‹ La France protestante (volume 5)Chapitre 240 sur 241 · I. Christliche Verantwortung , Strasb., 1 523, m-io · texte numérisé non relu

I. Christliche Verantwortung , Strasb., 1 523, m-io

II. Ein Collation auf die Einfiihrung M, Anthonii [Firnj, Pfarrherm zu S. ThomanSy und Katkarinen seines ehelichen Gemahels , (Strasb.) 1523, in-40.

III. Kurze schriftliche Erklàrung fUr die Kinder, Strasb., 1534, in-8V — Ce catéchisme, au jugement de M.

Rôhrich, n'a pas la précision ni la brièveté de celui de Luther, mais il est plus simple et plus clair que celui de Capiton.

Comparé à ses collègues, Bucer, Capiton, Eedio, Zell leur était inférieur en science théologique; mais il l'emportait sur eux par la douceur et la simplicité de son caractère et surtout

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par son inépuisable charité. Sa femme, que ses vertus chrétiennes^ son esprit et son éloquence placent parmi les personnes de son sexe dont s'honore le pins l'Alsace, s'associait avec un joyeux empressement à ses bonnes œuvres.

Lorsque la persécution força les Protestants de Kentzingcn à abandonner leurs demeures, non-seulement elle en reçut plus de 50 chez elle, qu'elle logea et nourrit pendant un mois, mais elle adressa à leurs femmes une lettre de consolation, remplie des plus nobles sentiments, qui a été publiée sous ce titre : Den leydenden christglaubigen Weyhem der Gemain zu Kentzin»

gen, meinen Mitschwestern in Christo Jhesu zu handen Katherina SchUtzin, 1534, ln-40. Sa charité ne se démentit jamais, et lorsque ses ressources s'épuisèrent à force de faire le bien, sa bienfaisance ingénieuse sut encoro trouver les moyens de soulager de grandes infortunes. Tous les proscrits pour la cause de l'Evangile étaient sûrs de trouver un asile dans sa maison; elle aimait surtout à y accueillir les hommes savants et pieux que les persécutions obligeaientà fuir, oubienles étudiants pauvres, qui se consacraient au service de l'Eglise. Faut-il le dire à la honte de l'humanité! La plupart de ces malheureux, enivrés d'orgueil spirituel, oublièrent les bienfaits de cette excellente femme, lorsqu'elle osa manifester de l'amitié à Schwenckfeld ; bien plus, ils s'avilirent jusqu'à diriger les plus brutales attaques contre elle et contre la mémoire de son mari. La veuve de Zell retrouva, pour y répondre, toute la vivacité de son esprit. Elle publia Brie fan die ganze BUrgerschaffù der Statt Strasburg txm Katharina ZeUin, 1557, in-4«;rélmp. dans leT.

y des Beitrâge de Fusslin. C'est dans cet écrit, devenu excessivement rare, qu'elle donne quelques détails sur sa vie. Elle était née à Strasbourg, en 1497, dans une famille d'artisans. Ses heureuses dispositions naturelles avalent été développées par une assez bonne édacatioujet de fréquents exer-

cices religieux avaient nourri la piété dans son cœur : son unique souci, même dans son enfance, était de faire la volonté de Dieu. La Réforme devait trouver en elle un disciple docile. A* près son mariage, elle se montra une femme pieuse, charitable, fidèle, intelligente, courageuse, une véritable diaconesse dans l'ancienne acception du mot; à peine quelques travers obscurcissaient-ils ses éminentes qualités. De rudes épreuves ne lui manquèrent pas.

La santé débile du seul enfant qu'elle eut de son mariage,tourmenta soncœar maternel, et l'ingratitude de ceux qui lui devaient le plus, de Louis Gùntzer on Rabus, entre autres, à qui elle avait prodigué les marques de son affection, remplit d'amertume les dernières années de sa vie. Outre les deux opuscules que nous avons cités pins haut, on lui attribue une Justification de son mari, 1 524, In-i^une Explication des ps, LI et CXXX et du Pater noster, 1528,in-8», et un \i\reûe Cantiques^ 1534, ln-8«. Elle entretena/t aussi une correspondance assez suivie avec plusieurs des réformateurs qui avaient trouvé une retraite chez elle, et dont quelques-uns lui prodiguent par reconnaissance des éloges un peu exagérés.

ZENTGRAFF(J£AN-JOACHijii],professeur de théologie morale àl'université de Strasbourg, né le 2 1 mars 1643, commença ses études dans sa ville natale, et alla les continuer à Leipzig et à Wittenberg. Nommé professepr adjoint de philosophie danscettedernière université, il ne retourna àStrasbonrg qu'en 1676 pour prendre possession d'une chaire de théologie morale à laquelle il avait été appelé, en même temps qu'à la place de prédicateur de la cathédrale. £ni678, il se fit recevoir docteur. En 1695, après la mort de Jean Faust ^ il fût choisi pour le remplacer comme professeur de théologie.

Depuis cinq ans environ, il était président de rassemblée des pasteurs, lorsqu'il mourut, ie 28 nov. 1707. Ses poblications sont très- nombreuses. En Y«iei la liste aussi exacte qn'il boqs a

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été possible de la dresser» avec le secours deJocber,deLipeDiaset deWalch.

(. CoUuvies Quackerorum, Arg.»

1665, iQ-4«.— Thèse soutenue sous la présidence de Dannhauer,

ILAbfertigungdergriindHchen IViderlegung vom eingeriickten CcUixli' nischen GlaubenS'BekànnlnisSf AYitteb.^ 1668, in-80.

III. Disp, histor. de Jaune et Mam" brey celebirrimis ^gypiorum magis, Vitl.,1669, in-4».

lY. Disp. de turri Babel, Vitt.»

1674, in-4«.

\ , Exerciiatio theologica deeo quod Deum dec6t,Arg.,i677, in-4*.

VI. De origine y veritate et rectitU' dine juris naturcdis, Arg., 1678, 8«.

—Ce traité ayant été attaqué, ZenlgraCT répondit par Vindiciœ contra S. Puf* fendorffium et Sam, Strimesium,

Yli. Origines juris naturalis secundùm disciplinam Christianorum ad GentiHum captum vindicatœ contra Spicileg, controversiarum dom. S, Pufendorffii cum appendice contra S.

S/nmf«tum, AJg., 1681, in-8^

YllI. Comment, de origine^veritate et obiigatione juris gentium. — Cité par Jôcher.

IX. Rexunctus Dei, hoc est y de une* tione regumy Arg.» 1 692, in-4*'.

X. De furore poetico, Arg., 1692^ in-4*. -» L'inspiration vient de Dieu, qui répand un feu subtil dans Tàme des poètes. Pourétreapte à recevoir ce don divin, il faut être doué d'un naturel beureuxet d'un tempérament mélancolique.

Le feu sacré trouble, émeut, exalte le poète, et si quelque passion Tagite, comme la piété, l'amour, la colère, si son imagination est écbauffée par le vin, si son génieesl excité par les applaudissements ou aiguillonné par les récompenses, il compose des chants d'autant plus sublimes qu'Usera mieux préparé à sa mission par la lecture, la méditation et le travail. Telles sont en peu de mots les idées émises dan? ce livre.

XI. De equitibus et eqttestribus or* dit^ibm, Arg., 1695, iOrA:

XII. De fine hominisy Xrg.t 1693, in-80. —Recueil de cinq ou six thèses où l'auteur e^tpose les idées des écoles philosophiques de la Grèce sur le souverain bien.

XIII. Ex legibus Ebrceorum forensibus contra magiam, de divinationi^ bus magicis ex iisdem legibus, eâque occasione de virgulâ divinâ et divina^ tione Jac, Aymari sicariorum et furum investigandorum causa factâ, Arg., 1694, in-40. — Zentgraff ne croit pas défendu par la loi de Dieu les moyens de découvrir les choses cachées, dans lesquels il n'y a ni impiété ni superstition, et qui ne procèdent d'aucune communication avec le diable.

XIY. Ex kg. Ebrœorum for^ contra fnagiam,de speciebus dimnationum magicarum et vand obserixintiâ, Arg., 1694, in-40. — Il explique les opérations magiques défendues par la loi de Dieu.

XY. De legum Ebrœorum forensium contra magiam ratione et usu politico, et pœnâ magorum, Arg., 1694, in-4«.

XY I . De legum Ebrœorum forensium contra idolatriam usu politica.

XYII. Repetitiodoctrinœdeelectionê secundùm prœuisionein fidei (acti , Arg., 1699, in-4».

XYIll. Summa juris divini, seu isagogica institutio doctrinœ de justiti4 et jure tamex naturali, quamscripto Dei jure, Arg,, 1699, in-8».

XIX. Tractatushistorico-theologicus decatechisatione,Xrg,,iS99'nùi,4'>, —Recueil de huit dissert. ; !• De religionis christianœ catechesi; 2* De christ, calecheseos capitibus; S» De catecheseos necessitate in Ecclesidi 4* De sufficientià catecheticd ; 5<> Desim-^ plicitate catecheticd; 6» De informa-tione catecheticd; T De catechesi D.

Pauli apostolicd; S^Decatechumenis.

XX. Vindiciœ incorrupti codicis Aebrœi contra H, Meibomium, Arg., 1700, in-4».

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