ne l'enseigne plus ; la conscience ni la raison n'ont rien à y voir. Dans le protestantisme, au contraire, le chrétien n'est plus un enfant, c'est un homme fait ; ce n'est plus un esclave, c'est un affranchi ; il n'est plus soumis à la lof des hommes, mais à la loi de Dieu.
Il est bien vrai que Marguerite ne régla sa foi ni sur celle de Luther, ni sur celle de Calvin. Mais qu'importe ?
le protestantisme n'est pas là. Vous détruiriez pièce h pièce toutes les doc« trines de nos réformateurs, que vous n'auriez rien fait. Aucun d'eux n'a prétendu ni pu prétendre à l'infaillibilité; ce ne sont point nos législateurs, ce sont de modestes scoliastes des livres saints, et rien de plus.Le protestantisme est l'affranchissement de l'homme moral; ce n'est pas un système de doctrines rigoureusement formulées qu'il faille admettre à peine de damnation ; ce n'est pas un cercle de ïer, où l'homme est emprisonné par l'homme au mépris des lois de Dieu : des opinions diverses, mais consciencieuses, peuvent s'y rencontrer sans se heurter. A ce point de vue, Marguerite était donc protestante ; elle le ût voir par toute sa conduite. Attribuer à la seule bonté de son cœur tout ce qu'elle fit pour les Huguenots jusqu'à compromettre son repos pour eux et provoquer les infâmes insinuations d'un Montmorency, serait d'une naïveté incroyable. Qu'on nous cite d'autres exemples d'une pareille bonté dans le siècle où elle vécut. Renée de France n'était pas catholique.
Si Marguerite avait été une fille soumise de V Église^ pensez-vous que sou confesseur n'aurait pas réussi à l'effrayer? Bossuet,Fénelon lui-môme, les meilleurs et les plus digues, n'auraio t pas manqué d'attribuer ces bons mouvements d'un cœur compatissant aux suggestions de Satan. Que serait-ce
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des Cotton et des autres? Dans notre siècle de progrès, nous ne sommes plus des juges compétents pour tout ce qui touche aux choses de la religion, telles que les entendaient et pratiquaient nos pères (4). L'Église catholique, aussi bien que TÉglise prolestante, a marché. On ne croit plus à la magie ni aux sorciers; les bûchers sont éteints même en pays d'inquisition. Qui sera juge, alors, si ce ne sont les contemporains? Demandons à la Sorbonne, si jalouse de Torthodoxie romaine, si Marguerite était catholique ; demandons à Calvin , si rigide dans sa doctrine, si Marguerite n'étai^ pas protestante, et nous saurons la yénlé. Marguerite fut, au jugement du grand réformateur, l'instrument dont Dieu se servit pour avancer son règne. « Je cognois les dons que Notre Seigneur a mys en vous, lui écrivait le réformateur, sous la date de Genève, 28 avril 1545 (MSS. de la Biblioth, de Gen, N" 4 07), et comment il s'est servy de vous et vous a employé pour l'advancement de son règne. Lesquelles choses me donnent assez d'occasion de vous honnorer et avoir votre honneur en recommandation. Aussi, Madame, je vous prie de ne vous laisser point persuader par ceux qui vous enflambent contre moy, ne cherchant ni votre profit ni mon dommage; mais
(1) M. GéniD»CDlreautres,faii flèche de tout bois pour prouver son dire que Marguerite était boDoe catholique; il s'accroche à chaque plus petite épave ; il va même jnsqu*'a s'appuyer de Noréri, quelle autorité! Si la reine de Navarre était favorable a l'hérésie , pourquoi protégeait-elle avec tant de chaleur, se demande M. Géoln, un si grand ennemi des idées de la Réforme que le cardinal Georges d'Armagnac ? — Pourquoi ? La raison en est simple ; c'est que lorsqu'elle le protégeait, il n'en était pas ennemi. 11 y eut dans la vie de ce prélat, comme dans celle de beaucoup d'autres, plusieurs phases ; et s'il garda son troupeau de la morsure des loups hérétiques, comme disent les auteurs du Gallia Cbristiana, ce fut lorsqu'il eut rejeté, selon les propres expressions de Jeanne d'Albret, le saint lait dont la feue reine Marguerite Vavoit nourri. Il en fut de même du chancelier Olivier, alors chancelier d'Alençon. Les autres prevves de M. Génin ne sont pas plus fortes.
plus tost de vous alliener de la bonne affection que vous portez à rEsgUge de Dieu, et vous ester le courage de servir ^ Notre Seigneur Jésus, et ^ ses membres, comme vous avez faict jusques à ceste heure. » La chose est donc jugée (1).
Marguerite fut élevée, sous l'œil de sa mère, Louise de Savoie, k la cour de Louis XII, à qui Charles d'Ângoulême, en mourant, avait recommandé sa famille (2). Ce prince s^acquitta religieusement de ses devoirs de tu* teur. Passionnée pour l'étude, Marguerite ne se contenta pas d'acquérir ces talents d'apparat propres k faire briller son sexe, elle voulait tout savoir et tout approfondir. Ce fut ainsi qu'à la connaissance des langues vivantes, elle joignit la connaissance plus rare des langues savantes, telles que le latin, le grec et même l'hébreu, et qu'à l'étude des belles-lettres, elle allia l'étude plus mâle de la philosophie et môme celle de la théologie dont les mystères insondables exercèrent toujours sur son esprit un attrait puissant. En un mot, elle reçut une éducation toute virile, et dans un siècle où les gentilshommes les plus qualifiés se faisaient encore un titre de leur ignorance. Dès l'âge de quinze ans, dit son panégyriste Sainte-Marthe, a l'esprit de Dieu commença k se manifester
(1) Cette lettre a été publiée dans l'Appendice de la Petite chronique de M. Crottet.— Vers la même époque, après la paix signée avec Charles-Quint (1543), Marguerite écrivti^ a son frère dans une Epitre en vers {Suppi» franc, ^86, fol. 116):
Dieu n'a voulu permettre que vainqueur L'ing fust de Taultre, afin de les contraindre Après la guerre a ceste paix attaindre, Car par eulx veult que la foy confirmée Soit, et aussy TEglisc réformée.
Et d'une part oustées les hérésies, De l'aulire aussy les vaines fantaisies» Et que la foy nous face en toute guise En iriumpbant triumpher saincte Eglise*
Telles furent les opinions que Marguerite ne cessa de professer.
(2) Lorsque ce prince mourut, le 1 janvier 1496, Louis d'Orléans, siin cousin germain, n'était encore que premier prince do stng; il ne parvint au trône qa'en 1498.
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et «{^aroitlrt -en ifl8 ytn, ^ saftoe, •a BonmardieE, «a Baparndt^ et géiéniemeiit en toutes ses actioiit. » Et ee^i dovàdah le prix de oes quaiitéi, e^ qu'elle n^sfvait jK>mt ht faiblesse, si naliffèlle ï son sexe, de s^en parer. Elle était simple et modeste , autant par UenveiliaDce que par inclination.
iflx dharmes de Tesprit, elle unissait (ai l'on en croit le témoignage flatteur M ses contemporains), toutes les gràoes en corps et de la flgure. L*éciat du tang ne faisait sans doute qu'ajouter à tant de perfections. On prétend ooe Charles d'Autdcbe, depuis Charles- 4i^ ayant eu Toecasion, eu 41^08, é^dmrrer Marguerite à la cour de Louis XII, en fut tellement épris, ^u'il la "demanda en mariage. Mais M. Leroux de Liocy à qui uous empruntons ee fait, oublie qu'à cette date le comte îeâPlandreii^étàit encore qu'un jeune eilfknt de 7 à ^ ans. M. Génrn, de son eôté, commet sans doute une autre eneuc, lorsqu'il avance que cette demmde en maiiage fut faite par Charles^Kîuint après être p«^enu au trône àesEspagnes, c'est-à-dire après 151€.
A cette époque, Marguerite n'était plus libre ; Louis XII avait disposé de sa main, en l'unissant, par contrat du 9 octobre 4 b09, à Charles, dernier duc d^Alençon. Le cœur, dit-on, ne fut lutter rien dans cette union, au moins du côlé de la princesse. On a même pn^ndu que le prince « homme sans figure, sans esprit, et sans aucun méjite» était tout^<fait indigne d'elle; mais si Ton considère les divers commandements dont il fut revêtu, on doit croire qu'il y a beaucoup d'exagération dans ce jugement : on lui reconnaissait au moins de la valeur. Marguerite passa les premières années de son mariage dans son duché d'Alençon. En 4515, elle parut à la cour de son frère, où elle s'attira tous les hommages, tant per son aflkbilité que par les charmes de sa personne. François aimait à la nroduire; il renvoyait souvent à elle les Ambassadeurs qu'il voulait séduire.
Lui-même dtférait volontiers à ses