‹ La France protestante (volume 4)Chapitre 102 sur 189 · XXIII. Homericus Achilles, Lugd · texte numérisé non relu

XXIII. Homericus Achilles, Lugd

Bat., 4 693. in-4^ 2» édit., augm., Lugd. Bat., 1694, in-4»; 3' édit..

augment., Lugd. Bat., 4696, in-4\ — Ce travail, d'une érudition immense, mais un peu confuse, offre tout ce qui avait jamais été publié sur Achille. Drelincourt, qui s'était marié avant de passer en Hollande , laissa un fils nommé Charles, qui fut reçu docteur en médecine en 4 693, et qui mit au jour les opuscules dont nous avons parlé plus haut.

IV. Le quatrième fils du pasteur Charles Drelincourt reçut le nom d'AN- ToiNE. Il étudia également la médecine et la pratiqua d'abord à Genève, où il reçut gratuitement la bourgeoisie, le 5 juin 4 678, puis à Orbes en Suisse.

V. Le cinquième mourut à Genève pendant ses études en théologie.

VI. Le sixième, Pierre, qui étudia aussi à Genève, passa en Angleterre et devint doyen d'Armach. Il est auteur de A Speech made to this grâce the Duke of Ormondy to return the humble thanks of the french Proiestant s y relie ved by the privy council, Dubl., 4682, in-4"; et probablement aussi du Protestanfs Self-Defence^ Lond., 4 685, in-4 2. Sa fille Charlotte-Su s an ne, épousa, en 1690, à Londres, Jeayi Barbot, le mOme peutêtre qu'un gentilhomme de ce nom cité dans les papiers de La Reynie comme ayant abjuré à Paris, le 7 janv. 4 686 {Suppl. franc. 709.6). De ce mariage naquit, en 4 691 , Charlotte - Arme Barbot.

Nous avons déjà dit que l'aînée des filles de Drelincourt épousa le ministre de Poitiers, Baig7ioux, qu'elle suivit en Angleterre et à qui elle donna deux enfants. Le fils entra dans le commerce, et la fille épousa Boignot, La seconde, mariée à l'avocat Mazonau était morte à l'époque de la révocation. Son mari se réfugia en Hollande avec son fils âgé de 17 ans. La troisième, Emilie-Charlotte, femme de Daniel de Malnoë, avocat au parlement de Paris, fut jetée avec lui à la Bastille en 4 685. Après quelques mois de détention, ils abjurèrent l'un et l'autre, ou plutôt feignirent d'abjurer, car

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