‹ La France protestanteChapitre 143 sur 303 · AURELE — AURIOL · texte numérisé non relu

AURELE — AURIOL

Hère. M. de Bœrstel, seigneur de Hohenfmow et de Tornow, jouait un jouigros jeu contre la reine Sophie-Charlotte, femme de l'électeur de Brandebourg (1684-1705) ; la mauvaise fortune s'acharna à le poursuivre, et en peu de temps il perdit terres, châteaux, équipages, tout ce qu'il possédait. En ce moment un officier vint prévenir la reine que 15 à 20 familles de réfugiés français, nouvellement arrivés, imploraient des secours. Sophie-Charlotte, s'adressant alors à M. de Bœrstel : « Je vous rends, lui dit-elle, tout ce que vous avez perdu, mais à une condition, c'est que vous vous chargerez de ces pauvres gens, que vous leur donnerez des terres et que vous entretiendrez pour eux à vos frais un pasteur et un maître d'école. » La proposition était trop belle pour ne pas être acceptée. M. de Bœrstel s'empressa d'y souscrire, et il s'acquitta fidèlement de ses obligations jusqu'à sa mort.

Après lai, la terre de Tornow passa au baron de Vernezobre, qui se fit un double devoir de soutenir cette Eglise. Le père du savant Barbeyrac y remplit quelque temps les fonctions pastorales.

Moyse Aureilhon ne la quitta qu'en 1744 pour une place de ministre à Francfort-sur- Oder.

ATJRÈLE (Berthand), de Loriol en Dauphiné, galérien, condamné en l ();>'.) « pour armes qu'on a trouvé chez lui; à cause qu'il est de la religion, » était encore aux galères en 1711. {Liste des pr. qui souff.) — Aurelle, de Dieu-le-Fit, assisté à Genève, pour apprendre l'état de cardeur de soie, 1688. — (Antoine), de Chômeras, et sa femme, assistés en passant à Genève pour chercher un refuge, 1700. — (Alexandre), du Dauphiné, faiseur de bas, réfug. à Berlin, 1698. — Denis Aurel, sa femme et deux enfants, assistés en passant par Genève pour aller au refuge, 1703.

AURELLET (Jean), natif de Nogentle-Roy , reçu habitant à Genève , 1557,

AURENGHE, pasteur de Saint-Sauveur en Vivarais. — (Charles) , galérien, 1701.

AURÉS (P.), camisard, condamné aux galères en 1705 avec le baron de Saliras. — Henry Aurez, naturalisé q

Londres, mars 1700. — Jacob Aurez, de Pompidou en Cévennes , avec sa femme et une fille, assistés en passant à Genève, 1701.

AURET, famille réfugiée au Cap (Bull. XV, 160). — (Pierre), fils d'un marchand de Castres, condamné à être brûlé, 1683 , et réfugié en Hollande, 1685. — Auret de la Grave (David), de Puylaurens, pasteur en Prusse, 1688.

— La veuve de Pierre Auret, tailleur à Puylaurens, réfugiée à Wesel, 1700.

AURIAC (Antoine d') , « natif du lieu de Lon, diocèse de Nismes, » reçu habitant de Genève, 15 oct. 1554.

1. AURIAC (d'), branche d'une des maisons d'Arros du Béarn (col. 395, n° 4).

2. AURIAC (d'), gentilshommes du Gévaudan [III, 212]. — (Marie d'), femme, en 1585, du seigneur de Lhom [IX,6Gbj.

AURIGNY (Guillemette u) , de la maison d'Auserville, femme : 1° du ministre Mercatet, de Montataire et Auserville; 2° en 1573, du ministre Joachim du Moulin; morte en 1609 (Bull.

Page 1