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bnislemens et de retourner an SeifùeuT en amendement de vie » , quelque»->ung se sentirent émus, c\ tous courbèrent la tête sous ce foudroyant adieu : Vivez donc et méditez ceci, t sénateurs ; et moi, je m'en vais à la ttori.
Deux jours après (1), Du Bourg, les mains liées selon Tusage, monta sur la fotale charrette. Le bourreau avait ordre de le bâillonner s*il essayait « de dogmatiser et tenir aulcuns mauvais propos » , et afin de prévenir toute tentative d'enlèvement, on avait déployé un appareil formidable. Pendant le trajet de la Conciergerie à la place de Grève, le martyr conserva toute sa fermeté; mais arrivé au pied du gibet, pendant qu'il se dépouillait de ses irêtements, il ne put s'empêcher de pouster de profonds soupirs et de s*écrier : Mes amis, je ne suis point ici comme un larron ou un meurtrier; mais c'est pour l'Evangile. Tandis qu'il montait l'échelle, on l'entendit répétera plusieurs rf^prises : Mon Dieu, ne m'abandonne pas, de peur que je ne t'abandonne. Un instant après, il était lillé recevoirdu Sauveur la récompense promise par lui à ceux qui confessent son nom.
A quelques jours de \h arrivèrent à Paris les députés du comte palatin qui venaient demander à François II de lui céder le savant Du Bourg auquel ce prince destinait une chaire de profes* seur dans son université de Heidel* berg. Averti de leur prochaine arrivée, le cardinal de Lorraine avait M hâter k supplice.
La mort de Du Bourg produisit une Tive sensation dans toute la France.
Florimond de Raemond, témoin oculaire de sa fin courageuse, nous raconte que « tout Paris s'estonna de la
(1) Selon S^nde, letopplice eal lifa Ir 20 nov.; selon Moréri, le 20 déc; selon La Croix 4a Matoe et Eèze, dans ses Icône», le 21 déc; felOD BecooMe, le 22 déc: Mlon l'Histoire ercIésiasUque de Bèze, d'accord avec le procès-verbal d*eiè€Otion, le 23 dér. Dès le 20 Bov., Du Bourg avait été dégrada des ordres de diacre et de sous-diacre.
constance de cet homme » . «Nous fondions en larmes dans nos collèges, dit-il, au retour de ce supplice et plaidions sa cause après son décez, maudissant ces juges injustes qui Tavoient injustement condamné. Son prescbe en la potence et sur le bûcher fit plus de mal que cent ministres n'eussent sccu faire. » Mais cette réprobation presque générale, loin de calmer les fureurs du parlement, les redoubla. André Coiffier de Dammartin, Jean Ysabeau detroycs, Jean Judet, de Pans, j.érirentvers le mC-me temps dans les flammes. Cependant des quatre conseillers arrêtés avec Du Bourg, l'un, Eustache de La Porte échappa au supplice par une insigne lâcheté : il signa carte blanche, offrant de changer d'opinion si la sienne était désagréable au roi; les trois autres, en recourant à des échappatoires, sauvèrent aussi leur vie, sans pousser la faiblesse jusqu'à l'abjuration formelle. Lorsqu'on les interrogea sur leur foi, ils répondirent qu'ils confessaient les Saintes-Ecritures du V. et du N. Testament, le symbole des Apôtres et celui d'Athanase, reçus par l'Eglise comme le sommaire de la religion rhrélicnne; mais ils rcfnsî'rent de s'expliquer d'une manirrc plus claire et plus précise, disant qu'ils n'y étaient pas tenus et qu'il fallait leur prouver d'abord qu'ils avaient parlé contre l'opinion reçue dans l'Eglise catholique.
Le parlement se contenta de cette espèce de rétractation.
II. Claude Du Bourg, sieur de La Guérine, naquit au château de Malozat prèsdeVolvic, vers 1522. Conseiller du roi, secrétaire des finances, trésorier de l'extraordinaire des guerres, il fut nommé, le 21 mars 1557, trésorier de France à Lyon. A la nouvelle de l'arrestation de son frère Anne, il se hâla d'accourir â Paris; mais il reçut ordre d'en sortir immédiatement. Plus tard, sous l'accusation de faux et de malversation, mais évidemment à cause de sa religion, il fut lui-mùne jeté en prison. 11 venait d'être rendu à la liberté, lorsqu'il adressa à Condé VEpI-
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tre dont nous avons parlé ailleurs (Voy. II, p. 453) ; elle porte la date du 1 5 déc. \ 564, et a été insérée dans le T. Y des Mémoires de Condé, ainsi qu'une autre pièce datée du 25 oct. et intitulée : Oraison prononcée à MM.
des comptes par le seignewr de Guerine, maistre C. Du Bourg, conseiller du roy et secrétaire de ses finances, sur laquelle il a esté incontinent eslargi des prisons de la Conciergerie du Palais, à Paris, esquelles il estoit détenu par ordonnance desdits gens des comptes ; avecques une épistre escrite et envoyée par ledit seigneur Du Bourg à un sien confrère et compagnon d'offi^e. Selon le P. Anselme, il écrivit à Catherine de Médicis, le \ janvier 1566, une lettre où il lui indiquait les moyens de réconcilier les Guise, les Montmorency et les Châtillon. C'est apparemment cette lettre que le P. Lelong signale dans sa Bibl. historique sous le titre de Lettres écrites et envoyées au roi et à son conseil , Paris, 4 567, in-8*. Quelques-uns affirment qu'il était alors enfermé à la Bastille pour cause de religion ; mais c'est une erreur manifeste; s'il est vrai qu'il ait été réincarcéré comme huguenot, ce ne peut être qu'après la seconde prise d'armes de Coudé. Nous u'accepterons pas non plus comme authentique ce que rapporte M. Aigucperse, que Claude Du bourg fut mis à la Bastille au retour de son ambassade à Constantinople, parce qu'on le soupçonnait de calvinisme ; mais que s'étant justifié, il recouvra sa liberté. Il parait certain que notre Du Bourg fut chargé d'une mission auprès de la Porte, et qu'il réussit à "négocier avec les Turcs un traité qu'il a, dit-on, fait imprimer; mais cette mission ne lui fut probablement confiée qu'après sa nomination au poste d'intendant de la navigation de France es mers du Levant, c'est-à-dire après 4575, date qui ne permet guère de douter que s'il obtint cette place, c'est qu'il s'était converti.