III. Gabriel Du Bourg, conseiller au
parlement de Toulouse, en 4562, n'échappa qu'avec peine aui fureurs de la réaction catholique, quoique gendre da
f président Masencal {Voy, II. p. 247).
l se retira à Castres où il s'établit, m 4 570, les Castrais l'envoyèrent demander des troupes à Coligny qui leur envoya Genlis, La Case, Ciptères tiPiles avec un corps de troupes. On ignore l'époque de sa mort; mais on sait qu'il laissa un fils nommé Georges, sieur de Clermont, qui a joué un rôle dans les assemblées politiques et les synodes nationaux.
Gouverneur de l'Isle- Jourdain (4), place qu'il dut sans doute moins à ses propres services qu'à ceux de son p^ puisqu'on ne trouve pas qu'il se soit particulièrement distingué dans aucune affaire, Georges Du Bourg fut, en 4 600, nommé commissaire du roi pour l'exécution de l'édit de Nantes dans le Languedoc. En 4604, il fut député par le Haut-Languedoc et la Haute-Ouienne à l'Assemblée politique de Sainte- Foi. Quelque temps après, les mêmes provinces l'envoyèrent en Cour, démarche dont le Synode national de Gap, auquel il assista également, se montit fort mécontent, parce qu'elle violait l'union des églises. Son mécontentement toutefois ne l'empêcha pas de rendre justice è Du Bourg, en traitant de calomnie le bruit répandu par Forton, qu'il allait changer de religion, et en chargeant le consistoire de Bordeaux de réprimer le calomniateur. En 4608, Da Bourg fut député de nouveau à l'Assemblée politique de Gergeau avec ie ministre Balaran et Brassard, avocat an parlement de Toulouse, et en 4609, il le fut encore au Synode national de Saint-Maixent. La dernière fois que nous ayons rencontré son nom dans le cours de nos recherches, c'est sur une liste, dressée en 1646, des Protestants qui recevaient des pensions du roi {Fonds de Brienne, N» 24 4 ). Les Mémoires de La Force font bien mentioa
(1 ) Nous avions pensé à tort (Voy. I, p. U5) que Ou Bourg, gouverneur de cette place de •ûrcté, pouvait être Aniome fie Burjw^
DUB
DUfi
d'un Du Bourg qui, de 4615 à 462S, fut employé par le gouverneur du Béam en diverses circonstances; mais nous ne pouvons affirmer qu'il s'agisse du môme personnage.
DU BOUSQUET (Jean), en latin De Bosco, originaire du Quercy, religieux dominicain converti au protestantisme. Au retour d'un pèlerinage qu'il avait fait en Savoie avec le prieur de son couvent, Du Bousquet eut envie de voir Genève et de s'entretenir avec ces réformateurs dont le nom remplissait l'Europe. Quelques conférences avec Calvin suffirent pour le gaper à la cause de la Réforme. Reçu ministre , il fut d'abord envoyé à Thonon , d'où il passa à Lausanne, et plus tard, en 4562, il fut donné pour pasteur à l'église de Castres, que, pendant dix- sept ans, il desservit avec un zèle infatigable dans les conjonctures les plus critiques , secondé par ses collègues Fleuryy dit La Rivoire, Savin^ de Marsan et Auger. Il mourut au mois de sept. 4579, aimé et honoré des Catholiques eux-mêmes à cause de la sainteté de sa vie. « Entre autres livres qu'il expliqua avec admiration, lit-on dans les Mémoires inédits de Gâches, furent les proféties de Daniel et les révélations de saint Jean.» En a-tii été publié quelque chose?
DU BREUIL (Jean), prédicant dans le Poitou. Du Breuil s'était vraisemblablement donné à lui-môme sa mission; ce qui nous porterait à le croire, c'est que nous n'avons pas remarqué que la Correspondance de Court fasse une seule fois mention do lui; or, à cette époque , beaucoup de Protestants, n'écoutant que leur zèle, s'établissaient de leur propre chef consolateurs d'un peuple désolé. Quelquesuns mGme, s'il faut en croire les agents d'un gouvernement persécuteur, faisaient métier de cet apostolat volontaire, et n'étaient au fond que des espèces d'intrigants. Ne serait-ce pas dans cette catégorie qu'il conviendrait de ranger Du Breuil? Voici, au reste, tout ce que nous savons de sa vie.
T. IV
Poursuivi comme prédicant et coo* damné à mort par contumace, le S7 juin 4749, il parvint à échapper pendant plus de quatre ans à toutes les recherches; cependant il finit par être arrêté, le 6 sept. 4723, et conduit dans les prisons de Niort. L'intendant reprit le procès et confirma la sentence; mais Du Breuil échappa à la mort en se convertissant. Il ne fut gracié toutefois qu'au mois de novembre 4725, sur l'assurance réitérée que sa conversion était sincère {Archiv. gén., E.
Ce nom de Du Breuil se rencontre plusieurs fois dans l'histoire de nos guerres de religion. En 4569, Du Breuil, gouverneur de La Rue et un des meilleurs capitaines huguenots, au rapport de Bèze, fut tué au siège de Lusignan, en reconnaissant la brèche avec Rouvray.
Quelques années plus tard, un autre capitaine du même nom se signala au siège de Domfront, sous les ordres de Montgommery. Si ces deux chefs huguenots étaient, comme nous le soupçonnons, originaires de la Normandie, ils pourraient appartenir à la famille Bonenfant , qui semble avoir professé le protestantisme. D'autres Du Breuil habitaient le Maine : on trouve parmi les capitaines qui se saisirent du Mans, en 4 562, un Charles Du Breuil ou Du Breil ; d'autres le Poitou : le seigneur de Breuil'Baret reçut dans son château les Protestants du voisinage, lorsque l'exercice fut défendu, en 4 647, dans cette seigneurie, et vers la même époque, Benjamin de Beauchamp, seigneur Du Breuil et des Bernardières, fils à^Elie de Beauchamp^ seigneur de Grandfief, épousa Sylvie de La Rochefoucauld; d'autres encore la Saintonge, et enfin quelques-uns passèrent dans les pays étrangers à la révocation, comme Breuil-Renov^rd qui se réfugia à Berlin. Nous pourrions grossir cette liste ; mais l'occasion se présentera de mentionner ceux d'entre eux qui ont laissé trace de leur existence dans l'histoire.
DU BROULLAT (Jacquis) , ar-