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pHi flvee bêâueoup rboimeot, eelled ^ Colôfnèinê et deti ilfarN4»#A«, qui flfibsiitetit encore , celle des Le Monnier, dont le dom 9'élait déjà angUca- Aisé en 4762 , celle des Lannoy , dé»
Ltf Kai«0i»r, etc. Plus tard, Marie re* tint en Normandie. L'église de Norwick rayant rappelé en 4583^ leSy-' Bode. national de Yitré, prononçant iW cette reqnéte, ordonna qu'il 're« tournerait en Angleterre, mais que « I cause des grandd succès de «on mi-fliltère dans ces quartiers, son église ierait priée de différer son rappel pouf ^élqtie temps. »
Jean Marie laissa un fils, nommé MàtBAfritfLf qui fut ministre de Téglise française de Londres, et qui épousa EBiM^ LehiU^ê,
Notre pasteur était* selon tonte vraU lemblance, allié de trè8-t)rè6 au mar-*^ tyr Af«f tft Afof i^,qui atait quitté Saint* éec^tgéidans le diocèse de Lisieilï,6oti ^Tli natal, et était allé s'établir à Qe^ nète à pour la liberté de rEvangile^ » AMté à Setis avec une chargé de BibtèSfdeNouveeùi-Testaments et d'au»
très livtréê de piété , qu'il atait entre «^ |rie d'introduire en Francejl fût con* iamttè au flsu et brûlé, le S aoAt 4 65)» élit là place MdubeH avec tens les rafânemeAtsde cruàutéque seis bourreaux lurent imaginer.
ilAUlLLAI] (GHàUttes ns), quatfième fils de Guillaume de Marîllac »
Meii^ de Saint^îidnest, contrôleur gé- )i^l des finances du duc de Bourbon, et ^e MargtieriteGôiiest, taaq)iit,èn 4 540, tMiAnverj^e^Reçu ato<ïatampa)4ement te PaHs, il be tiarda pas à acquérir l'estime de François I*' par son savoiret seû tSloquence; mate, fie^pconné de parta- {^r les opinions noureûes,!! ab^dontta, à l'âgte de tt ans, une carrière qH'il semblait appelé à parcenrir avec tn ^and succès , et partit pour Ocu'îBiantinOple avec son cousin Jean de La Ferest, à qj^i il succéda dans son poste Ctftnbassadeur auprè)B de la Sublime Porte. Au bout de quatre années de sé- J^^ en Orient, il revint dane^apatrieet MlotoHié ceneeiller «u {mirent de
PlfriH.Pen de im|m a^rèe^fl tfk ^wgi ^ffeliouvelle mission en Anglieterre.
Les 'services qu'il rendit et qui lui valorctttla réputation dn plus habile né- IfoCiatenr de son temrps, furent récompensés par une Charge de mattre des veqoètes,^ laquelle le roi ajouta le don He l'abbaye de Saini-Pierre de Melun.
MuriVlac venait d'^e nommé à l'évèché'fle Vannes,lorsq!ie, en ^ 552« Henri II le renvoya «n Allemagne, où il avait déjà conduit avec succès quelques négociations , peu de temps auparavant. Trois ans pins tard, on le voit égarer parmi les plénipotentiaires qui traitèrent de lapait ffvec l'Espagne. €es négociations emboutirent à la trêve de Vaucelles, qtri fiït Tompue , ^bientôt aprè^, avec la plus indigne mauvaise lai {V&y. -ffl, p. 377). Matillac, nous le dteotisb regi^ei, ee ohargea ^e jnstifier (setteiriotation d^n traité 9o)evnel, 4it publiai cette occasion un 'Biscaufs êurtlu rwptwre ait la PrWi, Paris, 1S57, in-S"^, le seul ^e ses écrite qu'il ilit livré à l'impression (4).CeliOiiteur iservicefut magnifiquement técompen- Hé par l'archevêché deVieirae et la présidence du Conseil privé.Aprèsavoir séjourné quelque tenqps àttome en<qnalité d'ambassadeur, Marîllac fut envoyé, de Donveau, en 1 559, en Allemagne,ponr défendre les intérêts du roi som maître ^ 4a diète d'Augsbourg. A son retour, il pritsa place an Conseil. Depuis long- 4eittps, nous l'atons dft.on lesonpçon- Dtfit d'être un partisan secfTet de lâ'Réforme.Ses liaisons avec V%1it^^Ui^, Ro- ^rt 'Estienne.VHo^pUc^ et d'autres sectateurs plus ou 'moins déclarés de la Béforme.étaient très-propresè confirmer iessoupçons, etilne futphis possiblede oonservêr aucun doute, lorsqu'on l'enlendit, à l'assemblée delPontainebleau, ^kposer sans ménagement les abus qui ^'étaient introduits dans TEglise, blà-
(1) On conserve *a la Bibliolbèqne nationale, Départ, des mss. son Ambassade en AuçMerre» ses ÙépitheSf le Registre He se* néffodatioM à Bruxelles^ en itt48-49., ses Néffociatious enAil€magne<t ^n 1560, 1558 et 1559, le Registre de sa négoeiaiion à Metz mfte tes députés é'Anematne^ en 4553.
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mer^sévërement le6 mœurs du clergé eidèmaBder la double convocation d'un' concile nàiional et des Ëtats-Géoéraux pour réformef à la fois et l-Eglise et l'Etal.
Marillac se trouvait dans son abbaye^ probablement à la suite d'une disgr&c& que son discours courageux lui avait attirée, lorsqu'il apprit ({\x^ Antoine de Bourbon et sôu frère paraissaient enfin décidés à se rendre à Orléans. Il envoya en toute hâte un émissaire à la duchesse de Montpensier ^ avec qui il était très -lié, pour la supplier de détourner ces princes de faire ce voyage. La duchesse lui répondit q\f il était trop tard, « que l'espérance en estoit perdue parFinûrmité de Tatné. » S'il faut en croire d'Aubigné, « le prélat en mourut de desplaisir , » le 2 déc. 4 560. De Serres, dans son luvenlaire, semble donner à entendre qu'on se défit de lu». « Charles de Marillac, archevesque de Vienne, dit-il, déduit avec telle liberté de langage la nécessité d'assembler un concile national peur remédier aux différons survenus en la religion, et les trois Estais pour régler l'administration de la France , qu^il ne survesquit sinon de quelques journées à sa harangue. »
Charles de Marillac laissa un fils natureh iJn do ses frères, nommé i'îVrrc, abbé de Ponligny, embrassa ouvertement la religion protestante, â l'âge de 40 ans, et se retira à Genève, à ce qu'on lit dans le Dict. de la Noblesse.
AIARIOCHEAU (Elie), de Maronnes, fit ses études en théologie à l'académie de Puy-Laurens, où il soutint, sous la présidence de Gommarc, une thèse De scientiâ Dei quam Jesuitœ mediam sive hypotheticam aut pure conditionatam vocant, imp. à Puy-Laurens, 4 670, iB-4% et ins. dans les Thèses de Montauban. Ses éludes terminées, il fat donné pour pasteur à l'église de Cognac, qu'il dessejyait encore, en 1684, année où il fut emprisonné à Saintes sous Taccusation d'avoir prêché dans un synode tenu k Saint-Just. Après cinq mois de déten-
tion dans uncaclîot infect, cotAmeil!
n'avait fait que ce qui se faisait de tout^ temps, en présence même dès commis^ saires du roi, qui ne s'étaient pas encore avisés de s'y opposer, on liii ren-* dit la liberté, mais à là condition qu'il' renoncerait à l'exercice de son ministère. Nous ignorons &'irsortitdëFraùce à la révocation ; mais nous trouvons encore en \ 743, deux jeunes filles, portant le même nom que Inï, Susanne^ Henriette et Elisabeth îtariocKtau^ enfermées comme protestantes dans le couvent de Notre-Dame de Saintes {Arch.gén, E. 3429), preuve évidente que sa famille avait persisté dapi( là profession de la religion réformée*
IiIAUION (Eue), né en h^l à Itarre, d'une bonne famille des CeveiH nés, étudiait le droit à foulouFelèrSa-que l'insurrection des Camisards éclatai A cette nouvelle, il se hâta dé rentrer dans ses montagnes natales. Le 4^'ianV.
1703, raconte M. Peyjat, pendant liof prière que son père prononçait en présence de sa famille, l'Esprit deseendit sur lui. Obéissant à cet appel d'en-hautl il prit les artnes et se rendit dans le camp de Salomon, où son frère Pierre ne tarda pes à le suivre. Leur disparition exposa leur père aux pjus grandi dangers. Ce n'est guère que vers la fiii de la guerre qu'Elie commença àsè faire connaître comme pr(H>h'ètê; rien ne fit d'abord prévoir la célébrités qù'-îl devait acquérir plus iarfl.
Le Sf oct. 1704, VidmoÛe, dit Larose, à cause de sa bonne mine, (lequel n'avait pas voulu déposer les armes avant d'avoir puni le féroce apoelal fésquei^ seigneur de Sàint-André-de^ Valborgne, de là mort de trois de séè vassaux massacrés à coups de hiacliè par ses ordres),chargeaEilieMârieh de négocier sa soumission avec Lalàndév Le traité, dans lequel' furent' comfpris Salotnont Abraham, La Forêts L'u Valette, Moulières-ei Saîlei^ portait, dit-on, que tous lés prisonniers seraient rois en liberté, et non -seulement rentreraient dans la jouissance de leurs biens, mais seraientindemnisés dèlèuta
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pertes par une exemption de taille.Bien plus encore, il garantissait la liberté du culte domestique. Le traité signé, Elie Harion se retira à Genève avec soa père et ses frères, au mois de nov. 1 704. Feu de temps après, il alla s'établir à Lausanne; mais il n'y séjourna pas longtemps, car, cédant aux sollicitations de Flottardj il rentra en Franco avec Fidel, Fage, La Fleur et Alger- La Valette, L'entreprise ayant échoué, il capitula une seconde fois, et retourna à Genève, au mois d'août 1705, avec Abraham, Alger et quelques autres.
L'année suivante, il se rendit enÂn-
§leterre où il retrouva Cavalier, de auve, et Durand Fage, d'Aubaïs.
Tous trois prirent la route de Londres, précédés par leur réputation de prophètes. S'il faut en croire Voltaire, un grand nombre de Réfugiés allèrent à leur rencontre, en chantant des cantiques et en jonchant le chemin de fleurs. A Londres même on vit, chose plus étonnante I des personnes d'un grand mérite, comme le célèbre mathématicien Nicolas Fatio et le voyageur Misson, se déclarer leurs apologistes et recueillir avec l'empressement d'adeptes convaincus les oracles qui tombaient de leurs bouches. D'autres, au contraire, les traitèrent d'imposteurs et se moquèrent de leurs prétendues inspirations. Mis en demeiire de se prononcerpar l'évêquede Londres, le consistoire de l'église de la Savoie, présidé par Armand Du Bourdieu, déclara, après quelques conférences avec les prophètes cévenols, que « les mouyements de ces inspirés n'étaient que l'effet d'une habitude volontaire et indigne de la sagesse du Saint-Esprit. »
Cette décision, qui fut lue, le 5 janv. 1707, dans toutes les chaires des églises françaises en Angleterre, exaspéra lesprophètesetfaillilcauseruneémeute à Londres. Voltaire assure que, pour confondre les incrédules, Elie Marion.
et ses collègues offrirent de ressusciter un mort.
Cependant l'extase, contagieuse de sa nature comme toutes les maladies
nerveuses, se répandit de plus en plus parmi les Anglais. Marion sevitbientôt à la tête d'uue foule de disciples qu'il organisa en douze tribus, à l'instar des enfants d'Israël. Cette folie n'aurait peut-être pas attiré sur lui les rigueurs du gouvernement , s'il ne s'était livré à des déclamations contre la royauté et l'épiscopat. On craignit le réveil de l'esprit puritain et ordre, fut donné aux prophètes de sortir d'Angleterre. Ils passèrentdonc en Allemagne, visitèrent Halle, Halberstadt, Magdebourg; mais il ne parait pas qu'ils aient trouvé les Allemands aussi bien disposés que les Anglais à adopter leurs rêveries, et l'effervescence qu'ils avaient causée s'apaisa si bien que la plus profonde obscurité couvre les dernières années de leur vie. De tout ce bouillonnement, il n'est resté que quelques écrits, dont nous nous contenterons de donner les titres : peut-être ne les connaissonsnous pas tous.
I . Avertissemens prophétiques d'*Elie Marion, ou discours prononcez par sa bouche^ sous V opération de VEsprity et fidèlement reçus dans le temps guHl parloit, Lond., 1707, in-8*; trad. en angl., Lond. ,1707, 8".
II. Clavis prophetica ou la clef des prophéties de M. Marion et des autres Camisars avec quelques réflexions sur les caractères de ces nouveaux envoyés et de M, F. leur principal secrétaire, trad. de l'angl., Lond., 1707, in-8\ — LeCal. delà Bibl. royale attribue cet écrit à Elie Marion, mais évidemment par erreur.
III. Cri d'' alarme ou avertissement aux nations qui sortent de Bahylone, [Lond.] 17<2, in-8'.— Selon Barbier, c'est l'œuvre commune d'Elie Marion et de Jean Allut,
V. Quand vous aurez saccagé, vous serezsaccagés,MH,'\ïï-S*. — Lettres, signées Allut, Marion, Fatio et Pourtalés, trad. en lat. par Fatio, 1 740, 8*.
VI. Plan de la justice de Dieu sur la terre dans ces derniers jours , 17! 4, in- 8'. — Par les mômes et également trad. en lat. par Fatio, 1 71 4 , 8*.
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Nous ignorons si Jacques Marion, de Lyon, qui soutint, sous la présidence &*Amyrauty une thèse De usu et necessitate Cœna Domini , insér.
dans les Thèses de Sedan, appartenait à la même famille que notre prophète camisard,et nous ne prendrons pas non plus sur nous d'y rattacher François Marion, le célèbre général américain, à qui nous consacrerons une notice, comme à un descendant de Réfugiés.
MARIOI^ (François), un des plus célèbres chefs des milices américaines pendant la guerre de Tlndépendance, naquit àVinyah, près deGeorgeslown, dans la Caroline du Sud, en 1 73^. Son grand-père Benjamin Marion était sorti de France pour cause de religion, et était allé s'établir en Amérique, en 1690. François était le plus jeune des cinq fils de Gabriel Marion et d'Esther Cordes.
Entraîné par un goût naturel pour les aventures,François Marion,dès l'âge de 1 5 ans, s'embarqua, malgré l'opposition de sa mère, sur un navire qui faisait voile pour les Indes occidentales.
Son premier voyage ne fut pas heureux*, il ût naufrage et n'échappa à une mort afi*reuse qu'après sept jours d'horribles souffrances. Dégoûté de la mer par cette expérience , il se fit fermier, comme son père. En 1759, les Cherokees,justementindignés de lacruauté et de la mauvaise foi des Colons, ayant pris les armes , le gouverneur de la Caroline appela la milice sous les drapeaux. Marion entra dans une compagnie de cavalerie commandée par un de ses frères. 11 passa ensuite, avec le grade de lieutenant, dans le régiment d'infanterie légère du colonel Middleton, sous les ordres de qui il fit la sanglante campagne de \16\ contre les ludicns, campagne où il trouva maintes occasions de faire preuve de valeur et en môme temps d'humanité , qualité qui se rencontrait beaucoup plus rarement chez ses compatriotes. La paix conclue, il retourna à ses travaux agricoles qu'il ne quitta qu'en 1 775, pour aller s'asseoir, comme représentant de
Saint-Jean, comté deBerkeley,àc6té de Jacques el David RaveneU Joh Marion et Gabriel Giguilliat (dont les noms annoncent Torigine française), dans la salle du congrès de la Caroline du Sud. Cecongrès,en adoptant le biil des droits et le fameux acte d'association, donna le signal de la guerre. Pour soutenir la lutte qu'il allait engager avec les Anglais, il ordonna la levée d'un régiment de cavalerie et de deux régiments d'infanterie. Marion obtint un brevet de capitaine dans le second, dont Moultrie fut fait colonel (t). Au mois de sept. 4 775, il assista à l'attaque du fort Johnson ; la bravoure qu'il déploya lui mérita l'épaulette de major. En 1776, il prit part à la défense de l'tle' Sullivan contre une escadre anglaise (2). A la suite de cette brillante affaire, il fut promu au grade de lieutenantcolonel. Un accident qui lui arriva quelque temps après le combat de Savannah , si funeste à la cause américaine (3), l'empôcha de rester enfermé
(1 ) pierre Horry et Daniel Horry, deux aa« très descendants de Réfugiés (Koy. V,p.596), entrèrent, avec le même grade. dans le même régiment. Un autre Horryf que M. Giimore Simms (TheLife of Francis Marion, 10* édit., ?iew-Yorli, 18oi, in-8*.) appelle Hugh, (il était frère de Pierre), servit dans la brigade de Marion et fut son lieutenant favori. Ou comptait d'ailleurs dans les trois régiments enquestion,un assez grand nombre d'officiers d'origine française : Isaac Motte^ lieutenantcolonel, Guillaume Masson^ capitaine, Joteph Jours^ Jacques Péronneau^ Louis Dutarque, premiers lleuieuants ; Jean Canterier, Isaae Duhosc , capitaines de cavalerie , Pierre Bocquety major , Samuel Ligari , Jonathim Sarrasin, Henri Péronneau, etc.; enfin Pierre Fayssûutt premier médecin de Tbôpital de Charlestown. P. Horry a laissé des Métnoireê qui n'ont point encore été publiés. On lui attribue aussi une Vie de Marion, impr. k Philadelphie en 1833; mais toute la part qu'il y a prise, consiste dan« la communicalioa de matériaux à Weems, qui lésa mis en œuvre.
( 2 ) Plusieurs descendants de Réfugiés combattirent dans cette mémorable alTaire» comme Isanc Motte ^ lieutenant-colonel, et Charles Molle, capitaine, Thomat Lesetne et Louis Dularque^ qui devint, l'année suivante, membre du grand jury de la Caroline duSud, ainsi que Pierre Léger et Daniel Lesesne.
(3) Les majors Moite et Béraud furent tués a l'attaque des lignes de Savannab, en 1779: le major Lenfant, les capitaines RouxyGilleê^
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:iiTe.c 868 co(ûpagDQns d^armes claQS ^i^arlesUwo. Ce fut im' bonheur pour la Garoliiie*dv Sttd, puis^'il échappa «ainsi à' la eaptmié et <iue les patriotes 4e cette province coosertèrent un chef •anssi actif qu^intrépide.
Dès qu'il' fut guéri, il partit pour la tIarOliBe du Nord à la tête -d'une trentaine d'hommes. Le fastueux général Gates accueillit froidement cette poignée "de gens tléguenillés ; le gouverneur Rutledge seul con^prit la valeur de ces braves partisans et 'de leur chef. Il donna à Marion le* brevet de briga- ^er et l'envoya .à Wiiliamsbourg peur organiser le mouvement insurrectionnel qui venait d'y éciater.^Marion prit ^e position avantageuse entre le Pedee'et le Santee, au milieu des marécaçgfs^ et -des forêts; sa^ troupe grossit rapidement, et il se rendiM>ient6t redoutable' à Tennemi par la vigueur et 'la soudaineté de ses attaques. Un de BOs exploits les plus remarquables fut .la "délivrance "d'un grand nombre de prisonniers américains et la capture'du ^dé.tachement ennemi chargé de leur ,^garde.^Le.génécal GoriiwalUs. qvi veiaait de baUraGates, vottWlse<iébarlasser de ce voisin^e incommode.
'Jlenacé par des forces supérieures, vMarion, qui savait alUer la prudence à •la plus éclatante bravoure, crut sage .'d'abandonner une seconde fois la, pro- .vinee. Après dixi}oursil'ab8ence,.il y reparut à la tète de quelques partisans, si mal armés qu' ils avaient dû se faire .4es sabres avec des scies» et si mal «^pmirHis de munitions que plus d'une fois ils en vinrent aux. prises n'ayant ^e trois cartouches par homme. PIuaieurs-semaines s'écoulèrent avant que * Marion, malgré son activité et ses succès. , .parvint à réunir une centaine d'hommes sous ses ordres; oe furent lesTÎolences, les cruautés des Anglais ,qui recrutèrent sa troupe, et les vie- \Uàf%s du Black Mingo et de Tarcote *f emportée» par lui, qui lui procurèrent ^es annes et des munitions. Une ten-
"ffHiUe et les liealeoaMs 4e Sêmture et
tative qu'il fit (4780) pour surprendre Georgestown ayant échoué, notre bri-
Ïfadier général se retira dans le Snow's Bland, au confluent du Lynch's Creek et du Pedee. De cette retraite presque impénétrable , il fondait à l'improviste sur. les détachements ennemis et les désarmait , enlevait les postes isolés, interceptait les convois, détruisait les magasins, et rendait les communications entre les forts tenus par les'Anglais extrêmement périlleuses et difficiles. Irrités des attaques incessantes de cet insaisissable ennemi, ces derniers et leurs partisans exercèrent d'odieuses barbaries sur les patriotes, et la guerre prit un caractère atroce.
On doit dire à la louange de Marion qu'il fit tout ce qui était en son pou- Toirpeurcontenirresprit de vengeance qui animait ses soldats, et qu'il lui arriva souvent tle sauver la vie à d'ardents ennemis de la cause qu'il défendait, générosité d'autant plus admirable que 'son neveu Gabriel, jeune homme de grande espérance qu'il regardait comme son fils, étant tombé dans une rencontre entre les mains des torys , ils l'avaient mis à mort sur-le-champ.
'Les succès qu'il obtint dans cette gnerre de partisans relevèrent le courage abattu des:whigs;la consternation causée par la prise de Charlestown et la défaite de Gates se dissipa peu à pou. Renforcé par l'arrivée successive d'un certain nombre de patriotes et par la jonction (1 4 avril 1781) du lieutenantcolonel Lee à la tête d'un corps do soldais réguliers Bfarion voulut renouveler son entreprise sur Georgestown; mais elle ne réussit qu'à demi. li fut plus heureux quelques jours après. Un coup de main hardi mit en son pouvoir le fort' Walson, qui assurait la communication entre Charlestown et Camden.
Encouragé par ce succès, il résolut de s'emparer du poste fortifié de Moite, principal dépôt des convois qui circulaient entre ces deux villes.M"i/o/f^, dans son enthousiasme patriotique, lui fournit les moyens d'incendier sa propre demeure, et le feu obligea la gar-
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nison % sft^reAdfo à discrétion. Au mois de juin 4781, il réussit enfin à chausser les Anglais de Georgestown ; au mois d^août,. il attira le major Frazier dans une embuscade et le battit à Parker»- Ferry, exploit qui lui valut les éloges du Congrès; le 8 sept., il prit une past glorieuse à la mémorable bataille d^Eutaw Spring3;en un mot, Marion contribua phis que personne à renfermer dans Charlestown les Anglais qui, à la fin de cette campagne , ne possédaient plus que trois villes sur le littoral des Etats- Unis.
Le congrès de la Caroline s'étant assemblé à Jacksonborough , le t7 janv. 1782, Marion s'y rendit. Rutledgele félicita publiquement sur son génie entreprenant et sur sa persévérance inHitigable. La session close , il reprit le commandementde sabrigade,qui avait été surprise et défaite en son absence. Chargé de réduire un district sur les bords du Pedee, dont les habitants refusaient d'obéir aux ordres du gouvernement national, il les força à se soumettre, en usant à la fois de fermeté et de douceur. Peu de temps après, l'évacuation de Charleston par les Anglais mit un terme à la brillante carrière militaire de Marion, qui rentra dans sa plantation de Pond Bluff , ravagée par l'ennemi, sans renoncer pourtant à la vie publique. Il continua à prendre part aux travaux des assemblées représentatives jusqu'en 1790, et ne résigna même qu'en 1794 sa commission de brigadier général.Le 26 fév.1 783, le sénat de la Caroline du Sud lui adressa des remercîments publics pour les grands services qu^l avait rendus à sa patrie, et lui remit une médaille d'or comme témoignage de la reconnaissance de ses concitoyens. En 1764, il le nomma commandant du fort Jackson avec un traitement de 500 livres sterl. Dans la pensée des sénateurs , c'était un juste dédommagement accordé,pour les pertes que la guerre lui avait fait éprouver, à un homme qui y comme Ta dit Ramsay, « donna (ans toute sa conduite UA raie exempte de patriotisme
désintéiessé , tant en exécutant qu^oii souffrant tout ce ^ui pouvait servir à l'indépendance do sa patrie. » Mais les sévères défenseurs de la bourse du peuple réclamèrent contre une pareille prodigalité avec tant de force et de pefsistance, que les 500 livres furent réduites à 500 dollars. Un riche marû^e qu'il contracta avec Marie Vidcau^ épargna à Mario» la mortification d'accepter un poste dans lequel ses ingials compatriotes ne voulaient voir qi»'une sîuécure. Ce mariage resta stérile.Marion mourut, le 27 fév. 4795, dans la paroisse de S. John où il habitait.
Un ancien compagnon d'armes de Marion, le vénérable juge James, nous peint ce fameuxchef de partisans comme un homme de taille moyenne,, maigre, basané, bien faitde sa personne Jiueiqqe boiteux d'une jambe. Son nez aqiiiliB, son menton saillant, son front laf ge et éleyé,ses yeux noirs et pesçants imprimaient à sa physionomie une ex|re«>sion remarquable d'audace et de fermeté, et tout dans sa personae annonçait un soldat capable de supporter les plus rudes fatigues et les plus dnr^s privations. Ses qualités lui avaient aoquis une étonnante autodté su? ses hommes, qui lui témoignèrent toujours la confiance la plus illimitée, et qui se croyaient invincibles sous sa conduite.
Cette confiance n'eut sans doute pas moins de part au succès de ses entreprises que la vigueur et le secret avec lesquels il les conduisait^
lHAMIO]^ (Jacques ns)^ sieur de Payra, gouverneur de Castres en4 58it fut, en 1583, chargé de défendre ^ouiiédl^ ^niBeulaigne s'était rendu maître par le pétard, le 22 sept., et que les Catholiques se disposaient à assiéger. Il repoussa toutes les attar ques avec tant de vigueur qu'il donna à yhntesquieu et à Saint-Rome , le temps de lui amener du secours, les Ligueurs levèrent le siège; mais peu de jours après, Marion, allant à sa maison de Payra, tomba dans une embuscade où il fut tué.
Jacques de Marion était le second
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fils de Jean, sieur de Bresiihac, qui testa en 1 586. Ses frères se Dommaieut Jea7i ai Antoine, Nous ne cooDaissons aucune circonstance de la vie de ce dernier. Quant à Jean , qui lesta en 4643, il eut de son mariage avec Gileête de La Rivière, un tils, nommé Antoine, sieur de Bresiihac, lequel épousa, en 1645, Madelaine d'Escoféries et fut père de François, maintenu noble avec son père en 1 671 .
MARK (Antoine), seigneur de €hâteauneuf et de Cornillon, capitaine de galère, surnommé Tripoli, parce qu'il avait été consul de France dans cette ville, fut un des principaux chefs des Huguenots dans la Provence pendant la première guerre civile(1 ) .C'était a un homme vaillant, sage et froid. »
Il avait pour lieutenant un de ses neveux et pour enseigne son beau-frère Le Revest de la noble maison de Yintimille, « gentilhomme jeune et délibéré. » En 1 562, Crussol et de Tende placèrent Tripoli à Aix comme gouverneur; mais une émeute provoquée par Tinsolence de la garnison sous ses ordres, et dirigée par le comte de Carces, le chassa, peu de temps après, de la ville. Le parti vainqueur, à son tour, abusa étrangement de son triomphe. Les maisons des religionuaires furent pillées, une partie de ceux qu'on soupçonnait de professer le protestantisme furent pendus, les autres expulsés {Voy. Pièces justif., N" ClII). Tripoli, qui s'était vaillamment défendu, mais sans succès, se retira à Sislerou. 11 lesta, en 1566, en faveur de son fils Claude, né du mariage qu'il avait contracté, en 1560, avec Honorade de Vintimille.
Claude Mark, sieur de Châteauneuf, capitaine de !i!00 hommes de pied, se signala par sa valeur pondant les guerres de la Ligue ; mais nous ignorons s'il professa la religion réformée. Les recherches que nous avons faites à ce sujet ne nous ont conduit à aucun résultat, les églises de la Provence étant
(1) C'est lai apparemment qui eotra dans ]Si conjuration d'Amboise (\^oy. \, p. 269 j.
peut-être celles de toute la France sur lesquelles on possède le moins de renseignements.
MAULAU (Jean), natif d'Orchies, étudiant de l'université de Louvain et martyr, en 1 54'2 . Ses études terminées, Marlar, qui avait embrassé la Réforme, retourna dans sa ville natale et se mit « à annoncer h aucuns la vérité de la doctrine de l'Evangile ; » mais ses concitoyens mirent promptement un terme à son apostolat, en le livrant, le 2 nov. 154t, au lieutenant du gouverneur de DouaL La veille même, sa tante, Marguerite Boulard, qui, une des premières, avait prêté l'oreille à sa prédication, avait été arrêtée. Ils persistèrent courageusement l'un et l'autre dans leur profession de foi, et furent condamnés, Slarlar à avoir la tête tranchée, sa tante à être enterrée vive. Le premier subit sa peine le 20 janv., la seconde troisjours après.
MAULIAUT, prophète desRuches dans le Yélai. Toute la famille de cet enthousiaste périt, à l'exception d'un jeune garçon , dans une assemblée surprise par les dragons, enl 689. « Le vieux prophète, dit M. Peyrat. avait à ce prêche nocturne deux fils et trois filles, dont l'aînée, enceinte de huit mois, tenait par la main un petit enfant qui avait aussi voulu aller prier Dieu au désert. Le vieillard ne pouvant les retenir, en leur déclarant les avertissements secrets qu'il recevait de l'Esprit, leur avait, au départ, donné sa bénédiction et fait ses derniers adieux. Vers minuit, on lui rapporta six cadavres,dont deux palpitaient encore, une fille qui expira bientôt après, et un garçon qui guérit miraculeusement, a Le Seigneur me les avait donnés, s'écria le prophète, le Seigneur me les a êtes, que son saint nom soit béni ! > Et il passa la nuit en prières autour do sa famille au cercueil, qu'il déposa le lendemain furtivement dans une même tombe. »
MARLORAT (Augustin), ministre de l'église de Rouen et martyr, naquit à Bar-le-Duc, en 1506. Resté or-
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phelin et saos fortune, il fut mis, dès i*âge de huit ans , dans ud couirent d'Augustins , où il proDouça ses vœui en 15^4 , à ce que rapporte Chevrier, dans ses Mémoires pour servir à Thistoire des hommes illustres de Lorraine.
Dès lors, il s'appliqua avec succès à l'étude des Pères et de la théologie scolastique, et il ne tarda pas à acquérir une grande réputation comme prédicateur. Dans son excellente Vie de Bèze, M. le professeur Baum nous apprend que Marlorat était prieur d'un couvent de son ordre h Bourges, lorsqu'il fut éclairé des lumières de l'Evangile. Appelé, depuis 1 53 3, à prêcher tant à Bourges qu'à Poitiers et à Angers^il ne laissa échapperaucune occasion de semer partout les docirioes nouvelles, qu'il avait embrassées avec Fardeur d'une conviction sincère; aussi se vit-il bientôt dans la nécessité de fuir loin de sa patrie pour échapper aux poursuites de ses ennemis. Il se relira à Genève, sacrifiant sans regret ses emplois et ses dignités au repos de sa conscience, et il s'y fit, pour vivre, correcteur d'épreuves dans une imprimerie. Quelque temps après, il partit pour Lausanne où il s'appliqua à l'élude de l'Ecriture sainte. En 4 549, il fut nommé pasteur à Crissier près de Lausanne.ïl desservait l'église réformée de Vevey, lorsque le consistoire de Genève le rappela pour l'envoyer à Paris, eu 4 559 {Arch. de la Comp, des pasteurs, Beg.B) .Il n'y lit qu'un très-court séjour,s'il est vrai, comme le rapporte Daval, que c'est de Genève que Matthias Eudes sieur de Veules, le ramena, en 1560, avec François de Saint-Paul. Le 12 mai 1 561 1 Marlorat. qui avaitélé donné pour ministre à l'église de Rouen (1), pré-
(1) L'église de Houcn avait été (ondée, en 1.*>.")7. par La Jonrhcey ministre envoyé de Genrve, (;t par Jacq. Ttouillct (Voy. IHèce^ just. >• XVIII). Serfin se trompe lorsqu'il dit qu'elle eut pour premier pasteur J^n Coi- //r, brûlé vif. en l.'ioO, par un arrêt du parlement, qui condamna en même temps a la potence deux de ses disciples, les frères Follet. Régnier de La Planche, qui parle fort longuement de ce Cottin,nous apprend qu'il était non pu ministre, mais attire d*ècole, et
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sida le syuode provincial qui se tint à Dieppe. Si l'on en excepte Viret, aucaa pasteur n'eut plus de succès que loi dans la prédication. En quelques mois, secondé avec zèle par son collègue Jacques Valier, il gagna à l'Evangile la grande majorité des habitants de Rouen.
Marlorat jouissait d'une trop légitime réputation de science et d'éloquence , pour qu'à l'époque du colloque de Poissy, le choix do ses coreligionnaires ne se fixât pas sur lui comme sur un des pasleurs les plus capables de défendre, en présence de la Cour, les doctrines évangéliqucs contre les docteurs de l'Eglise romaine. Il y fut donc député et yjouaun rôle (Voy.W, p. 263) parmi les théologiens réformés les plus influents.Tout espoir d'accord s*étant évanoui, Marlorat retourna à Rouen où il couronua, bientôt après, une vie sans reproche par un glorieux martyre.
Découvert dans une tour où il s'était caché avec sa femme et ses enfants, après la prise de Rouen, il fut conduit, le 'i^ oct.,dans la prison du Vieux-Palais, où il recul le lendemain la visite du connétable de Montmorency qui lai dit : o qu'il csloitun séducteur de tout ce peuple. Sa réponse fut que s'il les avoitséduils,Dieu i'avoit séduit le premier. Car , dit-il , je ne leur ay presché que la 'pure Parole de Dieu. Sur quoy lui estant répliqué par le connestable, qu'il estoit séditieux et cause de la ruiue de la ville; au contraire, loi dit-il, je me rapporte à tons ceux de la
nous le dépeint comme un énergumëne qai s'était (ait chasser de Genève et d*aatres églises de France « pour ses resveries et révélations fantastiques qo'ii avoit apprinaec en la boutique des Anabaptistes. » Il enseignait « que l'esprit de Dieo luy avoil révélé que l'Antéchrist seroit ruiné et abbattu de son siège par force d'armes; que Dieu l'aTOit esleu pour chef et conducteur de l'armée ; qu'il destruiroit et osteroit tons les meschans de la terre; qu'il avolt commandement exprès de mettre à mort ton; les meschans prineet et leurs magistrats. » Ces doctrines yiolenles s'éloignaient trop de celles qui préva* laiect dans les églises pour être appronvées; aussi Couin avait^l été excommunié fu l'éflise de Rouen.
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Î'Ue, de l'une et l'autre religiou, si je é suis meslé des affaires politiques, ou Il i'ay tenu aucun propos séditieux, ou li^ay enseigné autre chose que la pure Faroie de Dieu. Le connestable en juraDi répliaua que lui et ses semblables atoyent délibéré de faire le prince de Coadéroy, et Tamiral ducde Normandie, et d'Andelot duc de Bretagne: à quoy Marlorat respondant et remonsirani Tionocence desdits seigneurs , il ne gagna toutesfois autre chose sinon que le connestable jurant à bon escient ^*ii lui feroit conoistre dans peu de jours que sou Dieu ne le sauveroit pas de ses mains, se retira en grandïurie^ et fut tost après Marlorat mené au Palais avec MandrevilU, Soquence.Co- Un et autres des priucipaui de TËfUse.»
La menace du connétable ne jse réalisa que trop tôt. Dès le surlendemain, le parlement condamna Marlorat , dit Pasguier, comme atteint et convaincu d^étre un des auteurs des grandes assemblées qui avaient été cause de la guerre civile « à estre traîné sur une claye» pendu et estranglé en une potence devant Téglise de nostre Dame de Rouen. Ce fait, sa teste esfre séparée de son corps et mise sur un pal de bois surlepontdela ville.» La sentence fut exécutée le 30 oct. , d*autres disent le l^'nov.'.maison ne se contenta pas de traîner le condamné sur la claie,ou faccablade mille outrages, a Ce nonobstant il se porta fort constamment , et arrivé au lieu du supplice, fil d*excellentesremonstrances, selon leLoTisirqui lui en fut baillé, exhortant Gruchet et Coton ^ menez au supplice avec lui à persévérer constamment jusques à la fln,comme ils firent aussi.» Condé vengea sa mort et celle de ses compagnons d'infortune {Voy, IL p. 449).
Marlorat laissa une femme et cinq enfants qui se réfugièrent à Londres.
Deuxdesenfantsymoururentpeu après.
Quant à la femme, elle y vivait assez misérableroent, en 1576, des secours ^ue Ivi accordait le consistoire de Tégttte lionne, dont la charité parait
être restée au* dessous d'une si grande et si louchante infortune. Selon Cnevrier, Marlorat avait un frère cadet, nommé Martin, qui resta bon catholique, et mourut en 1571. Il ne fait aucune mention de Samuel Marlorat, pasteur à Lausanne, en 1 563, et professt'ur de théologie, en 4567, qui, d'après le doyen Bridel, était un autre frère du ministre de Rouen.
On a d'Augustin Marlorat de savants travaux exégétiques sur la Bible, dont Bèze dit , dans ses Icônes : « On ne sauroit dire combien il profita tant en lecture qu'en écrivant, comme il appert par ses beaux commentaires sur la Genèse, les Psaumes, Isaïe, et sur tous les livres du N. T., dressés par un artifice admirable tiré des expositions des plus doctes théologiens de notre temps. » Il a laissé aussi quelque» autres ouvrages, dont les plus importants ont été publiés après sa mort.
I. Traité de Bertram , prestre, Du corps et du sang de N, S. J.-Ch,^ trad. en franc., Lyon, 4558, in-8*; 4564, in-16; Saumur, 4594, in-8*.
II. Remonstrance à la royne mère du roy par ceux qui sont persécutez pour la parole de Dieu, En laquelle ils rendent raison des principaux articles de la religion^ et qui sont aujourd'hui en dispute^ s. 1., 4561, iii-iS; 2* édit. corrigée, 456l,in-8% ff.l74.
III. Novi Testamenti cathoHca expositio ecclesiastica, sive Bibliotheca expositionum N. T., Genevae [Henr.
Slephan.], 4561, in-fol.; réimp. par Eslienne, à Genève, 4564, in-fol.; 1570, in-fol. et souvent depuis. On affirme que celte glose a été trad. en anglais de 1 570 à 1 584.Watt n'indique que Exposition on S. Jude, Lond., 1584, in-8* ; Exposition upon the Révélation of S, John^ Lond., 1574, iu-4*, et Exposition of the tfoo last EpistlesofS.John^tïOMv^édii.yLonà., 1580, in-4*. La Bibl. nation, possède un exemplaire de la trad. anglaise de l'Exposition de TEvangile selon S.
Jean, Lond., 4575, in-foL
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IV. GeneHs cum eathoUcâ expositione eccUiiasticâ , ex vnif>ersi$ probatis theologis, site Biblioihecâ ea^positionufH Geneseos, [Gen.]Henr.
Stephanus, 1562, in-fol.; Morgiis, J.
Le Proiix, 1685, in-fol. On en cite des édit. de Morges, 1568 et 1580, in-fol.
Les théologiens dans les écrits de qui Marlorat a puisé, sont: Valable, Luther, Museulusy Calvin, Paul Fagius^ Œcolampade, Artopeus, Sancles Pagnious, Munster, Ëugubinus.
V. In CL Psalmos Davidiset ali<h mm S&. prophetarum expositio eC' clesiasticay sive Bibliotheca expositionum in Psalmos ex probatis theologis collecta. Item CaïUica sacra ex diversis Bibliomm locis cum simili expositione y [Gen.] Henric.
Steph., 1562, in-fol.; réimp. en 1565, puis à Morges, 1 584, in-fol , et à Gen., 1585, in-fol.; trad. en angl. sous ce titre : Prayers on the Psalmes, Lond.»
1571, in-16.
VL Cent cinquante Oraisons ou prières en prose françoise , chacune mise à la fin d'un chacun des cent cinquante Pseaumes de David, trad, en rime par CL Marot et Théodore deBèu, Lyon, 1563, in-16. — Dans sa Vie de fièze, M. Baum en cite, sous un titre un peu différent, une édit. de Lyon, Gab. Cotier, 1564, in-16. — Ces prières ont été conservées, quelquefois sans le nom de Tauteur, dans un très-grand nombre d*éditions subséquentes des Psaumes.
Vil. La Sainte Bible, qui est toute la Saincte Escriture, translatée en françois : interprétée par les pasteurs et professeurs de Genlve, et avec les anyiotations au bas des pages: publiées et augm,par A. Marlorat, Gen., Fr. Perrin, 15G3, in-fol.
etin-4*; Caen, 1563, in-fol.; Lyon, 1563, in-4'*. — Les notes de Mariorat ont été traduites en belge et join^ tes à la traduction hoi landaise du Nouveau-Testament publiéeà La Haye, 4603. in-8\
VIH. Esaia prophetia, eumeatho^ lieâ ewpositione eeclesiastieâ, [Cen.]
Henr. Stephan., 1564, in-foK;6en.« 1610, in-fol.
IX. Traicté du péché contré le Saint-Esprit , Lyon, 1564, in-l6| trad. en angl., Lond., 1585, in-IS.
X. Le Nouveau-Testament corrigé sur le grec, avec annotations aug-^ mentées, Lyon, Cotier, 1564, in-8% et souvent depuis. — Leiong en cite une édit. de la même année sans nom do lieu.
XL Thésaurus S. Scripturœ prthphetica et apostolicœ in locos communes rerum, dogmatum etphrêêeon digeslus, Lond., 1574, in-fol.; Laus., 1575, in-fol.; nova edit. tertift parte auctlor, fiernae* 1601, in-fol.; Gen., 1608 et 1624, in-fol. — Extrait par Feugueray (Voy. ce nom) des Advcrsaria de Hariorat.