‹ La France protestante (volume 4)Chapitre 116 sur 189 · DOB · texte numérisé non relu

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ehe7ê(iue d'Arles, converti an protestantisme. Les renseignements que nous possédons sur DnBroullatse réduisent à un article fort court, inséré par les auteurs de la Gallia christiana dans leur Tolumineux ouvrage. Selon ces écrivains, qui ne devaient pas se montrer bienveillants envers un prélat de TEglise romaine devenu un des chefs du parti huguenot, ce fut k la protection de Catherine de Médicis que Du Broullat dut uniquement les dignités ecclésiastiques dont il fut revêtu. Il était déjà abbé de Saint-Symphorien de Beauvais, de La Rivour et de Lagny, lorsqa'il fut appelé, en 4 554 , par Henri II, à remplir le siège archiépiscopal d'Arles. Ayant embrassé les opinions nouvelles , il s'attacha au prince de Condé et fut dépouillé de ses bénéfices , comme Odet de Châtillon, par arrêt du parlement de Paris, en 4 56^ , ce qui ne Tempêcha pas, lit* on dans l'ouvrage cité, de prendre encore, en 4 564, les titres d'abbé et de comte de L^gny et de seigneur de Lisy. Cette dernière seigneurie appartenait , sans aucun doute, à sa famille, et fut portée dans celle de Montîouet (Voy. 1, p. 4 4 0) par Madelaine Du Broullat, La Gallia Christiana accuse l'abbé de Lagny d'avoir, lors de la première guerre de religion, livré son monastère aux Huguenots, qui y commirent d'aussi grands excès que dans la ville. Il est étrange que les historiens protestants ne fassent aucune mention de Du Broullat. On dit qu'il se retira en Allemagne. Ce qui est certain, c'est qu'il mourut après 4 575, date qui nous est fournie par le testament de sa mère, Antoinette d^ AngenneSy dont une copie nous a été communiquée par M. Charles Eynard, Ce testament qui respire la piété la plus sincère, institue pour ses héritiers Louise de Bellenave, sa fille, Jacques Bu Broullat, sieur de Lisy, son fils, et François d'Angennes, sieur de Montîouet,* époux de sa petite-fille Madelaine, Il est daté du 4 5 déc. 4575, et fut passé eu présence d'^ nne Du Broullat^ baron de Monjay, de Nicolas Sé~

guier, sieur de Pavillon, et de Jean de Saint-Martin.

DU BUC (XjniLLiUMB), en latin Bucanus , de Normandie. Après avoir desservi, pendant vingt-trois ans, l'église d'Yverdun, Du Bue fut appelé à Lausanne, en 4 594, comme professeur de théologie. C'est peut-être à cette occasion qu'il signa une Confession de foi sur les deux natures de J.-Ch.^ conservée à la BibL de Genève (H* 4 97aa, Carton 3), où sont exposées les doctrines du calvinisme pur, en 47 articles dirigés principalement contre les Luthériens, contre Bolsec et contre les adversaires du droit, attribué aux magistrats, de punir les hérétiques par le glaive. Il mourut à Lausanne en

4603. On a de lui :

I. Institutiones theologicœ seulocorum communium christiana reli" gionis ex Dei verho et prmstantisHmorum theologorum orthodoxo consensu expositorum analysis^ Gen., 4 602, in-S"; dem.édit., 4 630, in-8n trad. en angl. sous le titre de èodg of divinity^ Lond., 4659.

II. Vingt-quatre homélies ou Sermons sur V Oraison dominicale^ Gen.»

4604, in-8\

III. Aphorismi de disputationihus in controversiis de religione^ Gen., 4648, in-8«.

Le msc. Bridel, qui nous paraît d^ailleurs mériter assez peu de conûance, Ini attribue, en outre, un ouvrage latin sur le Sacrifice d'Abraham (Gen., 460Î), et un volume de sermons sur l'oraison dominicale, publié, y lit-on, sons le titre : De sacra concione (Gen., 4604, in-8«).

BU BUlSSOIt (François), docteur de Sorbonne, converti au protestantisme. Du Buisson, en latin De Bosco ^ fut envoyé par les pasteurs de Genève I l'église de Dieppe, en 4 559 {Arckiv.

de la Comp.y Rcg. B). Il arriva à son poste le 25 déc. Dès le lendemain, il nit suivi par deux commissaires du parlement de Rouen, chargés d'informer contre les Prolestants qui, peu de mois auparavant, avaient mis en Alite par

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