II. Branchb db Sgbaulx
André de Saint-George laissa trois enfants du mariage qu'il contracta^ en 1552^ avec Faute de Pvygvyon, satolr : 1* LOUIS, sieur de Boissec, qui n'eut que deux filles^ mariées l'une au sleor de fbrt'n, en Poitou , l'autre à éirault d'Alhin, sieur de Vatzergnes, «n Rouergue; — î* IsaâC, qui suit; «»- »• SusAimB^ femme û'ArihiÂS de Fûrthenayy sieur de Genouillé.
liaao de Saint-George prit pour femme, en 1 500, Madekdne de Joubert, iftme de Sceaulx (allas Céaux). Il périt à l'âge de So ans, assassiné par son beaufrère Jean Greennle-Salnt-Marsault , eàthollque fanatique, et laissa deux 01s, nommés Philippb et Louis. L'atné épousa, en 1638, Louise Gourjault, iont il eut PHiLirrB, marié, en i 658, à Marie GourjauUy sa cousine.
Après avoir résisté pendant trois semaines anx dragons logés chez lui à disoréllon, et s'être vu enlever sa femme et sa fille, qui furent mises dans des e(>uvents(i4fc^.9^n.M.669), Philippe de Saint-George abjura, mais quelque
(1) la femme de Jotrliim de Saiit-George, ttmràU Poecalan, taitlt lOn eiemple en 1686 «I hilgrtiilfii i'anepeMlon de 600 Htm (Arth. II. 674). Unede MS sovrt, Mariannt^ stoonttfw tu aussi; ane aatre, PoMls-JudUk^ fat arrêtée tins u folte, en 1887 [Suppl franc, 79i, S); IMilf lear frère, Chartetf rèoBsit à ga^er I<on* dfcn, où Boaê le iroufoni, en 1719, au nombre deidireeteanderhdpital français. Peut-être cette liBiille deicendait-elle de iai»rec,eienr de Bâcca- Mtt, Ifeatenanl génèttl de Gutelmoron, qui se (f^ienta, en tSSO, detant TÀMemblée folHIqae de La RocheUe, poarjnrtrranioooomnedé|mlt de la Baste-Gnienne et mandataire de PiwUs, IMteitenr d«Glalrac, lusig^n, (^mt. de PayiMml, fivantf gonv. de IVnimon, et BrwfMe- £• Gvietvmi, de ToiiBtiiii«I)fifOMa (f endf 4r BHfHfif , N« S95).
tempsaprës,ilessayade6ortirdu royaume avec Bector de Saint-George, sieur de Dirac^ son cousin, et Jérôme BideU le y son domestique. Arrêtés tous trois à Ham et condamnés aux galères, ils abjurèrent (*e nouveau et furent graciés au mois de Juin. 1686 [Arch, gén, E.
3572). Le danger qu'il avait couru ne découragea pas le sieur de Sceaulx ; mais une non velle tentati ve qu'il fi t pour passer dans les pays étrangers, n'eut pas plus de succès que la première. Il fut arrêté à la îour-du-Pin et condamné comme relaps; cependant la protection du comte de Roye et les démarches de son fils Philippe, qui était d'abord sorti de France, mais y était revenu et avait abjuré (i), lui firent rendre la liberté. Il réussit à la fin à gagner Genève, oh il retrouva sa femme. Après avoir été détenue longtemps aux Ursu- Unes de Limoges, celle dame avait feint la démence afin d'échapper aux mauvais traitements qu'on lui faisait subir. Rendue à sa famille, elle avait profité de sa liberté pour passer en Suisse, laissant en France sa fille Màdklàini, qui avait épousé BcUthasar EschaUardy sieur d'Availles, et qui, n'ayant point voulu se convertir, malgré une longue détention dans un couvent d'Angouléme, fut enfin expulsée de France^ à la demande de son mari.
Louis de Saint-George, sieur de Loublgné, fils cadet d'Isaac de Saint*George et de Madeltine de Joubert, naquit en 1592 et entratout Jeune dans les gardes du corps de Henri IV. 11 épousa, en 1 624, Judith de La Rochefoucauld- Montendre, dame de Marsay. Resté veuf sans enfants, il se remaria, en 1629, av^c Charlotte Du Bois, fille de Jacob Du Bois Q\û* Anne deBriquemauU, dame de Dirac. Homme d'un sens droit et d'une piété sincère, il se tint sagement à l'écart pendant les troubles du règne de Louis XlII, et vécut retiré dans ses terres, où il entretint soignea-
(1) Philippe de 8aint-6«or«e a laisaè dee Hèmoireeinédiu qui le rendent pen reoommandable. Sa Tle ne fat qa*tn llitv de follet et de Crimée. Gm Vémoiree se ceMtnwt da&i la faniUe dt Saint-George.
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sèment le enUe protestant jnsqn'à sa mort^ arrivée dans le chàteaa de Marsay, en 1668. Sa seconde femme lui avait donné cinq enfants : 1 « Louis, qni suit;— 2« Hector, sieur de Dirac, né le l*'Juin 1641, qui servit, en 1663, dans le Portugal comme cornette du régiment de Briquemanlt, et qui abjura, ainsi que nous l'avons dit plus haut, après la révocation de l'édit de Nantes; — 3* ChàELSS, tué à Villaviciosa en Portugal; — 4« Stlt», demoiselle de Lonbigué ;— S*» Louise, morte en Hollande, ob elle s'était réfugiée.
Louis de Saint-George, seigneur de Varsat, épousa, le 19 sept. 1676, ijouihe de Lescours. Lorsque les persé- CQtions éciaièrent dans le Poitou, son diàteaa de Marsay servit de refuge à on grand nombre de Protestants, jusqu'au moment où l'intendant le fit ocenper par des dragons, au mois d'octobre 1 685. Pour échapper aux mauvais traitements d'une soldatesque brutale et féroce, Louis de Saint -George se sauva avec toute sa famille à Paris, où H se tint caché, en attendant une occa« 8ion favorable pour sortir du royaume.
Cette occasion se présenta enfin ; mais Il ne put en profiter, retenu qu'il fut à Paris par la terrible maladie de la graveUe.Deux fois de suite, il se soumit à l'opération de la taille, et il y succomba^ en i7Dt. Plus heureuse que son mari. M»* de Marsay parvint à gagner la Hollande avec sept de ses enfants. Plus tard elle alla s'établir à Genève, d'où elle passa à Zeli auprès de la duchesse de Brunswick. Ses en* fiukts furent: !<> Armand-Louis, qui nilt; — 2« Auguste, mort jeune; — S* Charles-Hector, dont nous parlerons plus tard; —40 N.;^5« HtLÈKB- Stlvu, morte fille ;— 6«LouiSB-AKGfi- UQUE, femme de Charles de Cctrlot, lieutenant-colonel au service de Hanomre; — 7« Mariamue, mariée à Pierre Sonnet, sieur de Boismlnart; — 8* Ghaelottb.
1. Hé le 25 Jnin 1 680, Armand-Louis de Saint-George^ comte de Marsay, resta auprès de son père^ qu'il soiftna avec
mie vive tendresse. En 1714, il réussit à vendre, non sans une perte considérable, la baronnie de Nieul, et deux ans après, il obtint la permission de faire un voyage en Allemagne. C'est pendant ce voyage qu'il épousa à Ml Madelainede Sc/tiitz, fi Ile d'un ministre d'Ëtat de l'électeur de Hanovre et nièce du baron de Bemstorff, par la protee«v tion de qni il reçut du régent l'autorisation de vendre ses biens en France et de prendre du service en Angleterre. Nommé, en 1 71 7, résident britannique à Genève, il y obtint, le 1« déc, les droits de bourgeoisie, « en la meilleure manière. » En 1719, II rendit un service signalé au gouvernement anglais en faisant arrêter dans cette ville le comte de Marr, qui avait quitté l'Italie avec l'intention de se mettre à la téta d'un mouvement jacobite. La même année, il eut la douleur de perdre sa femme.Cette dame, dont les lettres et le tes- * tament respirent une piété profonde, ftit enterrée au Cloître, « en considération de sa naissance, p Ses deux enfants ^moururent en bas âge. Le comte de "^Marsay se remaria, en 1 724, avec Henriette^atherinedeMestralyqni lui donna deux fils. En 1734, le roi d'Angleterre le nomma son ministre en Suisse.
11 se hâta de donner avis de cet avancement an Conseil de Genève, en exprimant l'espoir que cette place lui permettrait de prouver à la république son zèle et son inviolable attachement. Deux ans plus tard, il eut presque lieu de regre^ ter cette démarche, lorsqu'il vît son caractère officiel attaqué dans deux écrits émanés de magistrats genevois. Il exigea une réparation que sa fermeté finit par obtenir. C'est au sujet de celle affaire qu'il publia une Lettre aux magistrats de Genève, Imp. en 1736, In- 4«. Devenu aveugle, en 1 753, il se retira dans sa terre de Changins, dont 11 avait fait l'acquisition en 1731 et où II mourut d'une attaque d'apoplexie, le 29 déc. 1762. Le comte de Marsay jouit, durant sa vie, d'une grande considération ; illaméritaitnon-seulement par la douceur et la fermeté de son ca-
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raetère^ mais encore par la ferveur de sesconvictiODS religieuses. On raconle qne Voltaire étant allé le voir à Changins et rayant trouvé lisant la Bible : Gomment^ H. le comte> lui dit-il, vous croyei encore à ces bèlises-là? Sans loi répondre, M. de Marsay sonna un domestique et lui ordonna de faire avancer la voiture de M. de Voltaire.
Les deux fils d'Armand-Louis de Saint-George et de Henriette de Bfestraly se nommaient Gabri£l-Louis et Henri-Auguste. L'atné, né le 1 5 mai 1 727, reçut, ainsi que son frère, une excellente éducation qu'il couronna par des voyages en France, en Angleterre, en Hollande. La proleclion de Bemstorff lui aurait facilement procuré un poste avantageux en Danemark, mais il ne voulut point se séparer de son frère^ qui entra dans les gardes bollandaises. Il se fixa donc à La Haye.
Successivement gentilhomme de la chambre de la princesse d'Orange, ehamfoellan, puis maréchal de la cour de Guillaume V, il fut dépouillé de ses fonctions par la révolution de 1795, et se retira à Changins, où il mourut célibataire en 1801. Amateur des belles-lettres et des sciences, il a laissé des notes intéressantes sur ses lectures et sur ses voyages, notamment en Allemagne pendant le règne du grand Frédéric, ainsi qu'une Biographie de son père el une Autobiographie, qui se conservent en manuscrit dans sa famille.
Gabriel-Louis de Saint-George n'ayant point élé marié, ses titres et ses biens passèrent à son frère Henri-Auguste, né le 7 nov. 1728, et mort à Cbardonnay en 1809. Henri-Auguste était entré, comme nous l'avons dit, an service de Hollande, où il s'éleva au grade de colonel de dragons, et avait épousé, en 1 767, sa cousine Gabrielle-Béatede Mestral. De ce mariage naquirent : f Armand, mort célibataire en 1799; — 2» Gabribl-Henri, qui continua la descendance; — 3«AiiBiAia>RB,officier dans les gardes suis- M8 au service de Hollande^ tué à l'at-
taque du camp retranché de Landrecies, en 1 794.
Gabriel-Henri de Saint-George, né le 22 avril 1 770, entra dans les gardes hollandaises en 1787. En 1793. il fit avec distinction, comme capitaine, la campagne de Flandres, dans laquelle il reçut une blessure qui le força à quitter momentanément le service. Le stalhouder venait de le nommer gentilhomme de sa chambre, lorsque l'invasion des Français en Hollande en chassa la maison d'Orange. Rappelé au service, en i 798, par le prince héréditaire, il remplit différents postes dans l'armée et ia diplomatie, notamment auprès de Wickbam, ministre britannique auprès des armées alliées, qu'il accompagna en Angleterre après la paix d'Amiens. La princesse douairière d'Orange voulut lui confier l'éducation de ses petits-fils, mais Saint- George déclina cet honneur, préférant retourner auprès de ses parents déjà avancés en âge. En 1805, il épousa CaroUne de Car ter et , fille du contreamiral de ce nom. Quelques années après la restauration, Guillaume I lui conféra le titre de chambellan. Ses services lui avaient déjà mérité, en 1801, le grade de lieutenant-colonel d'élatmajor dans l'armée anglaise. Il mourut à Edimbourg, en 1826, laissant quatre enfants : !<> Alexandre-Henri-
AUGUSTE-JOHN, quI suit;— '2« ADGUS-
TA-HENRiETTB,née cu 1 809, femme, en 1834, d'Albert de Mestral; — 3« Elisabeth-Henriette, née en 181 1, mariée, en 1 835, avec P.-J. Elout de Sœterwoude ; — 4» Carteret- William- Henri, mort en 1 833 à l'âge de 1 7 ans. b- Né en 1807, A.-H.-A.-J. de Saint- George commença ses études à Genève, mais il alla les terminer à Leyde, où il soutint une thèse De juris feudalis origine asiaticâ, Lugd. Bat., 1832, in-80, pour le doctorat. Outre cette thèse, il a fait imprimer divers opus^ cules, entre autres, une Lettre d'un des chcuseurs volontaires de Leyde en 1830 à ses anciens frères d'armes. Là Haye, 1941» in-a*. GeUa lettre cet da-
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té6 de Changins, où M. de Saint-George s'était relire^ après avoir fait, comme volontaire , la guerre de la révolution belge. Eloigné depuis 1845 des fonctions publiques, 11 ne s'occupe plus aujourd'hui que d'œuvres religieuses.
On sait qu'il a été un des députés protestants qui se rendirent à Florence pour solliciter la délivrance des époux Hadiaï. De son union avec EliscÂeth- Sophie Heigham, morte en i 855^ sont nés trois enfants : Elisabeth, en 1 837, Mbrélina, en 1838^ et William^ en
II. Cbarles-Hector de Saint-George^ de-Marsay naquit en 1688, à Paris où ses parents se tenaient cachés. Il passa avec sa mère dans les pays étrangers et entra au service de l'électeur de Hanovre. Pendant une grave maladie,il lut^ pour se distraire,les œuvres d'Antoinette Bourignon,et se Jeta en plein dans le mysticisme. La connaissance qu'il fit, au siège de Saint-yenant,du lieutenant Gordier et du ministre Baradier, deux adeptes de la Bourignon, le confirmèrent dans ses nouveaux sentiments, en sorte qu'en m 1, il donna sa démission et se retira avec ses deux amis à Scbwartzenau pour y mener la vie austère des premiers anachorètes. L'année suivante, il épousa Clara-Elisaheth de CaUenberg, qui partageait ses idées, et alla s'établir avec elle dans une misérable chaumière, où il passa des jours parfaitement heureux au sein delà pauvreté, à ce qu'il raconte lui-même dans sa Biographie inédite. En 1715, désirant remercier sa mère, qui habitait alors Genè ve,des secours qu'elle lui avait fait parvenir, ii se mit en route à pied avec sa femme,visita Genève, Neuchàtel, Iverdon, où il eut la joie de s'entretenir avec des disciples de la Bourignon, et enfin Berne, où il se fixa.
En 1 717, sa conscience lui reprochant de vivre aux dépens d'autrui, l'idée lui vint de réclamer sa part de l'héritage paternel. Le voilà donc parti pour Paris. U y apprend que son frère habile a Suisse comme résident du roi de la Grande-Bretagne,et il se remet en roule
pour Genève. Le comte de Marsay lui offrit, sans hésiter, sa légitime; mais 11 préféra une pension. U sérail fastidieux de le suivre dans toutes ses pérégrinations, à Bàle,où il apprit l'art de l'horlogerie dans lequel ii devint habile; à Lindau, où il entreprit une traduction allemande des œuvres de M»* Guyon; à Heidelberg, à Genève, à Berlebourg enfin, où 11 commença à prêcher. En 1735, après avoir refusé de se Joindra au comte de Zinzendorf, il accepta un asile chez M. de Fleischbein, qui se mit sous sa direction spirituelle. Depuis la mort de sa femme, en 1 742, de Marsay habita successivement Schwarlzenau, Arolsen, Pyrmont, et ii alla terminer, en 1755, sa vie si agitée à Ambleben, chez sa nièce H»« de Bôltiger, née de Carlot. U parait que l'exaltation de ses idées mystiques avait fini par se calmer, et qu'il ne lui en était resté qu'une piété profonde. On a de lui :
I. Témoignage d'un enfant de lavé* rite et droiture des voyesde l'esprit, ou Explication des trois premiers chap. de la Genèse, où Von traite de plusieurs merveilles et mystères de la création, Berlebourg, 1738, in-l2, pp. 410.
II. Discours spirituels sur diverses matières de la i)ie intérieure et des dog mes de la religion chrétienne, Berieb., 1738, 2 vol. ln-12, pp. 300. — On y trouve une Réponse à la question :
Quel est l'esprit de l'inspiration d'au» jourd'hui, imp. la même année.
III. Témoignage d'un enfant, etc., ou Explication mystique et Utirale de l'ApocaUpse de J.-Ch, révélée àS.-Jecm apôtre, Berleb., 1 739,2 vol. in-1 2.
IV. Témoignage d'un enfant, etc., ou Explic, myst, et lit, de l'Ep. aux Romains, à laquelle on a joint dif>ers discours spirituels qui regardent la vie intérieure, Berleb., 1739, in-12.
V. Témoignage d'un enfant, etc,,ou Abrégé de l'essence de la vraie religion chrétienne par demandes et réponses, Berleb., 1740, in-t2, pp. 104.
VI. Témoignage d'un enfant, etc., démontré dans la vie des saints patriarches ou des XXIV anciens, sui-
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vemt Apœ. ÏV, a, Berteb.^ I740| in*
it, pp. 285.
VU. Témoignage d'un enfant, etc., ou Eœpiic. myst. etlHér. de VEp. aux Hébreux, Berleb.^1 740,fn-] 2.pp.389.
VIII. AutMographie. '^Hbc. in-8* en allemand, donlBf. A. de S. -George possède ane copie faite à Dublin en
SAINT -GERMAIN. Voy. FOU- CAUT ou POLIGNAC.
SAINT-GLAIN (N.])B),néàLfmpges^vers 1 620, passa en Uoliande,noos ignorons pour quel motlf,et en(ra,comme capitaine, au service des Etats-Généraux. Ayant quitté plus tard Tépée pour la plume, il rédigea pendant quel* que temps la Gazette d'Amsterdam, et traduisit du latin de Spinosa, dont il devintundes plusardents admirateurs^ le Tractatus theologico-politicus. Cette traduction a paru à la fois à Leyde, à Amsterdam et à Cologne, sous trois titres différents; il y a même des exemplaires qui portent les trois titres, que Voici ; La clef du sanctuaire, Leyde^ 1678, in-12; Traité des cérémonies su» perstitieuses des Juifs tant anciens que modernes, Amst., 1678, in-l2, et Ré»
flexions curieuses d'un esprit désinté^ ressé sur les matières les plus impOT" tantes au salut tant public que parti* cuUer, Col., 1678, in-12. Saint-Glain ne vivait plus en 1685. Sa veuve publiait à cette date une gaiette sous le titre de Nouvelles solides et choisies, à ce qu'on lit dans la correspondance de Bayle.
SAINT-HILAIRE (Philippe ni), sieur de La Bougonnière, ministre de régi i se réformée de Nantes (i), eut à soutenir, en 1 562, avec son collègue Sachelar, une dispute contre Du Pré, docteur en tiiéologie, qui en a publié une relation à Paris, en 1564. On ne sait rien d'ailleurs de la vie de ce pasteur,si ce n'est qu'il fut appelé,en 1565, à Vielilevigne, et qu'en 1577, il présida le synode provincial de la Bretagne,
(i) Seloo CrcTkin J'éviqae qai ocenpail alors le iié«e de Nantes, Àntfrine d# Créqvy, aTtil m «de boni lentinenti pour It relif^on. •
qui s'assembla à Vitré au mois dedée.
Ce synode s'occupa surtout de la réorganisation des églises. Y assistèrent :
le comte de Lav€U avec les deux ministres Merlin et Bemi et l'ancien Mathurin Le Moine, qui fut élu seerétaire,pour l'église de Vitré; Jean Bous* sel, sieur de Livriac, ancien de Rennes; Philippe dé Saint-Hilaire et OH^ vier Loiseau, ministres, et Guillaume J9ouafi^o,ancien,deVieillevigne; Fran^ çois Oiseau, ministre, qui remplit les fonctions de secrétaire, et Michel Tarn, ancien, de Nantes ; Jacques Gentilhom^ me, ancien, du Croislc; Jean Boisseul, ministre de Guérande, qui fut appelé plus tard à Marennes, dans le Poitou ; Perruquei, ministre, et Roussin, ancien, de Piriae; Guinmu, ministre, et La Garelaye, ancien, de Slon ; Mahot, ministrede Saint*Malo; ûtLaFavède, ministre de Pontivy; Silo Le Cerol9r, ministre, et Jean Heslon ou Geslon, ancien, de Blain. Saint-Hilaire mourut en
SAINT-HVAGINTffE,nomdef)ui*
taisie, comme celui de lUfiniSBUL, sous lesquels est connu dans les lettres UTicmTHB (allas Paul) CORDONNIER, écrivain satirique, né à Orléans, le 24 sept, (le 27, d'après le Magasin Encyclopédique) 1684. Il était fils de J.-J. Cordonnier ; lieutenant-colonel du régiment d'Orléiems, selon les uns, écuyer porte-manteau de Monsieur,selon d'autres. Quoique cette dignité de porte* manteau ne fût pas à dédaigner dans le grand siècle de l'étiquette, la malignité a cependant cherché à St.-Hyacinthe une plus illustre naissance : on l'a dit issu d'un mariage secret, nous avons presque dit frauduleux, du grand Bosàuet avec M"« de Mauléon. N'est-il pas avec le Ciel des accommodements?
Mais, nous le répétons, ce n'est qu'un bruit et les bruits sont souvent menteurs. Après la mort de son mari, en 1 701 , M»« Cordonnier, à qui il -ne restait pour vivre qu'une très-modique pension,se retiraavec sonflls àTroyes, où elle trouva un protecteur dans la personne de l'évéqne. Placé anooUége
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