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livrés par de Lévin Leniniia^ irad.
en franc,, Lyon, 4566, iii-8*.
y m /les commentaires de Pierre Mathiole sur Vhistoire des plantes de Dioscoridej trad, en franc, ^ Lyon, 4566, 4577, 4580, in-fol.'; réimp.
avec le Livre de Part de distiller, Lyon, 4649, 4655, 4 680, in-fol. — On préfère la trad. de Des Moulins.
IX. Les lieux communs de la sainte Ecriture, par W. Musculus, trad.
en franc, Gen., Ëustache Vipon, 4577, in-fol.
Personne ne sera tenté de confondre le seigneur de Noroy eiPinet, ministre d'Amiens en 4660, qui fut chargé par le Sjrnode national de Loudun de se rendre à Calais avec un des pasteurs de Dieppe et de travailler à apaiser les troubles survenus dans l'église à Toceasion de la nomination de Montigny, que le consistoire voulait donner pour eoUègue à Tricotel contre le vœu d'une partie du troupeau.
DU PIOTAY (David), en latin Piotaus, ministre de Gex, en 4 607, à l'époque du Synode de La Rochelle, auquel il fut député , puis de Gap, en 4620, avait fait ses études à Genève sous Théodore de Bèze et Antoine de La Faye, Les Thèses de Genève, publiées en 4 586, où l'on en trouve deux qu'il soutint, l'une De conceptione /.- Ch., l'autre De sanctâ Ecclesiâ catholicâ, le qualifient une fois de lyonnais, et la seconde de genevois ; mais, dans ce dernier cas même, il appartiendrait à la France protestante, puisque, dès 4556, nous trouvons un Jean Du Piotay, de Carpentras, reçu bourgeois k Genève. Du Piotay était mort avant 4 616, époque où son fils Daniel remplissait à Moulines les fonctions du ministère.
David Du Piotay est auteur d'une Paraphrase poétique des Proverbes de Salomon, Gex, 4 609, in-4 i . Il avait compilé, en outre, en un vol. in- 4% un recueil des Synodes nationaux, qui, resté inédit, se conserve aujourd'hui à laBihlioth. de Genève, sous le N" 58b.
En voici le titre : Recueil de la disci-
pline etclésiastiquê et des iynodu
nationaux tenus en France par Us églises réformées depuis Van 4559 jusques à Vwn 4608, distingué en trois parties, desquelles la V cùm^ tient les observations sur la Cênfession de foy desdites églises ; la 2*, Im conférence, canons et décisions desdits discipline et synodes cancer* nans la discipline ecclésiastique ; la 3% les livres condamnez ou supprimez par lesdits synodes. Présenté au synode provincial de Bourgogne, assemblé à ChUons^surSaône, U 4 «kii4608.
DU PLAIN (AifTOiin), écrivain protestant, natif de Lyon et parent, peut-être, des imprimeurs du même nom. Colonia, qui parle de Du Plain, dans son Histoire littéraire de Lyon, le qualifie d'apostat, et dit qu'il fit imprimer « une mauvaise plaisanterie > sor la prise de cette ville par les Huguenots. Le savant jésuite fait allusion, très prohablement, à un petit livre devenu extrêmement rare, mais réimprimé assez récemment dans le tome XIU des Archives historiques et statistiques du département du Rhône, sous ce titre :
Cantique nouveau, contenant le discours de la guerre de Lyon et de V assistance que Dieu a faite à son église audit lieu , durant le tenu de son affliction, en Van 4569. Dans i'édit.
originale, datée de Lyon, 4663, in-8% ee Cantique est suivi d'un Cantique spirituel de la persécution des fÙèles chrestiens et de leur délivrance, les exhortant à rendre grâces à Dieu, se voyans délivres par sa divine Providence, Les éditeurs des Archives n'ont pas jugé à propos de reproduire eettc seconde pièce ; ils en ont seulement extrait un Sonnet de la nature et du nom de Lyon, qui est placé en tête, et dont chaque vers. commence par une lettre du nom de l'auteur.
DU PLAN (CoLw), martyr à Aîx.
en 4 540. Le martyrologe protestant, qui enregistre, sous la date de celte année, les noms A'EstienneBrun, du Dauphini, Jérâme Vindoeinf de Gas
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cogne, André Berthelin, d'Annonay, Claude Le Peintre^ de Paris, passe complètement sous silence Colin Du Pian qui , « reconnu coupable d^autres erreurs, ainsi que d*avoir blasphémé contre la Sainte- Vierge et brûlé les saintes images » , fut condamné au bûcher par arrêt du parlement d'Aix. Boze, qui nous fournit ce fait, ajoute que le parlement prit occasion du supplice de Du Plan pour faire arrêter un grand nombre d'habitants de la ville et de la campagne, mais que les sectateurs des doctrines nouvelles prirent les armes à Âpt, brisèrent les portes des prisons et enlevèrent en plein jour les détenus.
Dans son Histoire des églises du désert, M. Coquerel parle d'un Benjamin Du Plan, gentilhomme d'Alais, qu'un synode nomma, le 4 mai 4 735, député général des églises du Languedoc auprès des puissances protestantes. Du Plan rendit de grands services à ses malheureux coreligionnaires dePrancepar son activité et parson zèle. Il eut néanmoins beaucoup d'ennemis, surtout parmi les pasteurs du désert, qui ne pouvaient lui pardonner les relations qu'il entretenait, comme c'était son devoir, avec les prophètes camisards. Corteis surtout, qui semble avoir été un homme fort obstiné dans ses préventions, ne cessa de ie dénigrer, tandis qxî' Antoine Court et les pasteurs de Genève, de Berne et de Zurich lui accordèrent en toute occasion les plus grands éloges. Selon M.
Coquerel, Du Plan avait composé des écrits apologétiques. Comme nous n'en avons trouvé aucune trace dans les bibliographies, nous supposons qu'ils ont paru sous le voile de l'anonyme.
DUPLANTIER (Jean-Pierrb), Dé à Genève d'une famille originaire du Vivarais. Duplantier fut le premier qui porta en Prusse l'industrie des toiles peintes, introduite en Suisse par un autre réfugié (Toy. Jacques DëLUZE).
Il obtint de la cour un prêt de mille écus, et avec ce faible secours, il établit à Berlin une fabrique fui prit en
peu de temps un développement considérable. La prospérité de son établissement amena la concurrence. Jean Durant de Montpellier, Sihourg^ Etienne Dutitre de Sedan, David Simon, Jacob Lafosse de Metz, et surtout Laspeyres et Mathis montèrent, à son exemple, à Berlin et dans d'autres contrées de la Prusse, des manufactures florissantes dont les produits, recherchés pour le goût et la beauté des dessins, se répandirent dans tout le Nord.
DL' PLAT (Antoine-Henri), capitaine du génie dans l'armée hanovrienne, colonel et inspecteur de l'infanterie, lieutenant-général, mort le 45 déc.
4795, Sihissé Situationsrisse der neu erhaueten Chausseen des ChurfUntenthums Braunschtveig-LUnebttrç , /"" Theil, die Chaussée von Hanna^ ver aufHameln; nebst einer Nachricht von den an dieser Route helegenen merkwilrdigen Oertern, 4780, in-fol. — Ce général descendait apparemment de la famille Du Plat, de Sedan, réfugiée à Leyde depuis la révocation, et qui, dès la fin du xvii* siècle, avait donné des magistrats à cette ville.
DU PLAUïE, prêtre de Montguillem dans le Condomois, converti au protestantisme. Doublement odieux comme huguenot et comme prêtre apostât , Du Plante fut une des premières victimes du fanatisme , lorsque les cruautés inouies de Montluc, non moins que ses succès, eurent rendu aux Catholiques de la Guienne une supériorité que leurs adversaires n'osèrent plus leur disputer. 11 fut tué à coups d'arquebuse, en 4569, et, dit Crespin, il soutint la mort avec une merveilleuse constance. Quelque temps après , dans la même sénéchaussée, un nommé Pmcarère, de Monheur, passant par Villeneuve de Marsan et connu pour huguenot , fut jeté dans une fosse : trois fois il s'élança dehors en poussant des cris lamentables, trois fois on l'y rejeta et on l'y enterra vif.
DU PLEIX (Antoine), ou Du Plex, sieur de Grbmiàn et de Lecqucs, célèbre par sa belle défense de Som-
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mièr6S, était issu d'une famille considérable de Montpellier. Guillaume Du Pleix, sieur de La Tour, remplit, à plusieurs reprises, dans cette ville, les fonctions de premier consul.
A l'appel de Condé, Grémian courut, avec son Irère, se ranger sous les dra-^ peaux de Beaudiné, L'un et l'autre servirent au secours de Beziers, et Antoine, en particulier, donna des preu* ves de la plus brillante valeur, dans le combat que les Huguenots perdirent contre Joyeuse, le 4 4 juillet 4562.
Bravement secondé par le capitaine Ser^ vas, il manqua d'enlever les canons de l'ennemi, à la tête de la cavalerie. Après le siège de Montpellier, où son frère, jeune et vaillant capitaine, dit Philippi, fut tué dans une sortie, Grémian aida /{opi/i à s'emparer d'Aniane, et se rendit maître de Cazouls.
Dans les guerres suivantes, Grémian ne se signala par aucun exploit dont l'histoire ait conservé le souvenir. On sait seulement qu'en 4568, 6^ Acier l'envoya à Milhau, pour qu'il engageât les habitants à se déclarer en faveur de Coudé, et à ouvrir le passage à l'armée qu'il conduisait au prince, mission qui eut un plein succès.
A la nouvelle de la Saint-Bartbélemy, Grémian ramassa à la hâte quelques troupes et fortifia son château de Lecques; puis, profitant des relations qu'il avait conservées avec les habitants les plus. riches et les plus influents de Sommières, d'où était sa femme, il ourdit un complot dans le but de se rendre mattre de cette ville, qui commandait la route de Nismes à Montpellier. Le capitaine Ribot^ à qui sa profession de maréchal-ferrant et de vétérinaire, donnait entrée dan s le château de Sommières , et le serrurier Guillaume Aymar, non moins intrépide que lui, se chargèrent d'exécuter l'entreprise. lisse présentent à la porte du château, tuent la sentinelle, dispersent le corps- de-garde et baissent le pont-levi^, par lequel Grémian ou Lecques (car, dès cette époque, on le trouve désigné sous ces deux noms indif-
féremment) se précipite dans la place, à la tête de 500 hommes, et s'en rend maître, le 10 nov. 4572. Tous les Protestants qui avaient fui de Sommières, se hâtèrent de retourner dans leurs foyers. Ce fut aux Catholiques ï fuir à leur tour et à subir les violences des vainqueurs.
Grémian ne pouvait espérer d'être laissé longtemps en paisible possession de sa conquête. Il apprit bientôt que Dam ville rassemblait une année nombreuse, et, prévoyant que l'orage fondrait sur lui, il fît à la hâte quelques préparatifs de défense, établit deux plates-formes et nettoya le fossé; mais ces réparations ne sufïïsaient pas pour rendre susceptible d'une longue défense une place ceinte d'une faible muraille et dominée, de tous côtés, par des hauteurs. Damville connaissait bien l'état de Sommières ; aussi espérait-il l'enlever en peu de jours , mais il comptait sans le courage des habitants et de la garnison, qui jurèrent de se défendre jusqu'à la dernière extrémité et de ne prêter l'oreille à aucune pro» position.
Grémian avait sous ses ordres les capitaines Amalri, dit Sanglar, garde de la monnaie de Montpellier, Saint- Ravi^ Montpczat, Porguères ou Porcarès, qui passaient, avec raison, pour quatre des plus braves chefs huguenots, l'intrépide Rihoù^ qui avait été choisi pour gouverneur du château, BedoSj Picard, La Roche^ Rovière, Mungettgy Barrât^ Saquet, Flory ou La fleur, La Burthe, BaseilUs, Saint-Maximin, tous officiers d'un courage éprouvé. Damville investit la place, le 4 4 fév. 4 573, avec quatre mille hommes, selon de Thou, avec 40,000 et même 4 4 mille, selon d'antres historiens, et 47 pièces de canon.
La tranchée ouverte dès le lendemain et la brèche faite, il ordonna l'assaut, mais sans succès. Le sieur de Montpeyroux^ qui avait autrefois professe la religion réformée et qui servait alors dans les rangs des Catholiques, y fut tué. Les assiégeants se battûeat avec
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une valeur sans égale. « Les femmes, lit- on dans d'Âubigné, qui contrefaisoient les Rocheloises, portoient les artifices de feux, les cercles et les chausse-trappes . » Barrât, de Nismes, et Coguiac, de Montpellier, se distinguèrent cependant d'une manière toute particulière. Bien que gravement blessés, ils ne voulurent jamais quitter la brèche qu'ils n'eussent vu les ennemis en fuite.
Cet échec ne rebuta pas Damville, comme Grémian l'espérait; ce que voyant, il envoya F/ory à Quissac, où un corps de 2000 hommes était assemblé, sous les ordres du vicomte de Paulin, « Mais, lit-on dans les Mémoires de Charles IX, à la suasion de quelques gentilshommes, Paulin ne voulut pashasarder cette troupe contre des forces supérieures; » il se contenta de donner à Fiory la compagnie de Montvaillant, forte de 4 50 hommes, qui entrèrent fort heureusement dans la ville avec quelques munitions, au moment où un second assaut venait d'ôtre repoussé. Néanmoins, comme la muraille ne piésentait plus qu'un monceau de ruines, et que les assiégés manquaient, non seulement de vivres, mais de poudre, à tel point qu'ils ne pouvaient tirer le canon que de loin en loin et qu'ils chargeaient à peine leurs mousquets, il fut décidé, dans un conseil de guerre, que Saint-Ravi et Manduel se rendraient au camp catholique pour traiter de la capitulation.
Mais Damville qui venait, de son côté, de recevoir un renfort de troupes gasconnes, refusa toute composition et fit donnerun nouvel assaut. Cette troisième attaque fut plus meurtrière encore que les deux autres; le courage des défenseurs de Sommières égada l'acharnement des assaillants. Ces échecs répétés piquant l'amour-propre du général catholique, il s'opiniâtra à prendre cette bicoque pour ménager sa réputation. Enfin, après deux mois d'une héroïque résistance, n'espérant plus de secours, manquant de munitions et do vivres, les assiégés durent se ren-
dre, le 8 avril. Damville leur accorda des conditions plus avantageuses qu'ils n'osaient l'espérer.
Grémian, envers qui ses coreligionnaires se montrèrent assez injustes pour l'accuser d'avoir capitulé sans n^ cessité, se retira à Anduze avec environ 4, 000 hommes de Sommières, parmi lesquels on comptait 600 arquebusiers ; mais il ne tarda pas à être appelé à Nismes par les habitants réformés qui se voyaient menacés par Damville et qui avaient à craindre, en outre, les complots de leurs concitoyens catholiques. On venait, en eff^et, de découvrir une conjuration que la belle conduite du capitaine Fabrice et de son caporal avait fait avorter. Sur les pressantes instances du docteur Maitrait, Grémian se mit à l'instant en route avec un corps de troupes considérable. Ce renfort permit aux Nismois de faire leurs récoltes sous les yeux même de Damville qui ne put les en empêcher, malgré de fréquentes escarmouches dans l'une desquelles le capitaine Jean Bertrand fut tué.
En \ 575, le hardi capitaine se chargea de surprendre Aigues-Mortes. Déguisé eu pêcheur, ainsi que quelques soldats d'élite, il s'approcha d'une des portes sans que la sentinelle conçût de soupçons ; en même temps, le capitaine Montatwire traversait les marais à la tête d'un corps de troupes. Des sacs de poudre jetés contre la porte la firent sauter, et les Huguenots , se précipitant dans la ville, s'en rendirent maîtres. Cette expédition ne coûta la vie qu'à un lieutenant de Grémian, nommé Des Plans. Tous les efforts des Catholiques pour reprendre Aigues- Mortes échouèrent contre la vigilance d'Antoine Du Pleix, qui en avait été nommé gouverneur par Damville. La paix de Monsieur la laissa aux Protestants comme place de sûreté.
En 4577, urémîan servit sous CM»
tillon et se distingua surtout au secours de Montpellier. Plus tard, il alla, selon la Chronologie militaire, combattre en Dauphiné, et en récompense des
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