‹ La France protestante (volume 5)Chapitre 146 sur 241 · III. Sermons sur divers textes de · texte numérisé non relu

III. Sermons sur divers textes de

SUP

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f ^. S.,Rott., 1 700, 2 vol. in-1 2; nouv. édlt. aagm., Rott., 1702-5, 3 vol. 8«; nouv. édit augm., Rott., 1709-12, i vol. in-8*; réimp. plusieurs fols, et aiifl^m. d'un 5«vol. sousletitredeA^ouveaux Sermons, Amst., 17 43, ln-8».

— Superville est connu surtout comme orateur de la chaire. Ses sermons, dont quelques-uns peuvent soutenir, sans trop de désavantage, la comparaison avec ceux de Sauritiy se font remarquer par la douceur et Tonction, parun si) le clair, net, mais un peu diiïus. Superville évite soigneusement «l'appareil du grand savoir, les questions, les recherclics inutiles;» cependant il ne traite pas exclusivement des devoirs du chrétien ; il ne fuit pas la discussion des questions dogmatiques, mais quand il les expose, c'est par une suite de raisonnements h la fois ingénieux et profonds, qui charment tout en instruisant.

IV. Le vrai communiant ou Traité de la sain te Cène et des moyens d y bien participer, hoH,, 1718, in-80. — Plusieurs éditions et deux trad. en hollandais prouvent l'estime qu'on faisait de ce livre.

Superville a laissé en manuscrit un grand nombre de Sermons et plusieurs ouvrages ébauchés,entreautres,dit-on, une Histoire des confesseurs sur les galëres. Ce dernier écrit ne serait-il pas identique avec les Mémoires de Marteilhe? (Voy. ce nom.)

Des six enfants de Superville deux seulement sont connus. Son flls aîné le remplaça dans sa chaire en 1 725. C'est évidemment lui qui travailla de 17 29 à 1 732, au Journal littéraire de La Haye avec Marchand, de Joncourt, Sacre- Unre, Du reste, nous ne savons rien de sa vie. Son frère Daniel, né à Rotterdam, le 2 déc. 1696, a laissé des traces plus faciles à suivre dans Thisloire. Après avoirachevé ses humanités, il s'appliqua à l'étude de la jurisprudence, qu'il quitta pour la médecine, et il prit, en 1 7 1 8, le grade de docteur à l'université d'Utrecht. En 17 22, le roi de Prusse le nomma professeur d'anatomie et de Chirurgie à Stettin;mais, à son arrivée

dans cette ville, 11 trouva la place déjà occupée par ledocti'ur Krùger,et il dut se borner à donner des Irçons gratuites. Jusqu'en 1726, qu'il obtiiitenfin le titre de professeur extraordinaire au gymnase Son habileté comme médecin, ses connaissances variées et les services qu'il rendit le firent nommer avec le temps conseiller et médecin de la Cour, membre du collège de santé, médecin de la colonie française, médecin de la ville de Stettin et membre de l'Académie des sciences de Berlin. En 1738 le roi de Prusse , inquiet de l'état de la princesse Frédérique-Wilheln)liie-Sophie, sa fille, dont la santé était depuis longtemps chancelanle,voulut avoir son avis et l'envoya à Baireuth. Superville eut tellement à se louer de l'accueil qui lui fat fait par l'auguste malade, qu'il, se serait volontiers fixé dans cette petite ville ; mais il ne put obtenir du roi son congé que Tannée suivante. Le margrave le créa conseiller privé, médecin et directeur des mines, titres auxquels H ajouta, en 1 740, celui de directeur du gymnase. Deux ans plus tard, l'université de Baireuth ayant été fondée d'après ses plans, dit-on Super\ iile en fut nommé curateur perpétuel et chancelier, le 27 sept. 1 743. La faveur dont il Jouissait auprès du margrave et son caractère un peu vif lui suscitèrent des ennemis, qui parvinrent à le faire destituer, en 1 748, malgré les très-grands services qu'il avait rendus à la nouvelle université.Comme dédommagement de la perte de ses emplois, le margrave l'envoya, avec le titre de son envoyé, à La Haye, oii il mourut après 1 768. On a de lui :

I. Dissertât, inauguralis de sangui-' ne et sanguificatione,Tràjeci, ad Rhe- Qum, 1718, in-4«.

II. L. Hennin g insuo pro compost' tione iheriacœ et mi'thridati labore 60num successumopiOfSedm, 1 725, fol.

III. Progr. deanatome à muUis calumniis et falsis imputationibus vindi^ candâ, Sedini, 1728, in-4»; 1731, 4».

lY. Fom wahren Nutzendes menschlicheth Urinbesehens, Stettin, in-4«.

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