AUBERT — AUBERTIN
tiques de Jurieu; Colog. [Amst.] 1686, in- 12. — C'est cet ouvrage, publié sous le nom de Théognoste de Bérée, qui émut surtout la bile de Jurieu. Il a été réimprimé avec le suivant.
VI. Le tombeau du socinianisme, ou Nouvelle méthode d'expliquer le mystère de la Trinité; Francf. [Amst.) 1687, in- 1-2.
VII. L'advocat des Protestants, ou Traité du schisme dans lequel on justifie la séparation des protestants d'avec l'Eglise romaine, contre les objections des sieurs Nicole. Brueys et Ferrand; Amst. 1686, in- 12.
VIII. Traité de la liberté de conscience, ou de 1 autorité des souverains sur la religion des peuples; Gologn.
[Amst/, 1687, in-10. — Publié sous le pseudonyme de Léon de LaGuitonnière.
IX. Manifeste de maître Noël Aubert de Versé, docteur en médecine, et cidevant ministre de la R. R.. bourgeois de la ville d'Amsterdam, contre l'auteur anonyme d'un libelle diffamatoire intitulé : Factum pour demander justice aux puissances, etc.; Amst. 1087, in-4°. — Fort rare.
X. Les trophées de Port-Royal renversez, ou Défense de la foy des six premiers siècles de l'Eglise touchant la sainte Eucharistie, contre les sophismes de M. Arnaud: Amst. 1688, in-12.
XI. La véritable clef de l'Apocalypse, ouvrage où en réfutant les systèmes qu'on a bâtis dessus jusqu'ici, l'on indique le véritable, et où l'on découvre en particulier l'illusion des prédictions de J. F. P. D. R. (Jurieu, faux prophète de Rotterdam); Colog. [Amst.], 1690.
in-12. — Dans la préface, l'auteur annonce un travail plus étendu sur la même matière, lequel parut effectivement à Paris, 1703, 2 vol. in-12, sous le titre : La clef de l Apocalypse de S. Jean, ou Histoire de l'Eglise chrétienne sous la quatrième monarchie.
XII. L'anti-socinien, ou Nouvelle apoloyie de la foy catholique contre les sociniens et les calvinistes: Paris, 1692, in- 12.
On a encore attribué à Aubert de Versé un mémoire sur l'inspiration des livre? saints, inséré dans Les sentiments des théologiens de Hollande contre
l'Histoire critique de l'A. T., par Richard Simon, et le Platonisme dévoilé d' HippolyteSouverain (Cologne, 1700), in-8.
1. AUBERTIN [Jean, fils de feu Jean[,« de Chastenay-Vaudin, en Bourgogne, coutelier, » reçu habitant de Genève, 8 juin 1585.
2. AUBERTIN , famille de Vitry-le- Franeais, A la fin du XVIe siècle, vivaient dans cette ville Edmk Aubertin, avocat renommé, et Gabriel Aubertin, sergent royal (Bull. XI, 152). Edme était fils d'un avocat qui portait le même prénom, et il eut un fils à son tour, né en 1596 à Vitry-le- Français, qui, lui aussi, reçut au baptême le nom d'EoME.
Le grand-père prit soin lui-même de l'éducation de cet enfant, dont il voulait faire un médecin. Mais la vocation du jeune homme l'entraîna aux études théologiques, et il devint l'un des plus savants pasteurs de l'Eglise réformée de France [Haag I, 148 ; — 79; IV, 356 a, 495 aj. Admis au saint ministère à l'âge de 22 ans, en 1618, il exerça les fonctions pastorales d'abord pendant neuf années à Chartres, puis 25 ans à Paris [X, 315, 350]. En 1626, il avait déjà publié un ouvrage plein d'érudition intitulé : Conformité de la créance de l'Eglise et de S. Augustin sur le sacrement de r eucharistie. Son but était de prouver, contre le sentiment de Bellarmin, Du Perron et autres, que les doctrines du célèbre évéque d'Hippone étaient sur ce point parfaitement conformes à celles de l'Eglise protestante.
Aubertin était d'un esprit naturellement pacifique, mais le hasard voulut qu'il fût jeté dans d'orageuses discussions. Peu de temps après son établissement à Paris [1627), il eut un jour à recevoir dans l'église, à Charenton, un catholique converti, et il lui posa entre autres questions celle-ci : « Renoncezvous de tout %otre cœur à l'abominable sacrifice de la messe? » Le biographe anglais, Jean Quick *, auquel nous empruntons ce détail, accuse le commissaire royal, Auguste Galland [V, 201], d'avoir été immédiatement dénoncer Au-
1 Pans son recueil de 50 biographies de célèbres protestants français, intitulé : Icône* tarrw Gallitann- Voy. Bull. X, ii.
AUBERTIN
bertin, qu'il n'aimait pas '. Celui-ci s'évada et fut obligé de se cacher pendant deux années entières, passant la plus grande partie de ce temps dans l'hôtel de l'ambassadeur de Hollande. C'est dans ce Pathmos,dit encore Quick, qu'il employa ses tristes loisirs à composer son incomparable ouvrage sur l'eucharistie.
Après deux années de disparition, on ne savait plus à Paris où était M. Aubertin, ni ce qu'il était devenu. M. de Rambouillet qui avait un emploi dans la ferme des impositions, ayant dû rendre visite, pour affaires, au cardinal de Richelieu, le cardinal lui demanda s'il pouvait lui donner des nouvelles du ministre Aubertin.Soit qu'il en sût ou non et qu'il craignît de le faire découvrir, M. de Rambouillet ne répondit que par le silence. « C'est bien, Monsieur, dit le cardinal; je vous prie de l'aller trouver de ma part, je puis vous dire où il est : vous le trouverez chez l'ambassadeur, de Hollande. Voyez-le de ma part et dites-lui qu'il peut aller prêcher quand il voudra à Charenton ; seulement que nous n'entendions plus parler de lui à propos de controverse en chaire et qu'il nourrisse son troupeau de bonne et saine doctrine. » Le dimanche suivant Aubertin causait à tous ses coreligionnaires une joie égale à leur surprise en réapparaissant tout à coup dans la chaire de Charenton.
Peu après cette affaire, Aubertin s'en attira une autre en faisant une nouvelle et plus ample édition de son livre sur l'eucharistie. Le succès, de ce livre le détermina à en faire cette seconde édition qui parut (Genève, 1633, in-fol.) sous le titre : « L'eucharistie de l'ancienne Eglise, ou Traité auquel il est montré quelle a été durant les six premiers siècles, depuis l'institution de l'eucharistie, la créance de l'Eglise touchant ce sacrement : le tout déduit par l'examen des écrits des plus célèbres auteurs qui ont fleuri pendant ce temps , avec réponse à tout ce que les cardinaux Bellarmin, Du Perron et autres adversaires de l'Eglise ont allégué sur cette matière. » Le clergé catholique indigné de ce qu' Aubertin
1 A gentleman whose name was Galand and a servant of the then Trench king...
avait osé taxer deux cardinaux d'adversaires de l'Eglise, et s'arroger la qualité de pasteur de l'Eglise réformée , sans y ajouter l'épithète de « prétendue, » se plaignit de cette double énormité. Des poursuites judiciaires furent commencées contre lui à la requête de l'archevêque de Paris. Elle furent, il est vrai, bientôt abandonnées, et le savant ministre passa tranquillement à Paris dans la paix de son laborieux ministère, les vingt dernières années de sa vie, partagé entre les soins qu'il ne cessa de prendre pour revoir et améliorer son ouvrage, dont il voulait donner une traduction latine, et l'entretien de quelques amitiés distinguées, au premier rang desquelles il comptait le duc de Verneuil, alors abbé de Saint-Germain et précédemment évêquede Metz. Gaston de France, duc d'Orléans, avait, dit-on, beaucoup d'estime et de bonté pour lui. Il donnait aussi beaucoup de temps, après ses occupations pastorales, au jardinage et à la culture des fleurs qu'il aimait passionnément. Il n'était pas moins amateur de musique et l'on en faisait chez lui chaque semaine. Et c'était le même homme qui se plaisait à répéter devant ses fils qu'avant d'avoir atteint l'âge de 33 ans, il avait déjà lu tous les Pères de l'Eglise. Il possédait une riche bibliothèque dont a parlé Benj. Guérard, de l'Acad. des Inscriptions, dans son étude sur Fortunat1.
Daillé disait du Traité de l'eucharistie que ce « grand et incomparable ouvrage » était resté au-dessus de toutes les attaques des catholiques et que pas un n'avait osé le combattre en face et de bonne guerre. L'ouvrage est divisé en trois parties. Dans la lre, Aubertin en appelle à la fois à l'Ecriture sainte et au raisonnement pour répondre aux arguments produits par les docteurs catholiques, et passe ainsi en revue tout ce que les controversistes ont jamais écrit sur la doctrine de la transsubstantiation. Dans la 2e, il recherche, par la comparaison des témoignages des Pères, quelle a été durant les premiers siècles la croyance dé l'Eglise, et il arrive à ce résultat, que la transsubstantiation et la présence réelle
1 Notices et extraits des uiss. de la Biblioth. nationale, t. XII, p 80.
AUBERTIN
ont été des dogmes inconnus pendant toute cette période. Dans la 3e, il rapporte comment ces doctrines se sont introduites dans l'Eglise. — La traduction latine à laquelle il avait travaillé, ne parut que deux années après sa mort, éditée par Blondel qui y ajouta une préface. En voici le titre : ■ De eucharistie site cœnœ dominical sacramento libri très.
Primus ex Scripturis et ratione petitus. Secundus ex Patribus sex priorum aîné christiana; seculorum depromptus. Tertius quomodo et quibus gradibus primœva de hoc sacramento fides ad errores hodiernos, multis piis et doctis repugnantibus , defecerit, ad occulum demonstrat contra prœcipuos adversariorum partium scriptores... Autore Edmundo Albertino apud Parisienses qui Carentoni synaxes suas habent verbi Dei ministro; Daventri;e, 1655, in-fol. » On a encore de lui : Deux Lettres de M. Aubertin à un sien amy fI633, la lro, in-4°, la '2e, in-8°, s. 1.) relatives aux plaintes élevées contre son livre de l'eucharistie. — Jnatomie du livre publié par le sieur de La Milletière pour la transsubstantiation ; Charenton, 226 p. in-8°. L'abbé de Marolles nous apprend dans ses Mémoires qu' Aubertin avait composé ce livre à sa prière. Enlin, selon Adelung, notre ministre doit avoir répondu aux attaques qu'un bibliothécaire du roi, Jean de Chaumont, dirigea contre lui dans une pièce intitulée:
« L'aréopagite défendu contre Edme Aubertin. ministre à Charenton. »
Si les vingt dernières années de sa vie furent paisibles, sa mort ne le fut point. Voici comment la raconte le Rév. John Quick, qui tenait ses renseignements d'une courageuse femme qui s'était réfugiée, en Angleterre pour la religion et qui était la bru d'Edme Aubertin.
« Quand le ministre fut à son lit de mort, des voisins allèrent prévenir l'abbé Olier, curé de S.-Sulpice, paroisse sur laquelle il demeurait. Mais le fils aîné du malade, qui vivait à Rouen, et était accouru au chevet d'un père qu'il vénérait, n'ayant pas voulu permettre qu'il entrât, le curé fit appeler à son aide le bailli de S. -Germain. M. Aubertin était en ce moment dans une syncope léthar-
gique qui durait depuis 24 heures, et semblait comme mort ; mais le bruit fait par le prêtre, par le bailli, par la foule qui s'efforçait de pénétrer dans la chambre, lui rendit un peu de vie et il promena son regard autour de lui.
Voyant cela, le bailli s'approcha et dit : a Monsieur Aubertin, je viens aunomde Sa Majesté savoir de vous si vous voulez mourir catholique ou hérétique? » — — « Je n'ai jamais été hérétique cria le mourant. Par la grâce de Dieu, je veux mourir dans la religion où j'ai vécu, que j'ai professée et que j'ai fidèlement prêchée! » A ces mots le bailli se tourna vers le curé et dit en lui prenant la main : « Monsieur, il vous faut partir; vous n'avez point d'office à faire en cette maison. » Aubertin expira le même soir. Les autres ministres ses collègues et les anciens de l'église se réunirent pour délibérer au sujet des funérailles, car ils étaient inquiets. On avait peur que la populace ne voulût faire du bruit parce qu'elle avait entendu dire que M. Aubertin avait demandé un prêtre et que ses amis avaient refusé de recevoir le curé de la paroisse. Un geatilhomme du voisinage, qui tenait une « académie, » M. de Vaux, vint au milieu de la réunion offrir ses servi, ceux de ses écoliers, jeunes gens résolus et bien élevés, pour conduire le corps à sa dernière demeure. L'offre fut acceptée avec reconnaissance, mais l'indulgence du Ciel voulût que la cérémonie s'achevât sans insulte et sans trouble. » mort avait eu lieu le 5 avril Edme Aubertin avait épousé Claude Brun, qui mourut en 1661. Il en avait eu : 1° Marie, femme en 1652 de Nicolas Houssemaine, bailli deVillebon, tils de Charles, sieur de La Croiserie et de Jeanne Le Moine A Alençon : — 2° J eanne mariée, en 1653, avec Henri de Lussan, apothicaire du roi en son artillerie, fils de Jean de Lussan, apothicaire à Orthez et de Jeanne de La Place ; — 3° Samuel, bourgeois de Paris, qui épousa en 1655 Marie Lorrain veuve de Pierre Le Blanc, secrétaire des finances de S. A. R. et mourut en 1684 à l'âge de 63 ans ; — 4° Edme banquier à Paris, qui épousa, en 1661, Susanne de Viviers (et aussi Du Vivié, Le Vivier, etc.), fille de Jar-
AUBERTIN
AUBERY
ques de Viviers, marchand à Meaux, et de Madelaine Guereau, et dont il eut Anne- Aimée, née en 1670, Suzanne et Jeanne, mortes jeunes. Anne- Aimée, infirme et chargée de sa tante Marie Aubertin, alors âgée de 80 ans, était en 1701 réfugiée et assistée àLondres ; — 5° Nicolas, baptisé le 29 mars 1637. Ce dernier fit ses études de théologie; il soutint à Saumur, sous la présidence du pasteur Amyraut, une thèse De tribus virtutibus christianis [VI, 311 b] ; il était pasteur de Boulogne en 1669 [VII, 49 a] ; de Houdan en 1670 et d'Amiens en 1675; mais il mourut deux années après, âgé seulement de 38 ans.
Bayle. — Micuaud. — Didot. — Mss. Quick , Icônes. — Régi st. de Cbarenton.
3. Nous ne savons quel degré de parenté unissait le ministre de Paris à Barthélémy Aubertin, conseiller au conseil souverain de Sedan et lieutenant général au bailliage du même lieu [1, 150a; — VI, 114 b]. Le rapprochement des dates permettrait de supposer qu'ils étaient frères. Seul avec Henri Dauber, conseiller au même bailliage, Barthélémy Aubertin refusa de prêter serment au roi de France lorsque Fabert, en 1642, prit possession au nom de Louis XIII de cette place dont le duc de Bouillon, compromis dans la conjuration de Cinq- Mars, dut faire l'abandon pour sauver sa vie. Ils préférèrent l'un et l'autre se démettre de leurs emplois. C'est sans doute à ce Barthélémy Aubertin que l'on doit les Mémoires de Frédéric- Maurice de La Tour, prince de Sedan, imprimés avec ceux de d' Aubigné, revus par Jean Dumont. Amst. 1731, 2 vol.
in-12.
4. Il y eut aussi un ministre Aubertin qui s'expatria lors de la révocation de l'édit de Nantes, puisqu'un ordre du roi fit don, en 1695, des biens meubles et immeubles qu'il avait laissés en France [VII, 396 b].
5. AUBERTIN (Marie), de Vitré, fille aveugle, 25 ans, réfugiée et assistée à Londres, 1705. Elle avait été naturalisée anglaise le 5 janv. 1688. — (Pierre), directeur de l'hospice des réfugiés français à Londres, 1705.
6. AUBERTIN (André), de Metz, manœuvre, réfugié avec sa famille (6 per-
sonnes) à Berlin, 1700; \— (Jean), de Metz, id. 1700. — (Daniel), avec sa femme et cinq enfants, réfugié en Angleterre, 1621.
AUBERVILLE (Antoine Le Sénéchal, sieur d'), beau-frère de Du Piessis -Mornay [VII, 513 a],
1. AUBERY (Pierre), a natif de Nenthueul près Meaux, » reçu habitant de Genève, 17 juill. 1559. — Jehan Auberi, « natif de Nanthuel lès Meaux, » id. 25 déc. 1559. — (Philibert), d'Autxm,id. 20 août 1574. — Aubéri,hTroyes, vers 1580 [III, 181 bj.
2. AUBERY (Claude) naquit en Champagne [Haag I, 156]. Il alla étudier à Genève, où il s'inscrivit à l'académie en ces termes : « Claudius Auberius Campanus, » 1563. Il était à Bâle et peutêtre y enseignait, en sa qualité de médecin et de philosophe, lorsque Biaise Marcuard quitta la chaire de philosophie de Lausanne pour celle de Berne.
Le 8 mars 1576, Nicolas Colladon, recteur de l'acad. de Lausanne, écrivait aux magistrats de Berne : « Les ministres de vostre église de Berne nous avoyent entre aultres parlé d'ung nommé maistre Claude Auberi, lequel nous avons cognu aultre fois demourant en ces te ville, homme de bon savoir... » Il prie Leurs Excellences d'appuyer la demande à Basle. Aubery accepta ; il fut installé à Lausanne la même année et y devint, en 1585 et 1588, recteur de l'académie, sur les registres de laquelle il signait « Claude Albery. » En 1587 il publia un ouvrage de théologie, qui souleva des orages, intitulé : Claudii Alberii Triuncuriani l de fide catholica apostolica romana, contra apostatas omnes qui ab illa ipsa fide defecerunt, orationes apodicticae VI. Quibus epistola Pauli apostoli ad Romanos scripta catholice exponitur. Lausanme, exe. J. Chiquellseus, 1588 (363 p. pet. in-8°). Aubéry expose dans ce traité la doctrine enseignée par saint Paul aux Romains et cherche à démontrer combien elle est éloignée de celle qu'enseignent et l'Eglise romaine et les autres Eglises. Il fut blâmé et condamné parle synode de Berne en 1588, et à plusieurs autres reprises par la plu-
1 Ce surnom contient sûrement l'indication du lien do naissance de l'auteur. Probablement Triaucourt (Meuse
AUBERY
part des autres ministres [II, 269 b; Y, 330 a ; IX, 8 a].
Cette désapprobation le blessa profondément. Il quitta Lausanne, en 1592, dit-on ; cependant son successeur à la chaire de philosophie, le genevois Etienne Trembley, ne fut nommé que le 10 mai 1594. Claude Aubery rentra en France, sur l'invitation de Henri 1Y (Institut, PUS. Godefroy. n° 232), se retira à Dijon, abjura dans cette ville, et en 1596 il était mort. Il a laissé bon nombre d'autres ouvrages :
I. Posteriorwn naiionum explicato; Laus., 1576, in-8°. — II. De interpretatione; 1577, in-8*. — III. Scholies sur les Caractères de Théophraste (en lat.) ; Baie, 158-2, in-8°. — 1Y. Organon doctruiarum. seu logica; Morgiis.
in-fol. — V. De terrx motu; 1585; in-8°. — VI. De roncordia medicorum ; :
in-8°, où l'auteur cherche à mettre d'accord les principaux systèmes qui divisaient les médecins de son temps. — Xll.Oratioapodictica de animer immortalitafe ; 1586, in-8°. — VIII. Deresurrectione mortuorum. — IX. De caritate.
— X. Tract, decommunicationenaturali, trad. en lat. du grec de Lascaris. — On lui doit encore des commentaires sur Hippocrate et sur Aristote. qui se trouvent, dit-on, mss. à laBibl. nat. de Paris. (Haag. — E. Chav.w
3. AUBERY (Charles), iils de Michel Aubery et do Mina Bourreau : Loudun, 1566 . . — (Claude), pasteur à
Collonges, au pays de Gex, 1590; puis en 1592 à Saconnex1 où on le trouve encore en 1603 X, 2721. — (Joseph), probablement lils du précédent, pasteur à Collonges, 1636, déposé plus tard par le synode provincial de Bourgogne, sentence qui fut confirmée par les synodes de Castres (1626 , de Charenton* (1631) et d'Alençon ;i637) [I, 119 b, MO; X, 334, 342]. — (Cille), pasteur à Ploermel, 1561-1580 [I, 157 a; YII, 138b]; voy.
Vaurigaud, Egl. réf. de Bretagne. — (P.), ancien de l'église de Cassel, 1770