‹ La France protestante (volume 5)Chapitre 182 sur 241 · III. Panegyricus Fr. Spanhemio dictus, Basil., 1649, in · texte numérisé non relu

III. Panegyricus Fr. Spanhemio dictus, Basil., 1649, in

lY. Heidelberga constituta,destitU' ta, restituta, sive Oratio votivadom, Carolo LtMfovico, Hanov., 1 650, in-4*.

V. An et cum qutbus cautionibuê disputationes de religions cum adver»

sarOs, imprimis cum Pontificiishabe-

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n hodiê ah Eixmgelwii debeant, Hel- 4elb.^ l650,iii-4«.

VI. Ecclesiam romanam non rêetè à Pontificiis censeri et pradicari caiholicamf Heidelb.^ in-4«.

TOUTIN (Jbân), orfèvre-JoaiUfer, dessinateur et graveur^ inventeur de la peinture snr émail> florissait à Ghà* teandon en ici 8. On ne sait rien snr sa vie. On lit dans Félibien (Des Prineipes de rarch . , de la scalp, y de la peinture^ etc.) : « Quand au travail qui se fiilt avec les émaux épais et opaques^ o^t à ces derniers temps et aux Fran« çois qu'on a l'obligation de ces beaux ouvrages qu'on voit aujourd'buy sur Tor, ob Ton fait des portraits aussi bien peints qu'à l'bnile^ et mesme des compositions d'histoires... Avant l'an 1630, ces sortes d'ouvrages estoient encore inconnus^ car ce ne fut que deux ans après que Jean Toutin, orfèvre de Cbasteaudun, qui émaiiloit parfaitement bien avec les émaux ordinaires et transparens^ et qui avoit pour disciple un nommé GriheHn {\), s'estant mis à rechercher le moyen d'employer des émaux qui fissent des couleurs mates^ pour faire diverses teintes se par^ fondre au feu^ et conserver une mesme égalité et un mesme lustre^ en trouva enfin le secret , qu'il communiqua à d'autres ouvriers, qui tous contribuèrent ensuite à le perfectionner de plus en plus. » La réputation de Toutin s'é* tendit bientôt au loin ; on l'appela à Paris pour être Joaillier du roi. C'est ce que Jean Rou, son petit-flls mater* nel^ nous apprend dans ses Hémoires.

On ne connaît aucan de ses émaux.

On ne cite de lui qu'un petit nombre d'estampes pour servir de modèles d'ornement aux orfèvres et aux Joailliers ; la touche en est nette et ferme , la finesse, l'esprit, le bon goût s'y font gé-

(1) D'après M. Daiileni (Recherches ' sur rhiit. deUpeiut. sur émail), Uaae CrihelinèXêii de plus un peintre trés-eslimè de portraits au pastel. Parmi ses descendants, Simon Grihelin passa «I Angleterre, verslSSO, et s'acquit Une gnnde viyvtalios comme grafear . NonsconsacrereM ane nonce à oeue fuàiUe d'artiitet dans notn Sapplèment.

néralement remarquer, l » SidUiêdio^ neuf estawipês oiA*ant des sujets d'orfèvrerie , sur fond noir, accompagnés de grotesques, deux fronUsplces,ee qui prouverait que ces estampes formèrent d'abord deux suites : sur l'une, J. Touiinà Chasteauduny 1619 (Gâtai, du cabinet Reynard) ; — 2« Trei»ê pièees dans un recueil in-8« intit. Orfivrêriêy au Cabinet des estampes de la MbU nationale : l® Sic vos non vobis, M.

Francis Waddington (Appendice aux Mémoires de J. Rou) en donne cette description : a Un bœuf , d'un dessin fort capricieux, est représenté en équilibre, les deux pieds de devant portant sur deux moutons qui paissent, et les deux pieds de derrière tenant, en l'air, celui de droite une ruche, celui de gauche une poule qui couve. Sur une banderole attachée aux Jarrets de derrière, on lit au milieu : Sic vos non vobis, et aux deux bouts : Si qtdd me^lius videris. A Chasteaudun, J. Toutin. — S* Les sciettx de long, 1619, tiré à quelques exemplaires seulement et reproduit dans l'Appendice aux Mémoires de M* Rou par les soins de M. Ch. Read.

Hou fait l'historique de cette pièce et raconte une petite anecdote qui prouve 4ue l'abbé de Marelles n'avait rien négligé pour rendre aussi complète que possible sa riche collection d'estampes. — S» Une feuille de vigne vierge, 1618. — 4* Un cœur, 1619.— 5» Un searahée,iQ\9, — %• Une tortue, \Qi%, — 7» Sic vos non vobis, traité diCTéremment que dans la pièce N« i . — 8« Un fond de botteronde, — 9» Une feuille de chêne, — |0« t/n bouclier, — H»

Une petite gotne, — i2* Un octogone allongé, — IS» t^n coussin à glands. Ces sept derniers avec la date de 1 6 1 9 . « Tous ces sujets principaux , ajoute M. Waddington, sont sur fond noir, à rinceaux, chicorées, etc., accompagnés et rehaussés de dessins de petits personnages accessoires dits grotesques. Tel est en réalité le rôle des deux scieux de long, eu égard au morceau d'ivoire niellé qu'ils divisent, p Ces sortes de dessins sont extrêmement

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rares; oomme Ils n'étaient faits qoe pour servir de modèles aoi ouvriers, ils ne survivaient guère à l'exécution de l'œuvre ou à la mode du Jour.

11 parait que Jean Toutin fut marié trois fois, car nous trouvons sa femme désignée, dans les Registres de Charenton, sons trois noms différents. Voici quels sont ceux de ses enfants que nous connaissons : i« Isibellb ou Elisa* BETH, qui eut pour mère Isabelle Me* rouit (de Gbàteaudun ?), et épousa (vers 1 631?) Jacques Rou, procureur au parlement de Paris ; — 2» VALBNTiif, né le 24 Janv. 1631, qui eut pour mère Elisabeth d'Allemagne; — 3» N., fille de Sara Gra*jiller on CaviUier, née le 22 février 1638 et présentée au baptême par Fierre Chartier, avocat au parlement, et IsabeUe Toutiriy femme de Jacques Bou ; — 4* Henbi^ issu de Sara CaviUier, marié en nov. 1660 avec. Marie Feret, Henri Toutin alla s'établir à Blois, où il se livra avec beaucoup de su<M;ès à la peinture sur émail. On cite de lui une botte de montre émaillée qu'il fit pour la régente Anne d'Autriche, et dont les historiens du temps parlent comme d'un chefd'œuvre. Au rapport de Félibien , il serait aussi l'auteur de l'émail représentant la Mère de Darius aux pied»

d' Alexandre ' le ^ Grande d'après Le Brun, que d'autres (et nous sommes du nombre) attribuent, mais à tort, selon M. Dussienx, à JeanPelitot, L'aih> torité de Félibien a sans doute un grand poids ; mais à moins que Petitot n'ait acquis cette pièce, on ne s'expliquerait pas facilement qu'elle eût passé au Musée de Genève, lequel ne s'est formé que de dons. Nagler, il est vrai, dit que cet émail se trtfuve au Musée du Louvre. Seraient-ce deux pièces différentes? Qu'il nous suffise d'avoir appelé l'attention de M. Dussieux sur cette difficulté. La principale gloire de Henri Toutin (si Nagler ne s'est pas trompé) serait d'avoir été le mattre de Jean Fe^ titot qui devait porter la peinture en émail à sa plus haute perfection. — Ajoutons pour épuiser nos renseigne*

mentSy d^ttHovs si ineonplets oomme pour tous nos artistes, que Henri Toi»^ tin avait un Jeune frère qui se rendit en Suède où il avait été appelé pour être peintre en émail de la reine Chris» Une.

TOUTON (Jbah)» docteor en méde^ cine, originaire vraisemblablement de la Guienne et parant de Tauton^ pas»

leur à Badefol en i 677, quitta la France plusieurs années avant la révocation et alla s'établir, en iee2, dans le Massapchusetts. Un grand nombre de Réfugiés se fixèrent également dans cette province. Dans la seule ville d'Oxford, ils étaient si nombreux qu'on leur distribua, en 1 686, onzemille acres de terre, et la même année, une église (hmçaise se fonda à Boston, la capitale de la province.— Une autre famille protestante du même nom habitait le Yivarais. Après la révocation, L(Aiis 7<mto», d'Annonay, passa en Angleterre et entra dans les gardes du roi Guillaume (Areh. gén, Tt. 322).

TRÉDÉHAN (PiimiB), poète natif d'Angers, s'étant sauvé de Lyon, où il était correcteur dans une imprimerie^ pendant les massacres de la Saint^Barthélemy, réussit à gagner Genève, au mois de nov. 1 572. il y fut nommé régent et y obtint gratuitement les droits de bourgeoisie, le 27 janv. 1578. Il a traduit en vers français, sur la version latine de Marsile Ficin, Théagès ou de la Sapience, dialogue de Platon, Lyon^ l564,in-4o. On lui doit, en outre, une trad. en vers héroïques , des Quatre premiers livres de V Enéide, Gen,,\ 574, in-8o, et une trad. en vers des Bucotiques et des Géorgiques de Virgile, Gen., 1580, ln-8«.

TREITLINGER (JiÀif-CiniiSTfÀN), professeur de droit à l'université do Strasbourg, né dans cette ville en 1717, etroort à la fin de l792.Treitlingerflt ses études à Strasbourg, où il prit, en 1 737, le grade de licencié en droit. Ce ne fut cependant qu'en 1 748, qu'il obtint l'autorisation de donner des leçons publiques comme professeur extraordinaire. Nommé, en 1T$4^ docteur en

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droit et professeur des Institotes, Il fat appelé» en 17 56, à la cbairedes Pandectes et dn droit canon, qn'il échangea, en 1 760, contre celledes Pandectes et du droit politique. En 1770, il devint professeur du code et doyen de la Faculté. Il était chanoine de Saint-Thomas depuis 1 756. On a de lui plusienrs dissertations^ tontes imp. à Strasbourg, ln-4» :

I. Diss. de principe justo duorum élecioratuum tecularium possessore ,

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