V. État du christianisme en France, La Haye, 1725-27, in-s
VI. Béponse au Factum du sieur Vincent Lambert, Rott., 1726; La Haye, 1727.
VII . Traité sur V éducation des princes, resté inédit et probablement perdu.
H. Frère cadet de Jacques, Louis Saurin se voua également au saint ministère et reçut Timposition des mains à Bâle, le 1 7 mai 1 705 (/Irc/i. cie i'églisefr. de Bâle), H partit ensuite pour TAngleterre et fut attaché à l'église de la Savoie. Lorsque Tbôpital français fut fondé, il en fut nommé un des directeurs. Plus lard, étant passé en Irlande, il devint doyen de Sl-t'alrick en 1 7 20, cl chunlre de l'église iu Christ à Dublin. 11 mourut dans celte villeen i 749, ayant eu de son maiiagc avec une demoiselle de La Brelonnière, réfugiée de la Normandie, quulre iilles et un fils, nommé Jacques, qui épousa N, Dufi, et mourut en J773, vicaire de Belicisl, après 20 ans de ministère, laissant une mémoire vénérée. Ses enfants furent Louis, Marc-Antoi>k , Guil- LAiMECt Jacques. Ld destinée des deux aînés est inconnue. On ne sait rien non plus de la vie de Guillaume, si ce n'est qu'il devint père, eii 1758, d'un fils, nommé William , à qui il fit donner une excellente éducation dans l'école
fondée à Lisbum par Du Bourdieu. Ea quittant cette école, le jeune Saurin entra, en 1775, au collège de la Trinité d Dublin, et en 1 780, il fut agrégé au barreau irlandais. L'activité qu'il dé* ploya dans les élections de 1790 pour faire triompher M. Ward de son concurrent lord Gastlereagh,Iui valut und grande réputation d'habileté. En 1 798, il refusa la place de solliciteur-général, parce qu'il était bien décidé à s'opposer à la réunion de l'Irlande à l'Angle* terre. En 1803, le ministère anglais revint à la charge, mais sans plus de succès; toutefois, sur de nouvelles instances , Saurin se décida enfin à accepter, en 1807, les fonctions d'attorney-général pour T^rlande, et il les remplit quatorze ans. La réputation qu'il avait conquise, comme orateur, à la chambre des Communes et peutêtre aussi sa parenté avec le marquis de Thomond , dont il avait épousé la sœur, expliquent l'importance que le ministère mettait à se rattacher. Lorsque lord Downes, son ami, donna sa démission, le gouvernement lui offrit sa place, avec un siège à la chambre des Lords. Saurin la refusa. En 1851, le poids des années le força à quitter le barreau. Il mourut le J I janv. i 839. Sa femme, Mary Cox^ qu'il avait épousée en 1780, lui avait donné de nombreux enfants. — Son cousin James, né àBelfast, le 18 déc. I7riî), de Jacques Saurin, recteur de Saintc-Aïuie, dont il était le quatrième fils, n'a pas parcouru une carrière moins brillante. En quittant l'école de Du Bourdieu, à Tàge de 14 ans, il entra, comuiC William, au collège de la Trinité, où il se fil remarquer par ses rapides progrès. Une application trop soutenue ayant altéré sa santé, il se vit forcé d'abandonner la carrière de l'enseignement, vers laquelle ses goûts le portaient, pour entrer dans les ordres. En 1 783, il fut pourvu de la cure de Saint-Douglas, qu'il desservit dix-sept ans. Nommé, en 1800, au rectoral de Rosenallis, il permuta, en 1807, et devint recteur de Donaghmore. Doyen de Cork, en
SAU
SAU
IBI 2, archidiacre de Dnblin^en i8iS, doyen de Derry, en 1 81 7, il fut placé, en 1819, sur le siège épisco|Md de Dromore^ qa'ii occupa pendant 22 ans, n'étant mort que le i 9 avril 1842. Protestant zélé, ii avait voté, en 1829»
dans la chambre des Lords contre l'émancipation des Catholiques. Il a laissé^ comme son cousin, une nombreuse postérité.
SAUSSURE , famille considérable qui reconnaissait pour chef, dans la première moitié du xvi* siècle, Antoine de SatÂSSure, possesseur, du chef de son père et de sa femme, des seigneuries de Monteuil, Dommartin, Torcy, Epié, Sauvoy, Fontenex, St-Martin, Lanfrancourt, Remaulcourt, en Lorraine, n était flls de Mengin [aliâs Mongin] Scbouel^ dit de Saulxures, conseiller d'Ëiat et grand fauconnier de Lorraine et Barrois, sous le duc Antoine. Antoine de Saussure succéda à son père dans sa charge de grand fauconnier et dans celle de capitaine-prévôt, gruyer et receveur de Bouconville. Le duc régnant le favorisait; mais, à sa mort (1544)^ sa veuve, Christine, régente pendanlla minorité de son Ûls Charles, « Vaccusa d'avoir donné quelque cognoissance de la religion audit duc son mari » et le fll jeter en prison. Selon une autre version^ consignée dans un Rapport de M . Othon Cuvicr sur l'église de Metz, il ne s'agissait pas du duc défunt^ mais du prince mineur à qui de Saussure aurait inculqué les principes de la Réforme, ce qui s'accorde mieux avec la date de son emprisonnement (1550). La régente n'aurait pas laissé dormir 5 à 6 ans son ressentiment. Étant parvenu à s'évader, il se réfugia à Metz^ d'où il fut bientôt contraint de s'éloigner à cause de sa religion. Il se retira d'abord à Strasbourg, accompagné de sa famille, puis à Neuchàtel,en Suisse. Dans les papiers de Paul Ferry (Observations séculaires sur Thist. de Metz), on trouve de lui une lettre qu'il écrivit à Toussaint de cette dernière viUe, sous la date du l«<r déc. 1550.
Ses biens avaient été saisis ; mais il pa-
raît qoe la régente se relâcha de sa rigueur; le 18 mai 1553, un de ses parents du côté de sa femme, Christophe d'Augy, lui fit passer les revenus de ses terres de Torcy et de Dommartin»
dont on avait obtenu mainlevée. De Saussure se rendit ensuite à Lausanne (d'abord à Genève, d'après Leu), ou U fut reçu bourgeois gratis en 1556. n était animé d'un grand zèle pour la propagation des doctrines éVangéliques.
C'est de notre Saussure que parle Bèze, dans son Hist. des églises, lorsqu'il dit « qu'à la solicitation d'un gentilhomme de Lorraine, sieur de Dommartin, homme plein de piété et de zèle, s'estent quelques années auparavant retiré en Suisse, vint h Mets un Jeune homme de Bordelois nommé Kt/Zeroc^, envoyéde Lausanne, le quel exerça secrètement le ministère, fit un très-grand fruict en peu de temps, etc. » De Lausanne, oà il laissa une partie de sa famille, de Saussure alla s'établir à Genève, en i 565, et il y mourut, en 1 569, à l'âge de 55 ans. Sa tamme, Antoinette d'Au^ gy (aliàs A ngyj, lui donna de nombreux enfants: 10 Clalue qui suit;— 2«Jbak, qui suivra; — 3» Daniel, sieur de Morrens, qui ne laissa pas de postérité; — 4» Moïse, souche d'une branche restée à Lausanne , sur laquelle nous manquons de renseignements précis ; — 5»
Françoise, femme de Henri S«*riager, gent ilhomme écossais ; — 6o Sara, femme de Claude de Oortens, puis, en secondes noces, d'Isaac de Pré; — 7«Anne; — 8« Phokeô ; — 9«» Judith , femme de Robert de [^'Escale.
L Baancue aînée. Claude, sieur d'Espié, épousa Anne de Pierre, fille de Claude de Pierre, sieur de Chamel, du Dauphiné, et en eut : l» Marie, bapt. le 8 juin 1 568, femme ù' Esprit de Séguin, du Dauphiné; — 2«> Jean, bapt. le 4 nov. 1569, marié aveci/arie de Pontaujard, fille de Charles dé Pontaujard, sieur de Crest en Dauphiné, qui lui donna Charles, mort sans enfants ; — 3» Jacqits; — 4« Pierre, qui eut de Marie de Vins trois fiis, tués dans nos guerres, et une fiUe, Eusà-
SAU
SAU
BBTH^ mariée à Jean de Magnan, gentilbomme da Daaphiné; — 5» Marc^ sieur de Tuzel^ marié avec Anne de Roche, en Provence^ qai ne lai donna pas d'enfants.
II. Brànchb cadette. Jean de Sanssure^ siear de Dommartin^ mort en 1 61 T^ à l'âge de7i ans^ fut marié deux fois. 11 eut de sa première femme^ Catherine de Veille, veuve de Henri Scrlnger : i« Jean-Baptiste^ sieur de Morrens^ qui suit^ — et de la seconde^ Eli" iobeth de Budé, fllle de Jean deBudé, seigneur de Véracc [Voy. III, p. 75), 2* François, sieur de Vernens, capitaine d'infanterie et conseiller à Lausanne, qui n'eut que des filles de son mariage avec LouiseChavan; — 30 EligABETH, femme de Jacques Cbarrière, sieur de Mex ; — 40 Slsanne, femme du ministre Jules de Thiénes;— 5«DaniEL^ sieur de Yernand, souche d'une branche établie à Lausanne. Du maria* ge de ce dernier avec Dorothée de Dortan (ou Dortens) naquit Georges^ sieur de Bercher et de Yernand, qui s'allia avec Urbaine Polier, fille de Jean Po- Uer, de la brandie de Bretlgny, et eut pour fils Jean-Louis, baron de Bercher, qui se distingua à la bataille de Yilmergen. Du mariage de celui-ci, contracté le 1 1 août 1 691, avec Françoise dePerrotatyùWe de David de Perrotat, sieur deSt-Quintinen Languedoc, et de Roie Boileau-^e-Castelnau, sont issus, à notre connaissance, i^RosE, femme, en 1 7 2 1 ,deSamuel Constant-de-Rebecque (Voy. lY, p. 31); — 2» Georges, né à Lausanne en 1703, ancien colonel du régiment suisse de son nom, brigadier des armées du Roi, grand-croix de l'ordre de St-Pbilippe, qui épousa à Paris, le 13 sept. 1773, Marie Comar" ÇU6, née à Putney^ près de Londres, fille de David Comarque, ministre anglican, et de Henriette Reau (Etat civil de Paris, Cfmpelle de Hollande, N«97), etmourut àParis, au mois d'août 1 783.
Jean-Baptiste de Saussure, banderet de Lausanne, mort en 1 647, à Tâge de 73 ans, avait épousé Susanne Diodati, dont il eut : 1* Elie, sieur de Morrens,
reçu bourgeois de Genève en 1655 et mort en 1 662, à l'àgc de 60 ans; nous parlerons plus bas de ses descendants; ~ 20 Théodore, capitaine d'infanterieauservicedeHollande,tué,enl632, au siège de Maëstricbt ; — 3» Marc, sieur de Bousscns, souche d'une branche établie à Lausanne. Premier pasteur de cette ville, en 1635, et professeur de théologie en 1 656, il quitta sa place de pasteur en 1 638, la reprit en 1641, et y renonça définitivement en 1657, ne conâervant que sa chaire de professeur. En I66I, il se retira à Lutry, dont il desservit Téglise jusqu'à sa mort; — 40 Henri, conseiller et trésorier à Lausanne, auteur d'une autre branche qui subsiste encore; — 5» Catherine, femme de Benjamin de Mes* tral, conseiller à Lausanne.
Elie de Saussure avait épousé , en 1633, Sara Burlamaqui; neuf enfants naquirent de ce mariage : i» César, qui suit; — 2<» Marc-Antoine, né en 1639, marié à Jeanne de Willermin;
— 3» SusANNE, femme, en 1670, de Fabrice Burlamaqui; — 4° François- Nicolas, marié avec Esther Calandri»
ni, veuve de Jacques Trembley, dont il n'eut qu'une fllle ; — 50 Eue, mort en 1 735 ; — 6« Jean-François; — 7»
Augustin ;— s» BLadelaine, morte en 1742; — 90 Anne, mariée à André Hamilton, puis, en secondes noces,- à Pierre Du Port-de-Pontcharra. A la révocation, elle se retira à Genève avec son mari; mais ils ne purent emmener lear fils (Arch, M. 672).
César de Saussure, sieur de Morrens, bapt. le 31 août 1637, épousàAnne^ Catherine Lullin, dont il eut : 1 » Théo- PORE, qui suit ; — 2^ Jean, marié en Allemagne ; — 3° Léonard ; — 4» César, sans doute le même que le doyen Bridcl appelle Louis-César , qui fut premier pasteur à Lausanne, de 1714 à 27, et qui exerça ensuite le saint ministère à Launay, puis à Morges ;
— 50 Elie ; — 6» Françoise.
Théodore, né le 23 avril i 674, conseiller en 1 721 , trésorier en 1 735, syndic en 1734, président de la justice
SAU
municipale en i737,monniten 1750.
li fat marié deux fois, en premier lien avec Marie Mallet-Genoud, et ensuite avec Judith Bigot. Il eut du premier lit : i« Nicolas^ qui suit;— 2» Jeànivb- ËSTHERy fenmie de Louis Rilliet; — 5* Judith^ femme de son cousin Georges de Saussure, capitaine au service des Etats-Généraux^ mort en 1 759^ ne laissant qa'une fille nommée Marie.
Nicolas de Saussure^ né à Genève, le 2S sept. 1709, s'unit en mariage avec Renée deLaRive, qui lui donna Hora- CE-6ÉNÉD1CT, né à Conciles, près de Genève, le 17 fév. 1 740, marié avec ji(hertine-Amélie Boissier. Trois enfants naquirent de ce mariage: l^NicoLAS- THÉODORE,né à Genève,ie 1 4 oct. 1 767, qui épousa Renée Fabri; nous ne savons s'il en eut des enfants. Il marcba sur les traces de son père et de son grand-père ; nous reparlerons de tous les trois avec quelque détail après cette notice généalogique ; —2» Alphonse- Jean- François, marié avec Marie»
Louise^Susanne'Fanny Crud, dont il eut : Horace-Rsné-Théodore , né le 3 juillet 1824, et Fréd£rig-Henri- Louis ; — s» Albertine-Andrienne, femme de Jacques Necker, ancien syndic et professeur honoraire de botanique à racad. de Genève, à qui Ton doit les duvrages suivants : i. Cours de lit' térature dramatique , trad. de Valle" mand de A.'W, Schlegel, (1814); — II. Notice sur le caractère et les écrits de Mad. de Staël, Paris, Treuttei et Wùriz, l820,in-8%avecportr.; impr.
d'abord en tête des Œuvres de M»» de Staël,* — 111. L'Education progressive, ou Etude du cours de la vie, Paris, 1828-32, 2 vol. in-8<», ouvrage couronné par TAcad. française, contenant :
Etude de la première enfance; Etude de la dernière partie de l'enfance; EtUf de de la vie des femmes, — On attribue, en outre, à M»« Necker : Eloge histor. de M. de Périgord, adressé à M^* *** (Turretin), par M^^^D. S. (de Saussure), Montp., an VllI, pp. 83, in-S», et A* necdotes extraites de la volumineuse Uist, de Bussie de Leclerc, Montp.,
1808, in-8*. Mais dans les renseignements que M. L.-A. Necker a fournis & M . Quérard, il ne les cite pas au nom* bre des productions de sa mère.
Nous ne savons à laquelle des bran»
ches de la famille rattacher : 1° i4fitoine de Saussure, sieur de Boussens, qui eut de sa femme, Catherine de GtVigins, un fils, Joseph, marié avec Jeanne-Marie Polier, fille de JeanrPierre, sieur de Bottens; — 2^David de Saus^ sure, sieur de Bercher, marié avec Arir gélique Manlich, qui lui donna LouiSB, alliée à Etienne d'Aubonne, puis, e& 1767, à Jonathan Polier; — 3» Bef^ jamin de Saussure^ qui épousa EmiUe Gaudard, dont il eut Susanne, unie en mariage,en l TùO,Il Jean-Daniel Polier,
I. Nicolas de Saussure, agronome, membre du CG, en 1745, s'est fait on nom dans les lettres comme économiste. On lui doit les écrits suivants :