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me ayant été Imp. dans les Poemata So« Sammarthani (Paris> 1 629^ in-4«)^ nous pouvons en ajouter une antre que nous avons trouva à la suite d'une thèse soutenue, sons la présidence de Tilenus, par Jean Heinsius, De justiflca»
tione bominis coram Deo (Sedan., 1 6 1 7, in-4»). On trouve enfln quelques Let' ires de notre théologien dans les Mé* moires de Mornay, dans les Epistolas théologie® deLimborch (Amst., 1104, in-fol.), et dans le vol. 366 Mss. Bum. au British Muséum.
TINGRY (PlERHS-FlAHÇOIS), fils
de Pierre Tingry, de Soissons, né en 1143, se retira à Genève probable ment pour cause de religion. Les persécutions avaient, en effet, pris une nouvelle activité en Picardie à partir de Tannée 1766, que Saint-Florentin enjoignit à Tinlendant Sauvigny de faire arrêter les deux frères Martin^ de Fublaines, qui avaient assisté à des assemblées religieuses tenues dans la grange de la veuve Benoit (Arch. gén.
fi. 3598). En 1770, nouvel ordre du secrétaire d'Etat à Tintendant Le Pelletier de faire raser la maison ob se réunissaient, peur célébrer leur culte, les Protestants de Flavy-le-Martel, « afin de mettre un frein à leur licence,» rincarcération du nommé Buis n'ayant pas suffi pour les intimider (Ibid. E:
3602). Saint-Florentin Recommandait aussi, au nom du roi, à l'intendant d'arrêter, si faire se pouvait, les ministres qui prêchaient dans les environs de Saint-Quentin, et deux ans plus tard, il écrivait encore à Sauvigny de surveiller les assemblées que les Protestants tenaient à Meaux, en ajoutant : a II seroit fort intéressant de pouvoir découvrir le ministre et de le faire arrêter.» L'arrestation du ministre ^roca (Yoy. ce nom) lui donna cette douce satisfaction. Nous ne croyons donc pas nous tromper dans notre supposition touchant les motifs qui engagèrent Tingry à quitter la France et lu al^ 1er s'établir comme pharmacien à Ge* nève, ob il ftit reçu bourgeois, le 10 sept. 1778. Mnebler nous apprend
qu'il fut nommé démonstrateur ponr la chimie et lliistoire naturelle, il épousa, en 1779, Catherine Petit, Membre de la Société des arts et*de celle dee Curieux de la nature, correspondant de l'Académie de Turin, il a publié différents mémoires dans les recueils de ces sociétés savantes, entre antres, un mémoire sur la Construction d'un four*' neau propre à préserver Us doreun des ixipeurs mercurielles, des Observations sur la variété des spaths, etc.
On lui doit, en outre, ['Analyse des eaux de MarclaXy 1774, in-8», VAneh lyse des eaux minérales de Drise, 1 785, In- 8», et deux Prospectus pour un cours de chymie, imp. l'un en 1774, ln-8«, l'autre en 1777, in-4«.
TIREL (Ja€QUBs), sieur Des Isles, ministre de Saint-Vaast en 1 684. Cette pauvre église, perdue au fond de la Basse-Normandie, recueillait les débris de plusieurs autres communautés réfor-^ mées des environs, composées presque toutes de paysans qui, avec un zèle admirable, bravant les fatigues d'une longue et pénible roule, faisaient chaque dimanche plusieurs lieues par tous les temps et par des chemins affreux, chargés des provisions pour la Journée, afin d'assister au service divin. Tel est l'effet ordinaire de la persécution ; elle réveille, elleexalte le sentiment religieux. Les premiers arrivés cherchaient un a* bri dansletemple, les autres campaient à l'entour, et la nuit s'écoulait au chant des psaumes .Ces assemblées pouvaient être Jugées coupables, d'après la Déclaration du 26 Juin 1 684, le ministre n'y assistant pas. Afin de prévenir toute poursuite. Des Isles-Tirel, alors dans la force de l'âge et plein d'ardeur, résolut de les légaliser par sa présence, n fit de sa chaire son cabinet, et il passait la nuit à méditer le sermon qu'il devait prononcer le lendemain. Cebel exemple de <èle religieux dans le pasteur et lo troupeau, nous a paru digne d'être signalé. A la révocation del'éditde Nantes, Tirel passa en Angleterre, mais 11 ne lui M pas permis d'emmener sea deu petites fliïes, nomméeslKAifimel