IV. Dbsoim au uvis. — «leanCott
sin, dit Lenoir, composait avec goût et dessinait agréablement sur le pipier... On connnll k Paris un beau manuscrit de Jean Cousin, composé do soixante dessins et d'autant de cartouches, représentant les diverses positionâ de la fortune pendant la durée de la vie humaine, prises dans toutes les classes de la société. Les cartouches, an'alogues à chaque dessin , égalen)ent faits par Jean Cousin, contiennent en vers français l'explication du sujet représenlé,'el devant lequel il est en regard. Ce manuscrit rare et précieux appartenait à M. le chevalier de Boufflers. Depuis la mort de ce poëte aimable, on ignore dans quelles mains il est passé. » On cile encore un exemplaire du livre Ilhstriim virorum imagines^ impress. Roma, qui porte sa signature et dont les figures ont été coloriées de sa main. D'après d' A rgenville , « les dessins de Jean Cousin, qui sont fort recherchés, sont arrêtés à la plume et lavés au bistre ou au bleu d'Inde avec quelques hachures à la pl\^e très-peu croisées. »
Y. Gravure. — « Les hommes les plus versés dans l'histoire de la gravure ne connaissent aucune estampe, au dire de M. Miel, qui justifie cette opinion que Jeun Cousin a gravé en taille-douce. » Mais il est incontestable qu'il a gravé en taille-de-bois. Son Œuvre, à la Chalcographie nationale, contient une gravure signée de son nom [J. Cousin], représentant l'ensevelissement du Christ. Une autre gravure, assez médiocre, qui lui est attribuée, reproduit dans un même cadre différents sujets tirés de la Bible. On y voit, en outre, une bonne gravure d'après lui ( ces deux dernières sans signature) rtir ce texte de l'Ecriture- Sainte: Vigilate quia nescitis diem ueque, horcm. On a aussi attribué I Cousin, mais sans preuve, les nombreuses gravures qui ornent l'édit. du Songe de Poliphile par Jean Martin {VoyAW, p. 47.)
VI. Sciit.m)KB.— 4 .) Un SiMnt-Sé' basiieu en ivoire, de 45 pottces de
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hautear, que Ton voyait, au rapport da comte de Glarac, aux Petits-Augustios et qui est d'une ^nde beauté.
2 .) Le Portrait de V empereur Charlet-Quint^ médaillon en bronze, d'un excellent style, au jugement de M. Miel.
3.) EmM représentant %n exerci-ce de gymnastiane, connu en Italie sous le nom de firu. C'est sans doute l'exercice de gymnique transcendante^ la pyramide humaine, gravé au trait par Le Normand, que l'on voit dans l'Œuvre de Cousin. M. Miel ne nous apprend pas où se trouve cet émail.
L) Les belles Cariatides qui soutenaient la chaire des Grands-Augustins, et les deux génies dont cette chaire était décorée.
5.) B as-relief t représentant François, comte de LaRochefoucault, mort en 4 547 et sa belle-fille Anne de Polignac, comtesse de Sancerre. Ce fragment restauré se voit au Musée de la Renaissance.
6.) Bas-reliefs composé de deux figures endormies, emblème de la mort dans le goût des anciens. Nous empruntons cette indication à M. Miel, qui ne dit pas où ce bas-relief se trouvait et ce qu'il est devenu.
7.) Deux G/i»te»/tt»Wr«, très-bonnes sculptures qui rappellent le ciseau de Germain Pilon. Ils se voient au Musée de la Renaissance. Nous supposons que ce sont les mômes génies dont il est parlé plus haut sous le N* 4. Il parait qu'ils servaient originairement à la décoration du tombeau de l'amiral Cha* bot, comme on le voit représenté dans la gravure au trait de ce tombeau par Lacour, Musée des Monuments français. Ces deux génies ont aussi été gravés par Lebas.