XVI. Gallia Belgicœ chorographica deecriptio posùkvma, Lugd
Bat., 1649. in-8*.
XVII. Tabula chorograpkica GaU liéB Narbonentù, iosérée par Abraham Ortelius dans son Theatram Orbis terrarum. — L*£scluse avait appris à eonnaître le pays qu'il décrit, dans ses eicursions botaniques, pendant qu'il étudiait à Montpellier.
LESCOUas (JBA!f de), ou LaseourSf appelé aussi Lescure, seigneur de Savignac , et non de Salignac , comme écrivent quelques historiens, naquit vers 154 2, selon une généalogie msc. qui se conserve à la Biblioth. de TArsenal, sous le N* 749. Il avait donc atteint sa cinquantième année lorsque la guerre civile éclata, et il y prit une part active, ainsi que ses deux frères. Le parlement de Bordeaux les comprit tous les trois dans son arrêt du S8 juillet 4562 {Vog, lY, p. 501). Jean de Lescours ûgure encore dans le fameux arrêt rendu par le môme parlement, en 4569. La môme année, son frère, le baron de Savignac fit, à la tête de 80 chevaux commandés sous lui par Casenanve, La Chapelle et ù'Aubigné, une course du cOté de Libourne et défît deux compagnies de gens de pied ; mais à son retour, il se laissa surprendre et sa troupe entière fut délruile, à l'exception do cinq hommes. La frayeur qu'il éprouva lui fit retrouver l'usage de ses jambes qu'il avait perdu depuis dix ans.
Jean de Lescours avait épousé/^a»»^ de Gaing qui lui donna deux fils, nommés François et Benjamin. La destinée du second est inconnue. Peut-être estil le môme que Lescours, sieur deNueil on plutôt NiEUL ( son père était seigneur de celte petite ville du Limousin) qui, selon les uns, fut fait prisonnier, ^t, selon d'autres, tué à Jaruac. Quant
à François, baron de Savignac, il s*est illustré dans les guerres du roi de Na> varre par la belle défense de Castillon contre Mayenne.
L'armée de la Ligue attaqua cette petite place le 15 juill. 1586. Les assiégés, sous les ordres de Savignac , d'i4//m, de Saint-Ouen et de Sérillac, défendirent vaillamment les faubourgs; mais chassés de poste en poste, ils finirent par être rejetés dans la ville. Le siège fut conduit avec beaucoup d'habileté par Ladouze , commandeur de l'ordre de Malte. A mesure qu'ils enlevaient un ouvrage , les Ligueurs s'y fortifiaient avec soin. Cette marche était sûre, mais lente ; aussi ne fut-ce qu'au bout d'un mois de siège, qu'ils lî&ussiren t à se loger dans une tour, après un sanglant combat où le vicomte de Paulin fut tué. Les assiégés ne perdirent pas courage; ils continuèrent à se défendre avec tant de bravoure que Mayenne aurait été forcé de lever le siège, ses munitions étant épuisées, si les marchands de La Bochelle, à ce qu'affirme d'Aubigné, ne lui avaient vendu de la poudre! A cet acte inHlime, hdtons-nous d'opposer la conduite des habitants de Clairac, qui ne se contentèrent pas d'envoyer au secours de Castillon un renfort de cent hommes com* mandé par le capitaine Lesparre; mais qui, enthousiasmés par l'héroïque défense de leurs frères, se levèrent en masse, hommes, femmes, enfants, pour aller mourir avec eux. Décimée par la peste qui éclata dans la ville, plus encore que par le fer ennemi, et n'espérant plus de secours depuis que les troupes assemblées par Turenne s'étaient dispersées sous le coup de la terreur inspirée par le terrible fléau, la garnison parla de se rendre, et, à l'insu des habitants, résolus à combattre jusqu'à la mort, Savignac signa une capitulation portant que Savignac, Allein, Pierre- Buffière, sieur de Chambret, de Boche fort -Saint- A ngel , Saint- Ouen , Montmorency-de-Bours, Bassignae, Bellière, Frédeville et Couronneau, sortiraient avec leurs armes et leurs
cheyani; les soldats, sans armes, I condition de ne servir de quatre mois dans les troupes du roi de Navarre.
Néanmoins, contre la foi jurée, tous les chefs furent retenus prisonniers et envoyés à Bordeaux et à Blaye, pour être échangés contre des officiers catholiques. Quant aux habitants que Mayenne avait refusé de comprendre dans la capitulation^ sons prétexte qu'ils étaient ses sujets, on en fil pendre vingt-deux, et on livra les antres à la discrétion des soldats.
François de Lescours avait épousé, en 4 575, Louise de La Roche. Resté veuf avec deux fils, il se remaria, en 4596, avec Susanne de Cossé. Du premier lit vinrent: 1* Jacques, qui prit pour femme, en h 605, Jeanne de Saint'Laurens, et en eut Isâac, marié, en 4645, h Hélène de Polignac^ qu'il laissa veuve avec un fils, François, baron de Nieul, mort à Paris, k Tâge de 4 9 ans et enterré à Charenton, le 8 sept. 4667; — 2' Louis, qui éponsa, en 4 607, Marie Du Chesne^ et fut père de François. Celui-ci s'allia, en 4 632, avec Henriette de Hauteclaire, qui lui donna François, époux, en 4 669, de Marie Baraud. Du mariage du baron de Savignac avec Susanne de Cossé naquirent encore deux fils, savoir: 3* François, qui épousa.
en 4620, Elisabeth de Liverne et en eut Arnauo (aliàs Armand), sieur de Lescours et d'Oradour, qui remplit, en 4 683, les fonctions de commissaire pour Texécution des édits dans la généralité de Limoges. 11 avait épousé, en 4 659, Hélène de Polignac, veuve de son cousin Isaac. C'est apparemment de ce mariage qu'était issue une demoiselle de Lescours, qui se convertit après une détention de quelques semaines aux Nouvelles-Catholiques de Paris, en 4 686, ainsi que le sieur de Lescours, qui se réfugia en Allemagne avec sa femme Judith Thomas, fille unique d'un conseiller à la cour des comptes de Montpellier, et qui devint premier gentilhomme de la chambre du duc de Brunswick {Areh, gin. E.