‹ La France protestanteChapitre 101 sur 303 · ARNAL — ARNAUD · texte numérisé non relu

ARNAL — ARNAUD

femme de M. Arnal, qui étoit présente, entendit une partie de cette conversation ; elle dit à son mari s'il y avoit quelque chose de nouveau et qu'il luy sembloit d'avoir ouï qu'on lui annonçoit la mort. « Oui, répondit-il, ma chère femme, il « faut se séparer. » Ils s'embrassèrent alors tous deux avec des yeux secs, car les pauvres gens avoient le cœur serré. Je les détrompay l'un et l'autre et dis à M. Arnal qu'il n'avoit pas bien entendu. Gela remit un peu cette pauvre femme à qui le cœur commeneoit à manquer. Il est hors de doute que l'on peut regarder ces ridelles confesseurs comme de véritables martirs, puisqu'ils avoient receu avec joye la nouvelle de leur mort. Ils partirent le même jour, attachés à la chaîne au nombre de dix-sept, avec un visage serain et qui marquoit la joye qu'ils avoient d'aller soufrir pour les intérêts de leur Sauveur. »

2. ARNAL , ancien de Valleraugue, 1678 [Y1I, 197 a].— (Etienne), de Pontinant en Cévennes, galérien, condamné pour assemblée pieuse en 1691, libéré en 1713 [X, 416].— (Guillaume), de Bédarieux, galérien, condamné en 1710. — (Jacques), de Gastagnole en Gévennes, et Pierre, de S.-Ambroix,assistésen passant à Genève pour se rendre en Suisse et en Allemagne, 1699.— (Jean), de Merueis, chapelier, réfugié avec sa femme et son enfant à Berlin, 1698.— Les Arnal des Gévennes sont une famille très-nombreuse, qui a donné deux pasteurs sous la Restauration. Le iils de l'un d'eux est aujourd'hui pasteur de Lons-le-Saunier.

ARNALD1 (Bernard), ministre de S.-Gilles, 1561 {Bull. XIX, 119).

ARNASSON, 167:2 [VIII, 302 a].

Page 1