BAILE — BAILLE
habile ingénieur italien. Dès lors ce dernier chercha à semer le découragement par toute sorte de nouvelles alarmantes. Quelques-uns, plus clairvoyants que les autres, n'hésitèrent pas à l'accuser de trahison, mais sans pouvoir se faire écouter. Sa fuite dans le camp de Mayenne vint bientôt donner aux soupçons une entière justification. Découragés par cette désertion, craignant la contagion de l'exemple, et [n'espérant plus de secours depuis que Le Molar avait été défait, les assiégés prirent un parti extrême, ils mirent le feu à leur ville et se retirèrent dans la citadelle, où il n'y avait, pour ainsi dire, ni eau, ni vivres. C'était retarder de quelques jours seulement une catastrophe presque inévitable. Les provisions furent bientôt épuisées, malgré le soin qu'avait eu Du Villar de mettre dehors les bouches inutiles. Il fallut capituler. Mayenne que les neiges allaient forcer à lever le siège, accueillit avec empressement les parlementaires. La Pigne fut donné en otage par les assiégés, qui sortirent avec tous les honneurs de la guerre. A partir de cette époque, l'histoire ne fait plus mention d'Aspremont. Chorier nous apprend seulement qu'il épousa Olympe de Perrinel. Il en eut un fils, nommé Antoine, qui servit aussi sous Lesdiguières et fit la guerre d'Italie, en 1625, comme major du régiment de Sault.
BAILE (Daniel) avec sa femme Rebecca, et deux fils, Daniel et Isaac, naturalisés anglais, 1701. La veuve d'un ministre vaudois nommé Baile, assistée à Londres, 1700. Voy. Baille et Bayle.
BAILIN, Baylin ou de Baylin (Jacques), pasteur de Villemur, entre Toulouse et Mon tauban, député au synode de Castres en 1626. Au synode de Réalmont même année, il prétendit ne plus pouvoir résider à Villemur « à cause de la dissipation (dispersement?) de l'église et de l'animosité du gouverneur. » Sa fille, Suzanne, épousa, 20 avril 1650, J.-J. Berthelier, de Montauban, pasteur à Mauzac de 1651 à 1658. — Un autre Bailin était, de 1665 à 1678, pasteur de Fieux, près Nérac (Tt 265, 267). — (Jean), étudiant en théologie à Puylaurens en 1666, fut un des quatre argumentateurs de la thèse d'André
Martel : « De via quse ducit ad summum bonum... quam propugnabunt Johannes Vimiellus Montalbanensis , Paulus Lavaurus Azilopolitanus apud Fuxenses (du Mas d'Azil), Henricus Venesius Briatestensis apud Albias et Joannes Bailinus Neracensis aquitanus; Podiolauri, apud P. Bertierum, 1666, 18 p. in-4°.
BAILLARD (Abraham), «planteur de tabac, » réfugié avec sa femme et cinq enfants à Berlin, 1698. — (Jacques et Etienne), de Sedan, étaminiers,» réfugiés en 1698 et devenus, Jacques maître d'école, Etienne chantre de la chapelle, à Berlin. — (Pierre), marchand de tabac, sa femme, trois enfants, sa belle-sœur et son neveu, réfugiés à Staargardt, 1698. — (Abraham), de Franqueval près Sedan, « géométricien, » réfugié avec sa femme et une servante à "Wesel, 1698.
BAILLARDEAU (Louis), «prosélyte ecclésiastique, » assisté à Londres, en 1710, de 10 1. st. — (François), assisté à Londres, 1720.
BA1LLARGEAU (Louis), sa femme et quatre enfants, assistés à Genève, 1694. — Marie-Madeleine Balliarjau, id., 1698. — Pierre Bail 1er geau, naturalisé en Angleterre, 1688. — Jacob Baillergeau, New-York, 1701-1710. — Catherine Baillargeau, assistée ta Londres, 1721.
BAILLAU (Anne), de Mouchamps, enfermée à l'Union chrétienne de Luçon, 1728; elle y était encore en 1731. — Jacob Baillaud, sa femme et deux enfants, assistés à Londres, 1721.
1. BAILLE (Jean), fils de M. de Verfeil, condamné par le parlem. de Toulouse et ses biens confisqués, 16 juin 1562 (Archiv. de la ville, Toulouse). — Deux autres Jean, dont l'un « grossier » (marchand en gros), et l'autre apothicaire, 1562, 1563. — (Michel), massacré à Arles, 1562. — Autre Baille, id., même année, à Cabrières.— Michel Baille procureur à Digne, reçu habitant de Genève, 29 sept. 1562. — (Etienne), marchand à Pamiers, 1579.— Baille, ancien de Léran, député à l'Assemblée provinciale de Pamiers en 1614. — (Pierre et Jean), fugitifs de Clermont de Lodève, 1680. — (Henri), du Languedoc, et Jean, de Guyenne, galériens, en 1686.