V. La jioctiqne dWristote, trad
en franc, avec remarquas critigues surtout l'ouvrage, Paris, 1692, in-4* et in- 12; réimp,enIIonande, in-12. — On rec:arde cette trad, comme le chefd'œuvre de Dacier; celle de l'abbé Batteux ne l'a pas surpassée.
YI. V Œdipe et V Electre de SophocU, tragédies grecques trad. en franc, avec des remarques^ Paris, i692, in-12. — Dans ses Recherches sur le théiUre franc., Beauchamps attribue à M"" Dacier cette trad. qui n'eut aucun succès.
VII. Vies des hommes illustres de Plut arque, trad. en franc., avec des remarques, tome I, Paris, 1694, in-8V — Ce vol. qui ne contient que cinq vies, fut lancé conmie ballon d'essai.
VIII. Les œuvres dllippocrate y trad. en franc, avec des remarques, et co'ifn-'^es sur lesmss. de la Bihl.
du roi. Paris, 1697, 2 vol. in-12. — Trad. flaire et fidèle du Irailé De aëre, a<[iiis et loris, du Jusjurandum et de deuï opuscuk's apocryphes.
IX. Lrsœwrcs de Platon, trad. en franc, avec des remarques, et la vie
DAC
DAG
dé ce philosophe avec Vexposiiioii des principaux dogmes de la philosophie^ Paris, 1699, 2 vol. in- 12; trad. en anglais, Lond., 1722, in-S*.
— Cette trad. de quelques-uns des Dialogues de Platon attira à Dacier de vi- Tes attaques de la part du P. Bullbus et du P. Laubru>sel, indit;nés de ce qu'il avait osé trouver des analogies entre la philosophie platonicienne et la théologie chrétienne.
X. La vie de Pythagore, ses symboles, ses vers dorez. La vie d'Hicrocils et son commentaire sur les vers dorez, Paris, 1706, 2 vol. in- 12; tnid. eu angl., Lond, 1707, in-8\
XI. Le Manuel d'Epiclèle, avec cinq traitez de Simplicius sur des sujets imporians pour les mœurs et la religion, trad, en franc, avec des remarques,Vd.TÏ%, 1715, 2 voi.iri-12.
XII. Réponse aux critiques que l^on a insi'récs dans V Europe savante sur la trad, des Mes de Plut arque, puol.
dans le Journal des savans, 1718.
XIII. Vies des hommes illustres de Plutarque revues sur les mss. et trad.
en franc., avec des remarques historiques et critiques, et le supplément des comparaisons qui ont été perdues, Paris, 1721, 8 vol. in-4"; Amst., 1723, 9 vol. in-8* ; Amst., 4735, 10 vol. in-8% le dixième vol.
eostenant les Vies écrites par Re^^e et trad. de Tanglais par Tabbé Bollanger.
-^ M** Dacier a eu part à cette trad. plus fidèle, mais inoins rcchcrrbée que celle ^^Amyot, qui plaît toujours par les grâces de son vieux langage, tandisque, au jugement de M. Picrron, le dernier trad. de> Vies de Plutarque, celle de Dacier, u'e^t guère agréable à lire; le style en est lourd, monotone et triste: nulle variétô. nulle hardiesse, nulle couleur, et partout une diil'usiun faligante, ennuyeuse.
Dacier a écrit, en outre, en coilaboration avec h- marquis de Sévif né, une Dissert, critique sur r Art portique d'Horace, Paris, 1608, in-12; réimp.
dans le 8' vol. d^s Lettres de M'' de Scvigné, Paris, 1806, in-8» ; — unDis-
T. IV
cours prononcé à VÀcad. franc. ^ lorsqu'il y fut reçu à la place de M. Harlay, et des Réponses aux discours de M. Cousin et de M. de Boze, ins.
dans les Recueils de TAcadémie française ; — un Discours sur la satire et un Discours sur le choeur de V Œdipe de Sophocle, publ. dans les Mémoires de TAcad. des inscriptions; — desxVotes sur Longin, jointes par Boileau à celles qu'il a publiées sur le môme auteur, il a travaillé aussi aux explications historiques des Médailles sur les 9 principaux événemens du règne de Louis A'IV{?àn$, 1702, in-ibl.), eti la 3* édil. du Dictionnaire de TAcadémie. Dans ses remarques sur Horace, il fait mention d'un Commentaire sur Théucrite qui n'a jamais vu le jour, et qui s'est probablement perdu; maison trouve de lui aux mss. de la Dibl. nationale deux copies d'une espèce de dissertation polémique dans laquelle il rend compte à son père des motifs de sa conversion {Jacobins St-llonoré ^ N* 30). C'est là, selon toute vraisemblance, le petit Traité sur la religion que signale Nicéron, et dont il se servait, disent ses biographes, pour lever les scrupules de ceux qui s'adressaient à lui. Il faut avouer que ceux qui se laissaient convertir par la lecture de cet opuscule, ne demandaient pas mieux que de renier leur foi. Dacier passe successivement en revue lespoinls controversés entre les deux Eglises. Il veut prouver d'abord la nécessité de la succession apostolique, et son raisonnement se réduit k ceci: Jésus a promis à ses apOlres d'être avec eux jusqu'à la fin du monde; donc il est avec le clergé romain et il n'est pas avec les ministres réformés. Selon lui, le culte des Saints ne consiste qu'en un tribut d'amour, de respect et de vénération ; il n'a rien que d'innocent, et d'ailleurs il n'est pas commandé par le concile de Trente. Le culte des images n'a rien d'idolàtrique, et la raison, c'est que le même concile « a défendu d'y croire aucune divinité. » La vénération des reliques, elle aussi, n'a rien que de