‹ La France protestante (volume 5)Chapitre 165 sur 241 · TIT · texte numérisé non relu

TIT

Charlotte^ qui forent eHfermées anx Noavelles - Catholiques de Saint -L6 (Arch. gén. Tt. 51 7). — Une faut pas confondre Dès Isles-Tirel avec Jérémie Tinelf ministre de Villeneuve en Guienne^ également réfugié en Angleterre.

Ce dernier^ qui mourut le 5 juill. 1711, fût chargé de desservir l'église française de Bristoly avec Descairtu:, ancien pasteur à Bergerac^ mort en 1 703.

Il est très- vraisemblable que Jacques Tirel était parent de Jean Tirel, dont nous allons parler, et Ton doit sans doute rattacher à la même famille l'orfèvre Pierre Tirel, qui mourut à l'époque de la révocation, làissani Elis<d>eth Jbu Coudray^ sa femme, veuve avec cinq enfants, qui furent enlevés à leur mère et mis dans des couvents (Arch, pén. M. 675).

TIREL (Jean), ministreprotestant, desservait l'église du Gbefrène depuis une quinzaine d'années , sans que sa conduite eût donné Ifeu au moindre reproche , lorsque l'exercice y fut inter« dit par arrêt du Conseil, en 1679. Le synode de Quévilly le donna, en 1682, pour pasteur à l'église de Gavray (A rch. gén. Tt. 258). Le 19 mai 1685, il fut constitué prisonnier à Coutances, k la requête des directeurs de l'hôpital, parce qu'il ne pouvait leur représenter les titres des legs faits au consistoire del'église qu'il avait quittée depuis plus de cinq ans. Sur ces entrefaites, l'édit révocatoire V int ordoimer aux min istres de sortir de France; mais les Juges de Coutances refusèrent de le mettre en liberté, sous prétexte l» qu'il n'était pas ministre (quoiqu'il eût exercé pendant plus de vingt ans le ministère aux portes mêmes de leur ville); 2» qu'il avait fait des exhortations dans la prison ; 3« qu'il avait reçu la visite d'un ministre de l'Ile de Jersey et qu'il la lui avait rendue. Il est vrai qu'un arrêt du Conseil Tobligeait à demander la permission du roi, mais cet arrêt était tombé depuis longtemps en désuétude, et Tirel pouvait fort bien se persuader qu'un passeport lui était inutile pour jouir d'une récréation que tous les habitants

du pays se donnaient dans Tété. La faute, en tout cas, était légère; cependant, après bien des lenteurs, le bailli de Coutances le condamna , le 1 3 août 1686, àfaire amende honorable, la cor' de au cou, la torche au poing, portant sur le front un écriteau avec ces mots Faux ministre, et à et reconduit aux galères. L'appel que Tirel interjeta d'une sentence aussi inique le conduisit à Rouen {Arch. Tt. 261). On l'enferma, le 1 4 oct., dans la conciergerie avec les galériens qui attendaientle départ de la chaîne. Plus humain que MM. du parlement, legeêliereutpitiédelul; iilemit dans une chambre haute, permit avec le temps k ses amis de le visiter, et ferma les yeux, lorsque le ministre, pro- Otantdela liberté qu'il lui laissait, se mit k célébrer, dimanches et fêtes, le service divin dans sa chambre. Depuis deux ans, Tirel était en prison, attendant toujours son jugement, lorsque le geêiier, de plus en plus bienveillant k son égard, lui permit d'aller se promener sur le rempart qui touchai tk la conciergerie. Le malheureux gagna dans ces promenades une flèvre qui l'enleva en peu de jours, en 1688. Sa femme, une demoiselle deSat>it-Germatn,avait réussi k passer dans les pays étrangers {Ibid. M. 675). Ses deux filles, Elisabeth et Catherine, furent mises k la Propagation. En apprenant la mort de leur père, les pauvres orphelines osèrent verser des larmes ! La supérieure indignée les en punit en les condamnant k passer sous leur lit plusieurs fois par jour ! Leur frère, Pisrie, pins jeune qu'elles, fut enfermé dans un séminaire ; mais il parvint k s'échapper. Il eut la consolation de recevoir encore lal>énédiction de son père et arriva heureusement en Angleterre. En 1735, il fut élu directeur de l'hêpital français de Londres.

TITOT (Pierre-Abraham), fils de Tapothicalre Pierre Tiiot et de Marie Vessaulxy nék Montbéllard en 1 661 et baptisé le 14 mars, fit vraisemblablement ses études enmédecine kBÀle^ où înX imprimé le seul éoril que l'on cita

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