‹ La France protestanteChapitre 148 sur 303 · XXVI · texte numérisé non relu

XXVI

A VINKN (Jacqces). de Nimes, faiseur de bas. reçu habitant de Genève, 1730.

A VIT (Catherine), du Vivarais, réfugiée à Genève, 1713.

AVILLAR, ancien à La Gorce, 1573 [V. 500 b].

AVIS, famille réfugiée au Cap (Bull.

XV, 160). — Avix (Antoine), de Lunel, assisté à Genève en attendant son entrée dans la garnison de la ville, 1698.

AVISSEAU (Moïse), réfugié et assisté à Londres, 1721.

AVOISOTTE (Isaac ARMET d'), ou de La Motte, natif des environs de Chalon-sur-Saône, avait servi dans le régiment de Dampierre, où son frère commandait une compagnie. Peut-être appartenait-il à cette nombreuse famille bourguignonne des Armets dont il a été parlé ci-dessus, col. 352. Comme tant d'autres de ses coreligionnaires, Avoisotte, pour échapper aux persécutions,

1 L'inscription porte (Liv. du rect., p. 06) : ■ Bertrandus Wignon Coins 8 jnlii (6oS.. Nous n'osons conjectnrer si, par cette désignation géographique, Boius, la signataire, entendait se réclamer de la peuplade gauloise limitrophe des Eduens et des Arverne*. ou de quelque village comme Boy (Gers), ou Bou (Loiret,.

AVON — AYGUILLON

feignit de se convertir; mais on suspectait la sincérité de son abjuration. Impliqué dans une accusation de meurtre, il fut arrêté à Paris, où il s'était rendu pour solliciter la grâce des véritables coupables, Louis et Jean Blesset, ses neveux, qui avaient tiré sur un sergent chargé de signifier un exploit à leur mère, et qui lui avaient fait une blessure mortelle. Armet fut jeté, sans forme de procès, dans les cachots de la Bastille, en 1696 ; et, comme il était protestant, on l'y oublia. Ce ne fut qu'au bout de quarante ans qu'on se ressouvint de lui. On lui offrit alors de le mettre en liberté ; mais craignant l'isolement où il se trouverait, à son âge, au milieu d'un monde tout nouveau pour lui, il supplia qu'on voulût bien continuer à le garder par charité. Cette faveur lui ayant été accordée, le malheureux passa encore quatorze ans en prison, jusqu'à ce que, ayant perdu la raison, on le transféra, à l'âge de 90 ans, dans la maison de Charenton, où il mourut.

AVON, ou AVOND. Jacques Avond, de Die, après avoir été élevé dans la religion réformée, l'abjura et devint curé de Mirabel en Diois, où on le trouve en 1628 et 1634 cultivant les muses en même temps que la controverse, et désireux de « ravir de l'esprit des hérétiques de la ville de Dye la très pernicieuse erreur qu'ils ont que la continence est impossible. » Ailleurs, il répond à une « Fort briève missive d'un certain faisant profession de la R. P. R., laquelle, mise en rhythme, sert d'apologie aux mariages sacrilèges des prestres et moines apostats. » Il publia aussi un « Poëme à l'honneur du sacré vœu de « virginité et de continence, avec plu- « sieurs remarques et advis pour le salut a des âmes et conversion des dévoyez ; « Grenoble, 1650, in-4°.» — PaulAron, galérien, 1687. — (Daniel), prisonnier à Valence, 1687. — (Abraham), de Die, assisté en passant plusieurs fois à Genève, 1700-1709E

AVRARD, famille rocheloise. Pierre, marchand et greffier des rôles à Marans, épouse Marie Lambert, v. 1650.

— Gilbert Avrard épouse Catherine Criœil, dont il eut Louis, sergent royal, puis maître de poste à Dompierre, qui

épousa, en 1643, Catherine Massé, dont il eut Jean et Marie, laquelle épousa Jean Auboyneau, marchand, dont la famille est mentionnée ci-dessus. Les Avrard avaient une certaine importance bourgeoise, car ils portaient des armoiries (d'azur à la fasce d'argent chargée de 3 molettes de sable); depuis la Révocation, ils sont catholiques. (Richemond.) AVRIL, famille de La Rochelle, fervente catholique depuis la Révocation, figure dès 1586 sur les anciens registres protestants de la ville. — (Pierre), à Loudun, 1634. — (Jacques) fils d'Ezéchias, de Gien-sur-Loire, orfèvre, reçu habitant de Genève le 27 janv. et bourgeois le 20 mars 1717. — Avry, veuve d'un marchand de Sommières, 68 ans, assistée à Londres, 1705.

AVY (Isaac), camisard et illuminé, 1711. (Bull. XIII, 359.)

AYGUILLON (Antoine), ou Aiguillon, camisard, natif des Rousses. Accusé d'avoir pris part, sous les ordres de Casianet, aux sanglantes représailles que les Camisards exercèrent sur les catholiques de Fraissinet-de-Fourques (Lozère), il fut arrêté, au mois de mai 1703, et jeté dans les prisons de Mende. L'espoir de sauver sa vie le décida à abjurer. Mais cette conversion ne lui procura pas sa grâce ; elle lui valut simplement la bienveillance d'un ordre de pénitents qui se chargea du soin de ses funérailles. Aussitôt que l'exécuteur eut rempli son office, un de ces religieux monta sur l'échelle fatale, coupa la corde et déposa dans un cercueil le corps d'Ayguillon afin de lui donner une sépulture convenable. Déjà le mort avait été descendu dans la tombe, lorsqu'on s'aperçut qu'il donnait encore quelques signes de vie. Tout le monde de crier au miracle et d'attribuer à la sainte Vierge l'honneur de cette résurrection.

Cependant le prévôt de la maréchaussée, un peu moins crédule, veut ravoir son homme pour l'exécuter de nouveau. Les cordeliers chez qui on l'avait porté, refusent de le livrer. Pendant que la dispute s'échauffe, un moine, inspiré de l'esprit de charité, fait évader Ayguillon en chemise et le conduit dans une cabane hors de la ville, en lui recommandant d'attendre qu'il vienne le reprendre. Ayguil-

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