II. Traité de la nouvelleméthoded'i
noculer la petite vérole yGeù. , 1 7 73, 8^
III. Bemarques sur la 5* dissert, sur l*inoculation de Jf . Bouteille, ina. dans le Journal de médecine (sept.
IV. Observation sur une érésipellê à la suite de finoculation, dans le même Journal (nov. 1778).
V. Mémoire sur le croup ou angine trachéale, Gen. et Paris, 1812, in-8*.
—C'est sans doute le mémoire couronné, en 1 784, au rapport de Sénebier, par la Société royale de médecine do Paris, qui avait mis au concours cette question : La maladie connue sous les noms de group et angine membraneuse ou polypeuse existe-t^lle en France?
\I. De la saignée et de son usage dans la plupart des maladies, Gen. et Paris, 1815, in-8«.
VII. Mémoire sur l'anasarque à la suite de la fièvre scarlatine, publié dana les T. VI et VII du recueil de la Société de médecine.
VIOIER (Pierrb), sieur de La Blondelière, ayant été accusé par le curé de La Ccriangue d'avoir parlé Irrévéren* cieusement de la Vierge, futcondamné, le 23 Juin 1665, par la parlement de Normandie à une amende de loo livres, applicable «à la décoration du Palais,»
à une seconde amende de 500 livrée destinée à fonder une messe perpétuelle en l'honneur de la Vierge, à être conduit par le bourreau, pieds nus et téta nue, par les rues de Montiviliers, son bourg natal. Jusqu'au grand portail do réglise de Saint-Sauveur, et là, à faire amende honorable, tenant en main one torche ardente du poids de quatre )i* vres, et portant sur le front cet écri*teau : Blasphémateur contre rbonnenr, pureté et virginité delà Sainte-Viergo.
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De semblables accusations se renouvelaient assez fréquemment; par contre^ comme le fait observer Benoit, on ne trouve pas de procès intenté à un réformé pour blasphème contre Dieu ou Jésus-Cbrist; le fait est à noter.
VIGNAUX (N.)> ou Vigneaux, un des plus actifs propagateurs de la Réforme dans la Guienne, où il avait établi plusieurséglisesavec Boisnormatuf, fût envoyé comme ministre à Montauban en 1560. Nous avons parlé ailleurs du succès de sa prédication dans cette ville {Voy, GALVET). Condamné )i mort par le parlement de Toulouse comme complice des briseurs d'images (Voy. 11^ p. 365), il dut fuir, en 1561^ et se tint caché Jusqu'à la publication de redit de Janvier. Appelé alors à Garcassonne, il accepta cette vocation et se présenta, le 1 3 mars, devant le viguier pour prêter serment conformément à l'art. X de l'édit (Voy. Pièces Justif. N«xyil) ; mais le viguier refusa de Téeouter, et Vignaux prit le parti de se passer de son autorisation. Le 15, en»
vlron 200 protestants sortirent de la ville pour assister à la célébration de leur culte; tout se passa paisiblement, 8eulement,lorsqu'ils voulurmit rentrer.
Us trouvèrent les portes fermées et les murailles garnies de soldats qui les re* curent à coups de fusil. Force leur Uii de se retirer dans les villes voisines, poursuivis par les Gatholiques qui en tuèrent plusieurs, entre autres, Jacques Sabaiier et son âls. Vignaux trouva un asile à Limoux, où les Protestants, qui formaient la majorité de la population, se rendirent les maîtres, après le massacre de Vassy. Dès le 1 1 mai, la ville fut assiégée. Les habitants réformés, soutenus par 50 soldats qui leur arrivèrent du Pays de Foix, bravèrent tous les efforts de leurs ennemis Jusqu'à la catastrophe de Tou* louse. Le parlement invita alors le maréchal de Mirepoix à prendre la direction du siège. Une batterie de seize pièces de canon ouvrit en peu temps une large brèche; mais deux assauts furent vaillamment repoussés par les habi-
tants, qui seraient peut-être sortis victorieux de la lutte sans la trahison d'un de leurs concitoyens. Ce traître, qui possédait une maison contiguë à la muraille, en perça les murs et introduisit les assiégeants dans la place, le 6 Juin 1562. Tous les historiens s'accordent à dire qu'il se commit les plus horribles excès. Vignaux fut tué avec 3 ou 400 autres. Le sieur de Nouvelles et le bâtard de SainUCoignat, qui avaient di* rigé la défense, furent faits prisonniers et pendus avec soixante soldats, sur les instances du père du maréchal. Les Catholiques eux-mêmes ne ftirent pas épargnés : plusieurs furent égorgés ou mutilés.
VIGNAUX (N.), capitaine béarnais, qui s'était signalé durant le siège de Montauban ( Voy, III, p. 259 ) par on courage et une énergie admirables, resta chargé, avec une garnison de sept à huit cents honmie?, de la défense de la ville après la retraite de l'armée royale et le départ de La Force, Comme il s'attendait à un nouveau siège, il fit avec activité les préparatifs nécessaires pour le soutenir , et, tout en travaillant à réparer les fortifications, à amasser des approvisionnements, il continua avec vigueur les hostilités contre les Gatholiques des villes voisines. C'est à son instigation que les habitants de N^grepelisse se soulevèrent et égorgèrent la garnison qui avait été laissée dans leurs murs. A la nouvelle de cet horrible massacre, Vignaux accourut, attaqua vivement le château et le força à se rendre à discrétion. Quelques jours après, il emporta d'assaut Boumiquel; mais il fut bientôt obligé d'en sortir par composition , avec armes et bagages . Sarépulation atti ra sous ses drapeaux de nombreux aventuriers, à la tête desquels il continua ses courses dans les environs de Montauban Jusqu'à ce que, étant tombé dans une embuscade , il succomba en vendant chèrement sa vie. Sa mort fut une grande perte pour le parti. Elle fut vengée, peu de temps après, par son frère qui^ secondé par Dupuy, battit les Ca-
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iholiqaes sar les bords da Tescoa andessos do Sainl-Natifari.
VIGNES (Alexandre), professeur de philosophie aa collège de Die» en 1664, el plus tard, pastenr de Téglise de Grenoble, était originaire de Nions; il avait fait ses études à Die,oîi il avait eu pour professeur Antoine Crégut.
En 1684, il mit au jour, sous le voile de l'anonyme. Entretiens de Philalèthe et de Philérène, où sont examinées les propositions contenues dans la Déda^ ration du clergé du mois de mars 1 682 et dans la Thèse du P, BM carmélite (sic) , soutenue au mois de nov»
1681, Colog., P. Marteau, 1684,2 vol.
in-J 2. Rien de plus protestant que cet ouvrage. L'auteur y soutient la supériorité des Conciles sur les papes et rin$titullon divine de Tépiscopat; il combat la doctrine ultramonlaine, que les évéques tiennent leur autorité spirl* tuelledela grâce du Saint-Siège; il nie rinfaillibilité du pape et sa prétendue autorité sur le temporel des rois; il demande la restitution de la coupe aux laïcs, l'emploi de la langue vulgaire dans le service divin, l'abolition du culte des images et des reliques, de l'invocation des Saints , de la Féto- Dieu, et la réforme du bréviaire. En lisant ce livre,qui eût pu se douter qu'à peine quelques mois écoulés , son auteur se retirerait dans le couvent des Pères de l'Oratoire et ferait publiquement, en déc. 1684 , abjuration des doctrines qu'il avait professées toute sa vie et qu'il venait encore de défendre avec un certain talent? Dès qu'il fut entré dans rÉglise catholique, il se mit à écrire contre ses anciens coreligionnaires : Lettre aux nouveaux catholiques, Gren., 1685, in-12; Lettre à MM. de la R. P. R., Gren., 1685, in-40 ; Apologie pour l'Église cathoU-^ que, où l'on justifie sa croyance, son culte et son gouvernement par les principes mêmes des Prolestants, Paris, 1686, in-12.
VIGNES (Charles), de Souvignargues, n'avait que douze anc lorsque ses parents le firent sortir du royaume.
en 1 682, avec sa sœur Anne, qui, plus tard , épousa à Magdebourg le chirurgien Cabanis. Il s'établit à Berlin et devint un des plus riches négociante de cette ville. Sa femme , une demoiselle Jarroy, de Metz, lui donna douse enfants; cinq étaient vivants lorsqu'il mourut en 1751. Ses deux fils, Charles et Auguste, continuèrent avec succès son commerce. Une de ses filles épousa un négociant de Leipzig nommé Sandrart; une autre mourut dans le célibat, et la troisième, CHARLom, devint la femme de Roussin, premier valet de chambre de la reine de Prusse, VIGNIER (Nicolas), docteur en médecine,né à Bar-sur-Seine enlSSO, était fils de Gui Vignier, avocat durol^ et d'EdmondedeHors.Destiné à la car* rière de la magistrature, il commença à Paris des études en droit, qu'il èr bandonna pour s'appliquer à la médecine, art vers lequel ses goûts le portaient et qu'il exerça avec succès en Allemagne, où il se réfugia, après sa conversion au protestantisme, et où il se maria. Quelques années après, soit que sa pratique ne lui fournit pas des moyens suffisants d'existence et qu'il espérât réussir mieux en France, soit, comme l'affirment les écrivains catholiques, que la lecture des Pères et des historiens de l'Eglise lui eût ouvert les yeux sur les erreurs de la doctrine calviniste, il revint dans sa patrie, mais seul, sa femme et ses deux fils, Nicolas et Jean, ayant refusé de le suivre. Il rentra dans le giron de l'Eglise romaine, vraisemblablement en 1579, année où il publia à Paris son Sommaire de l'histoire des François, in-fol. Dix ans plus tard, Henri III le nomma son médecin, en même temps qu'historiographe de Franceetconseiller d'Etat. Nicolas Vignier mourut le 13 mars 1596. On a de lui plusieurs ouvrages^ dont le plus connu est sa Bibliothèque historiale; mais, à l'exception du R»^ rum Burgundiorum Chronicon,BSiSÛ,, 1575, in-40, il les a tous publiés depuis son abjuration. Il est incontestable que Vignier était un homme d'an
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grand savoir; tontefois ses biographes noas semblent pousser trop loin l'hyperbole y lorsqu'ils disent qu'il eoixel- Uni en philosophie^ en médecine, en histoire, en chronologie et en antiquités. Sa conversion au catholicisme futelle sincère? Quelques-uns en ont douté, parce qu'on trouve dans ses ouvrages, notamment dans sa Vraye histoire de l'Eglise depuis le baptême de N. S. I.-G. Jusqu'à ce temps (Leyde, 1601, in*fol.)^ beaucoup de choses contraires à la doctrine de l'Eglise romaine; mais d'autres prétendent que ce sont là des interpolations faites par ses fils.
Nous ne connaissons aucune particularité de la vie de Jean Vignier. Son frère atné, Nicolas, remplissait déjà en 1601 les fonctions de ministre à Blois {Vwi, IV, p. 304). Il assista, en cette qualité, au synode national de Gap et à celui d'Alais, où il fut élu secrétaire. En 1611, il fut appelé à présider le synode de sa province qui se tint à Blois, le 17 nov. Sauf l'église de Lorges,qul y députa son ministre Daniel (?) de Chambarany accompagné du sieur do La Brosse, anc, toutes les autres y furent représentées par les mêmes pas« leurs qu'au synode tenu Tannée précédente à Sancerre {Voy, VIII, p. 42).
Les anciens qui y assistèrent furent :
Sancerre, /. Minot; Chàleaudun, de L'Estoile; Châtillon-sur-Loire, de Bussières; Jargeau, de Denonville; Dangeau, La Butte; Ghilleurs, d'OynifUle; Issoudun, Amouretle; Gien, Samuel Serre ; Espeuilles, de Jaucourt; Bazoches, de Villiers; Cbàtillon-sur- Loing, Dortel; St-Amand, le baron de Bkt, élu vice-président; Mer, Brtgnoux; Orléans, de L'is/e et Trougny; le ministre Du Moulin, étant malade^ fut excusé; St-Léonard, Du Castel; Romorantin , /. Trumeau et de La Sa* nière; Blois, de Filainesei Du four. En 1613 , Vignier présida de nouveau le synode tenu, le J 5 nov., à St-Amand, ayant Jamet pour adjoint eiJurieu pour secrétaire. Le clergé y fut, à peu d'exceptions près, représenté par les mêmes ministres; an lieu de Simpson,
réglise de Ghâteandun envoya Jacq. LanU; et celle de Châtillon-sur-Loire, deux pasteurs. Le Noir et Margonne, Les députés laïcs furent : Orléans, Noël; Mer, Lorien; Blois, BaranttnjLorges, de Villeneuve; Beaugency, Thuysart; Châteaudun , Dubois ; Bazoches , de Beauvilliers; Komorantin, Noyrs (?); Corbigny,/. Pottn; Jargeau, Morisset; Cbâtillon-sur-Loing, Bonnefons; Gien^ Allix; Cbâlillon-sur-Loire, deBussi^ tes ; Sancerre , de Tauvenay et Dar^ gent; Espeuilles, de Jaucourt; Sl-Amand, de Venas; Anbusson, Ber»' trand; La Ciïâlre, û*Urzi; Argenton, de Villiers; Moulins, de Trainay et de La Tour, Le même honneur fut déféré à Vignier, au synode de Blois, en 1 6 1 8 . Ce synode fut peu nombreux. Les députés laïcs furent : Marchenolre, Paul de Villeneuve; ^er,DanielJacquemain; Orléans, Laurenl Turquois, avocat ; Ghilleurs, /ean Duplessis; Beaugency, Jean Courteau; Châteaudun, Counier; Romorantin, Pierre Leclerc; Dangeau, FUlotte; Gergeau, /. Paris; Bazoches, Abel Brisart'j Denonville, Isaac d'Au-' iié, sieur de Harville; Onchamps,/ea7i Le Sécretain; Blois, Jean Du Tems et Jean Dufour, Les ministres de ces églisessont connus {Voy, Pièces justif.