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révocation; mais a il faisait mal son devoir; » — 40 René, docteur en médecine, époux d'Anne Guintardy fllle de Jacques Guintard, notaire au Boupère, qui se montrait encore plus mauvais catholique que son îverc{Arch. de la Vienne, C. 2. 30).
Jean Udel, qui le premier écrivit son nom fludel, fut un des plus intrépides confesseurs de la foi protestante dans le Poitou. Né àFontenay en 1659^ il fut élevé avec ses deux frères dans l'école que dirigeaient les ministres Du Soûl et Pain. Son père le destinant au ministère, il fut envoyé à l'académie de Saumur, où 11 fit ses études en théologie. Il se trouvait à Niort, lorsque redit de Nantes fut révoqué. Sous la pression des épouvantables mesures employées par le gouvernement pour opérer des conversions, il faiblit, comme son père et ses frères; mais il ne tarda pas à se relever, animé d'une indomptable énergie. £n 1686, il épousa son amie d'enfance, Madelaine Le CamuSy et alla se fixer à Bazoges-en-Pareds, auprès de son beau-père, René Le CamuSy qui mourut la même année des sui (es des « doux moyens» mis en œuvre par les dragons pour le convertir. Hudel ne tarda pas à se faire le promoteur de la résistance calviniste dans ces quartiers.
Pour le punir, on l'enferma à la Bastille en 1 69 1 , et depuis ce moment, sa vie no fut qu'un long martyre. Traîné de prison en prison, transféré successivement à Loches, àSaumur, à Nantes, à Angers, il ne recouvra la liberté qu'après la mort de Louis XIV; encore ne rentra-t-il dans ses foyers que pour apprendre l'enlèvement de ses (rois filles, AmÉB, Catherine et Perside, qui avaient été mises aux Nouvelles- Catholiques de Nantes (Arch, gén, £.
3400). Outre ces trois filles, Jean Hudel avait deux fils. La destinée du cadet, René, est inconnue. L'alné, Jean, réussit à passer en Angleterre, et fut ministre de l'église des Grecs à Londres, où son père finit par obtenir la pe^»liï»^ion d'aller le i*ejoindroon 1 731
{Ibid. E. 3508), mais ^condition qu'il laisserait en France tous ses biens, qui furent mis en régie.
UILLY (Benjamin-Rorert d'), vicomte deNouviON, vieux gentilhomme octogénaire, d'un esprit ferme et hardi, ancien liculenanl-coloncl du régiment de Saint-Etienne, ancien gouverneur de La Motte et de la ciladelle de Courtray, avait exercé pendant plusieurs années, et exerçait peut-être encore les fonctions de commissaire prolestant pour l'exécution de i'édilde Nantes, lorsque cet édit fut révoqué.
Comme tant d'autres, dans le premier moment d'étourdissemcnt, il avait signé un acte d'abjuration avec sa femme, s^s deux filles et ses gendres, mais Jamais il n'avait pu se décider à mettre les pieds dans une église catholique. Au mois de juin 1686, Tévéque de Laon, blessé du mépris qu'un homme jouissant d'une aussi grande considération affichait pour la religion romaine, lui envoya un chanoine afin de l'engager à recevoir les sacrements ; mais Nouvion répondit qu'il élait résolu à n'en rien faire, qu'il n'avait abjuré que par force, qu'il s'en repentait, qu'il se dédisait. L'évèque en référa à l'intendant Bossuetqui se trouva fort embarrassé, ne pouvant ni confisquer ses biens, qu'il avait abandonnés à ses filles, ni l'envoyer aux galères, attendu son grand âge et ses Infirmités. Comme il eût été cependant d'un très-mauvais exemple, dans Toplnion de rinlendanl, de laisser une semblable rébellion impunie, Bossuet proposa, dans l'intérêt de la religion^ d'enfermer le vieux gentilhomme à la Bastille {Supplém. franc. ^ 4026. l); mais, pendantqu'il attendait larépon^ se du ministre d'Etat, Nouvion tomba gravement malade, et se sentant près de mourir, il rétracta son abjuration par un écrit signé de sa main. Dans i^cspoir de le réduire par la crainte d'un supplice infamant, on lui dép^ cha le bourreau, qui lui déclara brutalement qu'il avait ordre de le traîner sur la claie, dès qu'il aurait rendu le
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dernier soupir. Nouvion répondit qu'il n'était pas nécessaire d'attendre m mort, qu'il était tout prêt. Le prévôt, en entendant cette réponse, désespéra de rien obtenir par la menace, etrenvoyale bourreau; mais, quelquesjouTB après, le malade, enlevé d'auprès de ses filles, qui ne faisaient pas leur devoir de catholiques et dont les exhortations n'étaient propres qu'à le confirmer dans son opiniâtreté, fut transporté dans un couvent de l'ordre de Prémontré {Arch, gén, E. 3372), où tout fut mis en œuvre pour le ramener dans le giron de l'Eglise romaine. Sa constance ne se démentit pas ; aussi, dès qu'il eut expiré, les moines se débarrassèrent-ils du corps de l'hérétique relaps en le jetant dans un chenil. Promptement avertie, la justice de Goqcy envoya une charrette pour amener le cadavre en ville. « On vit alors on spectacle afl'reux, raconte Jurieudane ses Lettres pastorales : la tète de ce pauvre corps pendoit entre deux roulons de la charrette, toute sanglante.
Tontes les plaies qu'il avoit autrefois reçues, se rouvrirent tout à la fois, et devinrent tout autant de bouches qui vomifsoient le sang, et qui demandoient vengeance de ce que de si longs services étoient ainsi récompensés. »
A Coucy, le cadavre fut précipité dans l'égont de la prison, après qu'un chirurgien, dans le but de prévenir une trop prompte décomposition, eut enlevé les entrailles, qui furent jetées dans les fossés de la ville, où, quinze jours après, par sentence du juge, le corps lui-même alla les rejoindre. De peur qu'on ne l'enlevât pendant la nuit, une sentinelle fut placée sur les murs, et défense fut faite de l'enterrer sous peine de mort.
ULSTETTER (Jean), de Nuremberg, diacre de l'église et recteur de l'école de Riquewihr, gendre dePaiii FagiuSy s'était plu à rassembler une précieuse collection ûe Lettres relatives à l'histoire de la Réforme en Alsace, laquelle a passé avec la bibliothèque de Schôpflin dans la bibliothèque de la
ville de Strasbourg, où elle se conserve sous le nom de Collectio Ulstetteriana,
USSAG (N. d'), gouverneur de La Réole pour le roi de Navarre, en 1 579. D'Ussac était un gentilhomme du Périgord, « des plus sages et retenus en la Jeunesse, studieux, judicieux et vaillant, 0 dit d'Aubigné. 11 passait, ajoute Sully, « pour un des piliers de l'église buguenotte des plus autorisés dans las consistoires et accrédités dans les assemblées, n Sa piété et les services qu'il avait rendus, en 1576, comme gouverneur de Bergerac, l'avait fà\% choisir de préférence à plusieurs antres pour commander à La Réole, place importante pour ceux de la Religion.
Quoique vieux alors et couvert de blessures, il se laissa séduire par les agaceries d'Anne d'Atri ou Atrie, une des filles de la reine-mère, et sans remarquer qu'elle ne faisait que se jouer de lui, il en devint éperduement amoureux. Pour plaire à cette coquette, fort connue par ses galanteries, le vieux barbon trahit à la fois son parti, en livrant La Réole à Duras, et son Dieu, en changeant de religion. Par représailles, le roi de Navarre se saisit de Florence ; mais, disait la reine-mère^ « mon chou est mieux pommé. »
USSON (FRAffçois d'), fils de Jean d'Usson, chambellan de la reine de Navarre, et de Marie de Rabonite, descendait d'une des plus anciennes familles du Donnezan. Juge-mage et lieutenant général du pays de Foix, il employa toute son Influence à répandre dans la province les doctrines de la Réforme.
Les services qu'il rendit à ^(;ann« d'Al' bret et à son fils le firent nommer maître des requêtes du roi de Navarre. Il mourut vers 1595, laissant deux fils de son mariage avec Gantille de Lordat, fille de Bernard de Lordat, sieur de Donzac,el de Jeanne de Sacasse . L'atné, nommé Charles, sicur de La Castellanc, maître des requêtes de Navarre, juge-mage du comté de FoIx, n'eut qu'une fille,appelée Jeanne. Le cadet, Tri8-< TAN, qui suivit la profession des armes continua la descendance. De son ma-.
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riage avec Françoise de RasfMud naqQitan Mas-d'Azil^le 5 déc. 1 595yFRÀH- Ç0I8 d'Usson, sieur deBonrepaax et de Bonnac^qui parconrat avec qnelqaedislinctionla carrière militaire. En 1621 ^ servant sous IJran, il fat fait prisonnier à la retraite de Vareilles (Voy.Wl, p. 64). En 1625, il fut député, avec son beau-frère Amb(nX'de'Larl>oust , par la noblesse du comté de Foix au roi Louis Xlll pour lui Jurer fidélité, mais il oublia son serment, lorsque Thémi* nés alla mettre la siège devant sa ville natale. Nous avons parié ailleurs (Voy.
GAULTIER) de la défense héroïque de cette petite ville, où commandaient Larboust, que Rohan appelle un soldat expérimenté, Valette, Peyrat sous les ordres supérieurs de Saint Blancard.
D'Usson parvint, en se frayant un chemin à travers des précipices et en perçant les lignes des assiégeants à la fa* veur d'une nuit d'orage, à s'y Jeter avec quelques centaines de Cévenols, assez à temps pour contribuer à repousser le dernier assaut. Nous ne voyons point qu'il ait pris part à la dernière guerre civile. En 1 637, comme un grand nombre d'autres gentilshommes huguenots^ il servit au siège de Leucale, où il fut blessé. En 1639, il fit la campagne du Languedoc sous Schomberg.En 1647, il remplit les fonctions de commissaire royal au synode provincial assemblé au Màs-d'Azil. 11 mourut, en 1667, fidèle à la religion réformée; mais ses quatre fils abjurèrent, lisse nommaient Sàlomon, François, Tristan et Jean, et firent tous quatre leur chemin dans le monde. L'alné, marquis deBONNAC, depuis 1 683, épousa, en 1672, Esiher de Jaussaud, fille de Claude, baron de Tarabel, et ù'isabeau dp Juges, dont il cul des enfants. Le second, sieur de Bonrepaux, fut successivement souslieutenant de galère, commissaire général de la marine, capitaine de vaisseau, intendant général de la marine^ chef d'escadre, envoyé extraordinaire en Angleterre, ambassadeur extraordinaire en Danemark, ministre plénipotentiaire en Allemagne et enfin ambas-
sadeur extraordinaire en Hollande. Il mourut célibataire en 1719. Le troisième, sieur de La Quère, lieutenant, puis capitaine de galère et capitaine dn port de Marseille, finit par tomber dans la dévotion la plus exagérée et mourut cénobite. Le quatrième enfin, marquis de Bezac, s'éleva au grade de lieutenant-général et remplit quelque temps le poste d'envoyé extraordinaire auprès des princes d'Allemagne. Nous ne pouvons préciser la date de la conversion des fils de François d'Usson ; tout nous porte à croire cependant qu'elle eut lieu même avant la révocation, bien que Salomon ait encore assisté comme commissaire protestant au synode du Haut- Languedoc, en 1678 (Arch. gén. Tt.
242). Outre ces quatre fils, d'Usson eut de son mariage àsecBernardine de Faute une fille qui épousa le sieur de Sain* tenac et obtint la permission de passer en Suisse (Ibid, H. 668).
Il ne faut pas confondre avecles d'Usson du Donnezan les seigneurs d'Usson en Saintonge, dont plusieurs professèrent aussi la religion réformée. Le nom patronymique de ces derniers était Aabaine. En 1569, le parlement de Bordeaux comprit dans son fameux arrêt les deux frères François et René deRahaine. L'un d'eux se signala, en 1574, sous les ordres de Pons-La Caze (Voy.
ce nom) .Verslemème temps vivait/ean deRabaine, sieur d'Usson,qui eut, entre autres enfants, de sa femme Louise de Pons, un fils, Jacques, baptisé dans le temple de Pons, en 1577, ayant pour parrain Jacques de Pons et pour marraine Jeanne de Sainte-Maure, et une fille, EsTUER, mariée, en I605, avee René Lignaïui, sieur de Lussac, lieateuantdela compagnie de cent hommes d'armes de Sully. Il ne parait pas, au reste,que cette famille ait persisté longtemps dans la religion protestante.
USTAG Y, capitaine huguenot, natif deMontpellier.Damville,menaçant Sauve après la prise de$ommières,lesNlsmois firent partir sans retard trois compagnies, sous les ordres d'Ustacy, avec ordre de se jeter dans la ville. Ustacy
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marcha rapidement vers Andoze^el renforcé par deux compagnies qa'iiy trouva, il coanit ravitailler Sauve. Après avoir donné quelques jours de repos à ses gens^ il s'avança à la rencontre de l'armée de Damville, qui était campée
à Quissac. Le combat dura deux neures, etravantage resta auxRéformés. Maître de la campagne, Ustacy se saisit de la tour de Durfort, mit garnison dans Vézenobre et retourna à Nismes tout cou* vert de gloire.
VAISSE (N.), avocat à llilhau^ ftit envoyé, en 1 560 , à Genève, par les protestants de cette ville, pour deman* derxinpasleuT, Biaise MoMettuXaccoTÛé à l'église naissante ; mais, à peine arrivé dans le Languedoc, il fut arrêté à Rhodez avec Yaisse. Ils furent l'un et l'autre soumis à toute sorte dé mauvais traitements, et ne durent vraisemblablement la vie qu'à redit de Janvier.
Peu de temps après avoir recouvré la liberté, Vaisse,qui avait renoncé depuis quelque tempsau barreau pour se vouer au ministère évangélique, fut appelé à remplacer à Villefrancbe les ministres Jean de La Rive eUeande La Garande, qui s'étaient enfuis à Saint-Antonin à l'approche de Montluc, dans la crainte de payer de leur vie leur zèle contre les images. Le 1 2 avril 1562, il fut violemment arraché de sa chaire et Jeté en prison ; mais, au bout de peu de jours, l'enseigne de Jarnac le fit remettre en liberté, à lacondition toutefois qu'il sortirait de la ville dans deux jours avecsa famille, et qu'il ne prêcherait plus dans IcRouergue. Beaucoup d'autres protestants de Villefranche furent moins heureux. Plusieurs ftirent mis à mort, entre autres un diacre nommé La Sarret' te, Valsse trouva un asile chez un gentilhomme du voisinage que Bèze appelle Pieure (Piennes?); mais il continua à se considérer comme le pasteur évangélique de Milhau ; c'est le titre que lui donnent les actes du Synode national de Lyon, auquel il assista. On ne sait rien de plus sur la vie de ce pasteur qui fonda plusieurs églises dans le Languedoc (Foy. Pièces jusl.,N*XVin). Nous
ne pensons pas, en effet, qu'on doive ridentifler avec le sieur de Vaisse, qui fût député, en 1 582, àrAssemblée politique de Saint-Jean-il'Angély par le Haut-Languedoc,niavec J^emard Fatsse, qui fut, en 1 594, déposé par le Synodenallonal de Montauban, et rétabli, quatre ans plus tard, dans ses fonctions pastorales par celui de Montpellier, sa conduite ayant été très-régulièredepuis sa déposition.
VALADA (N.), vaillant capitaine huguenot, à qui Turenne, après s'être emparé de Kéalville, au mois de mai 1575, confia la garde de sa conquête.
Yalada se rendit si redoutable à tous les Catholiques des environs, que Tévêqoe de Montauban (i) voulut se débarrasser à tout prix d'un voisinage aussi incommode. Il se servit de deux soldats que le capitaine calviniste avait voulu enrôler dans sa compagnie après la prise de Réalvilie,et qu'il avait renvoyés sans rançon sur leur refus de servir dans les rangs huguenots. Par son ordre « ces deux traîtresse rendirent auprès de Yalada comme déserteurs et lui proposèrent de lui livrer le prélat. Le chef prolestant tomba dans le piège. Le 6 janv. i 576, il se trouva au rendez-vous; mais ilyrencontral'évéque accompagné d'une troupe nombreuse. Fait prisonnier après une courageuse résistance il fat conduit à Montpezat et enfermé dans une tour du château. L'intrépide capitaine voulut essayer de se sauver au
(1) Ce belliqueux èTêqoe te nommait Deifréf. n fut toè, en 1589, au combat de Mondoomen près de Loubejac, par Tabouret, d'Espanel, tt]et protestant! de Ganssade.
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moyen de ses draps de Ut conpés en bandes etliésbout & bont^mais la corde trop faible rompit ; il tomba snr des rodies el se cassa les caisses. Le bruit de sa cbnte attira les gardes, qui le reportèrent dans sa prison , où il monmt le lendemain. Le major Valada, qui se montra opposé aux projets de Rohan et partisan de la paix , quoique gendre du célèbre Dupuy, était peutêtre son fils. — La famille Valada resta fidèlement attachée à la religion protestante. Dans une liste de Montalbanais réfngiés(i4rc^.^^n.TT.255)9nous trouvons les noms de Joseph et de Pau/ V<h lada, et dans une autre de femmes protestantes détenues^ en 1 688, à l'bôtelde-ville de Bordeaux {JM. Tt. 287]|, oelui ûePauline Valada, femme du médecin Fresche.
VALANCIER (ETiBiiitB),originalre du Forez, secrétairedu comte de Sault, ne'nousest connu que par ses ouvrages, dont La Croix-du-Maine et Du Verdier donnent ainsi les titres.
I. Complainte de la France towihant les misères de son dernier temps, 1 568 .
IL Eglogue sur lamortde Charlotte de Laval, amirale de France, avec quel' ques épitaphes et cantiqu/es, 1568.
III. Discours sur la mort du comte de Sault, messire François d'Agoult,
IV. Eglogue présentée au roi et à la ruine pour estrennes: ensemble une Exhortation à Leurs Majestés, princes , seigneurs et autres leurs sujets, pour, de tout leur pouvoir, s'employer à la pacification des troubles et guerres eiviles de leur royaume, et établir une bonne et sainte paix, Paris, 1576^
V. Dialogue du corps et de l'esprit fait par sonnets, traitant de i'odiAersité et des devoirs de l'homme, Paris,
VI. Les plaintes de la Pensée, fidèle amie, qu'elle fait au Soucy, son déloyal ami, avec la Réponse que lui fait le Soucy pour sa réconciliation , Paris^
VALAVOIRE (SGIPION DR), gentil-
bomme provençal , combattit pour la cause protestante dans la seconde guerre civile, tandis que son frère aîné servaitdansiesrangscatholiques.Enl 567, il se saisitde Sisteron è,\ecSaint-Didier et itiv65, de Digne. Bientôlaprès arriva Cipières, avec un puissant renfort, en sorte que la possession de celte place, importante comme lieu de refuge, fut assurée aux Huguenots. Valavoire succéda à ^eau/eu dansie commandement^ comme nous l'avons dit ailleurs; mais il ne l'exerça que très-peu de temps et fut remplacé à son tour par SainNJIfar- Un, Dans la troisième guerre, il se joignit à JUouvans pour marcher au secours de Condé, et après la bataille de Jamac, il servit sous La Loue, à la défense de Chàtellerault. Vers le même temps, son frère cadet commandait à Gràne pour le parti huguenot. Après la conclusion de la paix, il refusa de remettre la place entre les mains de Gordes, mais son lieutenant La Boche, re«> doutant les suites d'une semblable désobéissance, en ouvrit les portes aux envoyés du gouverneur du Dauphiné, le 6 déo. 1570. Ce frère, dont l'histoire n'a pas conservé le prénom, fut une des victimes de la Saint-Barthèlemy. Scipion, plus heureux, réussit à se sauver k Genève. En 1 574, secondé parla oa-.
pitaine Fouque Brunet, de Manosque, qui s'introduisit dans la ville sous un déguisement et loi en ouvrit les portes, il se saisit deMenerbes, où il mit pour gouverneur le capitaine Ferrier ; selon d'autres, le baron dM/Zema^n^ remplaça Valavoire par ce capitaine (Voy, V, p. 95). Quoi qn'il en soit, Valavoire disparaît de la scène Jusqu'en 1590, où nous le retrouvons gouverneur de Saint- Maximin.L'année suivante, il suivit eiatore Lesdiguières dans sa campagne de Provence ; c'est la dernière fois que nous ayons rencontré son nom.
VALETON (JBÀN),natif d'Aubenas, fit ses études en théologie à Genève, ou il soutint deux thèses, l'une In se* eundum legis prœceptum, l'autre In articulum Symboli quo dicitur ChriS" tus venturus ut judicet vivos et mor*
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tuo8, ins. toutes deux dans les Thèses Genev. Dès 1596^ on le trouve plao6 comme pasteur à Privas. En 1608^ Il publia, sans nom de lieu, un petit volume in- 16, sous ce titre. Le resvei^ le-matin des apostats^surlarévoltêde Jaques îllaire. Nous ne connaissons pas d'aulre particularité de sa vie ; nous ajouterons seulement qu'il parait avoir ^rit contre Arnaud Martin (Voy* ce nom).
VALETTE (Marc), sieur de Gài- DET, Lezan et Saint-Saturnin, fut envoyé, en 1562, à Nismes par le comte de Crussol avec ordre d'y lever des troupes. L'empressement des Protestants nismois à se ranger sous ses drapeaux (ut tei que, dès le 24 fév., 11 put se mettre en route, accompagné du ministre Pierre de La Jonquièrê^ qui remplissait dans sa compagnie les fonctions de cbapclain, pour aller r^ Joindre Crussol en Provence. Cardet assista à la prise de Barjois; mais nous ne nous souvenons pas d'avoir rencontré depuis son nom parmi ceux descapitaines huguenots. Son fils Marc assista, en 161 1, à l'assemblée de Sommières, et en 1613, à celle de Lunel àyec Jacquesde Valette, sieur de Saint- Donat, et André Valette, sieur de Tarascon. H épousa, en 1 61 6, Marie S»> porta, dont il eut Louis, sieur de Cardet, marié, en 1653, avec Marguerite de Magnai, et vraisemblablement ^ postât.
VALIER (Jacob), prêtre et maître d'école à Briançon, selon les annota^ teurs de la Bibliothèque de La Croixdu-llaine,était natif de celte ville. Ayant embrassé la Réforme, il se retira en Suisse et fut placé comme pasteur à Aubonne, en 1 537. Au bout de neuf ans, il fut appelé à Lausanne en qualité de pasteur et de professeur de théologie. 11 y remplit avec honneur ces doubles fonctions jusqu'en 1559, qu'il se retira à Genève avec Viret, dont il paN tageait les sentiments sur l'autorité de l'église et la nécessité d'une discipline sévère. Les Archives de la Comp. des paslour8(/{f^. B) nous apprennent qu'il
fut envoyé, la mémo année, à Rouen, oùlaRéforme faisaitdegrandsprogrèt, favorisée secrètementparplusieursprè* sidents on conseillers du parlement et par le prévôt lui-même. Dès lors, la sort de Valier ne nous est plus conniu Selon Len, il mourut à Genève.Entoot cas, nous croyons qu'on doit le distUiguer d'un autre ministre ValHer, en latin Vallierius, qui babiUlt en 1 59$ le château de Fontenay, et à qui ron doit deux ouvrages de controverse publiés dans la même année.
L Theologicus trianyului ad tfive»
niendum controversorum de religiom verum, Niortii,T. Portau,1599,in-ia.
il. De secundo quastionum génère in theologiâ traetatue, Nlortii, 1599»
In-i 2.
VALIN (Oliyieà), ministre de Vtr vangile, fut prêté, en 1566, par Ande^ lot, dont il était alors le chapelain, k l'églisedeHetz, qu'il desservit Jusqu'au retour du ministre belge Taffin, en 1567. La mort d'Andelot l'ayant laissé sans emploi, Valin retourna à Mets ^ près la conclusion de la paix de Sainl- Germain, et fut accueilli avec d'autant plus de joie par l'église, qui s'assemblait alors àMontoy, qu'elle était venv« de ses guides spirituels, tous s'étant enfuis à Heidelberg à la suite d'une émeute provoquée par la nouvelle de la bataille de Jamac. La Salnt-Bartbélemy l'obligea bientôt à se sauver k Pbalsbourg, pour échapper à la captivité, peut-être même à la mort. Le sanf; toutefois ne coula pas à Metz. On si contentad'expolser GuilUmme Broyer, sans égard pour le dévouement qu'à avait montré pendant la peste, en soh gnant tous les malades sans distinction de religion, Jean Humain, les libraire!
protestants et quelques autres. L'arrivée d'un nouveau gouverneur, Haiwln dePiennes,qoi avaitcombattuun instant dans les rangs huguenots (Voy. II, p.
445), releva le courage des Protestants de Metz ; mais son premier soin futdê désarmer ses anciens coreligionnaires et d'exiger d'eux le serment qu'ils n'avaient point d'armes cachées. Antoine
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