‹ La France protestante (volume 5)Chapitre 149 sur 241 · II. Cours abrégé de sphère et de géo · texte numérisé non relu

II. Cours abrégé de sphère et de géo

graphie uni cersell^, Montb., 1 782, 8».

II I. Grammaire /atme,Montb., 1788, 2 vol. il 1-8».

Son petit-flls, Louis JuHlard, pas* teur à Valentigney, à qui nous sommes redeval)lo de c^s renseignements possède, en outre, en msc. un Discours sur les mathématiques y leur impor^ tance et leur utilité, que àurleau prononça, le 13 nov. J 771^ en prenant possession de sa chaire.

SUS (N. de), capitaine béarnais, c passa en réputation d'homme de guerre tous les jeunes gentilshommes de son pays, » selon le témoignage de ^'Aubigné, qui se connaissait en bravoure; il était fils de AT. de Sus et de Jeanne de Montaul-Benac. La prise de Saint-Bernard, la destruction du régiment d'Alias à Merens près d'Auch, et la belle retraite qu'il opéra, secondé par ses lieutenants César et Juillac, lorsqu'en 1 592, le gouverneur de Tar> bes, à qui il avait amené du secours, abandonna lâchement la place aux Ligueurs, sont autant de^preuves de sa vaillance et de ses talents militaires.

En 1 588, il était commandant de Mauvesin. On ignore l'année de sa mort, mais on sait qu'il ne vivait plus en 1594. Son fils, le baron de Sus, professait encore la religion réformée en

TABARICT (JACQUES), scnlptenr et peintre. On ne sait rien sur sa vie ni sur ses œuvres. Noas éprouvons qneiqne padeor à faire si souvent Tayen de notre indigence; mais puisque nous en sommes réduit^ pour détruire un préjugé enraciné y à dresser le Nobiliaire de nos artistes , nous pensons que le moindre nom a sa valeur et qu'il est bon de le consigner dans notre ouvrage. Espérons que quelque brave pionnier se dévouera, un jour, à fouiller le formidable dépôt des Comptes des dépenses pour les bâtiments royaux, et qu'à force de labeurs, il en fera jaillir quelque source. Jacques Tabarict était fils à'isaac Tabarict, menuisier à Ttioaars. En sept. 1 655, Il épousa Catherine Godeau, fille du 6CQli)leur Pierre Godeau (i). Plusieurs enfants naquirent de ce mariage: 1*Sà- HUEL, bapl. le 3 déc. 1 662 ; — 2» Jean, bapt. le 14 avr. 1 669 ; « 5* Esthe», bapt. le 4 nov. 1674 : parr., Matthieu L'Esf agnanHel, sculpteur du roi ; — 4*^ Jkan-Baptistb, bapt. le 27 nov.

1678 : parr., Jean Simon, peintre du roi.

TACH ARD (Uaitin), pasteur protestant, une des innombrables victimes des vengeances du fanatique parlement de Toulouse. Tacbard était né à Montauban. Ayant embrassé les doctrines de la Héforme, il s'était retiré à Ge-

(1) PitTtê Coi9au, tmlplear en bols, fat mlerreaax S8.-Per«8,lel3inart 1654. Sa enune» Ifam Parrache^ qu'il epoiiM en ocl. 16S0, loi donna, outre Gatbbrwb, !<> Jbân, bapt. le StO oct. 1631 ; — 90 riBBBB, bapt. leSTaoût 16SS : parr., Pierre ScaUterge^ peintre ;~S<' A LBXAll- DBB. bapt. le S4 juin 1635; ^ 4» JUDITH, bapt» le Sfèf. 1638.~P(!iit-èlre doit-on toir encore la de ses fils dans la personne de Simion Godêtm qve Le Nôtre envoya à Berlin pour exécnter, d'après s es plans, les magniflqnes jardins dn ebi* tean ( e Lietzenbonrg (aqjonrd'bBi GlurloMaoowf), MX portât de la capitale.

nève et y avait été admis au ministère. Au mois de juin 1558^ il avait été aecordé pour pasteur à l'église de Pr^ gelas {Arch, de la Comp. des pat' teuff^Reg.B). Environ trois ansaprèi, le nombre des Protestants s'étant considérabtement accru à Montauban, on l'y envoya avec Pierre Du Perrtêr^ pour qu'il secondât dans leurs travaux d'évangélisation les deux pasteurs Vi^ gnaux et Pierre Sestier, dit Du Croii' sant ou Cressent. Lorsque la guerre civile éclata , Tachard^ il faut bien le dire y ne flt pas preuve d'un grand courage. Il fut un des premiers à s'en» fuir à l'approche de Hontluc^ et son exemple fut imité par ses collègues, en sorte que les Réformés montalbanais seraient restés privés de pasteurs» sans l'arrivée de Jean de La Rive, ministre fugitif de VlUefraiiche ^ qoi prit le poste qu'ils avaient déserté et contribua par ses exhortations à relever le courage des habitants. Le danger passé y Tachard retourna à Montauban. Pendant le second siège, il racheta la faute qu'il avait commise^ en se chargeant de faire les prières pour les femmes et les vieillards dans le temple Saint-Jacques^ tandis que son collègue Du Croissant, qui avait été aussi rappelé, priait, de son cété, ai corps de garde de la place.

Après la conclusion de la paix, Têchard continua à de^servir l'église de Montauban Jusqu'en 1565, qu'il Itit chassé par les consuls, ainsi que son collègue Constans (Du Croissant était mort le 20 mars t5b3}, sous prétextn qu'ils poussaient le peuple à la révolte. 11 fut alors placé comme ministre à Acier dans le Quercy. Sur ces entrefaites éclata la révolte de Pamiers^ cause Immédiate de son martyre.

Sous le nom de Discours dês trouNm

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advenus en la ville de Pamies le 5 juin 1 566, s. l. 1 567 ; réimp. dans le T. VI des Archives curieuses, i^» série, un anonyme huguenol nous a laissé de ce triste événement une relation qae nous prendrons principalement pour guide. Le soulèvement fut provoqué par une ordonnance du viguier Baron, sieur de Malportel, dérendant de se livrer à des danses lascl\cs dans ies rues. Les Caiboliques ne virent dans celle ordonnance qu'un acte de représailles des Huguenots qu'ils avaient dépouillés violemment de leur lourde ëon^ulal et qu'un a rét du Conseil (23

Iév. 1566), rendu sur les instances de 'évéque, créature du cardinal de Lorraine, avait privés de l'exercice public de leur religion, malgré les réclamallODs que Simon de S^niVr avait portées au pied du trône en leur nom, et malgré les soUicIth lions d(^ Jeanne d'Aïbret, qui partageail avec l'évéque le droit de suzeraineté, comme comtesse de Foix. Aussi ne tinrent-ils aucun compte de la défense el se livrèrent-ils envers leurs conciloyens huguenots à des provocations qui ne pouvaient manquer d'amener une lulle à main armée. Pour que force restât à son ordonnance, le viguier réclama le secours du sieur de Senier, de Ramond de La Parre el d'autres rcligionnaires^ à la lélc desquels il dispersa les danseurs, qui se sauvèrent dans le couvent des Augustin» et dans la maison du consul La Brousse. Le lundi de la Pentecôte, jour où Ton célébrait à Pamiers une espèce de lélc des fous, qui avait été abolie par la Rérorme, mais que les Catholiques voulaient rétablir, les danses recommencèrent de plus belle, malgré les défenses du parlement de Toulouse et celles du viguier.

Baron, cette fois, eul le dessous. Assailli d'une giéle de pierres, il dut Chercher un asile dans le logis du ministre Ou Moulin f où se tenait précisément une assemblée religieuse. Brusqoement interrompus dans leurs dévotions, les proleslaïkls s'armèrent de tout ce qui leur tomba sous la main.

el repoussèrent la popnlace catholique. Dans le quartier de l'Oulmet, les émeutiers, maîtres de la rue, se mettaient déjà en mesure de piller les maisons de Sar loris, de Jean Bontié et de Ferries, lorsque le capitaine Merlin accourut avec quelques soldats et dispersa l'attroupement. Enivrés de leur triomphe , les Huguenots se portèrent sur la maison de La Brousse, et, ir* rites de la mort du capitaine Saint»

Just,qu'i fut tué d'un coup d'arquebuse au moment où il s'avançait en parle* mentaire, ils y mirent le feu, égorgèrent le consul et dévastèrent les coi^ vents des Carmes et des Augus ins, oii des armes avaient été amassées secrètement. Ils ne commirent toutefois aucune violence sur les moines, exemple de modération qui ne fut pas suivi à Foix, où trente-cinq protestants furent égorgés par les catholiques, au premier bruit de ce qui s'était passé à Pa« miers ; trente autres furent emprison« nés dans le château; une cinquantaine s'enfuirent en se frayant un chemin de vive force.

En apprenant que les Huguenots étaient maîtres de Pamiers, le roi donna les ordres les plus sévères, mais la difTiculté était de les faire exécuter. Joyeuse, s'étant présenté devant la ville avec un corps de troupes, on refusa de lui ouvrir les portes, et il ne savait comment vaincre celle résistance^ lorsque La Rose, maître des requêtes de la reine de Navarre, arriva et décida ies habitants à se soumettre. Le commissaire du roi, Rambouillet, ayant exigé que la ville reçût garnison, presque tous ies piolestants, au nombre d'environ 600, par crainte des vengeances de la Cour et surtout du parlement de Toulouse qui avait évoqué l'affaire, aimèrent mieux s'exiler et stf retirèrent, le 25 juillet, ies uns au Cariât, les autres au iMas-d'Azil. L^ur méfiance ne fut que t^op tôt Justifiée. A peine Joyeuse, escorté des commissaires do par'ement, fut-il entré dans Pamiers, que les prisons se remplirent de tous ies huguenots qm Ton put a(*

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(râper. Leur procès se poorsoivil à travers diverse» péripéties^ et l'arrèl, tendu par coDlamate^ condamna cent protestants, comme criminels de lèsemajesté^ à être pendus^ avec confisclh tlon de leurs biens et défense de leur venir en aide de quelque manière qile ce fût.

Cet arrêt n'elTVaya pasTachard. Instruit que les fugitifs de Pamiers manquaient de tout secours spirituel^ il crui de son devoir de leur venir en aide, d'autant plus quMl avait été auparavant leurpasleur,ctll partit pour le Mas-d'Azi). Il n'y était arrivé que depuis peu de Jours, lorsque la reine de Navarre, avertie des préparatifs de llontluc et craignant pour son comté de Foix, flt Inviter les proscrits à se redrerdans le Béam; mais trente d'entre eux ne purent se résoudre "à s'éloigner des environs do leur \ilie natale,et, parle conseil dcleur ministre, ils allhrent s'établir aux Cabanes. Cependant Montluc, sous prétexte de rétablir la paix entre deux seigneurs da comté de Foix, dont les querelles désolaient tout le pays, se mil en marche, et le 25 mal 1567, au point du Jour, son IteufonantTiUadet fondit sur les Cabanes, où tout fut mis à feu et à sang. Tacliard essaya de se sauver, mais il fut pris avec û'Engays et Ramond de La Parre, et conduit à Toulouse, monté sur un c^nc, un chapeau blanc sur la télé et d'énormes chapelets pendus autour du cou par moquerie. Ce fut en vain qu'il récusa plusieurs de ses Juges, qui ne se donnaient pas la peine de dissimuler la haine qu'ils portaient à l'ancien minisire de Hontauban ; i I fut débouté de sa requête par arrêt du 28 Juin, et huit jours après, le 6 juillet condamné à être pendu, bien qu'on ne pût lui reprocher aucune participation à la révolte dePamiers. A la lecture de cette inique sentence, Tachard entonna le ps. 1 22, en latin, afln de ne pas contrevenir à la défense déchanter en français dans les prisons; puis il demanda qu'on lui 6tàt ses fers, disant ; a Je seray plos

allègre pour aller aujourd'hui avee mon Dieu, S'il lui plaist, » mais cette faveur lui fût refusée. 11 Tut donc traliié sur une charrette à travers les ruée, au milieu desoutrages de la populaeé, et mourutavec une admirable constance. Son corps, contre la coût urne, resta suspendu à la potence jusqu'au leudtt* main à midi.

TAFFIGIVON (Jean), martyr éb I5i7. Taffignon était des environs de Langres où la Réforme avait été prè* chéeavec quelque succès parSt-rop/wn, « bon prrsonuAge, lit-on dans le Mar« tyrologe, qui fut surprinset mené avee quatre autres à Paris, ou ils furent brusipz (l5i6)avecuneadmlrableco&stance. » La mort de ces cinq martyrs ne calma pas la rage des persécuteurs»

qui, dès le mois de septembre de Tannée suivante, oITrirent de nouveau en holocau<ilc au démon du fanatisme sept des disciples de Séraphin, savoir Ta(^ flgnon et sa femme Jranne Sf^journan^ Swion Maréchal et Jeanne Bailly, sa îemme, Guillaume M ichaulfJacq.BoU' lereau et Jacq. Bré»f^nai/,« desquels la constance et persévérance en la confession de la foy chrestienne qu'ils a* voycnt faite tous d'un commun accord, acstéadmirahleetjoNCUseauxfldèles.»

TAGAUT (Jean)', flls de Jean Tagaut, professeur de médecine à Parié, où il niouruten 1 545, naquit k Apdieng.

Sectateur de la Héforme, il se retira en Suisse, on ne sait pas au Juste en quelle année, mais probablement après la mort de sou pèrj5. En 1 55t, il était professeur de philosophie et de mathématiques à Lausanne. Ayant quitté cette ville avec Viret et ses antres collègues en 1559, il se rendit à Genève, où il fut nommé lecteur en philosophie et reçu bourgeois gratis avec son flls Jean, le 25 déc. de la même année. Il mourut en 1 560. Danfe son 11 Ist. de l 'instruct ion publique dans le Pays de Vaud, M Gindroz, induiten erreur par Sénebier, lui attribue on ouvrage de médecine qui appartient à son père. La seule publication dont nous puissions avec certitude le dire

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