‹ La France protestanteChapitre 134 sur 303 · AUBIGNÉ — AUBIN · texte numérisé non relu

AUBIGNÉ — AUBIN

tourna quelquefois vers lui, il retrouva un frère qui lui répondait avec affection.

Nathan se maria trois fois, dans de très-bonnes familles genevoises : la première avec Claire PeUissari (1621), la seconde avec Anne Crespin (1632), la troisième avec Elisabeth Hubert ary (1652). Son décès, qui eut lieu le 11 avril 1669, est inscrit au registre mortuaire en ces termes : « Noble et spectable Nathan d'Aubigné, docteur médecin et mathématicien, astrologien, grand géomètre, n II a laissé un poème sur la chimie, intitulé CaYmen axireum, plus une : Bibliotheca chemica contracta ex delectu et emendatione Nathanis Albinaei, doctoris medici, in gratiamet commodum artis chemica' studiosorum: Gène va' , 1654, in-8°; autre édit. de 1678.

Il laissa aussi une nombreuse lignée, entre autres Tite d'Anbigné, médecin du prince de Neuchâtel, puis ingénieur des Etats généraux de Hollande :

Agrippa d'Aubigné, « confiturier » ou confiseur à Grenoble ; Georges-Louis, médecin à Genève : Samuel, pasteur au Val-Saint-Imier (Berne . Une petite filie de ce dernier, Elisabeth d'Aubigné, épousa, en L 7 1 3 , François Merle, grand père de J.-H. Merle d'Aubi'jné. qui, dans la première moitié de notre siècle, a consacré une longue vie et une plume éminente à honorer la cause protestante par sa célèbre « Histoire de la Réformation en Europe. » (Voy. ci-après l'art. Merle.) C'est ainsi qu'a fructifié jusqu'à nos jours la branche irrégulière qui rappelait à Théodore-Aimppa son « ord péché, » tandis que dans la time ce nom bruyant, toujours entouré d'un grand éclat quelque peu douteux, s'était éteint (on l'a vu col. 538) en

6. La famille Merle n'est pas la seule qui conserve de nos jours un peu du sang îles d'Aubigné. Une famille de pasteurs du canton de Vaud. du nom de Dubois, participe de la même origine féminine et au même degré. Recueillons encore les deux notes suivant

« En passant dans le village de Bevillard. on apprend avec plaisir que cette paroisse eut pour pasteur, au commencement de ce siècle, un cousin de Mmede Maintenon : il s'appelait Samuel d'Au-

bigné. et était petit-fils du fameux Théodore-Agrippa. Sa cousine essaya à diverses reprises de le ramener en France et dans la religion catholique par les plus brillantes promesses, mais la voix de l'honneur et de la conscience l'empêcha d'écouter celle de l'ambition. Sa petitefille vit encore dans la Prévôté (de Moutiers . et, dans sa vieillesse, elle est l'objet de la bienveillance de Berne, qui lui a assigné une pension. (Bridel, Course de Bâle à Bienne par les vallées du Jura. Bàle. I7S9. in- 8, p. 143.)

« Les essais d'acclimatation tentés aux Açores ont porté jusqu'à présent de préférence sur les plantes... Un citoyen américain qui . sous le nom de Dabney, a pendant 40 ans exercé Ie« fonctions de consul des Etats-Unis à Fayal.aété surtout l'agent principal de ce progrès. Cet homme distingué, descendant de la famille française de d'Aubigné, a imprimé à tout ce qu'il a touché le cachet de l'esprit entreprenant et ferme du vieux sans huguenot qui coulait dans ses veines. Les errands établissements commerciaux de Fayal ont été son œuvre...» (F. Fouqué, Yoyases aux Aeores. Revue des D. Mondes, llfév. 1*7:}. p. 641.)

Al "B1GNY ii . quelquefois Daubigny, ministre à Caen en 1563 Bull. IX. • : \ . • • . — Autre ministre, qualifié de prosélyte, rélueié et assisté à Londres en 17»>-2. U'n Henri Daubieny avait fait en I7l»l la dédicace d'une chapelle française à Londres \ II. '<^ a. — N colas Daubigny, galérien, 17

I. AUBIN (Quanfin), tonnelier, natif de Meaux. reçu habitant de Genève, 15 dé - .bloques . fie Troyes.

étudiant à Genève, 1563. — (Françoise), martyrisée près de Niort avec son frère. en 1686 [Vil. DO a]. — (Daniel), galérien, 1688. — Llie), notaire et ancien ■a Saint" 15. —

(Thomas) de Marennes, assisté en passant à Genève pour gagner la Hollande.

— (Pierre) . naturalisé Anglais avec ses trois filles, 3 juill. 1701. — Claude) . assisté à Londres . 1701-

Amant, familie rocheloise qui comptait dans son sein un archidiacre d'Aunis en 151 i. et qui jadis

AUBIN

fervente dans la foi catholique ne perdit rien de son zèle religieux en passant aux doctrines de la Réforme. Depuis le baptême de Marie, fille de Jehan Aubin et Guillemine Bouthault, célébré au temple de La Rochelle en 1562, l'on trouve un grand nombre de personnes du nom d'Aubin dans les actes de la ville de La Rochelle, sans qu'il nous ait été possible d'en dresser la série généalogique. Nous signalerons seulement Jehanne Aubin, mariée en 1585 à Jacques Chalmot, écuyer, sr du Breuil, conseiller et maître des requêtes du roi de Navarre ; — Jacques, marié 1° à Jehanne Joyeux; 2° à Marguerite Raclet, et dont le fils, Jacob, marié en 1593 à Marie Giliberteau, remplaça son beau-père au corps de ville en 1602, et resta échevin jusqu'en 1626. — Un Jehan Aubin fut aussi échevin de la Rochelle de 1611 à 1621. — Jacques Aubin épousa Marie Malseigne le 13 mai 1618. Un Aubin, de la Rochelle, est noté comme fugitif de 1723 à 1733. (Richemond.)

3. AUBIN, en Bretagne. François Aubin, sieur de Fougaret, épousa au Groisic, 28 fév. 1622, Charlotte, fdle de Jacques Lebaud et de Jeanne Aubin.

René, frère ou fils du précédent, fait baptiser au Groisic, 9 février 1642, son fils Samuel. — Suzanne Aubin, dame de Kerbouchard, environs du Groisic, abjure à Tessé, le 16 déc. 1685. Elle était probablement la veuve d'Etienne Gruy, sieur de Kerbouchard, lequel assistait en 1622 au mariage de François Aubin et mourut le 7 avril 1638. La conversion de cette dame s'expliquerait donc par son grand âge. (Vaurigaud.)

4. AUBIN (Nicolas), né à Loudun vers 1655, fut admis au saint ministère par le svnode de la Saintonge, à Marennes le 9 octob. 1674. Il remplissait, en 1683, les fonctions pastorales à Beaumont [I, 190; V, 134 a; VIII, 332 b]. A la révocation de l'édit de Nantes, les jurats de Bordeaux le firent arrêter, sous prétexte qu'il tenait des assemblées illicites; mais, après avoir passé trois jours en prison, il obtint la permission de sortir du royaume. Il se réfugia en Hollande.

Le besoin de se créer des moyens d'existence lui fit aborder la carrière littéraire. Le premier ouvrage qu'il mit au jour fut

une Histoire des diables de Loudun ou de la possession des religieuses ursulines et du supplice d'Urbain Grandier.curôdela même ville (Amst., 1693, in-12), où il dévoila avec beaucoup d'art les ressorts de cette odieuse jonglerie, au moyen de laquelle une rancune de Richelieu et du p. Joseph avait conduit sur le bûcher, en 1634, un prêtre qui s'était fait des envieux par son savoir et son éloquence. Cet ouvrage, d'un mérite incontestable, fut traduit en hollandais et réimprimé deux fois à Amst.; la première sous le titre : « Histoire des diables de Loudun ou de la possession des religieuses ursulines, et de la condamnation et du supplice d'Urbain Grandier, curé de la même ville, cruels effets de la vengeance du cardinal do Richelieu; » Amsterdam, 1716, in-12 de 380 p. ; la seconde, sous celui d' Histoire d'Urbain Grandier , 1735, in-12.

L'auteur de l'article Grandier dans la « Biographie générale de F. Didot » raille « le calviniste Aubin dont il faut se défier» et, chose à peine croyable, dans un livre d'érudition imprimé en 1858, déclare ce qui suit : « Ceux qui « croient à la réalité de la possession et « aux manœuvres magiques du curé ont « pris le parti qui semble le plus à l'abri « des objections et des impossibilités.

« Leur foi, conforme d'ailleurs à ladoc- « trine de l'Eglise, recouvre tout et expli- « que tout. » Nous n'avons pas besoin de protéger le pasteur Aubin contre un tel procédé historique, bien inférieur à celui des romanciers. Alfred de "Vigny, dans son roman de Cinq-Mars, se montre chaud défenseur de Grandier.

En 1678, Aubin publia une traduction de la Vie de Michel de Ruyter par Gérard Brandt, Amst., in-fol., avec fig.

en taille-douce, qu'il dédia au célèbre Le Fort, amiral de Russie. Puis il s'occupa à recueillir des matériaux pour son Dictionnaire de marine contenant les termes de la navigation et de l'architecture navale, qu'il fit paraître en 1702, in-4°, à Amsterdam; et qui eut, en 1736, les honneurs d'une 2» édit. ;i laquelle est ordinairement réunie : La connoissance des Pavillons ou Bannières que la plupart des Nations arborent en mer; La Haye. 1737, in-i". fig.

AUBIXIER

AUBRESPLX

ooi

La plume d'Aubin ne réussit cependant pas à le nourrir dans son exil aux Provinces-Unies. On le trouve avec sa femme et trois enfants en tète de la liste des protestants français soutenus à Londres, en 1702, par la charité publique.

AUBIXIER (Julian). imprimeur au Mans, reçu habitant de Genève, 9 septemb. 157-2.

AUBISSARD (Pierre), de Romans, cardeur de laine, réfugié avec femme et enfant à Lausanne, en 1691. à Maedebours en 1698.

AUBOIX. « Sera expédié mandement a Jean Auboin de Peyredon de la somme de 15 liv. sur le sieur Brun, recepveur des deniers des povres, pour le rachapt de Jean son filz des galères. ■ 'Consist. de Ximes. 19 juin 1634. — Aubin, père et fils. d'Aubais, réfugiés à Lausanne, août 1697. — (Jacques), de Somm avec sa femme et un enfant, prend un certificat à Lausanne, juil. 1699, pour aller en Allemagne.

AU BOIS, deux sœurs de ce nom, assistées à Genève, chacune d'un demiécu, 1701.

aubonne, baronnie du pays de Vaud.

dont le titre a successivement appartenu à plusieurs familles protestantes de France. Voyez Durfort, Turquet de Maverne. Tavernier. Duquesne.

AU BOURG (Jean), de Rouen: « Johannes Alburgius, Rothomacrensis, »

étudiant à Genève, 1016. — Jean), naturalisé Anglais, 8 mai 1697. — (Esther), veuve d'un épicier de Dieppe. 04 ans, 5e à Londres, 1701.

AUBOLSSIER La Tour (Pierre- Paul^, de Valence en Dauphiné. coutelier, reçu habitant de Genève, 3 février I

AUBOVXEAU. Aubouineau ou même Aubyneau comme nous avons écrit ci-dessus, col. 205. le nom de Mme Amyraut , est le nom d'une famille de La Rochelle qui y fut des premières à embrasser les principes de la Réforme. Les registres du temple de cette ville mentionnent en 1557 la naissance d'Isaac Aubouyneau: en 1562 le mariage de Marguerite avec Jehan Bodin ; en un baptême auquel assiste comme parrain Mery Aubouyneau, sieur de Cla-

vette. Loys Auboyneau marchand et bourgeois épousa en 1573 Marguerite Robin dont il eut, entre autres enfants, Louis qui fut pasteur à Montlieu et Montguvon, 1637: à Saint-Martin-de- Rhé/l 620-1626, et à La Rochelle; il avait épousé Anne Périer et mourut en 1668, laissant plusieurs fils, notamment Pierre, marchand, marié à Catherine Barraud qui lui donna Pierre né en 1672 et Jean né en 167 i. Ce dernier, négociant comme la plupart de ses an- -. se réfugia en Amérique en 1697, et obtint les droits de citoyen de Xew- Vork en 17i»5. MM. Haag ont parlé [VIII. 12 b] d'une difficulté qui lui fut suscitée ainsi qu'à plusieurs de ses compagnons d'exil par le gouvernement américain, mais il n'en était pas moins en 172i un notable de Xew-York ayant son banc dans réalise épiscopale du lieu, à laquelle il s'était réuni. On peut citer encore: Jean, juge consul en 1664. Jean, juge consul en 1673: Louis, monnayeur et syndic de la chambre de commerce ; Jean-François , Joseph et plusieurs autres monnayeurs: Jean, officier de la monnaie royale: Mathurin- Jacques, employé aux fermes royales:

Louise, épouse d'un capitaine célèbre, Louis Gabaret; Louis, ancien de l'Eglise de La Rochelle en 1679. Cette famille resta fidèle au protestantisme après la Révocation. Elle a quitté La Rochelle il y a peu d'années. — Armes : d'azur à trois croix pattées d'argent.

(Richemond. — C. W. Baird.)

AIT.J'.ASSY Jacqub8 »"), docteuret avocat du Visan, professait la religion réformée en 1 57 'i . Il fut frère de Gabriel, docteur es droits, diacre de l'Eglise du Viaan, 151 ni signa comme dé-

puté du tiers le serment d'union des Edises du colloque de Sauve et du Vigan en 1594. Il était consul du Vigan en et membre du conseil politique de cette ville en ! I61Î. Xous re-

trouvons en 173* Aubrassy, avocat au Vigan. sans doute le fils du précédent. (Cazalis.)

AUBRESP1\ ouvrier chape-

lier à Toulouse, « abjure la doctrine papistique, » 1621. ,Reg. du Consist. de Ximes.) Ce nom, qui est le mêmequ'Aubrespi et Aubrespy, se retrouve à Tou-

AUBRET

louse, 1684; à Montagnac, 1698. Réfugié à Lausanne, 1693. — Catherine Aubrespy, de Lodève, convertie au catholicisme, reçoit une gratification de 200 liv.

AUBRET (primitivement Aulbreth et Obreth). Nous avons dit (col. 65-66) que les huguenots de Lyon s'étaient emparés le 1er mai 1562 de toute l'autorité dans la ville, et qu'ils la conservèrent un peu plus d'une année. Au bout de ce temps les catholiques ayant pu rentrer, grâce à l'édit de pacification qui intervint, et la messe ayant été de nouveau dite en l'église de Saint-Jean le 8 juill. 1563, les Lyonnais convinrent que les douze échevins formant le conseil de la ville seraient par moitié catholiques et protestants. La cour trouva que c'était trop pour ces derniers et n'en admit que quatre, disposition qui fut régulièrement exécutée pendant quelques années seulement; cardes 1568, le gouvernement, tant municipal que royal, ayant repris force, aussitôt édits et conventions furent mis à néant et tout protestant fut exclu de nouveau. Les échevins que nous pouvons reconnaître dans cet intervalle de 1562 à 1567 comme dévoués à la Réforme sont : Léonard Pournaz, Claude Laurencin, Claude Senneton seigneur de Larelay (ou La Reclaye), Henri de Gabiano , Benoît Sève, Antoine Perrin, François Cousin, Antoine Renaud sieur de Ghampaigneu, Mercurin de Ruvillas, Matthieu Sève, enfin un dernier personnage que la liste des échevins * appelle George Obreth et l'historien Rubys2 : « Georges Obreth allemand. » C'est le même que l'on a pu voir figurer sous le nom de « Georges Aulbreth maistre d'hostel du Roy, »

dans la liste de proscription de 1568, à la col. 278 ci -dessus, et qui est rappelé trois fois à la colonne précédente pour son fils, pour un sien serviteur et pour sa maison.

C'était un Allemand, en effet, comme son nom l'indique, peut être un parent de George Obrecht, syndic de Strasbourg (1547-161,2). A Lyon, il était devenu un dos grands négociants de France et que

1 Imprimée, entre autres, à la suite de l'Histoire abrégée ou éloge historique de la ville de Lion |par tirossette); in-4°, J7H.

Voir p. 408 de l'ouvrage cité col. 28-J.

l'on qualifiait dans les actes : Noble George Aulbreth (ou Aubret), conseiller du roy de France et son maistre d'hostel ordinaire. Une dizaine d'actes notariés1, pas davantage, qu'on a conservés de lui aux archives de Genève, font entrevoir quel important personnage il était. Le 16 juill. 1563 Pierre de Roquebrune, « navatier, » habitant de Genève, reconnaît avoir reçu « l'entier payement et solua tion de la première frégate faicte à « Lyon durant les guerres, par la con- « duicte et mandemens dudit noble « Aubrech ou ses ayans charge et com- « mis par lui. » En 1568, il cautionne divers marchands genevois pour 26 balles de gingembre qui avaient été saisies à Ch'ambéry, et la même année, il transige avec François de Brunon, qui était commis de la maison Mintrel et Aubrecht depuis l'année 1553, et qu'il avait fait tenir quinze mois en prison sur le soupçon d'infidélité dans la gestion de chargements d'alun débarqués au port de Marseille. Dès 1566, il s'était mis, avec un autre grand marchand établi à Lyon, Jean Linelz, à la tête d'une société qui s'était chargée de fournir 20,000 1. t. à l'amiral Coligny3, et qui avait réalisé entre autres 13,125 1. au 1er septembre 1567. 11 avait affermé les gabelles, tirages et autres exploitations du sel dans le Bas-Languedoc et le Dauphiné. Enfin, lui qui était vraisemblablement l'artisan de sa fortune ( sa femme se nommait Loyse Geofroy), rêvait de hautes destinées pour son fils. On a une procuration notariée par laquelle il institue (24 septemb. 1508 : nobles seigneurs Loys Doupes, Jehan de La Potière et François Cemond pour traiter du mariage de son fils « noble George Aubreth, gentilhomme servant de très-illustre prince de Navarre, »

avec damoiselle Blanche de Chasteauneuf, fille de noble Trophime de Chasteauneuf, etde damoiselle Anne d'Allein, en acceptant d'avance la dot de la future « avec les conditions accoustumées au pays de Provence et lieu dont elle

1 Ragiicau, not., vol.;;, 7. m et n.

* Lequel, nous n'en doutons pas, est le même que ce généreux Jean l.ynrr, qui avait si noblement pris part, en 1552, au malheur des cinq étudiants martyrs, Alha et ses compagnons, col. 76.

"Sauteur, notaire, vol. 11,94.

AUBREY — AUBUS

est originaire, » et en donnant luimême vingt mille 1. t. à son tils. On ne sait si ce mariage eut lieu. Loyse Geofroy était veuve le 8 juin 1569, date à laquelle elle faisait avec son fils l'acquisition d'une maison à Genève. Elle prévoyait sans doute qu'elle aurait là un abri contre les persécutions de France; mais elle n'y recourut pas assez tôt, si c'est d'elle qu'il est question dans une lettre écrite par un prêtre lyonnais peu de jours après les massacres de la Saint-Barthélémy exécutés à Lyon, lettre où se lit cette phrase : « Antoine Perrin, la femme Combe, M** Aubret, M. du Crozat, M. de Betz l'avocat, leurs femmes, la femme de Tezé et plusieurs autres vont à la messe l. ■ — « Jehanne Alliane, veuve de feu noble Jehan Aubreth, » suivant les termes du testament de Nicolas Allian (col. 146), était certainement une alliée de cette famille. — Nous n'oserions conjecturer qu'à la même famille appartienne un ministre de l'Eglise française de Francfort, puis de Strasbourg, que Calvin appelait (lett. du 2't juin i 556) « nostre bon frère Olbrac » et qu'on trouve nommé ailleurs Guillaume Holbrach, Houbraque ou Aulprecht [Y. 230 a et note] ; mais la similitude de nom nous oblige à le mentionner ici.

AUBREY (Jehan), corroyeur, natif de Picardie, habitant de Genève, Ier mars

AUBRIOT, pasteur à Foix. 1592: — au Mus-Saintes-Puelles, Lauramiais.

101 i. 11 fut déch ses fonctions au

svnode de 1630.

'Al BRIS ■.■.tue .veuve, (in ans.

assistée à Londres, 1701 :— (Jean . id.. 17-21.

AL BRUC (Jaqueline\ morte à l'hôpital de Lausanne, janv. 1693.

AUBRUJBR9 de Laval en

Bretagne, orfèvre à Lyon, habitant de Genève, 12 septembre 1572.

1 . AUBRY ou AU BRI ; Nicole), dame de Golignon, v. 1550. en Champagne [III, 511 bj. — (Urbain), tué à An-ers. 1562 [IV, 499 b]. — (Pierre, drapier à Orléans, tué à la Saint-Barthélémy. — (Claude), vinaigrier à Saint-Florentin.

1 Tin-roche, la S.- Barthél mut à Lyon ; Bull. Win,

habitant de Genève, 18 déc. 1572. — 'Jean;, à Troyes. v. 1580 U. 350], — (Jean), à Metz, marie sa fille avec J.-J. Boissard, 3 mai 1587.— Autres à Yitryle-François en 1599 {Bull. XI, 15Î) ; à Vitré, en Bretagne. — (Pierre), fils de François et de Jeanne Blondel, baptisé à Loudun en 1566; (Paul), avocat à Loudun, conseil de l'abbesse de Fontevrault, 1623, abjure; (Jacques), avocat à Loudun, 1634. — (Jacques), ancien, à Meaux, 1665 [VII. 402 a].— (Anne), de Châlons, 1686. arrêtée en fuite. — Jacques), naturalisé Anglais, 8 mai 1677 :

(Antoine , et Madelaine, sa femme, id., 9 sep-, gnew, I. 53). — (André).

léfogié en Virginie, 1714. — Auguste et sa femme, Elisabeth et deux enfants, Daniel et sa femme i Londres

en 1721. — Conf. l'article Aubery.

Vl'BKY PiERBED'),sieurduPlessis Courtinaut, fils de feu Louis d'Aubry.

sieur de Launay et lieutenant du roi à

it-sur-Seine, épouse Marie Brisson au temple de Charenton, mai 1020.

Page 1