‹ La France protestante (volume 5)Chapitre 24 sur 241 · AI · texte numérisé non relu

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M. Panmlery pasleur à Rouen, possède en un pelU vol. in-t2, les trois seuls écrits qoe nous connaissions de f. de Sainl-Paul : !• Discours briff ^ familier sur le fait de la seule tn'oye et ancienne reltffiony Dieppe, Et. Ilartin, 1565;^ ^^Lusatie de la re* iiftOR chreslienne ou les offices et de* %oirs des chresliens, Dieppe, 1 566 ; — %• firief diacours sur l'empirement du W^ande, hingutièrement depuis que le Seigneur luy a esciairé de son pur £vangiie : avec le souverain remédepour itn garantir y 1566.

8AlKT-PAtL (Thomas de), natif tfeSois^ons, se retira à Genève, en 1549. avec sa mère, ses Trères et plufleurs de ses parents pour y professer librement la religion qu'il avait embrassée. En 1 55 1 , des affaires particulières l'ayant rappelée» France, la sainie borraur qu'il manifesiaii à Touïe des Jurements et des blasphèmes « accouslunés entre papistes », le fit connaître fWàT un luthérien; il futarrélé à Paris et condamné au feu comme hérétique pertlnai el opini&tre. Quoiqu'il n'eût qu'environ dix-huit ans, les douleurs ie la torture ne purent lui arracher le Bom d'aucun protestant de saconnaisfiiice. « Pourquoy me tourmentez-vous pour vous nommer tant de gens de bien? Sêçontenta-t-il de répondre à ses juges. Que irous vaudra quand les auriez tournenles comme vous me faites mainteaentt Si je pensoys que leur exemple iMus deust servir d'imitation, je les vous nomroeroys volontiers; mais je iay que s'il vous estoit possible, vous leur ferles pis que ne faites.» On affirme qu'un sorbonniste j irrité de cette féponse, prêta son secours au bourreau épuisé de fatigue, pour obliger par la iplolence des tourments ce jeune homne à dénoncer ses coreligionnaires. La eoDstanee de Saint-Faul triompha de la cruauléobstinée de ses juges, il fut donc condamné au bûcher et brûlé \ if sur ia plioe Maubert, le 19 sept. 1551.

SAINT -QLEKTIN (Claude db), baron de Blet, gentilhomme ordinaire de la ( bumhre du duc d'Anjou, lais-

sa de son mariage avec Françùise Dti Fuy un fils nommé Daniel, baron de Blet, de Baoçay, des Brosses et de Brizay. Né vers 1560, Daniel de Saint- Quentin, qui joignait à ses différents titres celui de genlilhomme ordinaire de la chambre du roi, a Joué un rôle très-important dans le parti huguenot.

Dpputépar le Berry à l'Assemblée polilique de Loudun, en 1 596, il prit une part active à toutes les n<^gocial ions qui précédèrent Tédil de Nantes. En 1 607, il représenta la même province au Synode national de La Rochelle. En 1 608, il fut député de nouveau , mais cette fois par l'Anjou, à l'Assemblée politique de Gcrgcau, qui le proposa au choix du roi pour la df^pulation générale. La même province renvo>a encore à l'Assemblée de Saumur en 1 61 1 , puis, en 161 5, à celle de Grenoble, qui le choisit, le 8 juillet, pour remplir le fauteuil de la présidence, en lui adjoignant le pasteur Durant comme vice-président, Maniald, sur le refus de Mercier- Des Bofc{^«,et /^omeu/, comme secrétaires , Cette assemblée, qui a exercé une fatale influence sur la destinée du protestantisme en France, en intervenant un peu légèrement dans une quei^lle qui n'intéressait les églises que d'une manière très-indirecte, fut une des plus Bombreuses que 1rs Protesiantseussent Jamais tenues ( Fond^ de Brienne , N»

S25). Voici les noms des députés de chacune des dix-sept provinces, y compris le Béam, qui, depuis l'Assemblée de Saumur^ était considéré comme partie intégrante de la France protestante :

Dauphiné : de Marges, gouverneur de Grenoble, de Villard, gouverneur de Gap, La Colotnbière, ministre de Die, Bouterouey mini&tre, Licache, avocat; «- Bas-Languedoc : de Saint-Privat , de Serres, conseiller du roi et général en la cour des aides de Noutpellier, de Gdlières, conseillerdu roi, trésorier de Franceen la généralitéde Montpellieret consul de celle ville. Faucher, pasleur, û'Espérandieu, docteur en droit; — Poitou : de La Cressonnière, deCAâtnpeaux, Chauffepié, ministre à Niort.

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de Lùudrièrês, Jifa/^oy ;-— Saintonge :

Le Parc-d^Archiac, Genouillé, Bonnet, paBteur^ Roy^ avocal aa présidial de Shlnies, Boiif seul, avocat aa parlement de Paris ; — Vivarals : de Beaumont, baron de hr\son, Antoine de ïm Molîê, pasteur, Samson de Laborie, doclear en droit; — Provence ; d'Espinouseei Huron, ministre à Riez, Du Han, le baron de Senas, qu'une maladie empêcha de se rendre à son poste ; — Basse-Gu!enne : de Lusignan, premier baron d'Agénois, de Fatms, vicomte de Castets, Primerose, m 1 nist re Maniald, eonseiller du roi et lieutenant général à Castclmoron, La NoaiUe, avocat au paru ment de Bordeaux ; — Ccvennes : César de La Tour, le baron de Vogue^ itmoTy Venturin, ministre, Barjacde-Gasques;— Ile-de-France : le comte deLi Suse, Dokhain, Des Bordes, Durant, pasteur à Paris, Parenteau; — Normandie : de Bertreville, de B/atnvilU. Cagny, Bonnier-de- La Frénaye, pasteur à Caen; — La Rochelle : de Berrandy, sieur de Beau séjour, Haet, Bleur de Chàleauroux, conseiller du roi et lieutenant particulier à La Roctielte, Goyer, docteur en médecine, Papin, bourgeois; — Haut-Languedoc: le marquis de Malauze, Lévis, vicomte de Léran, Béraud, ministre à Pamiers^ Bonencontre , conseiller en la Chambre de Castres, de Lacger, juge de Castres, Du Cruzel, û E^pérandieu, de Castres ; — Anjou : le baron de Blet, Paul d'Espagne, sieur de Vénevelle^ Couppé, ministre à Tours, Soûllêty sieor de La Croix, Abel Duval, sieur de Villeray, procureur du roi à Chàleau-Gontier;— Bourgogne : Jean de Loriot, sieur d'Asnières, PhiUpi^- Guy de Salins, sieur de La Nocle, Baille, pasteur à Lyon, Bouvot, avocat^ et Dupan, pasteur, qui ne se présenta pas; — Berry : le baron deBr^ quemault, de Lhle-Groslot, Vignier, pasteur à Biuis, de Chazeray, procureur du roi à Gien, Bazin, avocat aa parlement ; — Bretagne : Du Bois-de* Cargrois, Du Bordage, Bertrand d'A* vignon, sieur de Souvigné^ pasteur à

Rennes, an Heu de Richer, dëeédé; — Béarn : de Brassefay. gouverneur d'Orthez, David La Bourgade, pasteur de Masiacq. Après réiecllon du bureau, tous les dé|)utés renouvelèrent le serment d'union, puis on admit Durant^ de- Haute font aine comme député de Rohan et de Soubùie, un nom desquels il promit de se sojaniettre absolument aux décrets de l'Assemblée, « et où be» soin seroit de les soubssigner de leor propre sang, n La seconde séance n'eat lieu que le 20. Forin y jura l'union pour Sully, Ditrtoman, député de CM* tillon, y fit entendre la bonne intention du comte au bien des églises réformées du royaume. Villeray, député de l'Anjou, exprima les mêmes sentiments an nom de Du Plessis Mornay. Le duc de Bouillon promit, par l'organe de La Foresi, de se soumetireaux résolutions de l'Assemblée «soubs l'asseurance qoe lesdiles résolutions seront conformes audevoirdevrayschrestiensetd'obéissans sujets du roy. i> Les députés généraux Rouvray et La Milletière rendirent ensuite compte de la manière dont ils s'étaient acquittés de leur chai^ ge. L'Assemblée leur témoigna sa sa* tlsfaction et leva la séance, après avoir procédé àla nomination d'une commission, composée de Bertreville, DesBoT^ des. Baille, Chauffepié, Bonencontre, Espérandieu, pour l'examen des cahiers des provinces. Le '21, Du Plei^ sis-Bellay sepréseniSL dans l'Assemblée pour jurer, au nom de La TrJmoiUe, « de vivre et mourir en l'union des églises. » Lesdiguiéres s'y rendit en per* sonne et s'engagea à s'en rapporter aut décisions de l'Assemblée, persuadé, comme il l'était, ajouta-t-il, qu'elle n'était composée que de personnes sages et capables, de gens de bien qoi n'auront égard en leurs résolutions qu'à la gloire de Dieu et au bien des églises, Rouvray et La Milletière rapportèrent ensuite ce qui s'était passé aux Etats* Généraux relativement à la publication du concile de Trente (Voy, l\, p. 454)^ et des remerclments furent votés ans huit gentilshommes qui avaient proies-

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te contre levote de l'ordre de la noblesse (i ). Le 25, l'arrivée é'Artigues, député de La Force, qui promit aussi d'obéir aux décisions de l'Assemblée et demanda qu'elle appuy&t les Justes demandes des églises du Béarn, compléta la députalion des grands seigneurs du parti (2). Le 2i, Lesdiguières signa le serment d'union et le fll signer au comte de Sault, son pelitllls. Le lendemain, ordre fut donné à iousiescapilaineset autres officiers des places de sûreté de prêter le même serment. Le 21, arriva le conseiller d'Etat Frère avec des lettres du roi invitant l'Assemblée à expédier promptement les affaires qui avaient motivé sa convocation. Elle remercia le roi de sa bienveillance , mais elle répondit que les affaires étaient si nombreuses qu'elle ne pourrait sitôt y mettre l'ordre désiré; que son unique but d'ailleurs serait de pourvoir à la liberté et à la sûreté des églises, à la paix et à la tranquillité de l'Etat.

Cependant la commission chargée de dépouiller les cahiers des provinces poursuivait activement ses travaux.

Dès le l*' août, elle présenta le cahier des plaintes à l'Assemblée, qui ordonna d'en extraire les articles les plus importants pour les envoyer sur-le-champ an roi, de manière à recevoir sa réponse avant de se séparer. DesBurdea, MalUray et Champeaux furent choisis pour les porter en Cour; mais ils ne s'étaient pas encore mis en route, lorsque, le 1 1 , arriva le sieur de La Haye avec des lettres du prince de Condé.

Avant d'y répondre, l'Assemblée décida qu'elles seraient communiquées à Lesdlguières et aux députés des grands

(1) Aqx lept qvê nom «tods déjà mentionnes, U fiini ajoater Loudrièret,

(9) Rien n*esidonc moinBexacl qoeee que Sis« mondi atGrtne de la manière lapins posilife, que rAnemblftt de Grenoble fut dominée par des mi- •Ittref enthonsiasles et des jeunes gens impélamx, en l'absence de tons les grands seigneurs im parti. La plupart des députés n'étaient rien BOins que des jeunes gens, les ministres étaient m faible minorité, et tons les grands seigneurs kigienots y étaient représentés par des dépotés, s«M l'aTis desquels rien ne se fit.

seigneurs, et pour s'entendre avec eux sur la réponse à y faire, elle nomma sept commissaires, qui furent, Lusignan, Lotiàrières, Rmivrayy Le Parcd'Archiac, Baille , Faucher ei La Noaille, c'est-à-dire quatre gentilshommes, deux ministres et un avocat. Le lendemain, elle fit partir Des Bordes et ses deux collègues, en ajoutant à leurs Instruclions une défense expresse « de contester ou composer sur aucun article, 0 et une Injonction de supplier la régente d'avoir égard aux remontrances du prince, à qui elle Jugea à propos de donner connaissance de cette démarche tout à fait officieuse par Vénevelle, Ce gentilhomme partit avec les trois députés envoyés en cour, porteur d'une lettre, écrite par Bertreville, qu'il devait remettre à Condé avec qui 11 lui était d'ailleurs défendu «de traiter aucunement. » Dans sa séance du 1 5 , l'Assemblée, qui avait arrêté de ne point se dissoudre avant le retour de ses députés, résolut de publier un extrait des plaintes des églises, et chargea Vignier dece soin. Quelques jours après, le 17, lesieurde Cou^n^e apportale manifeste de Condé. Rouvray^Bertreville, BailU, Venturin, La MiUetière et Soullet furent nommés pour en conférer avec Lesdiguièreset les députés des Grands, de l'avis desquels, on députa, le 21, Brisonk la régente pourlasnpplierde rechef d'avoir égard aux demandes du prince et de suspendre son voyage (i), et Cagny à Condé pour lui demander de quels moyens II disposait. En même temps, des lettres furent écrites aux provinces, les exhortant à se tenir étroilement à l'union.

En attendant le retour de ses députés, l'Assembléesuspendit ses séances.

Ce fut en vain que Condé la fit presser de nouveau, le 4 sept., de se joindre à lui et designer, sous la promesse de se secourir mutuellement et de ne déposer les armes qu'après avoir obtenu

(1) La lettre qu'il présenu an roi a été publiée sous ce titre : ùttu prénnlit ùu ni a« nom el par Favit di ceux ît la R. P. A. tonfhant U voyage du rçi, in -8*.

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lears Justes demandes, on traité d'alliance dans le but de travailler en comman i • à faire rechercher et punir les assassins de Henri IV et leurs complices: 2* à empêcher l'admission en France du concile de Trente; 3« à retarder les mariages espagnols; 4* à faire châtier les mauvais conseillers de la régente; 5* à établir un conseil auprès du roi et remettre l'ordre dans les finances; 6* à faire observer exactement les édits en faveur des Réformés.

L'Assemblée refusa de se lier par aucun engagement avant le retour de ses députés. Cagny revint le 9 sept, avec des lettres de Condé et de BomUon, datées ducampdeUontcomet Le prince dissimulait à peine son mécontentement des prudentes lenteurs de l'Assemblée et Insistait de nouveau « pour qu'elle Joignit incontinent ses Justes armes aux siennes. » Bouillon se contentait de protester de sa ferme résolution de rester uni à l'Assemblée, bien qu'il eût embrassé le parti de Condé, comme il y était obligé pour le service du roi, en sa qualité de grand officier de la couronne. Ces lettres n'ébranlèrent pas la résolution de l'Assemblée qui, en attendant le retour de Brison, se contenta de prendreactedu serment des quelques officiers emplo>és à la garde des places de sûreté dan? la Saintonge et dans le Bas-Languedoc. Les derniers, Georges et Pierre Brnussoty de Gignac, La Chesnaye, de Clermoni, Sarin et son lieutenant Salletles, de Sommières, Saint-Juist, de Lunel, de CorhièreSy lieutenant du gouverneur d'Algues-Mortes, Blancart, lieutenant de Gaultier, gouverneur de Peccais, signèrent l'union sans aucune réserve ; mais lescommandanlsdelaSainlonge, Du Candelay, de La Garenne et de Mona ne le tirent qu'avec certaines restrictions qui mécontentèrent l'Assemblée. Le 1 3, un émissaire du roi d'Angleterre se présenta dans son sein pour Texhorter, au nom de son maître, à n'employer envers le roi quesupplicap tlons et remontrances, avec promesse de Yeiller, comme proter'eur de la Re-

ligion, à la défense des églises proteitantes et au maintien de la liberté de l'Europe. Enfin Brison revint, le 18, avec des lettres du roi et de la reine que rAssemblée communiqua immédiatementà Lesdiguières,enlui faisanl demander s'il ne serait pas expédient qu'eilese transportât ailleurs « attendu l'esloignement de ce lieu [Grenoble], la rigueur de l'hiver en iceluy, lesma^ ladies qui y sont, et la contagion qot est es environs. » LesdiRuières s'op^ posa avec force à cette démarche. Îm 21 , il se rendit en personne dans l'Assemblée pour développer ses raisons; mais les dépotés des Grands furent tous d'un avis contraire au sien. Lorsque l'Assemblée lui fit connaître, par un* députation de dix-huit de ses membre»

les plus distingués, sa résolution di quitter Grenoble, le maréchal répondit qu'il resterait dans l'union deségli860^ quelque déplaisir qu'il ressentit de o»

départ. L'assemblée s'ajourna donc aa i •* octobre ; puis elle chargea Du Boti* de-CargroiseiSaint'Privat de se rendre auprès du roi pour l'informer do parti qu'elle avait pris de se transporter à Nismes.

La réouverture de l'assemblée eut lieu le 2 otL Le même Jour, r< //ac présenta l'acte du serment prêté par les officiers des places delà Haule-Guienne; le lendemain, arriva celui des officiers de la Basse-Guienne,etquelquesjoursaprès, celui des officiers de la Bretagne et da Poitou. Dans l'intervalle, tous les députés, à l'exception de ceux du Daophiné, dont deux seulement, La Co^ombière et Uvache, se présentèrent plus tard, arrivèrent, en sorte que l'assemblée se trouva à peu près au complet, le 5, pour écouter la lecture des réponses peu satisfaisantes do roi au cahier des plaintes, réponsesqueChampeaux, Des Bordes et Malleray apportèrent avec une lettre de S. M., engageant l'assemblée à nommer sans délai les candidats à la députation générale et à se séparer. Tel était l'état des choses le ^squeRohan instruisit l'Assemblée, le 6 oct., de son entrée en Guienne, en la priant de l'a-

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vouer. Elle hésita^ sentant fort bien que l'aveu qu'onluidemandailéquivaudrait à une déclaration de guerre. Le 9, le sieur de La Haye la somma encore une fois an nom du prince « de se joindre absolument à lui. » Elle répond il à celte sommai ion par la nomination de six oemmissaireSy Lusignariy Des Bordes, Baille, Vignier, Malleray et Bazin, chargés d'en conférer avec les députés dos Grands, el ce fui seulement le 1 2, qu'elle se résolut à une démarche décisive en avouant i'enlrepris^ de Ro* ban. Le 1 5, l'union avec le prince de Condé fut votée a sous les mesmes protestations que faict ledict seigneur de 00 se départir Jamais de l'obéissance do roy el de n'avoir autre but en la recherche de notre liberté et seureléque lo bien de son service, maintien de son Kplat, grandeur et accroissement de ^oste monarchie et entretien de ses 6dfds. » 11 fut irouvé bon toutefois, sur la proposition d'une commission composée de Lusignan, Rouvray, Bertrê' ville, CÏMuffepié, Vignnr, Btraud, Bimtncontre, La Millelière, d'ajouter quelques arlîclesàceux qui avaient él6 proposés par Condé. Pendant qu'elle les discutait, Saint'Privai lui apporta des lettres du roi, qui consentait à ci^ qu'elle continuât ses séances à Montpellier, et non à Nismes -, maiselleélaiC dé(jà trop avancée pour reculer. La discussion continua donc, et le 29, tous les arlicles du traité d'ull lance ayant été adoptés, elle cboi^it Des Bordée, Du Cruzel et La Noaille pour iesaller soumellre à la signature du prince ; les deux premiers devaient rester auprès do loi comme commissaires. Le 7 n> vembre, fut donnée lecture do l'acte do serment prêté par les commandants des places du Vivarais : Louis ti Aimé Du Pont, de Bay s-sur-Ba) s, René de La Tour-Gouvernel, de Privas, Anloine de Btaumont, sieur deChabreilles,do Vllleneuve-de-Berg, Louind'Artumde, sieur de Mirabei, Jacques- Alexandre et Louis d'Arlamde liis, de Mlrabel, Matthieu et No^l de Chambaud, do Po^tïUgJeande Bosse, sieur de SarjaS|

Pierre Du Mas, bailli de Jaujac, Jaa^ gués de Goust, sieur de La CharollO| Jean de Gou^^ sieur de Gervais. Le9, l'assemblée décréta qu'av is serait donné aux provinces de Télat des choses, et le lendemain,elle décida qu'une nouvelle dépulalion serait envoyée au roi pour le supplier dedonner la paix à son peuple. Bertreville, Dolchain etParenteau,chargésdecettemis8ion,8e mirent en route le t«'déc., avec l'ordre de corn* muniquer leurs instructions à Condé, de peur qu'il ne prit ombrage de c^tte dépulat ion. En attendant le retour de ses députés, l'Assemblée ne resta pasoisive.Elle poursuivit la lâche dilhcile d'apaiser les querelles qui surgissaient do tous c6iés dans le parti huguenot, s'occupa activement à faire rendre Justice anx Protestants qui étaient foi t molettes par les aulorilés catholiques, et, sur la demande du duc de Bouillon, avoua tout ce qu'il avait fait depuis le commencement des troubles. Du Crusel ayant rapporté, le9janv., le traité signé par Condé, l'Assemblée le ratifia à son tour, le 1 1 , après que l'agent do prince, La Haye, eut prêté en son nom serment de l'observer fidèlement, et do n'entrer dans aucun aciïommodement avec la Cour a au desccu et sans le coosentement de ladite Assemblée. » Le 1 5 Janvier, les députés euvoyésen Cour revinrent avec la bonne nouvelle que le roi se montrait disposé à la paix. En conséquence, et sur l'exprciise iuvitatioo du prince, l'Assemblée, après avoir ordonné la publication d'un manifesta pour rendre compte aux églises des raisons qui l'avaient portéeà se joiudreaux Mécontents, etdécrélé l'exécution dans le Bas-Languedoc duRéglemenl général faitàSaumur (Voy. Ylil, p. 533), s'ajourna dans i'inleniion de se rapprocher de Loudun où devaient s'ouvrir les conférences pour la paix, conférences auxquelles elle envoya, comme ses fondés de pouvoir, Routray, Bertreville, Champeaux, Des Bordet^ et LaNoaile, avecdes iastructiuns très-précises dros* sé^par /{(nit;rûy, Bertreville, Durant, BanencaiUre et Chauffejdé.

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Après une Interraption d'on mois, l'Attemblée rouvrit ses séances à La Rochelle, le 3 mars 1 61 6. Les dépêches de ses dépalés à la conférence de Loo* duD ne tardèrent pas à éveiller ses in* qaiétndes, en lai faisant connaître les eflbrts de la Cour pour détacher de sa cause Condé et les autres grands sei« gneurs mécontents. Les nombreuses infractions commises par les Catholiques à la trêve qui avait été conclue, le 20 janv.y entre les deux partis à l'occasion desconférences pour la paix Jointes aui armementsconsid^rables que le gouvernement faisait, n'étaient pas propres, il faut en convenir, à dissiper les soupçons, fille se plaignit à Condé, qui répondit qu'il fallait songer avant toutes choses à conclure la paix; que réclamer la réparation de chacune de ces contra- ▼entions entraînerait d'interminables longueurs, et que Tétat des aflhiires demandait impérieusement une solution immédiate. L'Assemblée fut médiocrement satisfaite de Cette réponse, et elle ne le fut pas davantage des réponses Csiles à ses cahiers, qui lui furent corn* muniquées, le 29 mars, par Rouvray et Berlretn7ie. Elle se proposai t d'ad resser de nou\elles observations au prince,déjà même elle avait nommé une commission, composée de Rouvray, Bon^nconr trs, ManiaUl et Boisbeul, qui travaillait à dresser le cahier de ses remontrances sur l'insuffisance de ces réponses, lorsque l'ambassadeur d'AngleterrtiSuUy, au nom des seigneursmécon- \miÈ,Bu^nval et F/f/'6rtin,deiapart de Coudé,vinreni lasupplier de ne point apporter d'obstacle à iaconciusion delà paix, en rroter^tant que le prince avait fait tout ce qui avait été en son pouvoir, et qu'il n'y avait point à espérer de réponses plus favorables à ses cahiers.

Dans la séance du 14 avril, considé* rant qu'elle ne s'était jointe à Condé qu'à condition qu'il rechercherait tou* les les voies de la paix avant de se ]•* 1er en l'extrémité desarmes, l'Assemblée consentit donc à accepter les ré»

ponses faites aux cahiers de ses de»

1^ quoiqu'elle n'y trou\At |ms

« le contentement espéré et néeessairt pour le bien des églises, en attendant qu'il plût à Dieu d'Inspirer à S. M.

d'accorder à ses très«huinbles sujets da la R.R. choses plus favorables.» Dèi le 1 6, elle dressa une liste de quatortt personnes sur laquelle le roi aurait à choisir les commi^tsaires protestants pour rexécutionde l'édlt dans lespro* vinces (l). Le lendemain, elle chargea Ruuvray, Bertreuille et Des Bordes ^é% se transporter à Loudun pour y travailler au traité de paix, avec C^mpfatiâE*, La NocdUe, Chou jf épié, Huron^ La MiUetière, Maniatd et BspéraniieUj et le signer au besoin. Le 25, Chamf»

fepié revint lui annoncer que les eomi* missaires ne voulaient point consentir à ce qu'elle restât en permanence jus* qu'à l'entière exécution de l'édlt, eom* me Sully l'avait promis de la part dn prince. Ce fut en vain qu'elle Insista, il lui fallut, sur un nouveau refus, re* duire la demande à six semaines pen* dant lesquelles le désarmement général s'opérerait, les commissaires se rendraient dans les provinces, Tartasse* rait restitué aux Protestants et l'édlt vérifié au parlement de Paria. Le 6 mal arrivèrent des lettres de Condé annonçant la conclusion de la paix, avec promesse formelle de la part du prince « de tenir la main de tout son pouvoir à l'exécution des choses promises. » Sii jours après, les commissaires de TAssemblce à la conférence revinrent a vee des brevets pour la nomination de deux députés généraux, pour une augmentation de f 4,000 livres sur lasolde des garnisons des places de sûreté, et une autre de pareille somme sur le traitement des pasteurs, pour la prolongation de la garde des places de sûreté durant six ans et pour la subsistance de l'Assemblée jusqu'au 15 juin. L'Assemblée « loua et remercia Dieu de ce

(1) Voici les noms des qaatone élus : Le Tid«me de Chartret, Montbnrot^ BtainviUf^ Lkiignan, Rouvray, B.'rtrevitl'^ Beitay^ VéneveUtf ikiint» Privât^ ùctSwà^t^ Fonenronfrf, conseUl«r à la Chambre de Gasires, Kuifon, eonseUlsr M parlement de Grenoble, Lt Coa ei $aiiit»Ufnnf eoii«ieilier9 •• ptrleneot de P»rU

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qu'il avûit rendu la paix à ses églises eUl'Estat »

L'Assemblée continnases séances Josqo'au terme qui loi avait été fixé ; mai^ elle ne fit plus rien d'important. La seule de ses résolutions qui mérite notre attention , parce qu'elle prouve Jusqu'à quel point étail poussée la méfiance à l'égard du gouvernement, est Mlle qu'elle prit^ le 21 mai, sur la demande de plusieurs provinces^ tendant à «établir un ordre pour tenir une assemblée politique ci-après en cas de retOÈ. » Elle décida que, six mois avant Teipiration de leur charge, les députés généraux solliciteraient de S. M. un tirevet de convocation. Si leur demande n'était pas accordée, chaque conseil provincial enverrait en Cour des députés qui Joindraient leun* sollicitations aux leurs, et si le roi persistait dans son reftis,la province d'Anjou, de concert avec le Poitou etleBerry, convoquerait les députés des églises en assemblée générale.

Pendant quelques années encore, le baron de Blet continua à donner des preuves de son at lâchement à l'Ëglise protestante. S'il ne prit aucune part aux troubles qui éclatèrent en 1620, il Tant l'attribuer sans doute, non pas à un refroidissement de son zèle , mais à son grand ftge qui lui commandait le repos. II mourut à Paris, en 1 640, ftgé de 80 ans, et fut enterré, le 28 sept, au cimetière des Saint s-Pères(Aep . (/e CAar.) . 11 avai t été marié deux fois, la première avec Marguerite de Puyifuycm, fllle de Bené de Puyguyon et de Madelainede Briioy, qui ne lui donna pas d'enfants [l ) ; la stconûe,9L\tcFrançuisedeLestang, fille de François, sieur de liy, et deiadiih Hélies, dont il eut Dàmel, baron de Blet, né vers 1623. Ce dernier prit pour femme i/ar^ufr/(e Payen, fille de Pierre Payen, sieur de Chauray, et de Marguerite Constant, qui lui donna

(1) A moins qu'il ne faille regarder comme ttiue de ce mariage Anne d« Saint-Quentia, q«i épousa Charlct Delforterie, domestique de H. de BouiUgn^ ei lui donna deui lils, nommés Simon et Jacques Tons deux te conTcriireut et kttrmèie suivit leur exemple, eo iWT.

Six enfants, savoir : i • Albxarbei ;— 2» Henri ;— s» Daniel ;— 40 Charles; —5<» Marguerite ;-*6« Marie. Malgré son âge avancé, Daniel de Saint-Quentin déploya une grande fermeté pendant les persécutions qui suivirent la révocation de l'édit de Nantes. On lui donna à loger trois compagnies de dragons. Pour échapper auxavaniesdesmissionnaires bottés, il essaya de sortir du royaume en compagnie du ministre Perrault, de Hérault, du fils ùe Pierre BrissauU et de cinq paysans nommés Martineau, Charron, André Brunet, Dupuy et Pinaudeau (Arch. gén. M. 669). Il fut malheureusement arrêté, et il est probable qu'il feignit d'abjurer pouréchapper à la peine des galères qu'il avait encourue. Son fils Alexandre se montra moins opiniAtre, et le roi récompensa sasoumissionpar une pension de 1 ,500 livres {Ibid. M. 663), qui lui fut, il est vrai, très-mal payée. L'intendant du Berry lui rendait, en 1699, ce témoignage a qu'il avait fait abjuration avec peine, mais qu'il se gouvernait fort sagement depuis, p Ajoutons que, d'après le Rapport du même intendant, sur soixante-sixgeritiishoramesprotestants qu'on comptait dans le Berry, il n'y en eut que deux, outre le comte de Blet, qui se décidèrent à abjurer : de Lou6e (allas Ltmbie) sieur de La Gastevine, et Darambert, sieur de Romefort (JM SS.

de Genève, N»* 94-128).

SAINT-SÉBASTIEN (N. DE),gentUhomme protestant des Cevenues, qui s'est illustré par la belle défense de Saint-Autonin, en 1622. Menacés par les troupes royales, auxquelles la soumission de La Force et de Lusignan permit de traverser la Gnienne sans rencontrer de résistance, les Protestants de Saint-Antonin firent demander du secours aux Monlalbanais Ceux-ci, se souvenant des bons offices qu'ils en avaient reçus en d'autres temps, n'bésltèrent pas à leur envoyer quelques centaines d'hommes sous la conduite de Saint-Sébastien, un des lieutenants de Beaufort, Le duc de Veudême Investit la place le 9 Juin, après avoir

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chassé les assiégés des postée avancés qa'ils occupaient, et commença les approches par le lit de la Bonnette, dont il détoarna le cours. Louis XIII arriva, le i 4, sous les murs de la ville, et dès le lendemain, le feu commença. Le 16, le régiment des gardes, animé par la présence du roi, s'élança à l'assaut d'un ouvrage à corne, qui protégeait l'enceinte de la place; mais il fut repoussé après un court engagement. Le 17, nouvel assaut; héroïque défense des Protestants ayant à leur tète Saint-Séhastienet son sergent-major Pinel, qui ftarent blessés tous les deux. Le 19, troisième assaut, qui n'eut pas plus de succès que les deux premiers. Le 20, assaut général , dans lequel i'euvrage à corne ftit emporté, malgré la vaillante résistance des Huguenots, qui perdirent huit ofDciers, du nombre desquels fut Pinel, 200 soldats et quinze femmes tuées sur la brèche. Le 21, Vendôme fit jouer une mine, qui renversa un pan des murs de la ville et combla en partie le fossé. Saint-Sébastien , quoique blessé mortellement le 20, voulait prolonger la défense ; mais les habitants terr Iflés arborèrent le drar peau blanc etcapilulèrentleméme Jour.

La capitulation portait que les soldats étrangers sortiraient le bâton blanc à la main^ que les privilèges de la ville seraient respectés, et que les habitants se rachèteraient du pillage moyennant une somme de 50,000 écus. Vendôme prit donc possession de la place, et à peine la garnison se fut-elle éloignée, qu'il fit pendre onze des principaux habitants, entre autres, le procureur du roi et le ministre, ancien cordelier converti.

SAINT-SIMON (AaTHUS de), seigneur de Sainte-Hère- Ëglise et de CouRTOHBR, du Chef de sa femme, £léonore de BeauvoUin, qu'il épousa en 1 563, fut Chambellan du duc d'Alençon. Quoique nous ayons de sérieux motifs pour croire qu'il embrassa la religion protestante, nous devons avouer que nous n'en avons pas de preuves certatntiyii'ayaDlpas rencontré son nom

parmi ceux des chefs huguenots. De Thou parle bien, sous la date de 1 569, d'un Saint-Simon qui fut envoyé en ambassade en Danemark, d'oh il revint quelques Jours seulement avant la ha* taille de Moncontour, et qui fut donné en otage par Coligny pendant les négociations de la paix de Saint-Germain; mais nous pensons qu'il s'agit de .Y.

(feSai'nt-Sinion,gentilbomme saintongeois, que son mariage avec la mère de Sinado de Bemncourt avait fait seigneur de Chanteloup et de Bauchery.

Ce gentilhomme, en effet, qui montra Jusqu'à sa mort un grand zèle pour la cause protestante, figure, dès 1560, parmi les principaux seigneurs huguenots de la Brie. Un des premiers, il eut un prêche dans son cb&teau ; un des premiers aussi, il prit les armes, lorsque la guerre éclata en 1 562. Après la conclusion de la paix, il s'employa de tout son pouvoir à l'établissement d'un prêche à Provins. La dévastation de ses domaines, la ruine de sa maison, rien ne refroidit sou zMe. Il mourut huguenot en 1571, et fut enterré dans l'église de Bauchery, où sa femme alla le rejoindre en 1578.

Mais si Artiius de Saint-Simon ne se déclara pas pour la Réforme, il est certain que son flls jBAif-ANTOiM, baron, el,depuis 1 620,marqulsdeCourlomer, doit être compté au nombre des seigneurs huguenots les plus affectionnés à leur religion. Capitaine de 50 hoi&mes d'armes , genlilhomihe ordinaire de la Chambre du roi et gouverneur d'Argentan, il fit uneguerre vigoureuse aux Ligueurs de la Bretagne , sur lesquels il prit, en 1590, le ch&teau d'Esse, secondé par René de Saint-Dentsde-Hertré (l). Malgré ses services, il

(1) Noaf ignorons si ce geniilhomme anceTia, qae Henri lY nomma gouferneur d'Aiençon, profe«s«il la religion réformée ; nous saTons Feulement que plusieurs membres de la même famille f«* renl prolestants, tomme Jacquet cU Saint nsntt, sieur de Yertaine, flls de Thomaïf sieur de Laacisière, qui épousa, en 1048, Charlotte d# lfc#- Mti««(Reg. de Ghar.jetyfan-ilnloiiw itSoinl- Ihnitt sieur de Saint-GennainHltt-CoibiSyTltMll en 1685 et père de qoatre eolaote {Ank, f#». Tr.aro).

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tfxi dépossédé^ en 1594 , de son goavernement, et Henri IV le remplaça par on calholiqne. L'As<^mblée politique de Loudan^ à qui il se plaignit de cette destitution^ l'autorisa à rentrer dans sa place, s'il pouvait le faire « sans entraîner dans un remuement général (Forui^ de Etienne, N» 221). » Hien ne prouve qu'il y ait réussi. En 1597^ il assista, eomme député de la Normandie, à l'Assemblée de Chàtellerault; en 1599, à celle de Saumur; en 1605, à celle de CbAteilerault; en 1608, à celle de Gergeau, et en 1611, à celle de Saumur.

Cette dernière le chargea de porter à la régente le cabier des plaintes. La môme année, il fut nommé commissaire pour l'exécution de l'édit en Normandie. Eu i 61 9, il fut député de nouveau à l'Assemblée de Loudun. Selon Pinard, il fut élevé au grade de maréebal de camp par brevet du 13 Juillet 1620, et servit en Normandie sous le duc d'Klbeuf. Les faveurs de la Cour ne diminuèrent en rien sondévouement à la Cause. Nous le retrouvons^ à la fln de la même année, à l'Assemblée de La Rocbeile , à laquelle il assista comme députédela Saintonge et qui l'élut président, le 25 sept. 1621. Pendant le mois de sa présidence, les procès-verbaux del'Assemblée n'offrentguère que des décisions relatives à la part qu'elle t'était réservée dans les prises des corsaires rocbellois. La plus importantede 868 résolutions fut celle qui approuva, le 12 oct., à la prière de Rohan, la convocation de TAssemblée d'Anduze, et lui donna tout pouvoir sur les provinces du Haut et du Bas-Languedoc, deaCevennes et du Vivarais. Cette me; sure renversa les projets de ChâtUlon.

Saint-Simon fut une seconde fois élu président, le 25 nov. Depuis longtemps les affaires des Réformés n'avaient point été dans un état aussi prospère. On apprit, à peu de jours d'intervalle, la levée du siège de Montauban et la prise de Boyan par Soubise, L'Assemblée nomma La Chemaye Talné gouverneur de cette dernière place, où elle se bâta d'établir un péage. Appelé une troisiè-

me fois au fauteuil de la présidence, le 25 fév. 1622, Saint-Simon eut encore à communiquerai' Assemblée une heureuse nouvelle, celle de la prise des Sables d'Olonne par Soubise, apportée à La Rochelle par Du Plomb, Le différend de La Force avec Théobon occupa beaucoup l'Assemblée. Sentant la nécessité de mettre un terme à l'anarchie qui régnait en Guienne, elle ordonna aux conseillers protestants de la Chambre de Nérac de se transporter à Sainte-Foy pour y former une cour de Justice. Une autre résolution, commandée non moins impérieusement par les nécessités de la défense, fut celle qui déclara de bonne prise les navires é« trangers, même anglais ou hollandais, se livrant à la contrebande de guerre.

Une quatrième fois encore, le 25 juiU.

1622, Courtomer fut choisi pourdiri* ger les délibérations de l'Assemblée.

Les procès de Frelon et de Favas occupèrent une grande partie des sé^inces, ainsi que les pressantes demandes de secours pécun iaires adressées par Hontauban et La Rochelle, demandes auxquelles on fut forcé de répondre qu'on n'avaitmoyen d'y satisfaire pourleprésent. La pénurie d'argent plaçait, en effet, l'Assemblée dans la position la plus fâcheuse, et cependant son énergie ne faiblit pas. Ce qui contribuait surtout à l'entretenir dans ses projets de résistance, c'élaient les promesses du roi d Angleterre et la nouvelle de l'entrée en France de Mansfeid ( Vuy, VI, p. 597), à qui elle députa^es^ay pour l'engager à se porter sur la Loire, od Soubise et les Protestants normands pourraient opérer leur jonction avec lui.Une dernière lois, ie 25 oct., Saint- Simon fut nommé président ; mais dès le 9 nov., le capitaine Du Boit apporta, de la part de Ruhan, la nouvelle de la conclusion de la paix de Uontpellier. Après avoir remercié Dieu et loué le duc de son zèle, l'Absemblée résolut de se dissoudre immédiatement, afin de donner au roi une preuve de son obéissauce; mais, avant de se séparer, elle déclara ChtUeauneuf, VêiUeêti UIV

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têfnêy fndigneiy comme déserteurs de l'aoton, d'occo^r aucune charge à U nominailon des églises, el ordonna à ^nt'Bormet, des Cevennes, Châtetnk' lieu/, duVivarais, LiquièreSyûu Hauk* Languedoc, Grandry, La Primaudaye, de TAdJou, Jaucourty du Berry fAsniè' rts et ColUnet, de la Bourgogne, Se»

rignae et Bouy^ des Cevennes, Anias, do Vivarais, H^rcuUy de la Bretagne, de se Justifier, devant les conseils de leurs provinces, de n'avoir point rempli les mandats que les églises leur avalent confiés. La dernière séance eut lieu le 11 novembre 1622.

Saint-Simonne prit plus aucune part aux afTaires des églises. En 1629, il obtint la permission de lever un régiment pour le service des Etats-Généraux. Il se signala par sa valeur au siège de Bols-Ie-Due, où il fut tué le l*' sept. Il avait été marié deux fois, la première, enl 595, avec Marie de Cler~ mont'Gallerande , fille de Georges (/• Ckmumt et de Marie Clutin ; la seconde, avec la fille de François de Grl- Tiai, de Nice. Ses enfants furent : i* CTRUft-ANTOiNE , marquis de Courtomer, mestre-de-camp d'un régiment d'Infanterie, qui fut lùé, en i b39, à l'attaque des faubourgs d'Avranches, servant sous Gassion. Il avait épousé, Tannée précédente, Marie de Modelai' ne, fille de Jacques de MadeUnne, coih seiller an parlement de Paris^et de Mar^ guérite de Launay (Reg. da Char.), et en avait une fille, Màrib, qui épousa en premières noces Isaoe-Regnault de Pons, marquis de La Case ; en secondes, en 1 655, René de Cordouan, dont elle se sépara pour cause d'impuissance; puis en troisièmes, /arqt/«5-iVom.

par de Caumont, duc de La Force; »— 2* AirroiNB, sieur de Chambrun, enterré au cimetière des Saints-Pères, le 29 oct. 1633 (Keg. de Ctiar.); — 3»

LtONOR-ANTOiNB, marqois de Courlomer, commissaire pour Texécution de l'édit de Nantes, en 1 668, mort, le 3 a^ vril 167 6, à l'âge de 59 ans(i4rr/i.</^n. Tt.31 6). De sou mariage avec Mariedê £a i^Toue, célébréen 1 646,naquireiitaQ

moins quatre enfants : deux filles, dont Tune nommée RiNti-MARiB , et deux fils. 11 laissa, en outre, un b&tard, Rxh land de La Boulaye, sieur des Plantis, qui professait encore le protestantisme en 1685, avec sa famille composée de quatre fils et de deux filles (Arch. Tt. 270). La marquise de Courlomer vivait toujours, à celte date, et ni elle ni ses enfants n'avalent changé de religion.

L'alné de ses fils, CLÀUDE-ANTowB^né en 1 653, fut commissaire de l'édit pour la Normandie en 1681. il épousa, le 26 avril 1682, sa cousine Jeanne de Caumont y fille de Jacques-Nompar'^ Caumont el de Marie de Sainl-Stmon, De ce mariage, béni au château de La Boulaye par La Bonneille, chape»

lain du duc de La Force, vinrent Jao- QUBS-ANT0I7IB et Gui-ANTOïKiB, qui furent élevés dans le catholicisme. Le cadet, JACQUES-ANTomB, comte de Courtomer, seigneur de Sainte-Mère-Eglise, se maria, dans le temple de Charenton, au mois de sept. 1 683 , avec Marthe Chardon, fille de Jean Chardon et d'£i^ ther Hamonnet, qui le rendit père de Raoul-Antoinb. Le comte de Courlomer vivait encore en 171 4^ mais il professait alors la religion romaine (Arch, E. 3400).

SAINT-VÉRAN. roy.MONTCALM.

SAINT-VEKTUmEN (FRAfiÇOIS db), savant médecin, natif de Poitiers, fit ses études à Montpellier, où il prit ses degrés en 1567 et 68. Très-versé dans les langues anciennes, il fol intimement lié àyec Joseph Scaiiger, Isaac Casaubon,iïe Thou, Sainte-Marthe. On sait qu'il est l'auteur du premier Se4ih ligerana (Voy. VU, p. 25). Une preuve plus décisive de son mérite, c'est sa trad. latine du traité des plaies de la tète par Hippocrate, publiée sous ce ti« tre : Hypocratis Coi de capitis vulne^ ribus liber latinitate donatus a Fr, Vertunianu medico Pictamem^i, Ejusdem Fr Vertuniani Commentarius in eumdem. Ejusdem Hippocratis textuê grœcus à J. Scaligero castigatus, LuteL, 1578, in-8». Dédiék Laurent Jou* beri, qu'il appelle son père et son clier

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ualire. Au jugement de Dreux-du-Kadler^ c'est un morceau achevé dans son genre. François de Saint-Vertunien on simplement Verlunien mourut dans sa vilie natale en 1608.

SAINTE-HERMINE (JOACHm db), sieur Du Fa, qui avait été converti au prolestanlisme par VéroUy disciple de Calvin^ servit dans les rangs huguenots dès la première guerre civile^ et assista à la halalile de Ver, où il commanda l'artillerie. Comme il figure encore dans le fameux arrêt du parlement de Bordeaux de l569(Koy. Il, p. 415), on peut admettre que c'est lui, et non pas un Fabius de Sainte-Hermine^ dont il n'est Tait aucune mention dans la généalogie de cette famille, que Condé envoya d'Orléans à La Rochelle avec des lettres de sa part au maire Fran^ çois Pontard et aux échevins^ qui le reçurent en qualité de gouverneur, le 1 0 fév. 1 568 . Sainte-Hermine ne tarda pas à s'attirer la haine des Rocheilois par ses rapines^ à ce que rapporte i4mo« Barboi, Dans la troisième guerre, H assista encore au siège de Poitiers; c'est la dernière fois que nous ayons rencont ré son nom . De son mariage avec Anne Gutbert naquit Jsan, sieur duFa et de La Laigne, que l'auteur de la généalogie de Sainte-Hermine aconfondu^ croyons-nous, avec son père. En 1 560, Jean de Sainte-Hermine épousa Lucrèce de Lusignan, dont il eut Joàcbix, genlilhonime ordinaire de la chambre de Henri IV, mort en 1597. Ce Joachim avait épousé Barbe Goumard^ qui lui donna cinq enfants : Elib, Pibrrb, David, LfiONOR et Hardouikb, mariée, en 1615, à Isaac de Royère, David prit pour femme^ en 1 61 8, Marie RolUtnd, dont il eut, entre autres enfants, Fran- ÇOISB, femme, en 1645, fï'haac de LtvenneSy sieur des Brosses et de Mérignac. On ne connaît pas la destinée de Pierre et de Léonor. Quant à l'alné.

Elle, il se maria, en 1607, avec Eli" iabeth de PoUgnac et fut père de Joa- CBiM et d'ELiB, sieur de La Laigne, qui fit touche.

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