I. Bbanghb de Yérag
Gabriel de Saint-George, chevalier tle l'ordre du roi, prit pour femme^ en i527, Anne d'Oyron, qui lui donna cinq enfants : Joacbih, qui suit;— 2* François, sieur de La Rigonnière (aliàs LoriUonnière), tué, en 1562, à la reprise de Poitiers par les Catholiques; — 3' Phiuppb, sieur du Plessls-Sénéchal ;— 4» Françoise, mariée à Pierre de Magnéy sieur de Cigogne, en 1560; ~-5* CHARLOTTE,quiépousa,en 1581, Louis de Saint^Gelais.
Joacbim de Saint-George prit, avec son frère Philippe, les armes pour la cause protestantedèsla première guerre civile ; mais leur ardeur ne tarda pas à se refroidir. Au mois d'oct. 1562, ils sollicitèrent et obtinrent du roi leur pardon «à charge de vivre catholiquement. » Nous ignorons si Philippe tint cette promesse. Dans tous les cas, si le soin de sa sûreté l'engagea à dissimuler quelque temps ses convictions, il n'en resta pas moins protestant au fond du cœur, puisque nous trouvons son nom parmi ceux des seigneurs qui Jurèrent l'union à l'Assemblée politique de Loudun en 1596 (Fonds de Brienne, N» 221). Quant à Joachim,il reparaît, dès 1 568, dans les rangs huguenots. A la tète d'une partie de la noblesse du Poitou, il rejoignit Conc^ fuyant à La Rochelle, et fut chargé par le prince déporter à d'Acier l'ordre d'appeleraux armes les Protestants du Languedoc. Quelques mois après, il reprit Gouhé, dont les Catholiques s'étaient rendus maîtres. Vers le même temps, il châtia les paysans du Périgord, qui faisaient aux Huguenots une guerre de
partisans. Après la perte de la bataille de Moncontour, il suivit CoUgny dans le Midi et se signala au combat d'Arnay-le-Duc. Lorsque la guerre se ralluma, en 1 574, Vérac servit sous les ordres de Frontenay-Rohan, qui lui donna, comme nous l'avons dit ailleurs,le gouvernement de Brouage. En 1 584, les églises du Poitou le choisirent pour leur député auprès du roi de Navarre.
C'est apparemment notre Joachim de Saint-George qui conduisit, en 1588, du secours à Joachim Du Boucf^et, assiégé par Nevers dans Mauléon; mais la date de sa mort ne nous étant pas connue, il nous est impossible de dire si c'est encore lui, ou son^fils, qui représenta les églises du Poitou aux Assemblées politiques de Loudun (i 596), de Chàtellerault(i605),deSaumur(i6ll).
De son mariage avec Louise Du Fou, célébré le 5 fév. J 572, naquirent sept enfants : l • GABRiEL,sieur de Vérac,qui épousa Madelaine ou Marguerite de Pons et mourut sans enfants, le i 5 fév. 1616; — 2* Olivier, qui continua la descendance; — 3* Loui8,&ieurdeBoissec,gentilhomme de la chambre du roi Henri IV, à qui un arrêt des Grands Jours de Poitiers défendit, en 1 634, de faire prêcher ailleurs que dans sa mai son du Petit-Conhé et pour sa famild seulement;— 4* JoACHiM,sieur Du Pl^sis, qui servit en Hollande et dpi^t gouverneur de Breda;— 5* Map^^ïifE, femme de Louis de Loubie 8ieur de La Gastevine (i); — 6* KpK QQi épousa Jean GourjauU,sïear^^^ ^^I- Hère; — T Louise, mariée- (Charles Chesnei, sieur des Réaux.
Olivier de Saint-George ^^^'^''^io Vénc, assista, comme dépu^ ^^ églises di Poitou , à l'Assembl/ politique de Lcndun en 1 6 1 9 . Les r^^^ églises le choisirent encore pou^^ représenter à ctlle de La RocheP^ ^^^^ ^ retnsà cet donneur dangei^ et fut remplacé par La Cressonnièf* Havait pris pour
(l)VoM aTonsdoBC'»»»*"* «^^^ T. VU, p. 157 Maddaine de aint-^^orS* n'était pas la ttmme\BRénf'Louitâ Lov^K» o«la MtéTide&t; ^at-«te éUit-eUe •# hmi»'
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femme, le 29 janv. leoi, Anne (allas Jeanne) Jotuserand ydàme de Tassay el de Cbampagné-le-Sec, qai lai donna einqenfanls : 1* Gabriil, mori jeune; — 2» Olitibr^ qui sull; — S» Louis^ sienr de Boissec^ dont la destinée est incoànoe;— 4*MADBLAniB, mariée, le 10 mai iS^Oy à Claude de La Notie; — 5* LODiSE, qui époasa^ le même Jour, Jacques de Caumont-La Force.
Olivier de Saint George , marqais de Vérae, prit pour femme, le 14 avril 1 es I f Marguerite de La Muce-Ponthus, dont il eut ^u moins deux flls^OLiviSR, qui suit, et LociSy baron de Boissec, mort, en 1653, à Paris et enterré, ie S2 sept., au cimetière des Saints-Pères (Reg, de Char.). En 1657, M»* de Vérac voulut faire construire à Coubé on temple plus commode que celui qui existait; mais, sur l'opposition du fa* meux Filleau, qui prétendit que le baron de Coubé n'avait droit qu'à un culte de famille, une lettre de cacbet lui défendit de poursuivre les travaux et vers le même temps, ordre fut donné à la dame de Bessay et à celle de La Lande* Blanche de fermer les temples qu'elles avaient fait b&lir dans leurs terres.
Olivier de Saint-George, marquis de Vérac, lieutenant-général du Poitou, ehevaller des ordres du roi, montra d'abord un grand sèie pour l'Evangile.
U était considéré, nous dit l'intendant Colbert dans son Mémoire, comme un des piliers de sa religion. An rapport de Benoit, il traversa de tout son pouvoir l'intendant Marillac qui, pour se venger, lui défendit, en 1682, détenir des assemblées religieuses ailleurs que dans une salle de son cb&leau et plus d'une fois par |our. Le marquis brava eette défense, et pendant plus d'un an encore, U fit continuer le prêche dans la cour de son cbâteau, aucune sal« le n'étant asses vaste pour conte* nir la foule des fidèles. Cependant quand il se vit menacé « des dernières rigueurs », la peur le prit, et se Jetant dans un autre extrême, il abjura, entr^les mains de l'évéque de Poitiers, le 7 avril i6S5, selon le Mercure gar
T. IX
tant. « Le marquis de Vérae, Ut-on dans les Mémoires de Sourobes^Toyant commencer les affaires de la religion, comme il avoit bon esprit, non-seul^ ment prit le bon parti en se convertissant ; mais il travailla même fort n» ttlement pour avancer les desseins da roi dans la province du Poitou. »
Louis 2UV fut si cbarmé de son zèle, qu'il l'en récompensa par un don de 40,000 livres, quoiqu'il lût d(^Jà riche de 30,000 livres de rente. Ses enfants le suivirent à la messe; mais sa femme, Marguerite Le Coq, qu'il avait épouséeen 1662 (Reg.de Charenton), relusa d'imiter son exemple et fut enfermée dans ie couvent de Sainte-Marie de Limoges. Nous ignorons comment elle en sortit, mais ce ne fut pas par une abjuration, car, à la mort de son mari, en 1 703 ou 1 704, S M. ne pouvant souflTrir qu'elle re^t&t plus longtemps « dans un estât oh depuis longiems elle ne souffroit aucun de ses sujets », donna ordre de l'enfermer de nouveau ou de l'expulser du royaume (i4rc^. gén. E. 3555). Avant d'adopter ce dernier parti, on voulut faire encore une tentative de conversion, et on l'enferma à la Visitation de Poltiers. Elle se montra inébranlable, en sorte que, de guerre lasse, on lui accorda enfin, en 1 705, la permission de passer en Angleterre avec sa domestique MadeUnne Vaugelade (Ibid.
D'après les papiers de la famille Saint-George, que M. Charles Eynard, avec son obligeance ordinaire, a bien voulu dépouiller en vue de cette notice, Olivier de Saint-George et Marguerite de La Muce n'auraient eu que les deux fils mentionnés plus haut. Cependant les Mémoires de l'intendant Foucault parlent d'un troisième, qu'ils appellent Saint-George, frère de Vérac, et à qui cet intendant fit obtenir, à la fin de l'année 1685, une pension de 900 livres, comme récompense de son abjuration. Ce Saint-George est évidemment identique avec Joachim de Saint-George, sieur deBois8ec,q[Qi
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ibjnra au moisd'oct. 1685, suivant iM Reg. de l'église de Saint-Savinlen^ Mnftervéft Si la mairie de cette cornttone (1)?
Cette branche^ redevenae catholifue, s'en éteinte ie 15 août 1858 dans U personne d'Olivier de Saint-Çeorge, ikiarquisde Vérac^ qui n'a laissé que des filles de son mariage avec Euphônue de Noallles.