‹ La France protestante (volume 5)Chapitre 147 sur 241 · V. Trauergedicht auf M. Quade, Slettin, 1729, in-fol · texte numérisé non relu

V. Trauergedicht auf M. Quade, Slettin, 1729, in-fol

VI Eidthalamiu8,S\eii\n,nz\,\ïk' fol. — Sur ie mariage de la princesâe de Prusse avec le margrave de Baireulh.

VII. Gedankf'U von Quacksalbem, Medicis und Patienten, All-Stellin, 1753, In-i».

On trouve, en outre, de lui dans les Transact. pbilos. iSome réflexions on génération and on mon-sters, et dans THist. Arad. Fridericianœ : 0 ratio or^ dinandœFridericianœcaussà inter ip^ sa dedicalionis solemnia Anov, 1743 recltata,

Superville a été un des rédacteurs de la Bibliolhèque germanique, et peut-être devrait-on ajouter à la liste de ses ouvrages : La culture de l'esprit ou Direction pour faciliter l'ac^ quisition des connaissances utiles, trad. de l'anglais de Watts par Daniel de Superville, 1762 ;nouv.édit.,Laus.^ 1782, in- 12.

SUREAU (Hugues), dit Du RosiKR, on latin Hugo Surœus Rosarius, fameux ministre prolestant, né à Rozoy en Tiérarche, et mort à Francfort vers 1575. Sureau avait été correcteur d'imprimerie avant de se vouer au ministère sacré. C'était un homme instruit, mais faible, irrésolu, « d*un esprit contredisant et amateur denouveau té.»

Donné pour pasteur à Téglise d'Orléans, on ne sait pas précisément en quelle année, 11 eut à soutenir contre dentien Hervet une assez vive polémique, qui donna naissance de part et d'autre à divers ouvrages de controverse, à en Juger par les réponses du docteur de l'Eglise romaine. 11 ne parait pas que Du Rosier soit resté longtemps à Orléans. Ses liaisons avec des gens d'une orthodoxie suspecte firent craindre à ses collègues qu'il ne provoquât un schisme, et on crut prudent de le tirer de cette ville pour le placer dans les environs de Paris Cette translation avait probablement eu lieu, lorsque Du Rosier fut arrêté et jeté à la Bastille, en 1566, comme auteur supposé du fameux pamphlet anti-monar-

chique dont on soupçonna aussi Char* les Du Jlfou'in d'être le père (Voy IV, p. 4U). Bèze affirme que, lorsque ce libelle parut, c'est-à-dire en 1 563, Da Rosier était à Orléans, «ne sachant non plus ce qui se faisoit lors à Lyon que le gouvernement des Indes. » On ne trouva effectivement aucune preuve contre lui, en sorte que, malgré Tinlmiiié de Birague, son dénonciateur, on le fit sortir de prison à l'occasion de la conférence demandée par le duc de Montpensier (Voy, VI, p. 2r>3)etdanslaquelle il remplaça Barbaste, désigné d'abord pour assister Jean de LEspir ne (Voy. ce nom). La conférence terminée. Du Rosier retourna dans son église. On ne nous apprend pas ce qu'il devint pendant les troubles de 1567 à 1572 ; nous ne le retrouvons qu'à la Saint Barthélémy. A la nouvelle du massacre, sa première pensée fut de fuir; mais il fut arrêté dans la première ville où il arriva. Conduit en présence du juge, il se troubla, se coapa dans ses réponses, et finit par avouer qui il était. Mis en prison, il se montra d'abord plein de résolution et tout disposé à souffrir la mort pour sa foi ; mais la réflexion vint et avec elle la peur, qui lui flt voir dans la désolation de l'Eglise protestante la marque certaine de la protection de Dieu sur l'Eglise catholique. 11 déclara donc an Juge sa résolution d'embrasser la religion romaine, et fut envoyé à Paria par ordre de Charles IX, en présence de qui il abjura, en jurant que ce qu'il faisait, il avait depuis longtemps l'intention de le faire. Il s'érigea dès lors en convertisseur, et tant que dura la surexcitation produite en lui par la terreur, il fut infatigable. Charmé de l'ardeur qu'il venait de montrer, Charles IX voulut l'employer à la conversion de Henri de Bourbon et de sa sœur, ûe Henri de Condé, de Marie de Clève^ et de Françoise d'Orléans, Da Rosier, qui ne manquait pas d'éloquence, fit à ces illustres prosélytes im discours sur les marques de la véritable Eglise, la succession apostolique.

SUR

SUR

la vocation légitime des ministres,* mais il se garda bien de toucher à la iqesse, ))arce qu'il ne cro> ait pointa la présence refile, nj à d'autres points de controverse, où il aurait pu se fourvoyer, de peur d'irriter les docteurs de Sorbonne qui le surveillaient. Condé seul se montra inébranlable ; cependant les fureurs de Charles iX aidant, il finit par céder à son tour. Il semble qqe le succès aurait dû encourager Da Bosier;ce fut tout le contraire qui arriva. Peut-être que la résistance du prince de Condé réveilla sa conscience. Quoi qu'il en soit, son ardeur fébrile se calma dès lors cousidérablcmenl. ËnvoyéàSedan, le 4 nov., pour travailler à laconver:»ion du duc et de la duchesse de Bouillon, il laissa son collègue, le jésuite Maldonai, s'acquitter seul de cette lâche ingrate. A Metz, où il fut envoyé ensuite dans le même but, il se contenta de prêcher une seule fois sur la succession épiscopale, et dès qu'il sut que sa femme et ses enfants étaient en sûreté à l'étranger, il sortit secrètement de la ville, le 19 déc., gagna heureusement Strasbourg et de là Heidelberg, où il tlt reconnaissance publique de sa faute, a Et depuis ce temps, dit La Popelinière^ il vesquitengrandeangoissed'esprit.»

Il se retira bientôt après à Francfort, où il entra comme correcteur dans rimprimcrie des Wtchel, et où ilo)ourat de la peste- avec tooie sa famille, environ trois ansaprès, au rapport du même bisiorien. On a de lui :

l. Confession de foy faicte par Hu* guet Sureau- Ou Rosier, avec abjuration et déleslution delà profession hw guenotique ; ensemble la réfutation de plusieurs poincts mis en avant par Calvm et Bèze contre la foy et Eglise catholique, Paris, i573, iu-8<>; Lyon, lS7d, in-12.

U. Confession et recognoissance de Hugues Sureau ^ dict Du Rosier, touchant sa cheute en la papauté et les horribles scandales par luy commis, servant d'exemple à tout le minde de la fragilité et perversité de l'homme

abandonné à soy et de Vinfinie miséricorde et ferme vérité de Dieu envers ses eslus, Basie, 1 574, in-l 2, pp. 46; réimp. dans le T. II des Mémoires de Charles IX. La Bibliothcra Telleriana en cite une édit. de Londres, i573, ln-8o. — Opuscule très-curieux où Du Rosier raconte tout ce qu'il a fait et éprouvé depuis son abjuration, et où il demande à Dieu et à tous ceux qu'il a séduits, surtout au prince de Condé, pardon d'avoir été pour l'Eglise un sujet de scandale.

H 1 . Traii té des marques de la vraye Eglise de D/pu,Heidelb.,157 4i in-S"».

U a traduit en latin les Mémoires de Du Bellay (Francof., 1575, in-8«) et l'ouvrage de Coras intitulé Arrêt mémora'ble, etc. Cette dernière traduction a été publiée par Ph. Lonicerus à Francf., 1588, in-8o.

SURGEllES > illustre maison da Poitou , dont une branche , celle de Granges, divisée dès lors en plusieurs rameaux, se convertit au protestantisme.

I. Jean de G^-anges, sieur de Mont- FRRNIER et de Loriilonnièro, flis de Louis de Granges et de Marguerite de d§ Saint-Georges, n'a pomt joué, à ce qu'il semble, de rôle marquant dans le parti huguen(»t. U fut un des gentilshommes protestants qui Jurèrent l'union à TAssembléc de Loudun , et vivait encore en J 599. De son mariage avec Renée Girard, dame du Plessis et de Montigny, naquirent : !<> Alexandre, sieur de Montfernier, mort sans postérité; — 2'» Louis, sieur de Montfernier après son frère, qui épousa, en 1608, Jeanne de Chezelles, et en secondes noces, Charlotte Du Bellay, dont il n'eut point d'enfants.

II. Frère de Jean, Gabriel de Granges, sieur de Bbauvais, jura aussi Tonion à l'Assemblée de Loudun. Il épousa Marguerite Des Francs , dont il eut : 1 « ESTBBR , femme de Louis de Beauchamp, sieur de Bussac en Saintonge; — 2« Charlotte, mariée à Jean de La Tour-d'Aisenay, sieur de La Gorce, probablement ûls de La Gorce

SUR

SUR

tué an «lége de Brouage {Voy. Vil, p. 291), qu'elle rendit père d'un flls Dommé Jean de La Tour. Ce dernier eut OLiviEa et Achille de i^on union avec Françoise Suzannet (1). Acbllle ne laissa qu'une fille^ Renée-Louise^ mariée à Paul-Sidrac de Saint Mat" thieu, sieur des Touches et de LaTraversière^ capitaine de cavaleriey avec qui elle se convertit {Arch. gén, E. 5il 4) . Olivier épousa Louise Le Maistre, dont il eut Henri- Auguste, marquis d'Aisenay, JeanCharles, comte de 11 outrer rant, et Louise. Rien ne nous apprend si cette famille de La Tour persista dans la profession de la religion réformée.

IH. Frère des deux précédents, Am* broise de Granges, sieur du Plessis- IlONTFERNiEa et de La Gastevinièrei prêta lui aussi le serment d'union k Loudun. Sa femme, Renée de Puyguyon, dile uniaue de Jean de Puyguyon et de Marie ae Montaiambert, le rendit père de quatre enfants : l» Philippe, qui suit ; — 2<> Marie, femme ù'EUe de Lrstavg, sieur de Puigironde; — 30SUSANNE, épouse, en 1612, do René Gaudin, sieur de Cluseau ;— 4« Jeanne, mariée à Daniel Raymond^ aieur de La Micbellière.

Philippe de Granges^ sieur de Puyguyon, prit pour femme, en 1 606, Mil* rie Boynet, dont il eut, outre trois ÛWe^y nommées Renée, Jeanne et Ha- EiE, deux flls, savoir : Renâ, sieur de Puyguyon, mariée, en 1647, avec Françoise Barillon, et mort le 27 déc.

1680, laissant des enfants qui furent catholiques, et Louis, sieur de Bois- Ci) GfiiêltmiUe muOdèla à l« fol prolMUite, préférAnt l'exil 1^ rapu^tasie. A la révocelioo, Frédéric -Henri Suzannrtf marquis de La Forêt, le relira en ADgleierre, mai», plus lard, il passa en Danemark et fol nommé capitaine dang les fardefl de Ghrisliern Y. Il obtint, en 1609, de Louis XIV l'auiorisaiion de Tendre les biens qu'il aTail laissés en Franre et dont le clergé avait déjà tenté à plasieurs reprises de s'emparer (Areh. gén. £. 3385) . La guerre sans doute, on peut-être •on retour en Angleterre l'empéi-ha de faire maie de cette permission, puisqu'il renouTela sa demande tons la Régenre, mais le conseil d'Etat la repo<isM, cralgnunt, dit Saint-Simon, d'oanir toe porte iQi Réfugiée.

regnier, dont le mariage avec Aforguérite Grelier resta stérile.

Un autre rameau de la branche de Granges, celle de La Gord, professa également, au moins pendant un tempSj la religion réformée.

Chartes de Granges ^ sieur de La Gord, épousa, en 1561, Marguerite de La B ruer e. TI mourut en 1 592, laissant : ]« Maurice, qui suit; — 2* Louis, sieur des Bigoiières, qui fit Bouclic; — 3» Jean, sieur de Boisson* net, qui n'eut pas d'enfants de sa femme Susanne de Beaumont-, — 40 SusannE, mariée, en 1 592, à Jacques Voussard^ sieur des Noyers et de Bolsrousseau:

— 50 Marie, morte ÛUe^ ainsi que--^ €• Gillette.

L Maurice , sieur de La Gord , prit pour femme, en 1 586, Marie Mesnard^ dame de La Grégorière et du Plessis* Gustineau. 11 mourut avant I600. Son flls Charles, sieur de La Gord, époQr sa, en 1627, Gabriellede Courtarvelff dont il eut Charles, sieur de La Gord. marié, en 1 662. avec Louise Goulara, et d'autres enfants q^ii se convertirent.

II. Louis de Granges, sieur des Bir gotières, né en 1 585, épousa Anne de Villattes, puis, en IQl S, Elisabeth d$ Rohan, dont il eut 1* René, slcur de La Gibouinière, marié, en 1 65i, à /Méfiée L^ Proust, fiWc de Pierre Le Proust^ sieur du Ronday, eid* Elisabeth Auber^ et mort avant 1666, ne laissant que deux filles, nommée Elisabeth et hJh NÉE ; — 20 François, sieur de Laré;

— 30 Philippe, sieur des Bigotières, qui épousa, en 1667, Jeanne de La Previèrey fllle de Charles, sieur de I4 Fouchardière, et û'Esther Gourde ^-^ 4« Louis, sieur de La Crouiliière; -r^ 5» Elisabeth ; — 6* Madelainp ; r— 7» Susanne ;— 8» Marguerite ; — 9»

Hélène; — lO» Renée.

SUKLEAU (Jean-Georges), inspecteur ecclésiastique dans Tancienne principauté de Moutbéliard, naquit à Couthenans,ie 6 janv. 1744. Son père, nommé aussi y^an-G^or^é^s, était alors pasteur de cette paroisse; mais cette année même, il fut appelé à Montbé-

SUR

Page 1