‹ La France protestante (volume 4)Chapitre 45 sur 189 · DAM · texte numérisé non relu

DAM

doane pu une haute idée dn talent littéraire de Fauteur, elle nous le peint au moins comme un homme d'une rare intrépidité , et nous fait connaitre les sentiments de soumission qui animaient encore les Protcslanls deux ans ayant l'explosion de la guerre des Camisards. C'est à ce dernier litre surtout qu'elle offre un véritable intcrôt historique.

DALIE8 (Bernard), avocat du roi, d'une famille distinguée de Montauban, embrassa les doctrines de la Héi'urmo dès 456^ . Lorsque l'édit de pacification fut publié àMontauban eu 15G3, il fut appelé, en sa qualité de procureur du roi, à constater l'état du Moustier que la garnison catholique venait d'évacuer.

Dans son procès-verbal , il accusa formellement cette garnison de favoir entièrement ruiné, ce qui ii'cmprclie les écrivains catholiques d'en iitlribuer la dévastation aux Protesliints. En 1 o69 , Daliès présida à la vente des biens du clergé, en vertu d'une commission de la reine de Navarre et des chefs huguenots. Eu 1598, il fut élu consul avec Lémzat, Tenans, Vacher, Faget et Virac. Habitués pendant les troubles ^ jouir d'une autorité presque sans bori^es, ces six consuls, leurs pouvoirs Mpirés , voulurent choisir eux-mêmes leurs successeurs, sans le concours du peuple qui réclama vivement son droit de suffrage. Ils se pourvurent devant la Chambre mi-partie de Castres; le peuple, de son coté, en appela au parlement de Toulouse qui lit procéder \ l'élection. — Daliès laissa un lils qui servit, en \^ii , sous les ordres de Saint-André-Montbrun.

Celle famille professait encore le protestantisme à l'époque de la révocation de redit de Nantes. Eu IG85, Antoine Daliès , barou de Caussade , ûls de Je(m, conseiller d'él:it, obtint la permission de rest<M'à Pans , dont le séjour avait été interdit aux Proies taets, sous prélcxle de suivre un procèsdevant le parlemoiit [Suppl. franc.

791. \). Son inleiilis>u él.ilile fuir, et U réussit non-seulement à gagner la

Suisse en 1 686, mais il fut même assez heureux pour faire venir successivement auprès de lui six de ses enfants. Le gouvernement se saisit du septième, nommé Jean, en 1601 , et le plaça au collège de Louis-le-drand. Sa femme, Marthe de Ciarrisso/i, qui n'avait pas encore trouvé l'occasion d'aller le rejoindre, fut en mOme temps privée de la tutelle de son lils et de l'administration des biens de son mari ( Sup2)L franc. i0i6. 2), dont le gouvernement chargea Samuel Daliès , sieur do La Tour, qui avait abjuré la religion protestante ( Archir. g ni. M. 664).

Quant au baron de Caussade, il obtint gratuitement, le 96 mars 1709, les droits de bourgeoisie h fjenèvc, avec JoNATUAN , Painé de ses fils, qui alla plus tard s'établir îi Lausanne, où il habitait en 1740, et avec Damd, le second, qui est qualilié <le ministre.

i)AlJS.V\ 4 (CbAinE), auteur d'un livre sur la Prûi-'atinalion, qu'elle présenta, en 159i, comme le raconte Florimond de Raymond, à Catherine de \a carre, dans Tespoir que cette princesse le ferait imprimer, honneur dont il ne fut probablement pas jugé digne. Florimond en possédait la copie originale. S'il faut en croire le même écrivain , Claude Dalisant remplissait parfois roITice de diacre dans l'église de Mont-de-Marsan , rivalisant de zèle avec la femme de IHaisc de lirahenne, nommée Quiteyre^ qui montait en chaire et lisait la Bible en attendant l'arrivée du ministre.

DALViLirr, normand et soldat marinier , comme Tappelle La Popelinière. En |.")r)9, avec dix niatolois déguisés en pécheurs et miMilés stir deux barques, ce hardi marin entra dans le port d;i llrouage, tua les soldats qui gardaient unecaraque conquise depuis peu sur les Uochellolspar la lloUe catholique, y mit le feu à la vue de Teuncmi qui ne put s'y opposer, et regagna heureusement La llo.he'le.

i)A ïK'ilJlIt/. (N. I)k), gentilhomme picard, nda.'hé h la personne de l'amiral do Coligny. lyiv(»yéàl>ourg'. 3

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