‹ La France protestanteChapitre 100 sur 303 · ARMAND — ARMET · texte numérisé non relu

ARMAND — ARMET

chambre de l'édit de Grenoble, en 1026, à la place de son père. Dans les lettres de nomination, il est qualifié d"écuyer et d'avocat. Il résigna sa charge, en 1648, en faveur de son gendre, Alexandre de Bardonnenche. (Arnaud.)

12. ARMAND (Judith d'), v. 1600 [VIII, 368 b]. —Autre, 1623 [11,498 a].

13. Armand, nom de guerre d'un pasteur du désert, appelé Gardes. Voy. ce nom.

ARM ANDES (Antoine), brûlé à Toulouse en 1543 [IX, 73 a].

ARMANTIER et sa femme, de Sauve, assistés en passant à Genève pour se réfugier en Allemagne, 1700.

ARMASSAN (Antoine), de Gardet (Languedoc), torturé, 169V) IVIII, 512 a. Voy. aussi : I Vil, 197 aj.

' ARMEN (d'), député de l'église de Bordeaux, 1573 (Bull. X, 352). — Germain d'Armena fut ministre de la Bastide de Villefranche (B.-Pyr.) 1575-1611 ; il épousa Bertrane de La Treubesse. On a son testament, du 16 décemb. 1611.

Dans sa jeunesse, lorsqu'il vint étudier à Genève, avec son compatriote Arriolatus, il signa le Livre du Recteur avec une chaleur qui dépasse l'enthousiasme ordinaire de ses condisciples. Plusieurs ajoutent à leur nom sur le registre une brève formule d'adhésion à la foi évangélique, Armenarius écrit : « Je professe avoir embrassé des deux bras la confession de foi de l'église chrétienne fondée à Genève sur la parole de Dieu, que je la garderai, avec l'aide de Dieu, toute ma vie et que je suis venu depuis deux années déjà dans cette ville où j'ai entrepris l'éducation des enfants de Germain Golladon, 4 janv. 1567. » — Théophile d'Armena, fils du môme Germain, était secrétaire de la chancellerie de Navarre en 1600-1611. — La famille d'Armena existe encore près de Dax, dép. des Landes. (Raymond.)

ARMEN AUD (Denys), « ministre de Gyen, » reçu habitant de Genève, 9 fôv. 1573. Il y était venu d'Orléans, en qualité d'étudiant en 1563. Dans un registre des sépult. de Montauban (1580-1628), on lit : n Inhumé le 14 juin 1586 M. Mre Denis Armenauld, ministre do la p. de D. natif et habitant de Guy-sur-Loyre (Gien). » — Pierre Armenaud (Arme-

naldus), également d'Orléans, s'en va aussi, en 1606, étudier à Genève.

ARMENTIÈRES (Jacques), du Languedoc, galérien, 1705, libéré en 1713 [X, 423]..

ARMESAN (Jacques), « natif de Plessiez de Plassi en Muscean l » reçu habitant de Genève, le 1 1 avril 1558. — Cf. Armas san.

ARMET, de Couches (Johannes Armetus Colzensis), étudiant à Genève, 1587. — Franciscus Armetus Colchiensis, id. 1607. — Lazarus Armetus Sebusianus, id. 1649. — Philippus Armetus Burgensis, id. 1657.

Lazare Armet (ci-dessus Lazarus, exerçait le ministère évangélique en 1662 à Sacconnex, au moment où fut ordonnée la démolition de tous les temples du bailliage de Gex. Au commencement de l'année suivante, il fut l'un des trois pasteurs chargés de desservir l'arrondissem. paroissial de Sergy, composé des quatre anciennes paroisses de Collonges, Peron, Thoiry et Crozet. Il y demeura jusqu'en nov. 1664, où l'intendant Boucbu, qui désirait ne conserver dans le bailliage que deux ministres , lança un décret de prise de corps contre lui et contre ses trois collègues, Heliot, Rey et Th. Vautier. Armet, ainsi que ce dernier, échappa à l'emprisonnement en se.

réfugiant à Genève ; mais ses biens furent confisqués. (Clavakkde.) — Vers cette époque, 1666, il se maria à Genève, avec Madeleine, fille de feu Samuel de Fontaine, capitaine au service du roi, et l'on voit dans le contrat que lui-même avait pour père, Jean Armet, conseiller au présidial de Bourg. Trente ans après, en 1705, nous le retrouvons à Londres, obligé de recourir à la charité publique, si c'est bien lui que désignent ces mots : « Lazare Armet, de Couche, 81 ans. »

Armet, avocat au parlement, député de la Bourgogne à l'assemblée de Châtellerault, 1605, puis à celle de Saumur, 1611 [I, 201 a, 216 b; III, 505 a; V, 94 b; VI, 49 b ; VII, 531 b ; VIII, 291 a]. — (Françoise), dame de Clcssy, v. 1610 [II, 491].— (Timothée), avocat au conseil privé, ancien de Couches, secrétaire

' En Mulcicn. Il s'agit du village aujourd'hui nommé |q l'lossy-1'iiic-j , près Meaux.

AKMET — ARXAL

du synode de Charenton, 1G31 [X, 310, 342]. — (Jacques), avocat au pari, de Dijon, v. 1650, sieur de La Motte-sur- Deune, père d' 'Espérance Ar met, femme de François de Rochemont [VIII, 458 b]. — (François), avocat au parlement et ancien de Couches en Bourgogne, 104i [X, 362]. — Armet, pasteur à Montjoux, 1668. — (Jean), de Couches, avocat, 1682 [VI, 95 b]. — (Estienne), de Bourg en Bresse, marchand, sa femme, deux filles et sa sœur, réfugiés à Berlin, 1698; — (François), relieur, id., id. — Marguerite Armet, femme de Jacques de Rochemont, réfugié à Genève en 1700. — Une autre Espérance Armet, femme, à la même époque, de Théodore Guillaumot de La Barraterie, avocat. — Vov.

encore II, 313 b; VII, 534 b].

ARMET d'AVOISOTTE (Isaac), prisonnier pour la religion pendant 40 ans. Vov. Avoisotte.

ARMEYDE (Jean d), ou Van Armeyden, né à Xantes de parents hollandais, et naturalisé. Il était ancien du consistoire de Xantes; nous trouvons sa •signature en cette qualité au bas d'une pétition pour le cimetière de Xantes en 1664 et au procès-verbal de la séance du consistoire le 17 août 1681. Un mois plus tôt, jour pour jour, il avait pris à sa charge sa filleule. Marguerite de Bury, dont le père (voir ce nom, avait été condamné, pour cause de religion, aux galères perpétuelles. C'était l'un de ces nombreux Hollandais qui s'étaient fait naturaliser français à Xantes et qui eurent à le regretter si amèrement plus tard, aux approches de la révocation de l'édit. Il se sauva en Hollande (vers 1681- 85), avec sa femme Catherine Van Aersen, et quatre enfants, deux fils et deux iilles. Parmi les Français réfugiés en Hollande et naturalisés à Rotterdam figure un Léonard d' Armey de le jeune, né à Nantes, sorti de France en 1682. Nous avons lieu de croire qu'il était frère de Jean.

Yaurigaud, Eglises réf. de Bretagne, III, 86.

ARMOISES Des), famille du Barrois, [Bull. XI. 431).

ARMOX (Jbar), d'Aubusson, tapissier, réfugié (famille de 5 personnes) à Berlin. 1700.

ARMOXD 'François , de Vouserol en

Dauphiné, assisté en passant à Genève,

ARXAC (Pierre), de S.-Ambroix en Languedoc, manufacturier de bas, réfugié avec sa femme, un enfant et deux compagnons, à Magdebourg, 1698. — Conf. Larnac.

1. ARXAL, de La Salle, condamné aux galères en 1685. Un de ses compagnons de chaîne, Jean JS'issolle, marchand à Ganges, a écrit un récit de son propre malheur (Bull. X , 45Î) , dans lequel il raconte de cet Arnal le trait que voici :

« Nous vîmes arriver sept de nos frères du Haut-Languedoc condamnés pour s'être trouvés dans les assemblées. On nous fit souper ensemble. Notre conversation pendant le repas tourna toute sur la piété et sur les soufrances auxquelles nous devions nous attendre de jour en jour pour la cause de l'Evangile. Tous me parurent pleins de zèle et il n'y en eut aucun qui ne s'estimât heureux de ce que Dieu ï'appeloit à souffrir pour son nom. Nous connûmes bien le lendemain que leur cœur s'exprimait par leur bouche. Ils entendirent le tambour et ils s"imaginèrent qu'on assemblait des gens de guerre pour les exécuter. Ils furent d'autant plus confirmés dans cette pensée que M. Daude (marchand d'Alais, un des condamnés), voulant les consoler et les avertir qu'ils devaient partir dans deux heures pour être transféras à Marseille dit, s'adressant à un d'eux nomm ■'• IL Arnal, de La Salle, qu'ils dévoient supporter avec soumission et avec patience tous les maux que Dieu leur envoyoit et qu'il ne doutoit point, voyant les marques de leur piété, que quand ils devroient être exposés , ce jour-là, au supplice ils n'allassent à la mort avec joye et avec constance, et qu'il falloit tousjours être prêts. M. Arnal crut qu'il lui annonçoit la mort, et se tournant vers un de ses frères en Intendant la main, lui dit en propres termes : « Courage mon frère, il faut aller « souper aujourd'hui avec Jésus-Christ. » L'autre répondit avec la même fermeté, et sans la moindre émotion : « Eh bien, « Dieu soit loué, sa volonté soit faite; il u nous fait une grande grâce de nous ti- « rerde la misère et de la soufrance pour « nous élever à la félicité éternelle. » La

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