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de lui : Naturœ et usus thermarum Plumbariarum brevis descriptiOy Basil., i 6869 in-4«;réimp. dans le recueil de Th. ZwJDger : Fasciculus dissertât, roedic. Select iomm (Basil., 1710^ 8*).
TOLLIN (Louis), fils atné de Jean ToUin, d'Heillz-le-llaunipt, et de Jean-^ ne Le Jeune y épousa, en 1 745, à Ber^ lin, où il s'était retiré pour ciinse de religion, Susanne- Elisabeth KMir,dont il eut, entre autres enfants, Daniel, né en 1747 et mort en 1824, inspecteur des accises. C'est du mariage de co llcrnier avec Dorothée Flâricke qne naquit à Berlin, le 5 mai 1801,FrançoisNicoLAS-ËDOCÀRD ToUin^ Tobjct de cette notice.
Dès l'âge de 6 ans, Edouard Toilin fut envoyé k l'école dirigée par Coulon et il continua ses études dans les écoles françaises de sa ville natale jus* qu'en 18i9, qu'il entra à l'université^ où il suivit les cours de Scbleierma^ cher, Harheinecke et Neander. Après avoir passé son examen de proposant^ en 1820, il voyagea pendant environ deux ans dans différentes contrées de l'Allemagne, et à son retour, en 1 823, il se fit recevoir candidat. L'année suivante, il entra comme précepteur dans la maison de l'ambassadeur de France, M. de Rayneval, qu'il accompagna à Paris et à Berne. Revenu dans sa ville natale en 1826, il fut admis au ministère, le 7 oct. 1827, et nommé mini»* tre catéchiste. Ses modiques appointements ne suffisant pas pour le faire vivre, il se vit obligé de continuer à donner des leçons, et en même temps, il chercha à se créer des ressources plus abondantes par des travaux littéraires. Sa santé délicate se ressentit bientôt de l'excès de la fatigue : les voyages, les eaux,' tous les secours de l'art médical ne purent le sauver. Il mourut à la fleur de l'Âge, le 13 oct, 1839, suivi, à peu de mois de distance, dans la tombe par sa seconde femme et par l'enfant qu'elle avait mis au monde dans la nuit même où il expira.
Il avait été marié deux fois. En premières noces, il avaitépoiisé,eniS32,
Marie • Élise 'Wilhelmine Baermanri, jeune fille juive convertie au christianisme, qui mourut, le 10 fév. I835,à l'âge de 21 ans, après lui avoir donné deux enfants: P IIbi<(ri-Guillaumb<^ Nathatiabl, licencié en théologie, né le 5 mai 1 833, à qui nous devons ces renseignements; — 2» Aiwe-Marib, née le 4 mai 1834, femme de J. Niemack, pasteur à Kirchdorf, dans le Hanovre. Le besoin que ses jeunes enfants avaient des soins d'une mère, engagea Toilin à se remarier, en 1 858, avec J/o- He Vatixtravers , du canton de Vaud, qui, comme nous l'avons dit, lui donna encore un fils mort an berceau.
Sans parler de quelques sermons publiés dans différents recueils et d'un Sermon sur Malt, XlIIy 3-8, imp. à Berlin, 1830, in-S», le seul ouvrage tbéologiqne que l'on ail de Toilin est intitulé Versuch einer yeordneten EnU wickelung der Lehre von Je.su Christo als dem ErlÔser aus der heiligen Schrift, avec une Préface de Neander, Berlin, 1 834, in-8«. Neander et Hase en ont fait l'éloge. On lui doit, en outre, une nouvelle édit. du Catéchisme pour les pauvres, à laquelle il a ajouté les passages de la Bible. Gomme professeur, il a publié Praktische Anlei" tung zur Biîdung des franzâsischen Styles fur hâhern Klassen, Berlin, 1838, in-80, et, en collaboration avec Sigismond Fraenkel, Album littérairB offert aux jeunes gens, Berlin, 1 838, in-1 6 ; Noov. série, Berlin 1 840, in-l 6, ainsi que d'autres ouvrages destinés à faciliter l'étude de la langue française. TOMMEYROLLES (N. de), jeune gentilhomme des Cevennes, de la maison de Saint-Julien, avait réussi à échapper aux convertisseurs bottés en se tenant, pendant une année entière, caché au milieu des bois, lorsque, le 5 oct. 1 686, il fut arrêté avec une cinquantaine de ses coreligionnaires dans l'assemblée de Balquines, à une lieue duVigan(Kot/.PiècesjU8tlf.,N<»XCVII).
Condamné à mort, il marcha au supplice avec une fermeté que l'on n'aurait pas attendue d'un adoleseent de 1 7
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ms. Savoix^ surmontant le roulement des tambours^ ne cessa d'exhorter à la persévérance le peuple qui remplissait les rues du Yigan. Ses compagnons d'infoHune,dontdeux^ AntérieueiHilùdre^ avaient à peine son àge> souffrirent le martyre avec le même courage (Mss. de Court, N« 39).
TOUGHEREUL, riche marchand de vin^ d'Alençon^ homme violent^ fantasque^ morose^ qui élevait avec beaucoup de sévérité une flUe de 18 ans et un garçon de 13 à 14^ n'ayant pas cédé assez promptement aux importlmités d'une mendiante qui lui demandait l'aumône^occupé qu'il était à réprimander ses enfants^cettemaibeureuse^ pour se venger^ se mit à crier qu'il voulait les étrangler pour les empêcher de se faire catholiques. Ses vociférations ameutërent tout le quartier^ le procureur du roi, qui nourrissait une Jiaine aveugle contre les Huguenots, accourut, fit enlever les deux enfants malgré leur résistance, malgré les réclamations des parents, et les emmena au palaib pour les interroger. Mais ce fut en vain qu'on adressa à ces Jeunes gens les questions les plus captieuses, qu'on appela une feule de témoins ; il fut impossible de trouver la mobudre preuve qu'ils eus- •eut Jamais manifesté le désir de sa coAvertir. On allait être forcé de lea renvoyer, lorsque la duchesse de Guise, ^ui ne le cédait en bigotisme ni à la marquise de Portes ni à la comtesse de Marsan (Voy. 111, p. 35), les fit amener dans son bétel, ou elle les tint en chartre privée durant plusieurs jours^ audgré leurs supplications, malgré le désespoir de leur père. Louis XI Y, in« itruit de la conduite de la duchesse, lui fit dire qu'il n'approuvait pas des moyens aussi extraordinaires de conversion^ et les enfants furent remis en liberté. Ceci se passait en 1681 ; moins d'un an plus tard, S. M. applaudit aux dragonnades du Poitou !
TOUILLIEU (PiBRRE de), ou Tou- Luo, médecin du duo d'Orléans, eut de son mariage avec Susanne Chardon, on fils, nommé Pàui., qui était
agrégé au barreau de Paris, lorsqu'il épousa,, en déc. 1662, Susann$ Beauchamp f fille de Samuel Beauchamp, avocat au parlement de Paris, et de Marie Malherbe (Reg. de Char.). Deux fils naquirent de ce mariage, Pierre et Charles. Tout nous porte à croire que Paul de Touillieu feignit de se convertir à la révocation. Son fils aine, qui comptait alors seize ans environ, Ait placé, de gré ou de force, nous ne savons, au collège d'Harcourt; mais, en 1 688, il trouva le moyen de s'échapper et se sauva k Rotterdam, d'où il se rendit àruniversitédeFraneker, etde làà Utrechtpour y étudier le droit. 11 se fit recevoir docteur en 1695, et, quelques années après, il obtint une place de professeur à Lingen. En 1 7 i 7, il fut appelé à Groningue, oii il mourut. Ses écrits, qui consistent pour la plupart en dissertations académiques, ont été recueillis et publiés par J. Wolbers, sous ce titre : Collectanea, in quib\AS multa juris civiiùt alicrumque aucto»
rum loca illustrantur, Gron., 1747.
TOULOUSE (MATHURm), habile chirurgien de Nemours. Cbassé de la ville en 1 562, par les habitants catboliques, avec plusieurs de ses coreligionnaires, au nombre desquels on cite Jean Guillin, un des principaux bourgeois, Toulouse se retira à Montargis.
Quelques jours après, ayant appris que sa femme et ses enfants, qu'il ne lui avait pas été permis d'emmener,avaient été attaqués de la peste, il se présenta aux portes de Nemours, demandant en grâce qu'on l'y laissât rentrer, et offrant de se dévouer au traitement des pestiférés, pourvu qu'il pût en même temps donner ses soins à sa famille.
On lui répondit qu'on aimerait mieux quemille pestes entrassent dans.la ville que lui. Sa femme et ses enfants moururent ainsi sans secours.
TOURN AY (JEAN DE), dit LA Tour, pasteur à Ghinon, victime de la réaction catholique en 1562. TrenteK;inq ans auparavant, Toumay,qui était alorsplus que septuagénaire, avait commencé à prêcher les doctrines do la
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