I.) Peinture scr verre. — A'Sens
4 .) Église de St-Bomain, le Jugement universel, dont son tableau à Pbuile sur le même sujet parait n'être que la reproduction. Tous les biographes de Cousin, à nous connus, parlent de ce vitrail, comme s'il existait encore; quelques-uns même, et les plus modernes, le disent dans un excellent état de conservation. Mais M. Tarbé nous apprend dans ses Recherches historiques sur la ville de Sens (1838^, qu'il a malheureusement éprouvé le sort de l'église elle-même, détruite en 479Î.
t,) Eglise des Cordeliers, Jésus- Chrxst en crois et le Serpent d'airtûin (4), la réalité et le symbole. Ce
' (I) < On voit, dit Levicil (Art 49 It pMotsre sur verre }, sous le charnier «rué de vi« très t>efètes de l'églisè lÀrolsstai!! de &»int-
demiet sujet a été gravé par Etienm Delaulne^ contemporain de Jean Cousin [signé Stephanusl ; plus un iftVocle opéré par Vintercession de la Vierge. Ces vitraux n'ont pas survécu à la destruction de l'église, en 4794.
• 3.) Cathédrale: chapelle de St-Eutrope. Scènes de la vie de ce saint et son martyre. Nous emprunterons la description de ce vitrail au magnifique ouvr. de M. De La Borde : Monuments de la France. «La partie supérieure représente J.-Ch. au milieu des quatre Evangélistes ; aux deux côtés sont deux prophètes. Plus bas, on voit dans detix médaillons l'ange Gabriel qui salue la Sainte-Vierge ; ces différents morceaux sont de la plus belle manière. Huit panneaux carrés au-dessous traitent autant de sujets de la vie de saint Ëutrope. Les inscriptions qui les accompagnent, écrites en caractères gothiques, souvent replacés à rebours, sont tellement mutilées qu'elles sont presque indéchiffrables. Cependant le premiersujet, adroite du vitrail, indique le saint très-jeune encore, prenant congé de son père [ce panneau est reproduit dans le bel ouvrage de M. de Lasteyrie : Hist. de la peinture sur verre, planche lxii]; dans le 2', il entre à cheval dans une ville ; au 3% il assiste à la multiplication des cinq pains; dans le 4% il est béni par J.-Ch. monté sur un âne; dans le 5% accompagné de son père et de sa mère, il est baptisé par saint Simon et saint Jude; dans le 6*, il est sacré évèquepar le pape, suivi de ses cardinaux; dans le 7% il prêche la multitude; enfin dans le 8*, revêtu de ses habits pontificaux, il est assommé et lapidé par des bourreaux. — Dans le soubassement, deux anges à chaque extrémité soutiennent des armoiries... et deux autres au milieu jouent des iostru-
Btienne-da-MoDt, a Paris» dans le vitreiil qai sert de porte aa petit cimetière, ee pareil sujet représenté, d'an goût ciquls en dessio» — La beauté de la compositiou de ce yitreta donne lien de croire qu'il ponrroit avoir été peint par ieau Cousin oa par qdtlqa'iQ te ses élèvci^ d*aprê& ses cartons. » Caite peiatat« B>8t irtus en place.
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menu. » Cette belle composition porte la date de 4 530. — Chapelle de Notre- Dame -de-Lorette : la Sibylle TUmr- Une consultée par Vempereur Auguste. M. De La Borde en donne cette description: « L'empereur Auguste, dans le milieu de ce yitrail, est représenté à genoux, dans une attitude d'étonnement et d'admiration. Une Sibylle, que Ton croit être celle de Tibur ou de Cumes, élevant le bras au ciel, semble lui dire : Magnus ab intègre sxclorum nascitur ordo, etc. Marie, que la Sibylle parait montrer, tient dans ses bras l'enfant Jésus ; elle est entourée d'anges formant des concerts avec des instruments de musique, et surmontée du Père Eternel dans sa majesté, tenant d'une main le globe du monde et bénissant de l'autre l'univers. Dans le panneau à la droite du spectateur, est représenté un des capitaines d'Auguste, revêtu d'une cuirasse et le bâton de commandement à la main; les deux vieillards qui l'accompagnent paraissent être deux aruspices. Le panneau de gauche est rempli par des femmes ingénieusement groupées, et qui paraissent s'occuper de l'événement merveilleux qui se passe en ce moment. Le fond du tableau est rempli par une architecture symétrique d'une très-riche ordonnance. — Ce magnifique vitrail, chef-d'œuvre de Jean Cousin, a été trèsconsidérablement endommagé par un coup de canon dans les dernières invasions. Nous avons le bonheur de l'avoir dessiné avant cet accident. Il est maintenant dans une chapelle de la cathédrale de Sens, dédiée à Notre-Damede-Lorette. Il paraît qu'il a été transporté du village de Fleurigny, près de Sens, où il était originairement placé [dans la chapelle du château]. — U existe une tradition qui attribue la composition et les cartons en grand de ce vitrail à Luca Penni, élève de Raphaël [au Rosso, selon Levieil]. » D'après d'autres sources , la Sibylle prononcerait ces paroles qui se lisent au bas du vitrail : Hie te majorem ipswn adora.