‹ La France protestanteChapitre 112 sur 303 · ARTIS · texte numérisé non relu

ARTIS

terd. 1708, in-12. L'auteur entreprend de démontrer que philosophes et médecins n'ont jamais rien entendu aux phénomènes de l'économie animale, dont la cause unique selon lui est « la matière subtile. »

ARTIGA VIELLE , laboureur de Puyôo (B.-Pyr.), poursuivi comme protestant en 1757.

ARTIGUEPEIROU (Marie Brocq, femme d'), poursuivie comme protestante par arrêt du parlem. de Pau, 1751.

I. ARTIGUES, bourgeois de Carcassonne, pendu avec quatre autres de la même ville, 1562, par arrêt du parlem.

de Toulouse [IX, 73 a\ — D'Artigues, riche bourgeois de La Rochelle en 1673 [I, 139 .

•2. ARTIGUES(Frangoisd'), député de Montolieu à l'assemblée du Haut-Languedoc de novemb. 1561 (Bull. X, 348).

— D'Artigues de Cessac, ou Saissac, capitaine huguenot [I, 139; IV, 19 b; V, 397 a] qui s'est signalé dans le Midi, pendant la troisième guerre de religion. Le 24 sept. --à-dire le lendemain même du jour où Catherine de Médicis signa l'édit qui abolissait celui de janvier et défendait sous peine de mort l'exercice du culte réformé, d'Artigues sortit de Castres à la tète de quelques troupes, mit Le siège devant Saissac, près de Carcassonne, la prit par escalade, et l'abandonna après avoir massacré les prêtres et brûlé l'église. La même année, il suivit Paulin devant Saix, mais il y fut blessé, ainsi que le cap. Baugier, et il mourut à Castres des suites de sa blessure. — D'Artigues, de Lembeye *, capitaine placé par le baron de Montamat comme gouverneur de S.-Sever (Landes), qu'il fit « fort bien remparer et avituailler, » 1569 (Bordenave, p. "292). — Guillaume Artigues, consul de Castres. 1583 [V, 155 a];

— (Pierre), id. 1590 [IX, 375 a\ —A.

de Portavis, sieur d) 1613 [IX, 135 b].

— (J.-G. d). Voy. Boukière. — D Artigues, député de la noblesse, du Béarn au synode de Grenoble, 1615 IX. 100 a]. — (...), ministre de Moncrabeau (Lot-et-G.), 1637 [X, 347]. — Jean Artigues, galérien, mort en 1701 X, 420].

1 Bassos-Pfrénres. Dans la commune de Caslillon, près Letnbcyes, est nu fief du nom d'Ariignes.

ARTIQLE Ja veuve) et son enfant, de S.-Michel en Gévennes, assistés à Genève, 1703.

ARTIGOSSE, protestant décapité à Puyôo (B.-Pyr.) en 1569 par le capitaine catholique Melet, lequel (dit Bordenave, p. 215) « l'ayant attaché à un pau (pieu) lui trancha la teste et puis se mit à table pour disner. » La famille Artigosse était de Ramons, près Bellocq.

ARTILLOT [Aimé), peintre; Troyes.

157-2 [VU, 249 a]. — (Edouard), emprisonné à Troyes, 1572 (Bull. VII, :>

ARTIS, ministre à Uzès. 1620 X.

— à Genolhac. 1626 [ibid.]

[. ARTIS »• -, famille de Milhau en Rouergue. — Armes : D'azur au chevron d'or accompagné de trois éperons du même.

2. En 1502 Arnaud Artis, marchand, fait partie d'une dépuration d'habitants de Milhau qui réclament deux églises réformées.— Noéd' Artis de Becquignoles, officier du régiment de Soissons. s'expatria lors de la Révocation et fut nommé, en Prusse, capitaine du premier escadron des gendarmes français à l'époque où l'électeur forma ce magnifique régiment de réfugiés qui s'acquit une grande renom-

ians les guerres de la succession d" Espagne. 11 le commanda depuis cette époque jusqu'en 1713[1, 140 b]. Son fils mourut, à la fin du siècle, colonel et commandant de la forteresse de Cosel, laissant trois fils qui ont également suivi la carrière des armes et une fille mariée au fils du conseiller privé des finances, d'Auer. — (Jean d'j de Trooconis, frère du précédent, né à Milhau en 1656, colonel de dragons, mourut à Magdebourg en 17

3. Gabriel, fils de Gabriel d' Artis et de Madelaine de Guillaumont, né à Milhau v. 1660 [Haag I, 139; —VII, 125 a

gna aussi la Prusse lors de la Révocation. Il s'était fait remarquer par son talent pour la prédication et, en 1685, nommé pasteur de l'église française de Berlin, il devint ainsi le collègue d' Abbadie (voy. ci-dessus colonne 1 1) ; mais il ne tarda pas à donner des preuves d'un esprit turbulent, inquiet, jaloux, qui causa beaucoup de troubles dans l'Eglise. Oubliant qu'il était lui-même un réfog voulut prouver, contre Elle Benoit, et

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