II. Souveau système de gram%ai re française, Leyde
III. Histoire de la m decine, trad, de Freiid, Leyde, îTtl, in-4« et o
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vol. in-lî. — L'orthographe bizarre du traducteur a nui à son ouvrage qui est oublié depuis longtemps.
IV. Eloge de la goutte, Leyde, 4728, in-S*; réimp sous le titre :L^ Goutteux en belle humeur, 4743,
V. Ditput,medica de ascaridibus et lumbrico lato, Leyde, 4728, in-4"; réimp. sous le titre : Tractatus de ascaridibus, Leyde, 47Î9, iD-8«.
Une autre famille de ce nom s'établit à Genève où Antoine Coulet, de Saint-Fortunat, fut reçu bourgeois en
COULLEZ (Alexardrc), ministre à Vassy. Comme tant d'autres pasteurs interdits sous les préteites les plus futiles. Couliez avait été suspendu de ses fonctions. Ayant os.é néanmoins, non pas remonter en chaire et prêcher publiquement, mais faire une prière et lire quelques chapitres de la Bible dans un château du voisinage, il fut condamné à neuf années de bannissement, à 3000 livres d'amende et à Tinterdiction per pétuelle. Le parlement de Paris luimême trouva que le juge de Châlons avait été entraîné trop loin par l'ardeur de son zèle, et sur appel, réformant la sentence par arrêt du 28 juillet 4685, il ordonna que le ministre de Vassy serait admonesté et paierait 4 0 livres d'amende. A la révocation, Alexandre Couliez passa en Allemagne et f^t attaché à l'église de FraDcfort-sur-l'Oder oè il eut pour successeur, en 4689, David Vincent. Il desservit plus tard celle de Halle. Son Gis Jean étudiait la théologie à Genève en 4718.
A cette même famille, qui occupait à Metz un rang honorable, appartenaient/^aM CotUlez, marchand de Metz, cité par Benoît dans ses listes de persécutés; Paul Couliez, ministre ï Béthisy, en 4679, et Us dcmoiséihs Couliez qui, comme les demoiselles Meinadié^ les demoiselles Thomas d'Uzès, et les filles du pasteur Jacques Valentin, établirent h Berlin 'jn pensionnat où furent élevées lesfilk^i de la première nobles* sedePiusM.
COUPPK (Daniel), ministre à Tours, puis à Loudun, où il moanit dans un âge très-avancé, est auteur de VAnii' Léon ou Renversement d$s colonnes philistines, Saumur, 46^, in-8*, et d'un Traité des mirûcUs^ monstrant qu'ils ne peuvent estre vrayes marques de V Eglise, Rotterd., 4645, in-42. Couppé fut député par l'Anjou à plusieurs synodes et assemblées politiques, â Gergeau, en 4608, à Tonneins, en 4614, à Grenoble, en 4 645, à Castres, en 4626, sans y jouer d'ailleurs un rOle important.
COURCELLES (Etienne de), célèbre théologien arminien, né à Genève, le 2 mai 4586, mort^A^msterdam, le 22 mai 4 659.
FtVm»deCourcelle8, son père, d'une famille noble d'Amiens, s'était sauvé 1 Genève, pendant les persécutions, avec sa mère, Marie de Masloisel, et ses deux sœurs, Madelaine, qui épousa Gilles deLaPommeraye,QiSusanne^ qui devint la femme de Jacques Des Bordes, çToh99>em et pasteur à Genève, puis ministre â Bordeaux, sa ville natale, en 4 565. Reçu bourgeois, le 30, avril 4 574, selon M. Galiffe, Firmin de Courcelles entra dans le conseil desCC l'année suivante, et mourut en 4 587.
N'ayant point eu d'enfants de sa première femme, Catherine de La Pommeraye, fille d^'Olivier, et de Catherine Des Retours, il s'était remarié avec Abiga\'l Cop, fille du pasteur Michel Cop, qui lui avait donné 4 * Sara, femme de Nicolas Le Clerc : — 2» Jacob, allié, en 464 2, à Madelaine Franconis-Cartelier, dont il n'eut qu'une fille, Anne, épouse de Jean de La Courtine;— 3* Abrauam, qui épousa Louise Munier; — 4" Etienne, qui fait l'objet de cette notice.
Etienne de Courcelles fitd'exceUeates études, et se signala parmi ses condisciples par ses progrès dans les belles-lettres, les mathématiques, la philosophie cartésienne et la théologie.
Avide de tout apprendre, il donna même, pcudantquclquetemps, dans les folies de l'astrologie judiciaire, qu*il re-
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garda depuis comme la plus chimérique de toutes les sciences.
Bien que plein de vénération pour Calvin et surtout pour Blte^ dont il avait suivi les leçons, il refusa d'adopter les sentiments de ces illustres réformateurs sur la prédestination absolue; mais il fut assez prudent pour ne pas manifester trop haut ses opinions, et pour refuser l'offre que lui firent les pasteurs de Genève de l'attacher à une des églises de la république. Il prétexta le désir de perfectionner son instruction, et partit, en 1609, pour visiter les académies de Zurich , de Bâle et de Beidelberg, où il étudia le droit sous Denyt Godefr&y, Il revint ensuite en France, se fit recevoir ministre en 1 6U, et fut donné pour pasteur à l'église de Fontainebleau. U la desservit jusqu'en 16)4, qu'il demanda et obtint d'aller eiercer ses fonctions à Amiens, où sa famille habitait. L'intolérance ne lui permit pas d'y vivre longtemps en repos.
Le calvinisme pur venait de remporter une victoire complète au Synode d'Âlais, qui avait sanctionné leâ décisions de celui de Dordrecht et dressé une formule de serment que devaient signer tous les pasteurs de France (Voy . Pièces justif., N* LXXV). Celte singulière manière d'entendre le principe fondamental de la Réforme, révolta les pasteurs de l'Isle-de-France, de la Picardie et de la Champagne, qui, dans le synode provincial tenu à. Charentoh le 16 mars t622, refusèrent « dé se soumettre à un joug que les églises étrangères, et notamment celle d'Angleterre, n'avaient pas voulu recevoir»
ÏFondi St'Magloire, N» 40). Mais, dès Tannée suivante, par un retour inexplicable, le même synode accepta le décret d'Alais et astreignit tous les pasteurs de la province à le signer, en les ifispensant seulement delà formalité du serment. Courcelles, dit Sénebier, «aima mieux être dans l'indigence que de soumettre les idées qu'il croyait vraies à la décision despotique de quelques hommes qui pouvaient se tromper. » Il
fut donc déposé, malgré son a[^el au prochain synode national.
Ce synode s'assembla peu de temps après à Charenton. Cédant aux instances de sa famille et de ses amis, Courcelles, au lieu de soutenir son appel, demanda d'être rétabli dans ses fonctions, « protestant qu'il avait entièrement re* jeté et abandonné les dogmes des Arminiens, n Cette démarche n'était, on doit l'avouer, qu'un acte d'hypocrisie ; mais le décret d'Alais pouvait-il produire d'autres fruits ? Le synode lui accorda « une portion « pour sa subsistance, en attendant qu'il fût pounu d'une église. Celle de Heiltz-Ie Maurupt étant venue à vaquer sur ces entrefaites, il y fut placé; mais bientôt après, il fut appelé \ Vitry.
Cependant Courcelles était déchiré de remords. Sa conscience lui reprochait amèrement un instant de faiblesse, et, d'un autre côté, le parti bigot, qui, doutait avec raison de la sincérité de sa conversion, ne cessait pas de le poursuivre de sa haine. Pour y échapper et recouvrer en même temps la paix de l'âme, il se décida enfin à quitter sa patrie et à se retirer en Hollande où les Arminiens jouissaient de la liberté de conscience. Le célèbre Episcopius l'accueillit comme un ami : mais les Remontrants, aussi fanatiques que leurs adversaires, lui firent un crime d'avoir souscrit la formule dressée à Alais.
Pendant plusieurs années, Courcelles en fut réduit, pour vivre, à corrigerdes épreuves chez les imprimeurs et à tra^ duire quelques ouvrages de mathématiques; cependant les préventions fini rent par se dissiper, en sorte qu'à la mort d'Episcopius, les Arminiens le choisirent pour remplir sa place comme professeur de théologie dans le collège qu'ils avaient fondé, en 4637, à Amsterdam. Il y fit jusqu'à sa mort d'excellentes leçons.
Pœlenburg, l'auteur de son oraison funèbre, loue en ces termes son esprit : « ingeninm ad percipiendas res abslrusissimasantum, ad excogitandum fccundum ac uocrum, ad rcspoudc:»-
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dum4l9 qui aliquid ex ipso requirebant, promptum paratumque » ; son jugement: «judicium limatum, subaclum, prudens, ut neque opinionem aliquam, licet magnis authoritatibus subnixam> levi indutus ralione susciperet , et si quam sententiam animo couceptam suo semel comprobasset, eam non facile dimitteret, nisi majore vi rationum et veritatis evidentià compulsas » ; ^a mémoire : « memoriam plurimarum rerum capacem ac tenacem. » Les qualités de son cœur ne le cédaient pas à celles de son esprit; il était si plein de modération et de douceur que sa perte fut généralement regrettée. Quanta son saroir, ses ouvrages sont autant de preuves de sa profonde érudition. En voici la liste.
1. Advis d'un personnage désintf'ressé relativement à la dispute d'Amirault et de Du Moulin sur la prédestination^ 1S38, in-8'. — «Courcelles, dit Sénebier, se présenta comme le rapporteur de ce procès humiliant pour la théologie et les théologiens; il fit connaître les raisons de chacun des disputants ; ii apprécia leur valeur, découvrit leurs défauts, et montra que le théologien philosophe est sans système ; qu'il pèse avec scrupule toutes ses idées avant de les admettre ou de les rejeter; qu'il les compare avec TEcriture Sainte, leur règle naturelle; guMl explique l'Ecriture Sainte par elle-même, enfin qu^il propose toujours fiés opinions avec modestie, en unissant constamment dans sa conduite la vérité et la charité, et en faisant tout ce qui dépend de lui pour avoir la paix avec tous les hommes. »
II. VindicùB quibussuam et D. Arminii sententiam dejureDeiin créafur as, adv, M. Amy raidi criminatio^ ne$, defendity 4645. in-8*.
III. Defènsio D, Blondelli adv, Marc sii criminaiiones : prœfixa est defènsio hac,prafationisvice, D. Blondelli dissertationi, quâ vulgàtam de p^nissâ Mnmà hiftforiam, ut fabmosam rejici delcrc^ demoustraty Amst., 4657, in-8*.
IV.*HxaivTj«'.aOtixTj. iVotnti» Testomentum, Edit. nova, inçuâ diligen^ tiiis quàm unquam anteà variantes lectiones tamex mss. quàm impressis eodd. collecta^ et parallela Scripts ra loca annotata sunt, Am8t,« Elzev., 4658, 2vol. in-42; 1675, in-4«; 1685, in-4 2. — Courcelles ne fit aucun changement au texte des Elzevirs; il rejeta les variantes en notes, en ayant soin d'indiquer par des renvois les mots auxquels elles se rapportent. Ainsi le fameux passage IJeanV, 7, 8 est enfermé entre des crochets, et au bas de la page, on lit: «Ces mots ne se trouvent pas dans un grand nombre de manuscrits anciens, grecs et latins, non plus que dans la version syriaque, Tarabe ni réthiopienne. Ils sont inconnus à beaucoup de Pères et manquent dans quelques imprimés très- anciens. » L'édition de Courcelles ne vaut certainement pas celles de Griesbach et des autres critiques modernes; cependant, quelque incomplète qu'elle soit encore, elle est précieuse par le grand nombre de leçons iiiverses qu'elle donne. Sous ce rapport, son travail est bien supérieur à tout ce qui avait paru jusque-là. Nous ne devons pas omettre de dire qu'on a accusé l'auteur d'avoir favorisé les opinions socinieunes par la ponctuation qu'il a adoptée et les parallèles qu'il a établis.
Y. Diatriha de esu sanguinis inter Christianos, Amst.. 4 659, in-42.
— L'auteur soutient que la défense de manger du sang n'a pas été abolie.
VI. Quatemio dissertationum theologicarum adv, Sam. Maresimm 4* De voeibus Trinitatis, %• Depeecato originali^ 3* De necessitate co§nitionis Christù 4 ^De hominis Cihram Deo justifications, cum «ppeniicibus, Amst., 4659, in-8v
VIL Comenii Janua linguarwm^ trad. engrec^ Amst., 4665, in-IS.
Vin. Opéra theologica . Amst. , 4 675, in-fol. — Outre une réimp. des N" V et VI, ce vol . contient : InstitutioreligiOiiis christiana lib, septem, publ. de. nouveau, Lugd. Bat., 4678,
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2 vol. in-i»; — TractatHS de ecclesià J, Ck, ; — Diatriba in locum apostoHPanli I Tim, III. U, h^;—De jure Dei in ereaturas innocentes ; — Prœfatio in opéra M, Simonis Episcopii; — Sfnopsit ethices ; — Epistolm, Ceslettres ne sont qu'au nombre de cinq; on en trouve trois autres, relatiTes à l'auto-da-fé de livres sociniens qui avait eu lieu ï Leuwarden, dans le recueil des Lettres de Ruarus (Amst. <678, 2 vol. in-U), et quelques - unes encore dans les Episto- Is ecclesiasticx virorum protestantium (Amst., 4684, in-fol.).
A ces ouvrages de Courcelles, Sénebier ajoute les suivants dont il n*avait pu découvrir les éditions^ Introductio ad chronolo^iam; — Notœ in Burgendicii meiaphysiccm; — Astronomim et geographiœ eneomium ; — Traité sur la question de la pré destiniUion ; — une trad. latine des Principes de philosophie de Descartes. Selon Jt^cher, il a publié aussi les Thèses dsGomaravec V examen d'ArminiMs,
Etienne de Courcelles avait été marié deux fois, avec Jeanne Le Blanc de Beatdien, puis avec Susanne Fleuri^ geon de Vassy ; mais il n'eut d'enfants que de la première. Ses biographes se taisent sur le sort de sa fille Mabib. Son fils, nommée GénÉON, fut pasteur des Remontrants à La Haye, et publia, en 4 669, Aanmerckingen over net altytduirend geloof van de catholyhe kerk, rakende het h. saerament der eucharistie f vit de fransche taal overgetet,
G^est apparemment du frère atné de Firmin de Courcelles, nommé Jean, qui était resté à Amiens afin de prévenir la confiscation des biens de sa famille, et qui était devenu un avocat célèbre au parlement de Pari», que descendait François de Courcelles, médedecin d'Amiens et auteur des deux traités suivants:
I. De verâ mittendi sanguinis ratione légitima in hœmatothraseas , Francof., IÔ93, in-8». — Combattant les
opinions des disciples de BotaU l'auteur s'élève avec beaucoup de force contre l'abus de la saignée qu'on ne doit, ditil, employer qu'avec prudence narce qu'elle ne tue que trop souvent. Il fait connaître la grande différence qui existe entre la pléthore et l'altération des humeurs. Utile dans le premier cas, la saignée ne peut qu'être nuisible dans le second, l'évacuation du sang de bonne qualité n'étant propre qu'à jfavoriser les progrès de l'altération. Son traité est terminé par des conseils hygiéniques adressés à François Galvet^ président de Sedan.