‹ La France protestante (volume 5)Chapitre 150 sur 241 · TAI · texte numérisé non relu

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rautenr est un poëme publié sons ce titre : Carmen protrepticum ad Sena" tum Populumque Genevenserriy quod ùppidi situm prœlerea describit^ Gen.^ 1 559^ in-8*. — Dans nne liste des professeurs de racadëmle de Lausanne, dressée, si nous ne nous trompons, par Leu, nous trouvons un Jean Tagaut, qui occupait, en 1587, la chaire de grec et de morale. S'agirait-il d'un ûls de notre professeur?

TAILLEFER (Antoine bb), sieur de Bflauriac, mort en 1 586, avait épousé, en 1556 , Jeanne de Ségur, et en avait eu six enfants : l» Jean, décédé avant son père ; — 2« Isààc, qui suit; — - 3* Damel, auteur de la branche de Barrière; — 4» Anne, qui fut mariée en premières noces avec Annet Cotet, sieur de La Roque et du Peuch, et en secondes, avec Jacques de Brenieu, gent i I homme du Vivarais, qui commandait à Lectoure pour le roi de Navarre;

— 5<> Catherine, femme, en 1 583, de Philippe de Fayolle; — B^ldARiB, épouse, en 1 595, de Jean Gravier, sieur de La Garde et Viresac.

i. Branche de Mauriac. Né le sjanv.

J 564, Isaac de Taillefer testa en 1 605. Il avait épousé, en 1 587, Isabnau Bouchard-d Aubeterre y Ûlle de François Bouchard-^' Aube terre cl de Gobrielle de Laurensane, Sept enfants naquirent de ce mariage : 1 <> François, qui suit ;

— 2« Louis, sieur de La Tour-de-Mauriac, capitaine, puis colonel d'un régiment français entretenu en Hollande, etgouverneur de Breda. Rentré dans sa pairie, il en fut chassé par la révocation de redit de Nantes et alla mourir dans les Provinces-Unies , où se réfugièrent aussi ses quatre filles : Anne, demoiselle de Mauriac, Louise, dame de Noordwick, Wilhelhine, dame de Harqoet, et Isabelle, demoiselle de La Tour; — 3» ISAAC, qui resta en France et abjura; — 4« Gabrielle^ femme de Louis de Lagut, sieur de Sorges ; ^ 5* Jeanne, mariée à Galiot de Chabans;

— €• Marie; — ?• Marguerite, alliée à Elle de Chabans, frère de Galiot.

François de Taillefer, sieur de Man-

riac,néenl595 et mort en 1676, avait épousé,en 1 624, Marie Marcluiis, de la Saintonge. Il en eut : i* Daniel, qui suit; — 2« ISAAC, sieur de La Varène, qui abjura;— 30 Jean-François, sieur de La Tour, qui se réfugia en Hollande ; — 40 Louise, femme, en 1653, de Philippe de Afelet, sieur de Neuvic ou Neuvy ; — 5» Marie, épouse de François de La Cropte, sieur de Beauséjour; — 60 Angélique, mariée à Antoine Des Achards-de-Joumard ; — 70 Livie ou LiDiE, qui vivait en France en 1 704 et avait par conséquent abjuré.

Daniel de Taillefer, sieur de Mauriac, épousa, en I668, dans l'église protestante de fAnciûany Jacquetle de Ségur* de-Cabanac , fille de Bérard de Ségur et d*Esther de Polignac, dont il n'eut pas d'enfants. Il professait encore la religion réformée en 1 682 et avait droit d'exercice à Mauriac ( Arch, gén. TT.

287); mais il abjura à la révocation.

II. Branche de Barrière. Daniel de Taillefer, sieur de Cbateaumerle, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi de Navarre,mourut vers 1 639,ayant eu douze enfants de son mariage, contracté en 1 600, aveCi4nnp de Lur, fllie de Michel de Lur, sieur de Longa-Barrière , chambellan du roi de Navarre, etd*^ nne-Raguier-d^E^ternoyySSiyoïT :

1« Jean, vicomte de Roussilie, qui s'était d(^Jà converti lorsqu'il épousa, en 1638, Mari«» Ferrand; — S» Henri, marquis de Barrière, qui suivit avec distinction la carrière mililaire. Capitaine au régiment de Conty, il fut fait, en 1643. aide-de-camp des armées du du roi. Il en remplit les fonctions à la bataille de Bocroy et au siège deThionville la même année ; au siège de Grayelines,en 1 644 ; à la prise de Cassel, de Mardick et d'autres places des Pays- Bas, en 1645. Nommé sergent de bataille en 164 6, il continua à servir dans l'armée de Flandres jusqu'à la bataille de Lens, en 1648. Créé maréchal de camp par brevet du 14 août 1649. il obtint le commandement d'un corps de troupes envoyé contre les Frondeurs; mais 11 quitU le service en 1651 , et

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moQnit sans alliance vers 1 670 ; — 30 Charles, sieur de La Sauvetal , capitaine au service des Etats-Généraux^ mourut en France vers 1 680 et fut enterré dans le cimetière protestant de Barrière. Il ne laissa pas d'enfant de son mariage avec Marie Taton, qu'il avait épousée à Bergerac en 1 677 ; — 4*" Bàlthasar, sieur de Saint-Louis, qui servit d'abord en Hollande, et entra plus tard dans l'armée française avec le grade de capitaine; — 5« Benjamin, sieur de Lagut , en^eigne au régiment de Navarre;— 6» Philippe, né en 1631, dont la destinée n'est pas connue ; — 70 Jeanne, demoiselle de Longa ; — 8* Marie, femme de Henri de Guasques, sieur de S. Brisson, dont elle était veuve en 1680; — 9« Louise, mariée, en i6i7,à René de Chapelle;— 1 0° Anne, demoiselle de Saint-Louis, une des filles d'honneur de la reine-mère ; — 11»

Jacqueline, veuve, en 1680, d'Annet Du Puy , sieur de La Forèl ; — 1 2« Elisabeth, femme, en 1654^ de Jean de Ségur-de-Montazeau.

TALENSAG (René de), sieur de LOUDRIÈRB, grand sénéchal d'Aunis, depuis 1607, fut député aux Etals-Généraux de 1615, oii il s'opposa à la publication du concile de Trente, et, la même année, les églises du Poitou renvoyèrent à l'Assemblée politique de Grenoble. En I6I6, il s'empressa de courir au secours do La Rochelle menacée par d'Epernon. Le zèle qu'il déploya en toutes circonstances pour la Cause le ât choisir, après la mort de Philippe Eschallardy pour gouverneur de Fontenay-le-Comte pendant la minorité de Maximilien EsthoUard, son neveu [Vuy, lY, p. 542). La conduite de Loudrière dans ce poste ne répondit pas à ce que l'on attendait de son énergie. Il rendit la place sans coup férir en 162t. Peut-être écouta-t-H trop facilement la voix de la prudence; mais on ne peut au moins l'accuser de trahison, car il resta fidèlement uni à l'Assemblée de La Rochelle [Fonds de Brienne, No 22:>). La môme année, il négocia la reddition de Saint-Jcdn-

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d'Angély et en signa la capitulation, ]% 25 Juin. Dans la dernière guerre, il prit une part active à la défense de La Rochelle; aussi Louis XIH le dépouillat-il de son office comme rebelle. Il mourut pendant le siège, le 2 mai 1628.

René de Talensac avait épousé, en i 602, Françoise de Coligny.

TALLEMANT, famille originaire de Todrnay, qui se réfugia en France pour se soustraire aux cruautés du duc d'Albe.

François Tallemant, issu de cette famille, s'établit à La Rochelle , oii il se maria avec une demoiselle Thevenin et acquit une grande considération : H devint un des pairs de la ville et fut coéiu du maire en 1600. Il vivait encore en 1622 (Fonds de Brienne, fi^ 225). De son mariage naquirent : 10 GÉDÊON, qui suit ; — 29 Pierre, qui suivra; — 5» Marie, femme dePaiiJ Yvon, sieur de Laleu.

I. Né vers 1580, Gédéon Tallemant établit à Bordeaux une maison de banque, en s'associant son frère et son beau-frère. Il se flt recevoir conseiller secrétaire du roi, le 29 mars J 612, et devint trésorier général de la maison de Navarre. Il mourut en 1654, et fut enterré, le 7 févr., au cimetière des SS. Pères (Reg. de Char,), Il ne lui restait , de son union avec Anne de Rambouillet, que deux enfants, à qui il laissa une fortune très -considérable.

Sa fille, nommée BIarie, qui avait été présentée au baptême, le 20 juin 1 61 0, par Antoine de Rambouillet et par M"^* de Laleu, avait épousé, en 1 629, Jean d'Arambure sieur de Romefort, capitaine au service de Hollande Son mari ayant été tué, en 1 659, au combat de La Route près Casai, elle ne voulut point se remarier et mourut d'une maladie de langueur en 1 642. Tallemantdes-Réaux vante la grâce et la délicatesse de son esprit. Quant au Ois de Gédéon Tallemant,qui se nommait aussi GÉDÉON, il était né le 13 janv. J6J3.

A làge de 24 ans, il acheta une charge de conseiller au parlement do Paris. 11 ne tarda pas à abjurer entre les mains

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ée l'évèque de Saint-Flonr, le prélat peut-èlre le plus ignorant de France, afln d'obtenir la main de la fllle iialarelle du riche financier Pierre Du Puget de Monlauron. C'est de celle alliance que naquît à Paris, le 18 juin 1652, Paul Tallemant, à qui quelques mauvais vers et un opuscule intitulé Voyage à Tlle d'amour (Paris, 1663, Id-1 2) ouvrirent les porles de l'Académie française.

II. Après avoir exercé quelque temps la banque à Bordeaux avec son frère, pierre Tallemant vinl s'établir à Paris. 11 fut marié deux fois. Sa première femme, Elisabeth Bidault, lui donna trois enfants : i« Pierrb, qui suit; — S« Paul, sieur de Lussac, qui abjura à la ré>ocation (Arch. gén. E. 557 4) ou plul6t qui feignit d'abjurer, car nous avons lieu de croire qu'il est le même que Tallemant, sieur de Lussac, qui se réfugia en Suisse et fut reçu bourgeois à VevaV en 1695; — 3 Elisabeth, femme de Franc .is Le Venter , sieur de La Grosselière (Req. de Char,), La seconde, Marie de Rambouillety le rendit également père de deux (Ils et d'une fllle. Cette dernière, nommée Marib, épousa Henri de Ma.'^sue, marquis de Ruvigny. Le second des fils, appelé FRA^Ç0IS, né à La Hochelle vers 1 620, giigna par sa con\er>ion la faveur de la Cour, de bons bénéfices el des honneurs : ildevihtabboduYal-Chrétien, pricui de Sainl-irénée de Lyon, aumônier du I oi, puis de la daupbine, et un des quarante de l'Académie française.

Son frère Gêdeois, sieur des Réaux, né à La Rochelle vers 1 6 1 9, ne parcourut pas une carrière auï^si brillante, mais ses Historiettes, récemment misrs en lumière, lui ont acquis une gloire plus solide, en le plaçant sans contredit au rang des écrivains les plus spirituels du XVII* siècle. Personne ne tournait mieux que lui une épigramme, personne, si l'on en excepte Molière, n'a peint avec plus de verve caustique les mœurs de son temps, les vices des grands, les ridicules de la bourgeoisie. Sayleest peu connue. Au retour d'un

voyage qu'il fit en Italie, en 16S8, êyec le futur cardinal de Rets, il se mit, par ordre de son père, à Tétude du droit; mais, comme il n'avait aucon goût pour la carrière de la magistrature à laquelle on le destinait, il s'affranchit de la tutelle paternelle en se mariant. Il épousa, au mois de Janv.

1646, sa cousine Elisabeth de Ram" bfyuillet, dont il eut trois filles : Anni- Elisabeth , bapL le 17 sept. 1648; Angélique, bapi. le 1«' déc. 1652, et Charlotte, bapl. le 24 fév. 1655.

Une seule survécut. Comme elle ne voulut pas suivre ses parenis à la messe, à l'époque de la révocation ( l ), elle fut expulsée de France, le 21 mars 1688, et se retira en Angleterre, où elle termina vraisemblablement sas jours (Arch. E. 5574).

Libre de lout souci par son riche mariage, Tallcmant-des-Réaux put se livrer à son goût pour les lettres. Sans parler de sonnets, de madrigaux, d'épi la phes ci d'autres pièces assez médiocres, soit imprimées^ soit manuscrites, que l'on lrou\e en grand nombre disséminées càet là,.il avait commencé des Mémoires sur la réyencè, qu'il n'ache>a pas el qu'on croit perdus. Le seul ouvrage qui nous reste donc de lui sont ses historiettes, qu'il composa entre 1657 et 1659; en votcl le titre : Les Historiettes de Tallemand des Réaux, publ, ftar Monmerqué, de Chdleauyiron et Taschereau, Pai-is, 1824, 6 vol. in-8o; 2« édit.. Paria, 1840, lOtom. in- 12. Jusqu'ici, la date exacte de sa mortétait restée inconnue.

M. Ravenell'a trou véeeiifln dans les registres de l'église de Saint- Eustacbe, qu'il a eu la paiiencc de dépouiller, et, en vrai savant, il n'a pas hésité à nous faire part de sa découverte. Gedéon Tallemant mouiut à Paris, le 10 nor.

1692, et fut enterré au cimeiière de Saint-Joseph.

Il nous reste à parler de Pierre Tallemant, sieur de Boisneau (ou Bon-

(1) La Gazelle de France, S mai 1677, aoooaee l'abjuralioa da sieur Tallemant, mais s'agit-H deGédèoD?

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nean), banquier comme son père, cpii acbela une charge de maître d'hôtel da roi et mourut en 1 U6 1 . De sim mariage aver. Anne Bigot, ûllc do ^tcoloa Bi^ goty sieur de La Uonviile , célébré en i 636, naquirent cinq enranls : \ « Annb, bapl. le 1«' juin 1657; — 2* ANGfiu* QUE, baptisée dans la Chapelle hollandaise, le 2 oct. 1 638, et morte au berceau; — 50 Marik, bapt. le 4 déo.

J 659, morte enfant,* — 4» Pieriii- Paul, né le 18 juin. 1 642, mort à 1 âge de sept ans; — FEA^colS, bapl. le 24 fév. 1647. Zélé pour sa religion, François Tallemant til preuve, à la révooa* lion, d'une fermeté invincible. Enfer^ mé, le !•' août 1686, au Grand-CliÀlelel, transféré, la même année, à Uonifort-l'Auiaury, puis an Furl-rËvéqne {Arih. Ë. 5572); enfermé à la Bastille en 1 687 et conduit de là au château de Saumur (Ibid, £. 5575), il las.«^a par M constance racbarnenient de ses persecuieuis, en sorte qu'on se décida à Texpulser du royaume {Ibid,E. 5374).

TANDON, famille protestante, originaire de Ganges, dont une branche B'élablit,au conimencenieikt duxii«8iècle, à Montpellier, où t lie prospéra et se divisa en plusieurs rameaux.

A l'un de ces rameaux appartenait Jf'an Tandon, ministre de rË\angile, qui se Ûi inscrire au nombre des étudiaulsderacadémiedeGenôveenl67g.

A la révocation. Il seréluf^ia en Suisse, et un de ses (Ils 18AAC-ET1KI>(^E, né à Aubonneen fév. 1694, passa plus tard à Edimbourf?. Ce dernier est auteur d'une Ntw french Grammar^ publiée à Londres, 1755, in-8«.

De la branche de Montpellier descendait aussi Pierre Tandon, surnommé mi lord à cause de ses richesses. Sun flls ANTOINE acheta la coseigneurie de Poussan dont il fut dépossédé, sans indemnité, parré\éque de Montpellier, pour cause de religiim. H a laissé en nisc. un recueil cle Poésies, qui ne sont pas sans mérite. Son flls, BARTBt- LEMY, né à Montpellier en 1720, se li>ra au commerce de banque. Il remplit longtemps et gratuitement les fonc-

tions de directeur de robservatoire,

qui avait été construit , en partie par son influence, sur une des tours des anciens remparts, et qui communi* quaii avec son cabinet au moyen d'une terrasse, il mourut le 29 sept. 177S| laissant la réputation d'un homme Ia* strult , modeste, spirituel, un pei caustique. Quoique membre de l'Aci»

demie royale des s' iences de Montpellier, il n'a rien publié, mais on lui doit les premières observations de latitude faites dans celle \ille. Le chevalier 4ê Ralte, secrétaire de l'Académie, a composé son Êluge. Son flls Augusti-Ah»

DRft , né à Montpellier, le 1 5 juin 1 1S9, suivit la professionde son père et montra comme lui un vif penchant pour lat sciences mathématiques et les btllealettres il avait surtout une très-grande apliludepour les calculs. Lorsque Caa^ bon, son camarade de collège, entreprit de réorganiser les finances^ il eut recours à ses lumières ; il s'établit ei conséquence uneaclivecorrespondance entre eux, mais les instances réitérées de son ami ne purent attirer TandoA à Paris.

Auguste Tandon n'était pas seulement versé dans la science des nombres; il était aussi poèîe. On a de lai un recueil de Fables et de Contes, en vers patois, très estimé dans le pays, comme le prouvent \eè deux édiliOM qu'on en a données à Montpellier, en Tan Vlli et en 1813, in-8« (cette dei^ niere augmentée), et la reproductiouée plusieurs de ses pièces de vers dans divers recueils. Il a laissé, en on* tre, un asses grand itombre de mss., parmi lesquels nonscilerons : un Traiié sur les Ut très, les diphikongaes, (et différents sons et l'orthographe dup^ tois; — un recueil de Conter en vert français ; — le Dénouement imprémi^ comédie en un acte et en vers; — Thés* tor nu la Reconnaissance, parade héroïque en vers ; — deux fragments et IrHgi'dies, Catliroé 1.I Cézeli O'i l'hiroïne languedocienne. AugusteTandon mourut le 27 iiov. ]h24. Il est raîeiti maternel de M. Alfred Moquin-Taih

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don, membre de Tlnstitut et professeur à la Faculté de médecine de Paris, qui t bien voulu nous Tournir ces renseignements.

Cousin de Barthélémy, i^n/of'fi^ Tandon, docteur en médecine^ né à Montpellier, le 1 5 Juin 1717, s'est acquis la réputationd 'un médecin sage, prudent, et d'un savant anatomiste. H n'a rien publié des expériences nombreuses qu'il a faites sur des mammifères vivants , pour réfuter la théorie du cé- M>re Haller sur rirritabililé; mais le docteur Housset en a recueilli ;ine partie pour les comballre. 11 était médecin des épidémies de la province, et, en cette qualité, il a fait imprimer QD Mémoire sur la maladie épidémi" que qui a régné à Meyrueis et ses environs, Montp., 1769, in-80, travail remarquable, au jugement du professeur Baumes. 11 a beaucoup aidé aussi son compatriote Gouan dans ses recherches sur la structure des poissons.

Sa renommée s'élant étendue jusqu'en Prusse, on loi offrit la place de premier médecin de Frédëric-le-Grand, mais il eut la modeî'tie de la refuser.

Antoine Tandon, qui était membre honoraire de la Société de médecine pratique de Montpellier, mourut le 6 Dov. 1 806 ; son Eloge fut prononcé par le professeur Baumes. 11 avait composé on musée d'anatomie humaine et codoparée assez riche pour l'épotiue. Au nombre des manuscrits qu'il a laissés, Douscilerons plus particulièrement une Notice lur les prennères années de ha carrière médicale et sur les ohUacles de tout genre que lui avait suscités sa religion, et des Di&sert, sur la trachéotomie, sur la phlhi^ie vénérienne, sur le procédé Méjean pour détruire les embarras du sac lacrymal et guérir les fistules les plus compliquées.

TAMJS, nom d un tief du Haut- Languedoc, sous lequel est connu dans l'histoire Georges d'Alary, gouverneur de TAlbigcois pour le parti huguenot.

Georges d'Alary, sieur de Tanus, servit d'abord dans les rangs catholiques : eu 1 569, il remplit les fonctions

de maréchal-de-camp dans l'armée de Joyeuse.Onnesait pas au juste en quelle année il se convertit; mais il est extrêmement probable qu'il professait la religion réformée lorsqu'il épousa, en 1579, Olympe de Rabasleins, fille dn baron de Paulin. Dès l'année suivante, nous le voyons^ en effet, comme goa* verneur de Réalmont, faire, avec le concours de Durand, gouverneur de Briatexte, une rude guerre aux gar* nisons catholiques de Lautrec et de Montdragon, qu'il tailla en pièces. En

1585, Montmorency le nomma gouverneur de l'Albigeois. Le 2^ juillet

1586, Tanus fit lever le siège du Mas- Saintes- Puelles, se jeta dans M ilhau que Jojeuse n'osa attaquer, sauva Lombes en y envoyant la compagnie du jeune û*Astorg-Montbartier , qui parvint à s'introduire ddns la place et, secondé par Dcymey il enleva aux Catholiques tous les forts qu' ils tenaient su r les bords det'Agoult. Le 7 oct., sous les ordres de Montgommery ,{\ contribua à la défaite des gendarmes de Joueuse. En J587, au mois de février, il attaqua sans succès le château de Lombers, et servit au ravitaillement de Brugairolles. La même année, il se trouva au siège de Montaigut. En 1589, il continua à combattre vaillamment les Ligueurs sous Montmorency, assista à la prise d'Alzonne, enleva Carlipa,Bor* des, le fort de Puget,el battit l'ennemi qui lui avait dressé une embuscade sur la route qu'il devait suivre pour retourner dans l'Albigeois. Le 11 nov.

1591, secondé par Le Causse, Portai et Pelras, il prit le château d'Alban et défit un corps de Ligueurs. Ce fut son dernier exploit. 11 fut tué, le 25 mai

1592, à la fatale enireprise sur Lautrec. Son flis, Philippe, épousa, en 1625, Françoise Du Bosc, et en eut Jacques, sieur de Tanus, marié, en 1647, avec Françoise Du Bosc, Jacques d'Alary fut maintenu dans sa noblesse en 1 1>69. Nous ne connaissons aucune autre particularité de sa vie, si ce n'est qu'il se convertit à la ré>ocalion, et qn'il obtint, le 1 8 mars 1 686, une peu-

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