V . Oraison funèbre de Louis XV, Paris, 1774, in
VI. Sermon sur les devoirs des sujets envers leur souverain, Genève et Paris, 1775, in-4°. — Ce sermon, écrit d'abord en allem., fut trad. par l'auleur en français.
VII. Recherches sur les maladies épizootiques, Paris, 1776, in-8°. — Traduction du suédois.
VIII. Mémoire sur la plantation et la culture des orties, trad. du Recueil de l'Acad. de Stockholm et inséré dans les Nouv. Ephém. économiques de 1776.
On doit encore à Baer un recueil de Psaumes et de Cantiques à l'usage de la chapelle suédoise, publié à Strasb. en 1777, in-8°; une traduction de ï Essai sur les apparitions par Meyer, insérée par Lenglet-Dufresnoy dans son Recueil de dissertations sur les apparitions, et une traduct. des Vérités de la Religion par Jérusalem, qui n'a pas été publiée.
BAFFARD (Auguste de) sr deBois-nu- Lys, capit. huguenot [Haag 1,215], rejoignit Condé à Pons avec un grand nombre d'autres gentilshommes du Berry, à l'époque où l'exercice de la religion réformée fut défendu sous peine de mort par le traité conclu entre Henri III et la Ligue (1584). Chargé d'un commandement important au siège de Brouage, il fut choisi par le jeune prince pour l'accompagner dans la fatale expédition d'Angers. Tous les historiens s'accordent à dire qu'il rendit de grands services dans la retraite et qu'il sauva une partie de ses troupes après la faite de Condé (1585). Pressé de tous côtés par
les catholiques, il se jeta dans la forêt de Marchenoir, gagna Châteaudun, passa la Loire près de Gien, et à travers mille périls, il parvint à rentrer dans le Berry d'où il se rendit à La Rochelle. En 1587, il prit une part brillante à la bataille de Coutras, où il avait le commandement de l'artillerie avec Clermont et Rosny. En 1588, il se présenta devant Marans menacé par les mouvements des catholiques; mais le gouverneur La Jarrie ne croyant pas le danger aussi imminent qu'il l'était en effet , et craignant que les soldats ne commissent des désordres, ne voulut pas l'y recevoir. Cependant à peine s'était-il éloigné, que Lavardin parut devant la place. Bois-du-Lys se hâta de rebrousser chemin, suivi du capitaine Hazard et de quelques gentilshommes volontaires commandés par Noizè. Il avait sous ses ordres environ 350 hommes. Pour donner aux assiégés le temps de se retrancher, il dispersa une partie de ses soldats en tirailleurs dans les haies et sur le bord des marais, et il réussit à arrêter pendant quelque temps la marche de l'ennemi; mais les habitants de Marans ne profitèrent de ce répit que pour se sauver par mer à La Rochelle. Grand fut donc le désappointement de Bois-du-Lys lorsque, obligé de se replier sur le bourg devant des forces infiniment supérieures , il le trouva abandonné. Il se jeta dans le fort dont les murailles, ruinées auparavant par les Rochelois, n'avaient point été réparées, et quoique exposé à une vive fusillade partant des maisons du bourg dont les catholiques s'étaient emparés, il s'y défendit avec intrépidité pendant huit jours. <i Au huitième jour, dit d'Aubigné, n'aïant moyen de se couvrir d'un fossé de terre ni panser un seul blessé, aïant mangé les chevaux qu'on leur tuoit et ceux qui restoient se mangeant les crins et queues les uns aux autres, et encor la bourre qu'ils arrachoient de leurs selles, » n'ayant d'ailleurs aucun espoir d'être secouru depuis que le roi de Navarre avait échoué dans sa tentative pour le délivrer, Bois-du- Lys consentit à accepter la capitulation honorable que Lavardin lui offrait. Il sortit de Marans avec armes et bagages,
BAFFARD
BAGEL
enseignes déployées et tambours battants. »
La famille de Baffard était encore de la religion en 1670. Le 22 mars de cette année, fut inhumé au cimetière des SS. Pères, Antoine de Baffard sr de Bois-du-Lys, que conduisirent à sa dernière demeure Isaac Le Clerc sr des Places, son cousin, et Michel Pajon sr de Villaine (Reg. de Charenton).
BAFLVHAC (Barthél.), député de Ferrières au colloque de Castres, 1561.
— Abel Bafjignac et Marie Fabre sa femme; Esther et Jean leurs enfants, Castres, 1639.
BAFON (Humbert), de Lyon, tireur d'or, reçu habitant de Genève, septemb.
B A FORT (Pierre) « guimplier » à Lvon, re<"u habitant de Genève, H sept.
BAFOUR r\I»« de), fille de M. Chetainville. marraine d'un fils du ministre Pierre Du Moulin, au temple d'Ablon, 1601 (Bull., VII, 3i0). Jean de La Fontan sr de Bafour, gentilhomme de la chambre et maître de la garde-robe du prince de Condé. fut commissaire roval auprès du svnode de Chastillonsur-Loingen 1629 [VI, 378 a. En 1688, les biens d'un La Fontan, réfugié, furent dévolus à son frère (Arch. nat. E
BAGALIER (Jean) du Pont-de-Veyle, avec sa femme et ses deux fils, assisté en passant à Genève, 14
1. BAGARD (Jean), de Ximes. fit partie, en 1573, de la commission nommée pour expulser de la ville tous les' catholiques, simple mesure de prudence au lendemain de la St-Barthélemy , et il fut nommé de même, en 1577. membre de la commission établie pour traiter les affaires secrètes de la municipalité [II, 498-499].
2. BAGARD (Gaspard de Bouy, seigneur de), Alais,1672. — Voy. de Bouy.
3. BAGARD (Fuma), censuré par le consistoire de Nimes pour avoir as
à une procession faite par les catholiques dans la ville et l'avoir saluée, 1591. — Jean Bagard, du Vigan, a à Genève, 1703; Anne Bagarde, du Vigan, id. 1700.