V. Sermons sur Héb, IV, 7, in
VI. Relation de ce qui s'est passé à l^occasion de Je Sarrasin, msc.
On conserve, en outre, dans la famille Charnier, en Angleterre, un vol.
msc. qui contient deux traités, l'un De voluntate Dei, comprenant 69 pages^ l'autre De liberotarbitrio absolutè considerato, resté inachevé, sortis tous deux de sa plume, croyons-nous. C'est la seule addition que nos recherches nous mettent à même défaire à la liste donnée par Sénebler.
Louis Tronchin avait épousée An-^ drienne Le Fort, sœur de l'ami du czar Pierre-le-Graud, et en secondes noceff^ Susanne de La Rue, veuve de Gédéon Girard^eS'Bergeries, Ses enfants fu* rent : I« Antoinb, qui suit;— 2* Jbàii, qui fonda un nouveau rameau ; — 30 Miches, femme du pasteur £ttenne/alabert;'^V SàRà, morte fille.
Né en 1 664, Antoine Tronchin, docteur en droit,devint conseiller en i 704, syndic en 1 7 1 5, puis premier syndic. Il mourut le 14 Joill. 1730, ayant eu de sa femme Susanne Perret, de Vevay, trois enfants, savoir : 1* Louis, pasteur à Satigny, appelé envilleen 1729 et nommé professeur de théologie en 1737, qui mourut le 4 oct. 1756, et à qui l'on doit, outre son Oratio inau^ guralis de requisitis doctoris evange»
Ud in II Tim. II, 23-25, Gen.,i738^ in-4% six dissertations intitulées : I.
Deaquâ, Gen., 1716, in-4»;— H. Ds auriculari confessions, Gen., 1739^ in-fol.;-— IlI.Dpnitracu/i«,Gen.,i 740, In-fol. ;— lY. De fide, salutis condition ne, Gen., 1751, In-fol. ; — V, De eav eommunicatione, Gen*, 1752, in-8*; — VI. Da usu rationis in revélatione, Gen., 1755, in-fol.— S* râARÇois, a-
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vocat^ né •& 1 704^ qui éponsa à Paris, en 1736, Anne Fromaget,fï\\e de Vincent-Pierre Fromaget et de Louise-Re* née Dargent (Chwp.Ae Uollande^N» 97); il entra dans le conseil d^tat de Ge« nève en 1 753 et monmt en 1 798. Ontre les Catalogues raisonnes de ses denx précienses collections de tableanx,qa'H publia en 1 765 et 1 780, on a de lui une tragédie, Marie-Stuarty imp.à Paris, 1735, in-8% et réimp. avec beaucoup d'autres productions de sa muse sous ce titre : Mes récréations dramatiques, Gen., 1779, 5 vol. ln-8s— 3» Pierre, auditeur, marié, en 1 729, avec Cathe»
rine Armand, HWed'Aldebert Armand, deMaruéJols, dont lient JBAif-ARMAin) H GATHBRiifB, femme de Rodolphe de Lorto/. Jean-Armand, né en 1 736,mem* bre du conseil des LX, fut choisi , en 1785, pour remplacer Des Franches, en qualité de ministre de la république auprès de la cour de Versailles, place qu'il remplit jusqu'à la Révolution. U épousa en premières noces Jeanne^ Louise Labat, fille de Jean^Louis La* baty baron de Grandcœur, et de Mar»
guérite Faure, et en secondes, Marie^ Louise de Menthon, dont il eut Théo« ik)rb-Louis-Henri. Du premier lit naquit JEA!f-Louis-RoBERT, colonel fédéral, qui prit pour femme, en 1787, Théodora-Hélène-ÉUsabeth Tronchin, et fut père d'ARMAND-HBNRi et d'Eu- SABBTH. Cette dernière épousa Louis deGingins.Son frère, d'abord capitaine d'artillerieau8ervicedesPays-Bas,pnis lieutenant-colonel fédéral d'artillerie, s'est marié avec Emma Calandrini , qui Ta rendu père deLouis-REMi-Nos- RT, né le 22 avril I825>el d'HfiLÈNi- Charlottb,
m. Né le 5 mars 1672, Jean Tronchin, docteur en droit, avait déjà rem* pli avecdistinctionles fonctions de pro* cureur général, lorsqu'il fut nommé, en 1730, conseiller d'Etat. U mourut en 1 761, laissant quatre enfants de sa femme Anne Molènes, savoir : !• Jbati- ROBERT, qui suit ; — - 2« Jacob, né le 1 5 fév. 1717, conseiller en 1 763, mort en 1801, qui épousa, en 1752, Marie
Calandrini , et en eut : Jban, né en 1761, et mort en 1816, qui s'est acquis des droits Impérissables à la reconnaissance de la ville de Genève par la munificence envers les établissements publics de bienfaisance; Charles-Richard, conseiller d'État, qui a bien mérité aussi de sa ville natale comme un des bienfaiteurs de l'hôpital et le créateur de la caisse d'épargne ; SusANifE, mariée dans la famille de La
Rive, et THÉODORA- HÉLÈNE -ELISA- BETH, femme de Jean -Louis -Robert Tronchin ; — 3* Anne, femme d'Abraham Diodati;— 4«SusANiiE, épousede Jacques Gallatin.
Jean-Robert Troncbin,jurisconsulte d'un grand mérite, mais à qui ses talents n'auraient pas assuré la moitié de la réputation dont il jouit, si son nom ne se trouvait associé, dans l'histoire littéraire du xviii* siècle, à celui de Jean-Jacques Rousseau, naquit à Genève, le 3 oct. 1710. U avait à peine 28 ans lorsqu'il fut élu membre du GG, et dès lors, il était regardé « comme un jeune homme de grande espérance.»
L'année suivante, il fut adjoint à Pierre Mussard, chargé d'une négociation auprès du roi de Sardaigne. Le rapport qu'il présenta sur cette mission lui valut les remerciments du Conseil qui « lui témoigna sa reconnoissance pour ses services et la satisfaction qu'il avoit de la justesse et de la solidité de ses réflexions. DAprès un pareil débuts il semble que Tronchin pouvait aspirer aux charges les plus hautes de la république. Il fut, en effet, nommé, en 1759, procureur général; mais sa lutte avec Rousseau, tout en ajoutant à sa réputation, brisa sa carrière. Ne pouvant approuver les mesures violentes prises parl'aristocratie genevoise pour comprimer les troubles excités par la condamnation de l'Emile et du Contrat social, Tronchin renonça aux affaires publiques et se retira à la campagne, où il consacra sa fortune à désœuvrée de bienfaisance qui honorent sa mémoire,plus encore que ses talents. Lorsque l'armée française menaça Genève
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en 1792, il 86 retira à Rolle dans le Pays de VaadjOii il ierminay le 1 1 mars i 793, sa longue et honorable carrière. On afllrme que ses réquisitoires sont des chefs-d'œuvre de safoir^de raison* nement et de style, et que quelquesuns des discours qu'il prononça d'ans le Grand-Conseil pourraient soutenir la comparaison avec ceux des plus célèbres orateurs. Il y en a, dit-on, qui ont été imprimés; nous n'en connaissons aucun. Outre deux thèses latines : QîUBSiio an propositiones ma' thematicè demonstraiœ solœ sint qui»
bus assensum noslrum debeamus?
Gen., i728, in-4% eXDiss.juridica de matrimonio, Gen., i 731 , in-4*, le seul écrit de Tronchin qui ait été publié, à notre connaissaace, ce sont les fameuses Lettres écrites de la campagne, Gen., 1765, in-8»et in-l2, où il prit avec un incontestable talent et un art inflni, dit Rousseau, la défense du conseil d'Ëtat au sujet de ses trop célèbres arrêts contre l'Emile et le Contrat social. Jean-Robert Tronchin avait épousé, en ilA^^Élisabeih-Charlotte Boissier, et eu avait eu un fils, nommé Jban- Louis, qui suivit la carrière du barreau et mourut sans postérité.
Branchb CàDETTB.
Le fondateur de cette branche, Daniel Tronchinexerçaitles fonctions pastorales à Chêne. De son mariage avec Catherine Durarui naquirent cinq fils:
RBMI, j£Alf-ANTOm£, JACQUES, DA- NIEL et N., dont Galiffe n'a connu que les noms. Nous avons réussi à recueillir quelques renseignements au moins sur deux d'entre eux. Après avoir rempli les fonctions de lecteur dans l'église française de Bàle, de 1651 à 1656, Jean-Antoine passa en Hollande et devint professeur extraordinaire des langues étrangères*à Franeker en 1667.
On a de lui une Grammaire française, au rapport de Jôcher.Il mouruten i 688 . Son frère Jacques suivit la carrière du négoce, oii il acquit une très-grande fortune. Accusé à Berne de fabrication de fausse monnaie, il fut condamné à
mort par contumace, en 165S, et les Bernolsobtinrentla confiscation de tous les biensqu'il possédaitàGenève.Tronchin,qui s'était retiré en France, trouva des amis à la cour de Louis XIV.
Le roi le prit sous sa protection^ fit casser la sentence et lui accorda des lettres de représailles sur les Genevois. Une transaction étant intervenu» en 1668, qui le rétablit dans la bourgeoisie et dans ses biens^ Tronchin alla se fixer comme banquier à Lyon, où lui naquirent, de sa femme Sara Varin :
l« AifNB, en 1674;— 2« Jacques, en
1675;— 3« JBAIf, enl676;— 4«PIBR- BB, en 1677.
Le cinquième enfant de Daniel Tronchin, dont Gallflè ne savait rien, si c9 n'est qu'il n'avait point encore atteint sa majorité en 1665, était peut-être /«an Tronchin, dit DuBreull, qu'on dit être né à Genève le 9 fév. 1641. Nous ne voyons en tout cas aucun autre moyen de rattacher à la famille Tronchin cet écrivain assez connu.
Envoyé, dès l'âge de dix ans, à Sanmur , pour y faire ses études , Jean Tronchin n'était pas entré dans sa seizième année lorsqu'il fut reçu maltreès-arts. Son excessive application lui ayant affaibli la vue, ses parents inquiets le retirèrent de l'académie et l'envoyèrent à Paris, où il se forma aux affaires et à la politique sous Colbert, qui voulut Inutilement le convertir. Environ deux ans avant la révocation, Tronchin passa en Hollande et obtint le privilège de la Gazette française d' Amsterdam qu'il rédigea avec succès pendant près de 30 ans depuis 1691, et dont ses fils, après lui , soutinrent la légitime réputation d'impartialité et d'exactitude. Il mourut le 1 7 oct. 1 721 . On a de lui :
I. Lettres sur les affaires du temps, Amsi., 1688-90, 3 vol. in-4*et in-i2.
II. Gazette française, Kvasi., 1691- 1762, plus de 60 vol. in-4*.— Continuée, depuis sa mort, par ses fiis.
III. Relation du voyage de S. M. B, en Hollande en 1691, La Haye, 1692, in-fol.
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IV. ReUUùmdelaeampagne deFUmdre et du siège de Namur en 1 695j La Haye, i 696, in-fol.
V. Remarques sur la Lettre pastth raie de M. I^archevéque de Paris aux nouveaux convertis de son diocèse avec une préface, km$i,, i 700, iQ-4» et iii-12.
VI. Dialogues sur les matières du temps concernant la religion, Amst.^ Daniel Pain, 1700, in-12.