‹ La France protestante (volume 5)Chapitre 4 sur 241 · David Rousseau, né le 12 cet · texte numérisé non relu

David Rousseau, né le 12 cet

1 641 , épousa, en 1666, Susanne Cartier, qui lui donna douze enfants, entre autres, !<> Isaac, qui suit; — 2« Théodora, femme de Gabriel Bernard; — 30 David, né en I68O, qui s'unit, en 1710, à Marie Mallot, et en eut Gabriel, né le 10 déc. 1715. marié, en 1 748, avec Jeanne^Louise Le Clerc, de Rolle, et père de deux fils morts jeunes ; — 4*Cleriionde, femmed'ilntoine Fazy; — 5» Susanne, épouse de Jean-Louis Gonceru, de Nyon.

Né le 28 déc. 1672, Isaac Rousseau fat présenté au baptême par Isaac de Budé, sieur de Vérace. il apprit l'état d'horloger et devint si habile dans son art, qu'il fut appelé à Constantinople comme horloger du sérail. Le 2 Juin 1704, il avait épousé Susanne Bernard, son amie d'enfance, et il en avaitun fils, François, né en 1705.

Durant son absence, la beauté de sa femme, son esprit, ses talents, lui attirèrent les hommages de La Closure, résident de France. Pour se délivrer de ces importunes obsessions, elle pressa son mari de revenir. Dix mois après son retour, le 28 juin 1712, lui naquit un secondais, qui fut présenté au baptême, dans le temple de ^aint-Pierre, le 4 juillet suivant, par /.-/. Valençan, fils d'un ministre du Dauphiné, et qui reçut le nom de Jean-Jacques. Neuf jours après la naissance de cet enfant, Isaac Rousseau perdit sa femme, qu'il aimait avec passion, malgré son carac^ tère fHvote tt égoïste. En 1793, à kl

suite d'un duel ou il blessa son adversaire, préférant l'exil à l'humiliation de l'amende honorable à laquelle il avait été condamné, il quitta Genève et se retira à Nyon, où il mourut en 1747. Son fils alAé tourna mal; il disparut un jour de la maison paternelle, passa en Allemagne, et on n'entendit plus parler de lui. Quant au cadet, il a rendu son nom si célèbre, que nous lui consacrerons un article spécial, qui sera, nous l'espérons, d'une grande exactitude, au moins quant aux faits, notre ami M. J. Richard, qui depuis vingt ans, dans son admiration enthousiaste pour Jean-Jacques, s'occupe de recherches sur sa vie et ses écrits, ayant bien voulu prendre la peine de le revoir.

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