VI. De dysenteriâ, Han
VH. Hochstnbthige udd ahgedrun-
gene Ehrenrettung durch Publicirang eines Casus medici , Offenb., 1723, in-4».
YHl. De anthropologià ejusqtce prœcipxiis tant attfiquis guarn modemis scriptoribus» publié en tête d'une nouvelle édit. que Crégul donna de la Physiologie médicale de J.-G.
de Berger (Han., 1737, in-4'').
IX. Grilndliche Widerlegung eines ungegriindeten aiigehrachten Factiy welches unter den Titel De Sodomià von einiger Zeit heramgekommen , Frankf,, 1743, in-4**.
X. Coïius absque semi/iis effusione, ins. dans les Acta curios. natur., DecIH. an.V.
Enfin Frédéric-Christian Crégut a enrichi l'édition, publiée en 1733, du
avoir reçu dans le temple deux relapses, Anne Perrier ei Frauroise Ba.lon (Archiv. N. 674.)
traité De rarA medicatione vulnerum, de César Magati, d'une savante préface contenant de précieuses recherches sur les travaux des médecins et des chirurgiens italiens.
D'autres Crégut, membres apparemment de la même famille, cherchèrent un asile dans le Brandebourg ou en Angleterre, à la révocation de i'éditde Nantes. Pierre Crégut^ d'abord pasteur à Stargard en 1689, puis à Boucholtzen 1 698,fut appelé avec le njinis- Irede Battin, Oliviâr de Favin^ à siiocéder ^Ancillon, Bancelin, Le Sage^ Louis Crouzet de Gignac, depuis prédicateur de la chapelle suisse de Berliu, dans la chaire de l'Hôpital de Berlin qu'il occupa jusqu'en 1733 (1). — Un Crégut ouvrit dans la capitale de la Prusse une boutique de confiseur, au grand déplaisir des apothicaires, à qui, jusque-lh, avait appartenu le monopole des confitures. Son exemple fut bientôt suivi par Jean Lto/de Metz, Pierre Taille fer de Château-Thierry, et Elis Ùazard dont le frère Jean établit à Berlin la première hôtellerie un peu confortable. — Un F.-D. Crégut desservit pendantquelques années l'église de Wheler-Streel , puis celle de la Nouvelle-Patente à Londres, où il eut pour successeur, en 1716, le ministre Fr. Du Plessis.
CUÉO\ (Pierre), dit Nez d'argent , vieux soldat mutilé à la guerre et portant un nez d'argent , d'où lui élait venu son surnom, avait obtenu, à ce qu'il parait, une place dans le guet de la ville de Paris. C'est lui qui, lors du tumulte de Saint-Médard (Koy. Jean MALOT) força, par l'ordre du chevalier du guet Gahaston, la porte du clocher de cette église où s'étaient re-
(1) Scion une lettre de Vignolles à Antoine Ci.nrl (.Vvt de Court, Corresp. 1734-33), il y avait, en 173i, sans compter Crégut, douze pasiruis fraudais h Berlin, partagés entre cinq pnroisses . Beausobre (Ils et Naud^ (Berlin proprement dit); Beau^obre père, Velloutier el Achaui (Werder); Gautier et de Combes (Doroihecsiadt); Forueret, Uumout el Formeif (FrederJcstadt; ; Chion et lu Grineliére (filboargs de Berlin).
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tranchés le cure et ses desservants. Il fnt, pour ce fait, mis en accusntion par le parlement de Paris devenu lo servilc instrument des Guise. Selon Prosper do Sainte-Croix, il était accusé aussi d'avoir jeté par terre Thostic; mais, si le fait était vrai, le chanoine Brusiart, qui raconte avec de grands détails Tailbiro deSaint-Médard, n'aurait pas manqué de lo désigner par son nom , tandis qu'il se contente de dire vaguement « un raeschant. » Au reste, le hruiten courait; aussi la fanatique populace de Paris avait* elle manqué de le mettre en pièces pendant qu'on le conduisait en prison, et, écrivait Sainte-Croix, le 2î fév. 1563, on a déjà fait une chanson que Ton chante dans tout Paris, dans laquelle on dit que le Nez d'argent sera brûlé parce qu'il a commis celte cruelle infamie tf che ha fatta la crudel villa nia. » Créon cependant n'avait pas encore été exécuté le 1 3 mars , au grand déplaisir du prélat qui sVn plaint dans une au^ trc lettre ; mais il s'en consolait , parce que les habitants du faubourg Saint- Marceau avaient menacé de brûler la maison où s'assemblaient les Huguenots. Le pauvre invalide qui n'avait fait qu'obéir aux ordres de son supérieur, fut enfin pendu aux Halles, le 2 mai 4502, «convaincu, lit-on dans le Journal de 4 562 publié dans la Revue rétrospective, d'avoir fa ict la plus grand part des insolences qui furent faictcs à Saint-Médard, faulxbourg S. Victor, et avec lui un jeune escolicr pour les mesmes causes. Les petits enfans tirèrent infinies pierres et boue audict Nez d'argent estant pendu, et s'il eust eu cent vies après sa mort, toutes lui eussent esté ostées, tant estoit la populace animée contre lui à cause de la religiou. » Sa Ff.ligion, voilà la vraie cause de son supplice.
CUKSI»li\ (Jean) ou Crispin, en latin €mpinv4 » fils de Charles Crespin, avocat d'Arras, vint à Paris , après avoir étudié le droit à Louvain pendant cinq ans , et entra , ainsi que son compatriote Baudouin , en qualité de se-
crétaire , chez le célèbre jurisconsulte Charles Du Moulin. Reçu avocat au parlement de Paris, il se lia d^amitié avec Théodore de Bèze, dont il partageait les opinions religieuses, et qu'il accompagna à Genève, en 4548. L'intention des deux amis était de monter une imprimerie dans cette ville ; mais, distrait par d'autres devoirs , Bèze renonça bientôt à ce projet et laissa Cres pin suivre seul la vocation qu'ils avaient embrassée.
Rival des Estienne par la beauté et la correction de ses éditions , Crespin ne négligeait rien non plus pour rendre les produits de sa presse dignes de l'approbation des savants. Versé dans le grec et le latin , ils les enrichit pour la plupart de notes précieuses et de préfaces , ensorte qu'il a laissé un nom avantageusement connu à la fois dans la librairie et dans les lettres. Il mourut de la peste en 1572. La ville de Genève lui avait accordé , dès le 2 mai 4 555, le droit de bourgeoisie. H eut pour successeur dans sou imprimerie Eustache M g non son gendre, bien qu'il eût un tils, nommé Samuel, qui suivait la même profession.
Crespin , nous l'avons déjà dit, n'é tait pas un simple marchand de livres ; c'était un savant qui surveillait une imprimerie, et qui, en même temps, se livrait à d'importants travaux litléraircs. Voici la liste des ouvrages dout il est l'auteur.
I. Le livre des martyrs depuis Jean Huss jusqu'en 4 554, Gen., 4 551, in-8". — Prosper MaBchand ne fait aucune mention de cette édit. princeps citée par Le Long. Selon ce savant bibliographe, les Actes des martyrs parurent, pour la première fois , en un assez petit volume, sous le titre : Rê-' cueil de plusieurs personnes qui ont constamment enduré la mort pour le nom du Seigneur, depuis J. Wicleff jusqu^à cette présente année , 4 555, in-16. Ils furent aussitôt réimp.
sous le \\\x^: Recueil jusqu'au
tems présent avec une 3* partie contenante autres excellenspersonna§e$
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puis nagucrres exécutés pour une même confession du nom de Dieu, 4556, in-<6 de 952 pages sans Tépltre préliminaire. C'est ce second recueil que Clc^e Baduel traduisit en latin sous le titre : Acta martymm quisœculo xvi in GalM, Germaniâ, Angliâ, FUndriâ, Jtalià, constans dederunt nomen evangelio^ idque tûnguine suo obsignârunt, Gen. , 4556, in 8*; nouv. édit., sous ce titre un peu différent : Actiones et monwnenia eorum gui à Wiclefo et Musso ad nostram hanc atatem pro Ckristo mortuisunt, Gen., 4 560, in-4». Le Long parle d'un 3- recueil des Actes des martyrs publié h Genève, 4 559 , in-1 1 , et d'un 4» qui f\it imprimé dans la môme ville en 1561, in- 12.
Selon P. Marchand , la troisième édit.
française, considérablement augmentée, fut publiée en 4 570 sous ce nouveau litre : Histoire des vrais tesmoings de la vérité de V Evangile , qui de leur êang Vont signée depuis J. Huss jusqu'au tems présent, comprinse en VIII livres, Gen., 1570, in-foL ; réimp. et augment. de deux livres par StPton Goulart, Gen., Eustache Yignon, 1582, in- fol.; réimp., Gen.', 4597, in-fol. Selon la Bibliothèque historique de la France, Tédit. de 1582 ne va que jusqu'en 1574, taudis que celle ^de 1597 s'étend jusqu'à cette même année. N'oublions pas d'ajouter que Le Long cite une autre édit. de 4 570 sous ce titre : Histoire des martyrs persécutez et mis à mort pour la vérité de VEvangile depuis le tems des apostres jusqu'à présent, irad. du latin de Jean Crespin d*Arras, à laquelle est jointe Phistoire des martyrs de Réarn de Vannée 4569, Gen., 1570, in-fol. Quelle
r\vX ôtre la raison qui a fait attribuer Crespin la trad. de Baduel?
C'est encore à Simon Goulart qu'on doit les deux dernières éditions et les plus complètes des Actes des martyrs.
La première est intitulée Histoire des martyrs persécutez et mis à mort pour la vérité de VEvangile depuis
le temps des apostres jusques à Van 4 597 , comprinse en douze livres , Gen., E. Yignon, 1609, in-fol.; la dernière, continuée jusqu'à la mort de Henri IV , a paru à Genève, chez Pierre Aubcrt, 1619, in-fol. Nous ne croyons pas au'il en ait été fait depuis de nouvelle édit. ; on n'en a publié, à notre connaissance , que des extraits, comme les Sentences remarquables et actes héroïques des martyrs qui, dès le temps de la ré formation, ont souffert pour le nom de Jésus : y joincts divers jugemens de Dieu sur les persécuteurs, par P. Frémaut, Embden, 1660, in-8'; VHistoire abrégée des martyrs fra nçois du tems de la ré formata on, depuis Van 1523 jusqu'sn 1 597 , Amsl., 1 684 , in-1 2 , et la GOn lerie chrétienne ou abrégé de Vhistoire des vrais témoins de la vérité de VEvangile , par MM. Bonifas et Pelitpierre, Paris, 1 837, 2 vol in-8*.
Les Actes des martyrs protestants sont un ouvrage d'une grande importance non- seulement pour l'histoire de la Réforme en France, mais pour celle de l'Europe dans le xv et le xm* siècle, Crespin et son continuateur Goulart ne se bornant pas à raconter les souffrances et la mort des héros de l'Eglise dissidente, mais rapportant, en outre, un grand nombre de pièces authentiques pleines d'intérêt , comme confessions de foi, lettres , discours , arrêts des tribunaux. M. Weiss (Biogr.
univ.) prétend , d'accord sur ce point avec Varillas, que c'est moins une histoire qu'un panégyrique. Nous sommes surpris que le savant bibliothécaire bisontin se soit laissé aller à ce jugement hasardé. Nous n'opposerons pas l'histoire des martyrs protestants aux divers recueils, même les plus soigneusement revus, corrigés, amendés, châtiés , des Vies des saints; il nous serait vraiment trop facile de prouver que Crespin a travaillé sur des relations beaucoup plus sûres cl beaucoup plus authentiques. Nous dirons seulement que sc^ récits sont pleinement conOrmés non-sculoaic»t piff les
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historiens protestants , ('ommc ISèze , LaPopelhiièrey les Mémoires de Charles IX, iïAuhig,ic^ mais par de Thou, et ce qui est une preuve plus convaincante encore de sa sincérité, par toutes les pièces msc. que nous et d'autres avons retrouvées dans les Bibliothèques. LaFaye a donc eu raison de dire dans sa Vie de Bèze, que Crespin avait composé son ouvrage avec le plus grand soin , un travail incroyable et une bonne foi extrunic.
II. Le marchand converti, iragidie nouvelle, en laquelle la rrayc et fausse religion , au parangon Vune de Vautre, sont au vif rcprcsentées pour entendre quelle est leur vertu et effort au combat de la conscience , et quelle doit être leur issue au dernier jugement, trad. du latin de Thomas Naogeorgns [Kirchmayer], avec une épistre de J. Crespin, Gcn., l558,in-8''; 15GI, in-t^ ; 4582, in-12. L'édit. de lo9Kiu-IC, avec la comédie du Pape malade de Bèze, est la plus correcte. — Cette tragédie est écrite en vers de huit syllabes.
III. Ho7neri opéra, grœcl et latine cumscholiis grœcis, 1500 et loG7,
IV. U estât de V Eglise avec les discours des fems depuis les apo sires jusqu'à présent, Cen., 1o62;in-8*'; réirap. sous le titre: V estât de FEglise dès les tems des apostrcs jusqu'à 4560, acec un recueil des troubles advenus sous les rois François II et Charles L\\ Gcn., 1501, in-8'; Strasb., 15G7, in-! 2; puis iîori;-op- Zoom, 4G05, in-i", avec des additions du ministre deFicssinguo Jean Taf/in; trad. en angl. par Patrirke, Lond., 1602, in-fol.