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notables de la Goienue, était divisée en plusieurs branches, il est probable qu'outre celles que nous avons déjà mentionnées^ il y en eut d'autres qui embrassèrent aussi la religion réformée ; mais nous ne pouvons l'afQrmer positivement que de la branche de BouzBLT^ qui n'a pas cessé de la professer Jusqu'à nos Jours.
Le fondateur de cette branche^O^/ft de Ségur, épousa, en 1634, Marthe de Baccalan. Son fils Jean prit pour femme, le 12 fév. 1660, Marie de Vidal, fille de Pierre de Vidal, ancien greffier de la Chambre de l'édit de Guienne, et de Françoise Cellerier, De ce mariage naquit Pierre de Ségur qui s'unit, en 1681, à Anne de Gervain et en eut Simon, Louise et Marie. Simon de Ségur épousa, en 1 727, Anne de La Jonie et fut père de trois fils, nommés Etienne, Isaàc et Rai- MOND, ainsi que de deux filles. Raimond servit avec distinction en Allemagne et en Corse, où il fut tué, étant capitaine dans les volontaires de Soubise. Etienne suivit aussi la carrière des armes. Il naquit le 24 mai 1731.
Capitaine d'infanterie par commission du 20 mars 1759, il fit les campagnes d'Allemagne, de Corse et d'Amérique, et fut créé maréchal de camp par brevet du 22 sept. 1788. Il ne laissa pas d'enfants de sa iemme Françoise-Charlotte Poyen, Isaac, sieur de La Pleys- Mule, dit le chevalier de Ségur, continua la descendance. Il entra au service comme simple dragon, se distingua dans les guerres d'Allemagne et de Corse, et se relira du service, criblé de blessures, avec le grade de capitaine, sans vouloir accepter la croix de Sainl-Louls,qu'on lui ofrrait,à cause du serment qu'il aurait dû prêter contre sa conscience. Son frère Etienne avait déjà donné ce bel et rare exemple. De son mariage avec Jeanne Ey* meriode-Pouzi naquirent deux fils et deux filles. Le fils cadet, nommé Hekri-Philippe, marquis de Ségur-Boulely, vint au monde le 5 juill. 1770.
Colonel d'étal-major, chevalier de la
Légion d'honneur en 1807, du Mérite de Bavière en 1 809, de l'ordre royal des Deux-Slciies en 1809, du Mérite militaire de France en 1814, il mourut fidèle à la religion de ses pères.
Son frère Matthieu, officier des gardes, chevalier du Mérite militaire et de la Légion d'honneur, épousa en premières noces MU* de La Pérouse. Resté veuf sans enfants, il se remaria avec M"« de Fontrose, fille d'un conseiller au parlement de Bordeaux, dont il eut trois fils.
SEIGNERON (N . ),sieur de Buffon, avocat au parlement de Bordeaux, assista, comme député de Casteljaloux, à l'assemblée de Sainte-Foy, en 1597 {Arch, gén.lT. 513). Devenu plus tard lieutenant-général de Casteljaloux, il fut député par la Basse-Guienne au Synode national d'Alais, auquel il annonça son intention de publier une histoire de son temps. Le Synode loua son projet et invita les provinces à lui envoyer des mémoires. BufTon se mit donc à composer son ouvrage, qu'il présenta an Synode national deCastrcs, en 1626; mais, sur le rapport de Constans etd'£rondelle, défense lui fut faite de le livrer à l'impression. On serait curieux de savoir quel grave motif a pu dicter cette défense digne de la Sorbonne.
SEIGNETTE (Pierre), médecin de La Rochelle; né dans cette ville, le 4 déc. 1660, et mort le il mars 1719.
Seignette fit ses humanités à l'académie protestante de Saumur, où il se distingua par ses rapides progrès; puis il alla étudier la médecine à Caen, où il fut reçu médecin le 27 mars 1683. La Déclaration du 6 août 1 685 aurait brisé sa carrière, s'il n'avait pris le parti de se convertir. L'acte d'abjuration qu'il signa lui permit de se faire agréger au collège des médecins de La Rochelle, le 10 déc. 1686. Inventeur du tartrale de potasse et de soude, il publia trois opuscules pour exalter les vertus merveilleuses de ce sel, qu'il vantait comme un remède universel. Son principal ouvrage : Analyse de plusieurs eaux minérales, est resté manuscrit.
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Un autre membre de la même famillo, Elie Seignette, montra pins de fermeté et de constance ; aassi fut-il exilé à Besançon en 1690, tandis que sa femme était enfermée dans un couvent de La Rochelle {Arch, gén, M. 668). C'est peut-être de ce confesseur que descendait le traducteur des Essais politiques, économiques etphilosophiques du comté de Rumford^ Gen., 1 799^ 2 vol. in-8*.
SEMÉ (Aune), jeune fille de 1 6 ans et d'une beauté remarquable , dont le nom est arrivé jusqu'à nous brillant d'un reflet d'héroïsme antique. Un détachement de l'armée catholique ayant surpris Saint-Jean-d'Angleen i 570^ les habitants s'enfermèrent dans leurs maisons et s'y défendirent avec courage.
La maison de Semé venait d'être forcée par les soldats du capitaine Cader, et sa ÙWe, qui n'avait pu fuir à temps, sa voyaitsur le point de tomber entre leurs mains, lorsque, préférant la mort an déshonneur, elle se jeta par la fenêtre. Elle fut assez heureuse pour ne point se blesser. Après un moment d'hésitation, le capitaine s'élança à sa poursuite par le même chemin. Tout en fuyant, Anne Semé criait aux bourgeois barricadés dansleurs demeures : Tirei, tirez ! Tuez-nous fous les deux ! Aucun n'osa lui rendre ce service , et cependant le farouche Cader gagnait du terrain. Déjà il étendait la main pour la saisir, lorsqu'elle se précipita dans les fossés du château. Au moment même où elle disparut, une balle cassa la cuisse au capitaine, et les soldats catholiques, privés de leur chef, battirent en retraite. On s'empressa de retirer la jeune fille du fossé et on la reporta en triomphe dans la maison de son père.
SÉMIDE (N. de), gentilhommeprotestant de la Champagne, que le prince Porcien laissa à la tête du petit corps de troupes qu'il avait levé dans cette province, lorsqu'il partit de son château deMoncornetpourallerau-devantd'i4fidelot (Voy. IV, p. i 24). Nous avons dit que le prince n'était parvenu à réunir qu'une centaine de gentilshommes, ce
qui doit s'entendre sans doute de son escorte ; car, selon d'autres historiens^ la troupe dont il confia le commandement à Sémide s'élevait à 300 chevaux et i 200 hommes de pied, mais la déser» tion la réduisit bientôt à une centaine de cavaliers, commandés par les capitaines Breteulei La Forge, et environ 300 fantassins, conduits par Roucy el ifon^/aucon.Menacé par des forces bien supérieures, Sémide sentit la nécessité de s'assurer un lieu de refuge, et il sa saisit, sansrésistance,dubourgdeSermoise, le i 6 septembre, il ne tarda pat à y être attaqué par le gouverneur de Saint-Dizier, qu'il baltitcomplétement.
Quelques jours après, Tarmée allemande, commandée par i4fu/e/o(, passadans les environs. Sémide s'empressa de l'aller rejoindre et la suivit à Orléans. ^Au mois de sept. 1561, un pasteur du nom de Sémidde fut envoyé de Genève aux Protestants du Pont-Saint-Esprit (MSS. de Genève, 197**) ; était-il parent de notre capitaine ?
SÉNEBIER (Claude) , de Clelles, réfugié à Genève, où il obtint les droits de bourgeoisie en 1 557, mourut, le 16 sept, i 597, à rage de 75 ans. Sa femme, Catherine Durand, d'Aubenas,lnl avait donné quatre enfants: l «ëtiemni, qui ne laissa que deux filles, nommées Catherine et Françoise, de son mariage avec Jeanne de Vallée, fille de François de Vallée et de Françoise Maigneron, de Saint-Maixent; — 2« Abel, qui suit ; — 3» Théophile, qui s'établit en Russie; — 4° Marie, femme da Jean Brunet, de Chalais en Saintonga.
Abel Sénebier, mort à l'âge de 48 ans, le 9 avril 1619, fut marié deux fois; mais il n'eut d'enfants que de sa première femme, Catherine Le Fort' Miol, qui le rendit père de trois fils et de deux filles, savoir : 1« Paol; — 2* Sara, femme de David Faron (t) ; — 3» Jean, ministre de l'église réformée de Lyon, qui épousa, en i 634, Anne Baille, fille de son collègue f'fiaVe BaiUe et d'Elisabeth Bourdinave, dont lient
(i) Chrittophê Farofi, nndre de Cottaicn, i^t recQb<wr(«oii en 1555. Il éuit de GhtfUei.
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AUBiANDRB^ Dé à LyoD^ en 1656, da ce en fl 680, mort en 1 71 3 , Amfi et Maris, femme û'Isaao Bordier; — 4* Abel, qoi soit; — 5« Màrib, femme de Paul Tbitmut.
Abel Sénebier, do GG en f 660, monrnt en 1687, laissant de sa femme, Françoise Gautier'CélérierfiWe du ministre de Gex Jacques Gautier, deux flJs, nommés Isàac et Philippe. Ge dernier entra aa service de Russie et devint colonel. Isaac suivit la carrière pastorale. 11 épousa Esther Du Hamel, et en secondes noces, Jeanne Lucot-de^ La Fayolle, de Dijon. Du premier lit vinrent Jean-Antoine, qui suit; Charnus, du ce en 1 758, capitaine au service de France en 1 745, mort en 1 764; MARiB-RENfiE, femme de Jean- Antoine Comparet, puis de Marc-Antoine RebouL
Jean-Antoine Sénebier entra dans le.
eonseil des GG en 1746 et mourut en 1779, ne laissant qu'un fils de son union avec Marie Teissier. Ce fils, qui s'est fait un nom comme naturaliste et comme bibliographe, senommait Jean; 11 naquit au mois de mai 1742. Son père, qui avait fait sa fortune dans le commerce, désirait qu'il suivit la méme carrière ; mais le Jeune Sénebier aimait par-dessus tout l'étude, et il obtint enfin la permission de se livrer à ses goûts. Reçu ministre en 1765, il fit, peu après, un voyage à Paris, où il prit des leçons de déclamation de l'acteur Brizard. De retour à Genève , il débuta dans les lettres par des contes moraux, genre que Marmontel avait mis à la mode. Dans ces entrefaites, l'académie de Harlem ouvrit un concours sur cette question : £n quoi consiste l'art d'observer? Par le conseil de Charles Bonnet, Sénebier concourut, et son mémoire obtint un accessit. En 1769, il fut nommé ministre de l'église deChancy, qu'il desservit quatre ans. La place de bibliolbécaire étant devenue vacante en 1 775, et lui ayant été donnée, Sénebier négligea pour un temps Tctude des sciences naturelles^ à laquelle il l'était appliqué avec ardeur à Ghancy,
tout en s'acquittant diligemment des devoirs du pastorat.Des soins plus pressants réclamaient la plus grande partie de son temps. 11 était urgent de mettre en ordre la bibliothèque et d'en dresser le catalogue. Il s'en occupa sans délai et mena cette laborieuse entreprise à bonne fin avec l'assistance de Dlodati. Il s'appliqua ensuite à l'examen des manuscrits que la bibliothèque possède, et il en dressa un catalogue raisonné qu'on peut regarder comme un modèle en ce genre, au jugement de M.
Weiss, qui doit s'y connaître. Ge double travail demanda une dizaine d'années.
Dans l'intervalle, Sénebier traduisit en français, à la prière de Bonnet, les 0puscoli di flsica animale e vegetabile, que Spallanzani venait de publier à Modène. H se remit ensuite avec un redoublement d'ardeur à l'étudedes sciences naturelles, et fil imprimer,quelques années après, le résultat de ses expériences sur l'influence de la lumière solaire. Cette publication lui attira avec Ingen-Housz une dispute, dans laquelle il eut au moins l'avantage de la modération. Nommé membre de la Société météorologique de Manheim , il commença, dès 1 782, des observations sur l'état de l'atmosphère, qu'il continua plusieurs années avec une scrupuleuse exactitude, sans cesser toutefois de se livrer à d'autres observations et à des expériences qui le conduisirent à d'intéressantes découvertes. Ces études ne sufllsalent pas à son étonnante activité; tout en les poursuivant, il s'occupait de rassembler des matériaux pour une histoire littéraire de Genève depuis les temps les plus recules, et dès qu'il eut mis la dernière main à cet ouvrage, il accepta une part de collaboration dans le Journal de Genève, puis dans l'Encyclopédie méthodique, pour laquelle il se chargea de la partie Physiologie végétale. La révolution de Genève l'ayant forcé à s'éloigner, il alla s'établir à Rolle, d'où éUit sa femme, Jacqueline'Henriette'ElisabethdeMor'
nier, et, à peine installé dans sa nouvelle demeure, il se remit avec ardeur à
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tes travaux. Il refondit les articles qu'il avait fournis à rEncyclipédie et en fit un des ouvrages de botanique les plus Intéressants. En même temps^ il se livrait sur le tannage des cuirs à des expériences qui le menèrent à la découverte d'un procédé pour les rendre imperméables. Chaque jour^ en outre, 11 consacrait quelques heures à la médidation des plus hauts problèmes de la religion et de la philosophie.Telles furent ses occupations pendant son exil.
De retour à Genève en 1799 , 11 consentit à travailler avec d'autres pasteurs à une nouvelle version de la Bible^ et traduisit en entier^ pour sa part^ les Livres apocryphes. Une cruelle maladie l'enleva le 22 juiliet 1 809. Il était membre de la plupart des Académies de l'Europe et entretenait une correspondance suivie avec les hommes les plus éminents par leur savoir. Voici la liste de ses ouvrages :
T. Dissertât, de polygamie , Gen. , 1765, in-4».
II. Mémoire sur cette question: En quoi consiste Vart d'observer? impr.
dans les Mémoires de la Société de Harlem (1769); puis, en franc, et en hollandais, Harlem, 1772, in-8«; rélmp.
sous le titre : Essai sur l'art d'obser* ver, Gen., 1775, 2 vol. in-8«; nouv.
édlt., Gen., 1802, 3 vol. in-s». Cette dernière édition peut être regardée comme un ouvrage entièrement neuf.
III. Opuscules de physique animale et végétale, Gen., 1777, 2 vol. in-8«, — Trad. de l'italien de Spallanzani avec une Préface qui renferme l'histoire des découvertes microscopiques.
IV. Eloge historique d'A Ibert de EaU 1er, Gen., 1778^ in-8».
V. Catalogue raisonné des mss. coti* serves dans la Bibliothèque de Genève, Gen., 1779, ln-8».
\\,Mémoiresphysico<hymiquessur l'influence de la lumière solaire, Gen. ^ * 1782, 5 vol. ln-8«.
VII. Expériences sur ladigestion de l'homme et des différentes espèces d'animaux, Gen., 1783, in-8». — Trad.
de l'italien de Spallanzani.
VIII. Almanach météorologique on les prognostics du tems, Gen., 1784, in-1 6; nouv. édit. augm., 1 785; rélmp. sous le titre ûe Météorologie pratiqtiÊ, Gen., 1810, in-16.
IX. Recherches analytiques sur la nature de l'cûr inflammable , Gen., 1784, in-8».
X. Recherches sur l'influence de la lumière solaire pour métamorphoser l'air fixe en air pur par la végéta* tion, Gen., 1785, in-8*.
XI. Expériences pour servir à CWttoire de la génération des animaux et des plantes, Gen,, 1 785, in-8*.— Trad.
de Spallanzani.
XII. Observations sur l'usage qu'on peut faire du suc gastrique dans la chirurgie, Gen., 1785, in-8».
XIII. Histoire littérmre de Genève, Gen., 1 786, 3 vol. in-8«.— -Malgré d'inévitables erreurs, ce livre est un des meilleurs en son genre.
XIV. Expériences sur l'action de la lumière solaire dans la végétation,Qeik.
et Paris, 1788, in-S».
XV. Physiologie végétale , Gen. , 1800, 5 vol. in-8*.— L'auteur examine les divers systèmes de botanique et en signale avec sagacité les lacunes et les défauts.
XVI. Mémoire historique sur la vie et les écrits de H.-B, de Satissure, Gen., 1801, in-80.
XVII. Mémoire sur l'influence de l'air et de diverses substances gazeuses dans la germ ination de différen tes grai" nés, Gen., 1801, in-8*. — En collaboration avec François Huber.
XVIIÏ. Mémoire sur la respiration, Gen., 1803, in-8«. — Trad. de Spallanzani.
XIX. Rapports de l'air avec les êtres organisés, Gen., 1807, 3 vol. in-8».
On trouve, en outre, un grand nombre de Mémoires ou d'Opuscules de Sénebier dans le Journal de physique (T.
Vin et suiv.), les Annales dechymie, le Magasin encyclopédique, ainsi que dans les recueils des sociétés savantes de Harlem, de Turin, de Lausanne, de Genève. Enfin on conserve parmi les