‹ La France protestanteChapitre 121 sur 303 · ASTIER — ASTORG · texte numérisé non relu

ASTIER — ASTORG

mager du temps qu'ils avaient perdu. Sa charité du reste était à la hauteur de son zèle, et il se dépouillait de tout pour secourir les malheureux. La taille élevée, la figure austère, le geste expressif, la voix puissante, il exerçait un ascendant considérable comme prédicateur, et ce n'était pas sans une profonde émotion qu'on le voyait monter en chaire, sur la fin de sa vie, soutenu par deux anciens. Malgré sesnombreuses occupations, Astier trouvait le temps d'écrire, et il a laissé les opuscules suivants, qui ne sont pas sans mérite :

I. Discours intéressant sur lanouvelie comtituiionen France, et la religion, etc. A Valence, chez P. Aurel. imprimeurlibraire, 46 p. in-8.

II. L'Esprit de Bionnens sur V Apocalypse et les prophéties de Daniel, pour ce qui regarde les derniers temps, etc. Ere Chrétienne 1798, an VI de la République française (Valence), 388 p. in-S.

III. Lettre aux riches qui négligent leculte religieux, nés dans V Eglise évangélique de la ville de D* (Die), etc. Valence. 18-21, 36 p. in-12.

IV. L'inquisition dévoilée ou traité contre le tribunal de V inquisition, etc. Privas, \SSft, 57 p. in-12.

V. Lettre à un ami sur la divinité de l'Evangile, etc. Valence, 1326, 75p. in-12.

VI. Sermons nouveaux sur des sujets très-intéressants. Valence, 1828, 115 p.

in-12.

VIL Le réveil des gens de bien... ou cri de la sublime vérité contre les faux pasteurs, etc. Valence (1830), 59 p. in-12. Arnaud.)

Astoard, voy. Estoard.

ASTOR (M»" d'), femme d'un officier qui avait fait abjuration, est mise à l'hôpital de la manufacture à Bordeaux.

1688 (Tt, 287).

ASTORG (Jean), naturalisé anglais avec ses deux filles, mars 1682. — (Raymond), « fabricant en laine, » de Montauban, reçu hab. de Genève, mai 1732.

ASTORG, famille nobledu Languedoc, qui avait donné des capitouls à Toulouse dès le XIVe siècle. [Haag I, 145], d'après les Jugements de la Noblesse, par le mis d'Aubaïs. Mais voyez La Chesnaie-Desbois et le Cabin. des titres, à la Bibl. nat. , Carrés d'Hozier, t. 88, t» 121-144.=

Armes : D'or à l'aigle éployée de sable.

Antoine Astorg. seigneur et baron de Montbertier ou Montbartier, fils d'Antoine et capitoul de Toulouse en 1518, épousa, le 9 septembre 1539, Jeanne de Lomagne-Terride , puis en secondes noces, le 17 avril 1553, Gabrielle de Goirans de Lux, fille du baron de Lux et de S. -Vincent, veuve de Jacques de La Tour sr de Jusses. Il testa le 17 février 1587 et il était mort le 16 avril suivant. D'après son testament, il laissait de son premier lit un fils unique Bernard et du second : Paul, Joseph, Anne, mariée au sr de Trebaye. Marie et Isabelle, et il partageait ses biens entre ses divers enfants, en substituant éventuellement à ceux-ci son cousin Jean d' Astorg sr de Se greville. Antoine et son fils Bernard défendirent l'un et l'autre la cause protestante, mais non pas avec une égale persévérance. Antoine était gouverneur de Montauban en 1569 et les faveurs de la cour ne purent le séduire. Bernard, qui avait rejoint A rpajon, voyant l'entreprise sur Toulouse manquée et Montauban menacé d'un siège, jugea que le parti le plus avantageux était de se soumettre, et à la conclusion de la paix, il abjura la religion réformée. Ce fut sans doute pour le récompenser que le roi le nomma chevalier de son ordre et capitaine de 50 hommes d'armes.

Joseph d'Astor::. assisté de son frère aîné Bernard et de D"« Miramonde de Goirans, sa tante, qui le fit son héritier, contracta mariage, déc. 1596, avec Miramonde de Mun ; et Paul, son autre frère épousa en 1604 Georgette de Lardât. Paul eut pour fils 1° Jacques sr de (ioirans et Montbartier. 2° Joseph sr de Vincent qui servait en 1636 dans le régiment de Schomborir.

Selon La Chesnaie-Desbois. un Antoine d'Astorg fut tué à Coutras (20 octobre 15S7) aux côtés du roi do Navarre. C'est le môme probablement qui, l'année précédente, avait empêché Lombez Gers de tomber aux mains des catholiques [IX, 340 bj. Simon d'Astorg. major au régiment de Guyenne, avait encore son culte et son ministre, dans son château de Montbartier, en l'année 16*5 Tt.

322); mais il était le dernier représentant maie de sa famille qui s'éteignit avec lui

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