V. Theocriti opéra, grœc, et lat
cuvii no lis, 1570, in-! G.
Sénebier n'a pu découvrir les éditions originales des ouvr.j'^os suivants, et nous n'avons pas été plus heureux.
VI. Bihliothcca studii thcologici ex plerisque doctorum prise i seculi monwnentis collecta, Gen., 1581, in-fol.
VII. In Justiniani Institut ioium lih.IV, Francof., 1591, in-8*.
Vlii. Tractatus de apostatis. — Commentaire sur la 3" loi du Code relative aux apostats, en réponse au libelle de Baudouin De famosis libellis.
On a attribué k Crespin les Notes sur les fragments d'Ulpien, Lyon, 1 589, in-8% ainsi que d'autres ouvrages, comme une édit. des œuvres de Casauhon, dont il ne peut évidemment pas filre Tauteur.
Jean Crespin nVut de sa première femme, Madelaine Lescamhier, d'Arras, qu'une tille, nommée Marguerite, qui épousa Eustache Vignon. Resté veuf, il se remaria avec Marthe, fille àe François Bourgoîn{\oy. ce nom) QideMargueritehongars, qui lui donna deux enfants, SaiulelcIGabuielle, et qui, après sa mort, contracta un second maria i:je avec Toussaint Dagonneau. Gabrielle devint la femme de Jean Favon, réfugié de Charlieu en Lyonnais , reçu bourgeois de Genève en 1558 (1). Samuel, qui fut élu membre du CC en 1 599 , puis conseiller en 1 623, et mourut en 1 648, laissa de sa femme Anne Stoer : l'* Majue, femme de Jeun de Tournes ; — 2' Marthe, femme de Simon Mestrezat ; — 3" Anne, femme de Xaihan d'Auhigac ; — i" Jacqles, qui suit; — 5* Jldith, femme de Jacques Chouct le jeune; — G'Jeannk, femme de Daniel Des Arts.
Jacques Crespin, admis dans le conseil des CC en IG31, et nommé auditeur en IGii , piécéda son père daiiS la tombe. 11 avait épousé, en 1 635, And rien ne Sarrasin-Uilo qui ne lui donna pas d'en faut. De sa seconde femme, Anne de La Ilive-Uoset, il n'eut que dcu\ iilles : Dokothée et Anne, qui épousèrent, la première Jacques de La Maisonneuve, la seconde le ministre David lîumbert.
(1' Ih.' ce mariage sortirent Abraham, du CC en IGIS, mon en IG-27 ; L>ris, du CC ru ifiî'», mon i-n IfiVS; Jkan, du CC en |fi3l, bospitatior en 1G34, muri en 1658; André, mlflistrc k l'iiôpitai eu 1602.
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Si cette g/Miéiilogie, dressée par M.
(j.iliife, eslcornplèlc, il en résulte que I)c<niel Cre?iiia, dont nous allons parler, ne descondiiitpas de Jean Oespin.
Il devait donc Cire issu soit de Philippe Crespiti, origiiKiire du comté de Saint-Pol, rc/i bourgeois à Genève en I oij7, soit du notaire Jacques Crespin, de MacoQ , (jui obtint, avec son fils Chables, les droits de cité dans cette même ville en 1580.
Daniel Cresitin professa les humaiiilés à Lausanne avec une telle réputation que Iluet le recommanda pour réviseur de quelques-uns des classiques ad usw'i delphiiii. On ignore l'époque de sa mort; on sait seulement qu'il mourut char^'é de dettes, après avoir dissipé une fortune considérable à la recherche de la pierre philosopiiale. Les auteurs sur lesquel.^ il a li\ivaillé sont Sa! lus le y Paris, IG'Ii. ia-i% et Oride, Lyon . 1689, 3 vol. in-;-. Les notes dont il acrompagn.i le texte, et dont le Journal des savans fait grand éloge, furent adoptées pour les édit.
de ces écrivains publiées en Angleterre en 1696 et 1097, in-8". Dans celles qu'il a faites sur la :? élégie du V' livre des Tristes, Crespin se plainV avec amertume des d'!.sagiéinenls que lui avait attirés une accusation de socinianisme.
On lui doit encore une Grammaire latine, un Traité de Vcdiication de La jeunesse , 4 69! , in-8% et Latina locîttioncs c/mn gallicis ratioiiihus $€u dicendi formulis rnimis congruenles, Laus., 1700, in-l2. Leu lui allribue aussi un ouvrage intit. liemède contre lapeste^ sans autre indication.
On ne s'imaginerait jamais qu'il s'agit de son Préservatif contre la peste des fausses opinions gui ravagent aujourd^hiiirle inonde chr 'tien, s. 1., 469l,iD-8% ouvrage que nous aYi»ns eu entre les mains, ainsi que le suivant, dont aucun bibliographe ne parle : Conversation entre l). Crespin et un de ses amis réfugié ; fait à dessein de persuader à tous les chr es tiens la nécessité de leur saucH fication pour
se sauver et svrtout jiottr plaire à Dieu, s. l., 1691, in-8\ . Nous ignorons s'il existait un lien de parenté entre les tlrespin réfugiés à Genève et François Crespin , sieur do La (lliabosfelaye, conseiller au parlement de P.iris en i5i5. Nous savons seulement que les descendants de ce dornier, sinon lui-même, embrassèrent aussi le protestantisme.
En 1679, Crespin, sieur do La Chabo-selaye, pa^lour de Marennes, (I) fut député en Cour par les églises de la Suinlonge pour porter au pied du tiAue leurs dolé inces au sujet d'un arrêté du lieutenant-général de Saintes qui défendait aux ministres d'exercer aucune fonction avant d'avoir prêté serment de lidélité au roi et juré de ne rien prêcher de contraire au symbole de Nicée. Il conçut tant de chagrin de l'insuccès de sa mission, qu'il tomba malade à son retour et mourut à Ghâtellerault. C'était un pasteur sage et éclairé dont la perte fut grande pour les églises de la Sainlonge. Il fallut se soumettre aux exigences du lieutenant-général. Papin , ministre de La Tremblade, fils et petil-flls de ministre, donna l'exemple que les autres suivirent. A la révocation, ce Papin se convertit.
CiUiS^OxN (Benjamin), ministre de Grenoble, a publié une Response atui allégations de P. Cotton jésuite^ où il est montre que les censures faites par luy publiquement en ses sermons à Grenoble sur la traduction de la Bible imprimée à Genève, sont nulles, Gen., Est. Gamonot, 1599, in-8\ Cotton, prêchant le carême à Grenoble, avait promis à ses auditeurs de leur signaler chaque jour, à l'entrée de son prône, un passage corrompu dans la Bible de Genève. Cresson prouve avec la dernière évidence, par le texte ori-
(!) \.o même op|)3r<'nimonl que Théodore Ctcspiii^ i\o Mar«'iiU('s,<|ui souiinl.sousla présidence (le J. fie La l*lncc, la premiiTC partie «rime îlicse Dclkcsnuro cl iininhjcnliis f.ccle' s'il'- roii'xntv, ins. daiKs les Thèses salmur. I.;i siTDiide pallie fut soutenue par Antoine Ou Futur de Lêrrotfue-Gauliét de Lcclonre. •
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ginal, que la version prolestante est fidèle, et que si rEcrilurc sainte est falsiiiée, c'est dans la traduction connue sous le nom de Yulgale. — Cresson était originaire de la Bourgo^'nc, comme nous rapprennent les Thèses de Genève, où Ton eu trouve deux soutenues par lui, Tune De fide, Fautre De Christi resurrectione, — Alexandre Cresson, de Grenoble, étudiant à Genève en 1624, était probablement son fils.
CROIZIEU, fils de Thomas Croizier, de Paris, surnommé le Tireur d'or. Parmiles assassinsqui s'étaient baignés dans le sang à la Saint-Barthélémy, aucun ne s'était signalé par sa férocité et sa soif du pillage plus que le Tireur d'or qui se vantait d'avoir égorgé de sa main plus de iOO Huguenots! Ce fut peut-être dans Tespoir de fléchir la juslice divine que son fils entra dans un couvent; mais ne trouvant pas dans les exercices monastiques la paix qu'il cherchait, il jeta le froc aux orties, en 4 595, et se retira à Bourg en Bresse oii il embrassa la religion réformée et exerça, dil-on , avec édification les fonctions pastorales.
Les remords opérèrent une conversion pareille à Orléans où l'un des principaux massacreurs embrassa aussi le protestantisme avec Bassecour, curé de Saint-Germain. Cet homme étant piort, en 1604, les Réformés voulurent J'enterrer dans leur cimetière ; mais le peuple se souleva et essaya de forcer la maison mortuaire pour traîner le corps à la voirie. La troupe qu'on fit marcher rétablit l'ordre cl iirrôta les plus mutins qui furent condamnés h seize sous d'amende. Il est vrai que Henri IV se montra fort mécontent de cette indulgence.
CaOMMIùLliV, famille originaire des Pays-Bas , mais naturalisée en France, et dispersée par la révocation de redit de Nantes en Holhinde, en Suisse et en Angleterre.
Fuyant les poursuites de l'inquisition établie dans les Pays-Bas par le duc d^Albe, Armand Crommelin vint s'éta-
blir à Saint-Quentin avec son fils Jbàn, qui fonda dans cette ville une maison de commerce, et y épousa Rachel Jaequeiet. De ce mariage naquirent deux lils : Adrien, qui s'allia à Saint-Quentin avec Svsannc Doublet et en eut plusieurs enfants dont l'un, Pibrre-EtiekifE , alla se fixer h Lyon ; et Jacques qui établit une maison de banque à Paris. La famille Crommelin était donc divisée en trois branches, à l'époque de la révocation.
I. Branche de Saint-Qdeîh'in. Deux des fils d'Adrien Crommelin, Jacques et ARMAND,passèrentenHollande plusieurs années avant l'édit révocatoire et s'établirent à Harlem où leurs descendants existent encore aujourd'hui ( Archiv.
gén, E. 3359) ; mais il paraît que, sur la fin de ses jours, dominé par le désir de revoir sa patrie, Jacques rentra en France. Nous trouvons, en effet, dans un Mémoire de l'étal des nouveaux convertis du diocèse de Noyon en noo {Suppl. franç^n 40â6. 3 ), Jacques Crommelin, riche marchand de toile, âgé de 60 ans, noté comme mauvais catholique, ainsi que sa femme Elisa^ heth Testard: et Marie Boitety veuve d'ABRAHAM Crommelin, marchand de toile, dénoncée comme très - opiniâtre dans son hérésie. Cet Abriham Crommelin était sans doute un troisième fils d'Adrien. Up autre, dont le nom noii« est inconnu, mourut, dit-on, général au service de Hollande. Un cinquième, Samuel-Louis, se convertit en 4683 ; mais, quelque temps après, saisi de re mords, il se sauva en Angleterre. Sa femme .V. Le Maistre^ qui voulut essayer aussi do sortir du royaume, fut moinshoureuso; elle fut arrêtée à Chauny, en I (i8H. Un sixième, Adriek, remplissait tous les devoirs d'un bon catholique on 1 693 ; tandis que Angélique Crommelin, sa sœur peut-ôtre, est signalée comme une huguenotle trèsdangereuse, en 1698 {Arck, §én. M.
668). Un septième enfin, Jean Crommelin de Bercv, se convertit et resta en France, comme nous l'apprend nn certiicat de catholicité qu'il se Ût délivrer
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le 5 sept, 1699(JrcAt>. gén. Tt. 256).
C'est peul-6lre de ce dernier que descendait/«aoc- A/fl/M?>i*Crommelin, auteur de quplques ouvrages assez médiocres. Né il SaiiU-Qucnlin, en 4730, ce dernier fui mis en pension à Londres ; mais la ruine de sa famille et la mort de ses parents Tobligèrent h se créer des moyens d'existence. Il obtint un entrepôt de tabac à Autun ; plus lard, le grenier à sel de Guise, et après la suppression de la ferme, il fut envoyé comme administrateur à Saint- Germain. Ennemi de la révolution, il fut arrêté en 4T92, et ne recouvra la liberté qu'h la cbûle de Robespierre. 11 alla retrouver à Saint-Quentin sa femme et son frère; mais des différends qui s'élevèrent entre lui et son neveu Jolp de Bammeville^ lui ayant rendu le séjour de cette ville insupportable, il retouroa à Saint-Germain, en 1 8 1 0, et y mourut, quelques années après, dans un Age très avancé. On a de lui (outre une trad. de Tanglais : Le Don Quichotte femelle, f vol. in-i6) une sorte d'imitation des romans de Swifl et de Voltaire, sous le titre : Mémoires, vie et aventures de Tsonnonthouan , 1787, t part, in-8% et un libelle politique, d'un style incorrect et plat, publié sous le litre: U espion de la révolution française (Paris, an v, 2 vol. in-8*) et réimp. sous celui-ci: L« égaremens du peuple français. La Biogr. univ.
cite encore Mémoires de J.-M. Crommêlin, dernier de sa race en France j in-8*, et Entretien avec un parent^ M. de Bammeville, signé avee son sang, par J,'M, Crommelin, âgé de 94 ans, et le dernier des Crommelin en France, mémoire inédit. 11 avait aussi composé une Clé des sciences et des arts on précis aiialytique des connaissances humaines, k vol. in-8*, compilation incomplète et fort arriérée, qui n'a pas vu le jour et qui ne méritait pas, en effet, les honneurs de Timpression. A cette liste, nous ajouterons, d'après M. Quérard, V Encyclopédie éleinentêire ou iludiment des sciene$$$t éês arts (Autun, 4773, 3 toi.
in-8*), et Mes Radotages ou Vart de tuer le temps (Paris, 1809, 2 vol.
in-1 2), publiés sous le nom du bonhom- * melsaac Mathieu.
11. BsANcnE DE Paris. JacquesCrommelinn'apas, que nous sachions, laissé trace de son existence dans Thisloire; car il nous semble impossible d'admettre qu'il ail prolongé ses jours jusqu'en 1685, et nous pensons que le nom de Jacob Crommelin , qui ligure au bas de l'acte d'abjuration signé par les principaux négociants réformés de Paris (ray.IÎ, p. Î10), est celui de son fils, dont la femme , plus attachée à la religion de ses pères, passa dans les pays étrangers avec cinq de ses filles , son gendre, le banquier Mo\'sc Cousin ^ et ses petits-enfants Moïse et Marib.
Une sixième fille et son fils , nommé André , embrassèrent la religion romaine à l'exemple de leur père. Le fils montra d'abord plus de constance, mais sa résolution ne tint pas contre quelques semaines de détention \ la Bastille {Suppl. franc, 791. 2).
Son associé, du nom (THrrog, parvint à sortir de France. En 1708 , le roi le confirma dans sa noblesse. Cette faveur semble prouver qu'on le regardait comme sincèrement réuni; mais on n'était pas aussi certain des bonnes dispositions des enfants qui étaient restés auprès de lui, puisque, en 1713, nous trouvons encore deux demoiselles Crommelin enfermées aux Nouvelles- Catholiques avec quatre tilles d'un autre marchand de Paris, appelé /^aw/Z-omt»
{Arch. gcn, E. 3399).
m. Branche de Lïon. Pierre-Etienne Crommelin, né en 1648, eut de son mariage avec Françoise Seigncurct , fille ^^ Etienne Scigneuret , marchand de Lyon , et de Françoise Toullieu , plusieurs enfants, entre autres Adrien, SusANNE etFRANcoisE, dontlc sort nous est inconnu . Un autre fils, nommé Pierre, né àLyon. le 1 6 sept. 1 683 , fut, à la révocation del'éditde Nantes, emmené par sa mère à Lausanne où il commença des études, qu'il alla terminer i Genè- Te. En 4706 , il reçut Pimposilion des
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mains cl fut placé comme ministre dans la campajjno. Le 29 nov. no7, il lut inscrit sur le rôle des bourgeois de (Icncvc. Kn 1718, il fut nommé pas- Ic'ir dans la \ille, « eu Ciuisitiériition de ses lalcïUs et de son mérite » . Le caractère distiu'.tif de ses sermons él^iit beaucoup d'onction unie à une grande simplicité. En 1719, il disputa et obtint au concours la chaire de professeur de belles-lettres, qu'il occupa avec talent jusqu'à sa mort arrivée à Genève, lelSjanv. 1739. «L'Egli>e et l'Académie, lit-on dans les Registres du Conseil , sous la date du iù janv., ont perdu un de leurs principaux ornemens par la mort de Sp. P. r4rommclin qui avoil remj)li tous ses devoirs avec une grande distinction, et qui étoit doué du plus heureux génie; bon citoyen, excellent pasteur, plein de vénération pour le Conseil. La douleur qu'il a ressentie de nos troubles a contribué h abréger ses jours. » Il laissa uneiille«»t un lîls, nommé Jean-Pieu- KE. Ce lils, qui fut nommé, en 1739, professeur d'histoire profane, remplit, pendant quelques années, les fonctiows de chargé d'aflaires de la république auprès de la cour de Versailles, et il s'en acquitta avec un zMe qui lui mérita les éloges du Conseil. Il déploya sui tout beaucoup d'aclivilé dans une affiiire qui intéressait TEglise protestante, nous voulons parler de la révision du procès de (7rt/</..ç. Il mourut en 1669. On a de lui, outre des Tulles chronologiques, conservées, sous le N" 70^, parmi les mss. de la lUblioth. de Genève, une dissertiition De quibusdam mentis facultatibus , atteiitione, memoriâ et i)naginaiioue , Gen.. 1134 , in-4'.
CUÔY (Antoine de) ou 6Voi', seigneur de Chàteau-Porcien, connu dansrhist('iredenos troubles religieux sous le nom de prince Porcien, (/Mrcia}i, ou Vorccan), était le fils unique de Charles de Croy et de Françoise d'Amboisc. Ce fut en sa faveur que Château -Porcien fut érigé en principauté, le 4 juin 1561.
Bieo qu'allié d'assez près à la maison
de Guise, Antoine de Croy se prononça hautement pour les princes du sang, à la mort de Henri II. Davila le cite parmi les seigneurs qui assistèrent au conciliubule de Vendôme, en ajoutant qu'il Tut un de ceux qui combattirent le plus vivement les mesures extrêmes prop'jsées par Coiidv. Il parut aussi à rassemblée de Fontainebleau à la suite du connétable, et Ton n'en saurait douter , il appuya de tout son pouvoir les demandes de Col'uj.nj en faveur des Réformés. Cependafit son contrat de mariage, du 4 oct. i 560 (6'o//tfc/. IH Ch.:sd>j. Vol. 3) , prouve qu'à cette date, il n'avait point encore abjuré. 11 est probable qu'il ne se déclara sectateur des doctrines nouvelles (ju'après l'avénement au trône de Charles IX. Quoi qu'il en soit, après luie inutile tentative pour surprendre Provins, dont il avait espéré se rendre maître par le moyen du bailli Jt'Ud Allccmme et du procureur du roi Jea)i de Mlle, il suivit Condé à Orléans et signa un des premiers Pacte d'association protestante. Les conférences auxquelles Condé consentit imprudemment , n'ayant abouti qu'à ruiner Tarmée huguenotte , il fallut songer à réparer d'irréparables p)ortes, et le prince Porcien fut envoyé ea Champagne pour y lever de nouvelles troupes. Tout était changé dans celte province par suite de la défection de Nevers. Ce fut à peine s'il parvint ï rassembler une centaine de gentilshommes à la tôle desquels il s'estima heureux, après avoir échoué, le i'6 août, dans une entreprise sur Sainte-Ménéhould, de gagner Strasbourg où il rejoignit Andelot. H rentra donc dans Orléans avec l'armée allemande, et quelques jours après, il suivit Condé sous les murs de Paris. L'attaque qu'il conduisit contre le faubourg Saint-Victor jeta l'épouvante jusqu'au centre de la ville. « Le peuple elTrayé, raconte Davila, crioit qu'il falloit fermer les portes de la ville et abandonner les fauxbourgs, lorsque leduc de Guise parut, les rassura par sa présence et donna do si bous ordres que l'on n'eut rien
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